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11 04 16 Décision juridique "Lecoq Vallon"

Christian PIRE ?

 

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ECRITS

Nouveaux paradigmes d'analyse économique
14 août 2012

Et si certains ratios boursiers (PER, VAR, Price to Book) étaient faux ?
13 août 2012

Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010

 

BOURSE

 Décembre 2009

 

A)La Financiarisation

Comme je l’ai indiqué dans des écrits précédents, la financiarisation qui consiste à utiliser l’entreprise pour faire des paris doit être combattue. Lorsqu’il y a financiarisation, on n’investit pas dans des titres de sociétés afin de renforcer leur situation financière et leur développement économique, on se sert d’elles pour faire des paris. Pas d’investissement dans la croissance de l’entreprise et dans son personnel, mais pari sur la capacité de l’entreprise à tenir ses objectifs de production et/ou financiers. Tout comme un drogué est sous la dépendance de sa dose, les institutionnels (banques, compagnies d’assurance, caisse de retraite…) parieurs sont tous sous la dépendance de la réalisation des objectifs financiers annoncés par l’entreprise. Quitte à ce que cette dernière falsifie (ou arrange) ses comptes. L’entreprise et les hommes qui constituent l’Etat sont devenus les pions d’un jeu purement financier maîtrisé par les financiers eux-mêmes.

Enfin ! Jusqu’au jour où il y a implosion du système et que l’Etat est appelé à la rescousse.

Comme vous l’aurez compris ce jeu financier s’il est gagnant est en faveur des joueurs et s’il est perdant est à la charge de l’Etat et in fine de tous. On socialise les pertes et on privatise les profits. Monsieur Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie Non, nous ne sommes pas au PMU (Pari Mutuel Urbain) mais au bien au PMB (Pari Mutuel Boursier).

Dans ce jeu, l’employé est un des chevaux du PMU. Quand il ne va pas assez vite, on lui donne un coup de cravache ; Quand il fatigue, on le vire et on le met au rebut. Notez bien qu’en Europe nous avons de la chance car en ce qui concerne l’Afrique on affame carrément les peuples (voir la revue de presse  en fin d'article et ci-dessous un extrait de mon Coup de gueule de 2008).

2007 : Tamara Kummer, Porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM), le « grenier des Nations unies » « Nous distribuons quatre millions de tonnes de vivres par an à 73 millions de personnes dans 78 pays. L’augmentation de 55 % de nos coûts, depuis juin 2007, a provoqué un manque à gagner, qui nécessite de réunir 500 millions de dollars avant le 1er mai. Si à cette date-là, nous n’avons pas les sommes nécessaires, nous serons obligés, soit de réduire de moitié nos rations, soit de diminuer de moitié le nombre de personnes que nous nourrissons. »

2007 : Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI) « Si les prix de l’alimentation continuent à augmenter des centaines de milliers de gens vont mourir. Des enfants vont souffrir de malnutrition avec des conséquences sur leur vie. »

Maguy Day dans « Le Monde » du 28 septembre 2007 en page 15 :

En Afrique, l’évasion des capitaux représente deux fois la dette. 13 milliards de dollars ont fui chaque année de 1992 à 2004, rapport du CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement.

Mathieu Laine dans « Le Figaro » du 27 novembre 2009 : « L’élimination de la faim de la surface de la terre nécessiterait, selon le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, 44 milliards de dollars par an d’aides publiques à investir dans les infrastructures, les technologies et les intrants modernes. Cette somme est, dit-il, modeste au regard des 1 340 milliards de dollars dépensés dans l’armement… »

Mon avis : Comment dire après cela qu’on lutte contre la pauvreté ?

N’est-ce pas plutôt l’entretenir par intérêt et se donner bonne conscience par des dons que l’on sait détournés ?
Il est vrai que les peuples essayent, eux, de faire le nécessaire via des associations caritatives. Et pourtant, comme le rappel Paul Fabra dans « Les Echos du 12 avril 2008 » : « ….Ce n’est pas ces évolutions ou des accidents climatiques qui expliquent le triplement (et plus) du cours du blé depuis janvier 2006 ! Allez plutôt voir du côté de grands marchés du blé, soja, du maïs au Chicago Mercantile Exchange. Les banques d’investissement y prennent de fortes positions. En l’absence d’un marché organisé pour le riz, certains fonds d’investissements en financent le stockage (accaparement). »

Pascal Lamy, Directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) répondant à une interview dans « Les Echos » du 13 mai 2008 : Question posée : Le monde connaît une grave crise alimentaire. Comprenez-vous que des pays comme l’Argentine, la Chine ou l’Inde restreignent leurs exportations ?
Réponse : En tant qu’économiste, j’estime qu’assécher l’offre va dans le mauvais sens. En tant qu’homme politique, je comprends. Les économistes voient cela globalement ; les politiques pensent à leur prochain mandat….

Mon avis : Bien qu’ayant le plus profond respect pour le travail et la personne de Monsieur Lamy (homme courageux, honnête et on ne peut plus tenace), je ne peux que m’étonner du pragmatisme de cette réponse. Comment analyser un assèchement de l’offre en termes uniquement économique et politique alors que nous parlons d’un meurtre de millions de personnes par « assèchement » dû à un manque d’eau et de nourriture ?
Allons-nous encore tolérer longtemps que l’on affame et que l’on tue au nom du gain financier des millions de personnes chaque année ?

Non, l’économie de marché n’a jamais consisté à parquer les êtres humains en fonction de leur place dans le jeu financier. Il est temps de mettre fin à ce triage qui consiste à affamer et à faire mourir les chevaux (pardon les Etres Humains) qui ne rentrent pas dans le moule des stratégies financières.

Hier, Hitler dans sa folie furieuse cachait ses camps de la mort.

Aujourd’hui, les financiers et les lobbies les laissent à ciel ouvert. C’est tellement visible que cela en devient plus « acceptable » puisque tout le monde est complice.

Ah la transparence…. Point d’idéologie et de folie raciste, xénophobe, antisémite ou autre ignominie. Tout le monde est le bienvenu dans l’idéologie de la finance reine.

Tous, sans exception et sans condition aucune….. si ce n’est la plus parfaite insensibilité, le plus parfait silence (naturellement, lorsqu’il est dûment monnayé) et le tout sans aucun remords. Dormez braves gens, les pauvres crèvent en silence pendant que vous, vous êtes obnubilés par votre look et votre forme (ou vos formes). Les plus zélés des soldats financiers reçoivent même des bonus. Hier des médailles, aujourd’hui des bonus. Bonus oui……. mais fiscalisés. Il y a peu un « grand » banquier a affirmé dans la presse que les banquiers n’avaient rien coûtés à l’Etat lors de la dernière crise.
Et le fait d’avoir adapté (magouillé) les règles comptables pour limiter les aspects destructeurs de leurs aveuglements et de leurs détournements ?
Et les millions de chômeurs ?
Et la famine ?
Et….

B) Comment la financiarisation (pari) est-elle possible ?

Le support principal de la financiarisation et le système de cotation. C’est bien ce système qui porte en son sein le coeur (nucléaire) de la volatilité. Volatilité des marchés qui est la base des produits dérivés. Supprimer la volatilité = fin de la très grande partie des marchés dérivés.

Explication : Le système actuel ne tenant pas compte du volume, il suffit de quelques titres échangés pour que mécaniquement on parle de hausse ou de baisse importante. Qui dit hausse ou baisse importante dit pari.

Exemple : A l’heure où j’écris ces lignes, il est 10h41 le mercredi 23 décembre 2009 Saint Gobain a pris (en hausse) selon la côte 1,79%. En l’occurrence ce qui a fait progresser le titre Saint Gobain est une transaction sur une centaine de titres. Pour une centaine de titres échangés avec une hausse de 1,79%, les non professionnels croient que les 512 917 739 de titres (oui, j’ai bien dit plus de 512 millions) ont pris cette hausse. La logique ne voudrait-elle pas qu’au titre d’une information non trompeuse on fasse ressortir dans le cours de bourse le faible pourcentage du volume échangé ?

Est-ce parce que 100 Français ont gagné le gros lot au Loto que l’on dit aux autres 65 000 000 de Français qu’ils sont tous riches ?
Dans le monde financier, c’est le cas. Les investisseurs qui vont lire la cote vont se croire plus riches ou plus pauvres (quand la cote baisse), alors que tant qu’il n’y a pas de volume échangé l’information du cours ne sert à rien, si ce n’est à organiser des paris sur ces hausses et baisses fictives. Non seulement le système actuel de cotation fait croire aux investisseurs non avertis à la hausse du titre Saint Gobain (comme il peut faire croire à la baisse voir au krach) mais en plus il sert de support de pari. Ce sont les produits dérivés.

L’ « intelligence » humaine a financiarisé du vent. Pour votre information, cette financiarisation du vent est postérieur aux abus de la titrisation. Pour les plus mercantiles d’entre-nous, il est clair qu’il est plus avantageux de jouer au jour le jour que d’investir dans une société et son personnel. Par contre, si avec une simple formule mathématique, on ramenait le gain par rapport au volume échangé la performance serait très inférieure à 1% les marchés dérivés n’auraient plus lieu d’être et l’argent reviendrait s’investir dans les entreprises, les Hommes et les Etats.

Comme vous l’aurez compris, le système de cotation boursier actuel est tout sauf un indicateur pertinent de valeur et encore moins de juste valeur.

Jean-Paul Fitoussi écrit dans « Le Figaro magazine » du 29 août 2009 : À propos de la crise « On a consommé du capital. On se croyait riche, les marchés financiers nous disaient que les prix des actifs étaient très élevés alors que tel n’était pas le cas. Le fait que le système financier se soit mis à dysfonctionner n’est qu’un symptôme, ce n’est pas la cause de la crise. La cause profonde est la très grande croissance des inégalités que nous connaissons depuis un quart de siècle. »

Cela dit même les Commissaires aux comptes certifient ces valeurs fictives.

Dans un autre style, Monsieur Claude Cazes, président de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes, dans une interview de Muriel Jasor pour « Les Echos » du 4 et 5 décembre 2009 nous indique que « La juste valeur est le moins mauvais des systèmes ». Personnellement, je ne peux que m’étonner qu’avec notre liberté de penser, les possibilités comptables et mathématiques, on en soit réduit à parler de « moins mauvais des systèmes » et non de système logique et loyal. Système loyal réclamé par Madame Lagarde, ministre de l’économie.

C) Pourquoi maintenir ce système ?

Parce que tout le monde en vit…..Sauf ceux qui en crèvent et meurent. Parce que tout le monde y a intérêt. Parce que personne ne veut être le premier à vouloir changer les choses. Parce que le détruire serait mettre à jour l’évidence que les hausses, les baisses et les krachs sont, bien souvent, purement fictifs. Fictifs mais productifs de commissions pour les intermédiaires.

Exemple : Les banques qui aujourd’hui remboursent les aides qu’elles ont reçues de l’Etat et qui laissent « les gamelles » aux épargnants.

Changer les choses, c’est supprimer des milliards de revenus pour les différents intervenants dans cette chaîne financière (Qui a dit Madoff ? Qui a dit chaîne de Ponzi ? ). Oui, je devais écrire ce qui est ci-dessus. Non par plaisir de faire du « rentre dedans », mais parce qu’aujourd’hui nous nous devons d’être un support pour les Hommes politiques qui travaillent à la mise en place de la Paix mondiale. Hier, la financiarisation vivait sur les cadavres ; demain, vivra-t-elle de la renaissance des finances de l’état….ou de l’augmentation et de la « banalisation » des cadavres ?
Cadavre ou relance financière des états, quel est votre choix ?

À vous de choisir Messieurs les politiciens, désirez-vous continuer de couvrir ces meurtres à grande échelle ou travailler à la reprise des Etats en forçant les financiers à travailler avec vous et pour nous. Si vous doutiez encore du chemin à prendre, je vous propose quelques sujets de réflexion. Que deviendra notre jeunesse lorsque leur vie ne sera faite que de chômage ou de boulots mal payés (en fait, c’est déjà le cas pour la plupart) ?
Que leurs parents leur auront transmis tout ce qu’ils avaient à leur transmettre ?
Et si un jour les pauvres et les mal-logés se rebellaient contre leur situation ?

Souvenons-nous des propos de Gandhi : « Si quelques milliers de Britanniques peuvent imposer leur domination à quelques millions d’Indiens, ce n’est pas grâce à la capacité de violence des Britanniques, mais plutôt à la résignation, à la complicité, à la coopération des Indiens. Les opprimés deviennent coresponsables de l’oppression qu’ils subissent dans la mesure où ils s’en accommodent et obéissent à ses lois. »

Et si un jour les mal-logés, les SDF, les « nouveaux pauvres » (ceux qui travaillent mais qui ne gagnent pas assez pour vivre « normalement ») infirmaient volontairement les propos de Gandhi sur la résignation.

Et si un jour leur « apathie », contre leur état et contre l’acceptation de leur situation, se transformait en rejet de leurs conditions de vie autrement qu’en se rebellant lors de match de foot ou dans la rue pour des raisons stupides ?
Certes pour l’instant, vous « maîtrisez » policièrement les pauvres, les mal logés, les SDF et les jeunes chômeurs mais demain lorsqu’ils en auront assez et qu’ils auront compris que la force du nombre est en leur faveur ?

Alfred Grosser, nous rappelle dans « La Croix » du 23 décembre 2009 page 26 :
« Regardez la « clientèle » sans cesse accrue du Secours catholique ou des Restos du coeur ou considérez ce que signifie le nombre de six millions de Français vivant au-dessous du niveau de pauvreté. » Je tiens à votre disposition cet article qui traite brillamment de « L’identité nationale ». Et si un jour, ils disaient non à cette société (autrement qu’en se saoulant ou en se droguant pour certains) et oui à leur idéal de société ?
Ce jour-là, seront-ils les architectes d’un renouveau ?
Ce renouveau sera-t-il meilleur ?

Pour ma part, j’en doute.

Et si un jour les fonctionnaires qui parviennent à peine à joindre les deux bouts, voire à se loger, décidaient eux aussi de se joindre aux peuples pour manifester ?
Et si demain, les désespérés qui se suicident optaient pour emmener avec eux les personnes qui les ont poussées à ce geste final afin de préserver d’autres personnes ?
Là où aujourd’hui on compte une dizaine de suicides, nous pourrions avoir plusieurs dizaines de « suicidés ». Pourquoi ne pas travailler ensemble (l’Etat et les Peuples) à résoudre les problèmes les plus importants au lieu de se les masquer grâce à des « bidouilleries » comptables/financières et de les reporter sur nos enfants ?
Je forme le voeu que 2010 soit l’année de prise de conscience par les plus « pragmatiques » d’entre nous que ce « nazisme financier » ne peut pas perdurer. Comme je l’ai écrit dans mon « coup de gueule » d’avril 2008 : Que valons-nous face à nos anciens ?
Eux qui, pour certains, savaient pour les camps de concentration, mais ne les voyant pas ne faisaient rien Nous, nous le savons ; nous, nous les voyons ; nous, nous les alimentons ; nous, nous les entretenons.

Que valons-nous réellement si nous continuons à fermer les yeux ?

Et si modifier le système de cotation permettait à la fois d’accélérer les mutations qui doivent arriver dans le secteur bancaire et d’éviter le prochain krach ?
À quand la « nationalisation » de certaines techniques financières afin de permettre le rétablissement financier des Etats ?


Bonne année

Christian Piré

Revue de presse concernant la financiarisation

Complément d'enquêtes émission d'Antenne 2 sur :

"Les nouveaux naufragés du logement" A regarder absolument.

Marc Fiorentino dans « La Tribune » du 6 mai 2011 :
Article intitulé : Le monde d'après


« Après une année 2010 de hausse ininterrompue, le consensus en 2011 était parfait : les matières premières ne pouvaient que continuer à flamber. Les fonds spéculatifs, les hedge funds, ont continué à accumuler des réserves impressionnantes de contrats à terme sur les matières premières et 2011 aurait dû ressembler à 2010. Mais, depuis quelques semaines, on assiste à des mouvements d'une violence spectaculaire sur ces marchés. Le coton et le sucre ont chuté de plus de 25 % par rapport à leurs records, le pétrole et l'or se sont légèrement repliés mais l'argent, la matière première favorite des spéculateurs depuis un an, a perdu plus de 20 % en un mois. Et le doute s'est installé. Il faut dire tout d'abord, malgré les grands débats pompeux sur le thème de savoir si la spéculation a un rôle majeur dans la hausse des matières premières (comment peut-on encore sérieusement se poser la question ?), que les cours sont absurdes par rapport à l'offre et la demande sur les marchés physiques. Il n'y aura peut-être plus de pétrole dans trente ans mais aujourd'hui les cuves sont pleines. Il n'y a pas non plus de pénurie d'or ou d'argent. Et sur les matières premières alimentaires, ce sont les grandes banques, les hedge funds et les firmes spécialisées de trading qui gagnent des fortunes en s'amusant à rendre impossible le droit à un repas par jour pour les centaines de millions de défavorisés de la planète. Cette indécence atteint des sommets quand on voit les chiffres faramineux de profit de Glencore qui s'introduit en Bourse en ce moment et qui va permettre, grâce à son activité sur les matières premières, à son président de « peser » 10 milliards de dollars et d'entrer directement dans le top 100 des fortunes dans le classement de « Forbes ». En attendant, Glencore aura fait quelques milliardaires, un G8 ou un G20 aura sûrement encore fait des déclarations qu'il n'appliquera jamais, le prix de l'essence aura atteint de nouveaux records même si le cours du pétrole baisse et quelques milliers d'enfants seront morts de malnutrition. Vive la spéculation sur les matières premières... »


Commentaire : Deux écrits sur ce thème :
http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/finance/comprendre-les-hedge-funds.php
http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/divers/financiarisation---bourse.php    

Alain Madelin dans « La Tribune » du 7 mars 2011 :
Article intitulé : L’avenir est aux bons salaires, pas aux bas salaires
« Ce qui compte pour le chef d'entreprise, ce n'est pas le niveau des charges en soi mais le coût total du travail, charges comprises. Dans l'industrie, le coût du travail entre la France et l'Allemagne est quasi équivalent (légèrement supérieur outre-Rhin). En fait, la question de notre compétitivité est avant tout affaire de créativité, d'innovation, de qualification et d'investissement. Les politiques d'allégements de charges sociales sont largement illusoires, inefficaces et coûteuses. Elles sont aussi contre-productives. A dépenses sociales constantes, au niveau des pays, ces baisses ne sont en réalité que des transferts. Le gain des uns est la charge des autres. Et, de fait, le transfert s'effectue des entreprises les plus productives vers celles qui le sont moins. Ces baisses ont de multiples effets pervers. Destinées à soutenir les entreprises de main-d'oeuvre pour faire face à la concurrence, les politiques d'exonération de charges ont été plafonnées (aujourd'hui 1,6 Smic). Résultat, un effet de cliquet qui enferme aujourd'hui deux salariés sur trois dans une zone de 1 à 1,6 Smic et qui constitue une dangereuse « smicardisation de notre société ». Que penser d'ailleurs d'un État qui, ayant forcé le salaire minimum au-dessus de son niveau économique, compense cette augmentation artificielle par des baisses de charges pour les bas salaires et, constatant les effets désastreux d'une politique qui tire les salaires vers le bas, ajoute une prime pour l'emploi au profit des travailleurs pauvres ?  Les baisses artificielles du coût du travail à coups de subventions publiques sont non seulement contre-productives mais aussi désespérantes socialement. Elles donnent le sentiment qu'avec la mondialisation l'avenir est au « salarié low-cost », épuisable et jetable. L'avenir est à la France des bons salaires, pas à celle des bas salaires ! Il est absurde, comme on le fait trop souvent, d'opposer le capital et le travail. C'est le capital investi qui fait les bons salaires de l'entreprise. Et c'est le niveau de capital productif qui fait le niveau général des salaires d'un pays. Le vrai secret de la compétitivité est ailleurs : dans la qualité, la créativité, la qualification, l'innovation, l'investissement. Sait-on qu'il y a trois fois plus de robots dans les usines allemandes que chez nous (240 pour 10.000 employés, 85 en France) ? »

Sabine Syfuss-Arnaud dans « Challenges» en date du 8 janvier 2011 :
Article intitulé : Stéphane Hessel popularise ses indignations

« « L’écart croissant entre riches et pauvres », « la course à la croissance irraisonnée », « la dictature des marchés financiers », la protection sociale qui se délite. « C’est tout le socle des conquêtes de la résistance qui est aujourd’hui bradé ». Pour le compagnon du général de Gaulle à Londres, «  la situation actuelle a quelque chose de comparable à celle de l’après-guerre. Mais à l’époque, face à Vichy et au nazisme, les enjeux étaient simples. Aujourd’hui, dans un monde compliqué, il est essentiel de décortiquer les vrais défis ». »

Commentaire : Dans mon article du 3 janvier sur Stéphane Hessel (et dans d’autres), je fais référence au nazisme. Cette référence me vaut parfois des remarques du style « Tu y vas trop fort ». Comme j’aimerais avoir tort !
« Sachez dire non pour être digne de votre liberté. Ne jamais accepter de devenir, petit à petit, de façon insidieuse le terreau fertile de l’asservissement et de l’acceptation de l’inacceptable. »
Et si nous acceptions, via nos choix financiers, de relever le défi de ne plus être le terreau fertile de l’asservissement et de l’acceptation de l’inacceptable ?
Merci Monsieur Hessel, merci Stéphane !
Merci Madame Aubrac.

Bloc-notes de la rédaction de l’AGEFI Hebdo du 7 janvier 2010 page 46 :
« L’Assemblée nationale vient de publier une liste d’une trentaine de représentants de groupes de pression (lobbyistes) - organisations, institutions -, autorisés à accéder au palis Bourbon quotidiennement. Curieusement, aucun organisme ou entreprise du secteur de la banque n’a opté pour cet enregistrement à l’Assemblée. S’ils ne demandent pas à bénéficier d’accès privilégiés, c’est qu’ils n’en ont pas besoin, fait valoir une spécialiste du  lobbying français dans la livraison de décembre de la Revue parlementaire. De deux choses l’une. Ou les banques ont raté le coche et l’heure de l’inscription, ou elle disposent de suffisamment de représentants dans les rangs des députés pour se dispenser d’un lobbying légalisé et réglementé. »

M.P  dans « Les Echos » daté 9 décembre 2010 :
Article intitulé : Paradis fiscaux : une ONG française dénonce les multinationales

« Les groupes européens les plus internationalisés n’hésiteraient pas à s’installer dans les paradis fiscaux. Terre solidaire pointe le manque de transparence de leurs comptes. Mouvement de l’Eglise catholique, le Comité catholique contre la faim et pour le développement-Terre solidaire est une ONG des plus puissantes et des plus sérieuses. En 1993, elle a obtenu le label de Grande Cause nationale. Ses avis sur les sujets qui ont trait au développement sont donc des plus écoutés. « Chaque année, l’évasion fiscale des multinationales fait perdre aux pays en développement 125 milliards d’euros de recettes fiscales, soit quatre fois le montant nécessaire estimé par la FAO pour éradiquer la faim », accuse Terre solidaire. Les banques seraient les premières clientes des paradis fiscaux. Deutsche Bank y aurait installé 446 filiales qui s’ajouteraient à 632 entités domiciliées à Londres et au Delaware. Barclays suit, avec 383 filiales de cette nature, 36 % du total. Sans oublier BNP Paribas (347) ou l’italienne Uni Credit (345). Etre présent dans une place offshore permet de mieux agir sur les prix de transfert relatifs aux opérations matérielles ou immatérielles entre filiales, dénonce Terre solidaire. »

Benjamin Jullien dans « La Tribune » daté du 6 décembre 2010 en page 37 :

Article intitulé : Les professionnels ne veulent pas de normes trop strictes
« L’évaluation financière est si peu encadrée qu’elle fait presque figure d’anomalie dans l’univers réglementé de la finance. Mais avec l’essor du concept de « juste valeur », l’évaluation est apparue comme le maillon faible de l’information financière lors de la crise du « subprime », qui a mis en évidence la difficulté à cerner la valeur intrinsèque d’un actif en l’absence de transactions sur le marché. L’AMF n’exclut pas la « possibilité de faire référence, à terme, aux standards de l’IVSC », mais « ne se prononce pas, à ce jour, en faveur de normes précises et contraignantes » indique Benoît de Juvigny, secrétaire général adjoint en charge de la direction des émetteurs de l’AMF. »

Cela veut dire que l’AMF ferme les yeux et laisse faire le marché alors que Jouyet prône aujourd’hui

Jean-Pierre Jouyet, président de l’AMF, dans « Le Figaro » du 8 décembre 2010 en page 14 :

Article intitulé : Euro : osons toutes les hypothèses, même celles qui gênent les banquiers
« Nous traversons une crise qui réveille dans le domaine financier les vieux démons de l’Europe : divisions, communication incompréhensible, manque de vision et de cohérence. Tout se passe comme si nous nous satisfaisions d’une approche au cas par cas. Nous sommes à l’image de ces médecins qui attendraient toujours le prochain symptôme pour poser un diagnostic définitif et préconiser la médecine qui traitera la maladie. Que faire, il ne suffira pas de continuer à inonder les marchés de liquidité (au risque de créer de nouvelles bulles sur les matières premières, l’immobilier ou certaines dettes d’Etat) et d’imposer des mesures d’austérité draconiennes aux peuples les plus touchés pour traiter le problème. Nous ne faisons que repousser des échéances inéluctables tout en accablant les couches moyennes et populaires qui seront les premières victimes de nos atermoiements ; ce sont les montagnes de liquidité et de dette qui font le lit de la rigueur de demain. Osons réformer, assainir, mieux gouverner. Alors, et seulement alors, nous aurons bien servi l’Europe qui demeure notre horizon indépassable. »

Frédéric Schaeffer dans « Les Echos » du 8 juin 2010 en page 5 :
Article intitulé : L’Etat appelé à agir pour réformer l’épargne vers les investissements.

 
« Le Conseil d'analyse économique (CAE) a publié, hier, un rapport mettant en avant la nécessité d'un retour de l'Etat au premier plan pour relancer les investissements de long terme. Ce rapport part du constat que les réserves de capitaux en France, comme dans le monde, ne manquent pas : en 2008, le patrimoine financier des Français était de l'ordre de 3.500 milliards d'euros, dont plus du tiers est contenu dans des contrats d'assurance-vie. Depuis, la crise a encore renforcé la propension des ménages à épargner. Problème, cette épargne privée ne parvient pas à s'investir dans des projets de long terme. Les investisseurs de long terme (fonds de pension, compagnies d'assurances, fonds souverains…) sont rares « dans les pays de l'OCDE et particulièrement en France ». Et la crise n'a fait qu'accentuer « l'insatiable appétit des investisseurs pour des titres sécurisés ». « Pour les pays développés, le défi immédiat est bien de transformer la réserve de valeur de l'épargne en investissement productif, comme "du plomb en or", », indique le rapport. »

Commentaire : Enfin ! Une réflexion sur la puissance et les dynamiques de l’épargne mises au service de l’Etat et non l’inverse. Ce thème est développé dans mes conférences depuis plusieurs années. A quand la création d’un hedge fund d’Etat comme je le préconise dans mes écrits. Hedge fund étant un « gros mot » pour beaucoup, nous pourrions opter pour « fonds de stabilisation boursier » à l’image du « fonds de stabilisation » européen.

François Vidal dans « Enjeux Les Echos » du 5 juin 2010 en page 17 :
Article intitulé : La bourse, le pire des systèmes à l’exception de …

« Entre les performances réelles d’une société et son cours de Bourse, le fossé se creuse. Au point que l’on s’interroge sur l’utilité d’une cotation. Une chose est sûre, ces variations d’une amplitude sans précédent n’ont rien à voir avec les fondamentaux des actions. C’est une manifestation supplémentaire du caractère de plus en plus virtuel de la finance, en général, et de la Bourse, en particulier. Cette décorrélation de la Bourse et de l’économie réelle résulte principalement de l’émergence de trois facteurs : L’explosion des marchés dérivés, les « program trading » qui définissent une stratégie d’investissement exécutée ensuite par un automate, la multiplication des plateformes alternatives»


Jean-Pierre Robin dans « Le Figaro » du 25 mai 2010 en page 27 :


Article intitulé : L’Etat français finance plus des deux tiers de sa dette à l’étranger.
«  En pleine crise de la dette souveraine, l’Etat français n’a jamais trouvé de l’argent aussi bon marché. « Et pourtant, les finances publiques de la France sont en réalité plus proches de celles de la Grèce que de l’Allemagne » note The Economiste de ce week-end. La crise des finances publiques en Europe, et notamment en France, apparaît pour le vieux continent comme la réplique de la crise des crédits subprime Outre-Atlantique. L’une et l’autre font intervenir les mêmes ingrédients et les mêmes acteurs, à savoir les délocalisations industrielles, la paupérisation des salariés qui en sont victimes et la morphine du crédit – privé aux Etats-Unis, public en Europe – qui permet d’en atténuer la douleur. Les salaires industriels sont en moyenne de 36 000 euros par an et les revenus de services à la personne de 25 000 euros en France. Les premiers ont disparu en grand nombre et on a essayé de les remplacer par les seconds à coup de subventions publiques. Dans le grand jeu de la mondialisation, les Français ont laissé partir leurs usines et continué de vivre à crédit, avec l’argent des Chinois dix fois moins riches qu’eux. Ce qui s’appelle « vendre son droit d’ainesse pour un pat de lentille. » »

Jacques Attali dans « Le Nouvel Observateur » du 20 mai 2010 en page 74 :


Article : Il faut un plan anti-catastrophe.
« Il y a deux composantes dans les marchés. La première, ce sont les gens qui prêtent de l’argent, et qui vérifient à tout moment qu’on peut les rembourser. Ils « spéculent » sur la capacité à payer. C’est légitime. La seconde, ce sont les gens de marché qui font des paris à la hausse ou à la baisse sur une devise, une Bourse. C’est du casino et cela devrait être interdit à l’échelle mondiale. »

Augustin Landier, professeur de finance à la Toulouse School of Economics, et David Lantier à HEC dans "Les Echos" du 28 avril 2010 en page 13 :
Article intitulé : L’Afrique doit rester le cœur de métier de l’AFD.


« On a notamment appris la semaine dernière le rôle joué par Goldman dans l’affaire du fonds Abacus. Pour simplifier, Abacus fonctionnait un peu comme le PMU, sauf qu’on pariait sur les crédits « subprimes » et non des chevaux. Comme au pari mutuel, ce que les uns gagnaient, les autres le perdaient, et Goldman, en tant qu’intermédiaire, encaissait des commissions. Cette nouvelle affaire Goldman illustre le rôle clef de l’information dans la finance moderne. Dans l’immédiat après-guerre, le secteur financier a eu pour fonction principale de canaliser l’épargne des ménages vers l’investissement des entreprises. De ce point de vue, la finance était une infrastructure, un peu comme les routes ou la distribution d’eau. Sa vocation semblait être de rester une sorte de service public ronronnant. Voulu par les Etats eux-mêmes, désireux de financer leur dette publique à moindre frais, le développement de la finance de marché dans les années 1980 a radicalement bouleversé cette vision. L’enjeu de la finance d’aujourd’hui, c’est l’information bien plus que l’accès aux capitaux. Il faut cesser de prendre pour argent comptant les ratings des agences de notation (leur conflit d’intérêts est désormais bien connu), et inventer de nouvelles formes de certification des produits financiers complexes. »

Marc Fiorentino, stratège d’Allofinance.com, dans « La Tribune  » du 26 avril 2010 en page 10 :


Article intitulé : Régulation financière : paroles, paroles…
 « Dix-huit mois après la faillite de Lehman, elles gagnent (les banques) de l'argent, beaucoup d'argent, 3,3 milliards de dollars pour un Goldman Sachs qu'on dit en pleine tourmente, 1,3 milliard pour un Morgan Stanley qui était en perte, et plus de 4 milliards de dollars pour un Citigroup quasi nationalisé et en quasi-faillite il y a un an. Et cet argent, comment l'ont-elles gagné ? En "prêtant aux familles qui essaient d'acheter une maison ? Ou de financer des études ?" Non !!! En spéculant. SPÉ-CU-LANT. Sur le marché des changes, sur les marchés des obligations, grecques, portugaises ou autres pays en difficulté, ou sur le marché des actions sans oublier les fameux dérivés et produits structurés. Car depuis la faillite de Lehman Brothers, les politiques du monde entier n'ont rien fait. Rien. Que des paroles, rien que de mots. Les bonus ? Record absolu des rémunérations des traders en 2009 avec une petite manipulation des chiffres pour mettre une partie de la rémunération en salaires et un petit décalage du paiement du bonus de quelques mois pour que cela soit moins choquant. Les hedge funds ? Vous vous rappelez ? Le G20 devait les brider, les briser, les anéantir. Le chiffre est tombé cette semaine. Les actifs sous gestion dans les hedge funds ont littéralement explosé depuis quelques mois et sont, à 2% près, à leur record absolu de 2007. Les banques ? Les gouvernements les avaient averties : elles allaient voir ce qu'elles allaient voir si elles ne prêtaient pas aux particuliers et aux entreprises...
Aujourd'hui, les PME et les TPE du monde entier n'ont pas accès au crédit et les particuliers, sauf en Chine, encore moins parce que tout l'argent des banques va sur les marchés. Quant aux paradis fiscaux, un petit miracle les a blanchis miraculeusement en quelques semaines : la liste noire est devenue grise, puis blanche... Sur papier, il n'y a plus de paradis fiscaux...
Malgré tous ces échecs, les grands de ce monde n'ont pas peur du ridicule et continuent à jouer la même partition : régulation financière, taxe sur les banques, taxe sur les transactions financières. Sans aucune peur du ridicule, ils nous répètent à chaque G20 et à chaque discours, exactement, mot pour mot, ce qu'ils ont dit avant. »

Anne Michel dans « Le Monde » du 10 avril 2010 en page 12 :
Article intitulé : Des sociétés se préoccupent du surendettement des leurs salariés.
 « A la poste, entreprise de main d’œuvre, les petits salaires sont légion : 74 376 personnes, soit plus du quart des effectifs, gagnent entre 1 200 et 1 400 euros net par mois, et 9 358 autres, employés à temps partiel, moins de 1 200 euros par mois. De plus en plus d’agents, malgré une gestion rigoureuse (…), n’arrivent plus à boucler leur fin de mois, indique le rapport. Dans ce cas, on ne peut plus prévenir le risque et le service social se trouve démuni. Pour Emmanuel Bouriez, directeur adjoint de CMP Banque, le partenariat avec la direction nationale des activités sociales de La Poste constitue une réponse intelligente à la crise, et à la paupérisation des salariés les plus fragiles. Ceux que le moindre incident (perte de prestations familiales, diminution de revenus etc.) peut faire basculer dans le surendettement. »  

Michel Rocard dans « Le Nouvel Observateur » du 1 avril 2010 en page 40 :


Article intitulé : Plus loin avec la gauche.
« Il n’y a aucune utilité ni économique ni sociale à ce que circulent des produits dérivés détachés de tout contrat économique réel. De manière analogue, la titrisation de créances douteuses mélangées à des créances saines relevait, elle, du vol qualifié. Les chômeurs, les travailleurs précaires et les pauvres (c’est-à-dire des adultes valides exclus du marché du travail) représentent le quart de la population dans tous les pays développés. La raison majeure de cette évolution est le changement progressif de structure de l’actionnariat. Faible et inorganisé, il pesait peu pendant les Trente glorieuses. Mais, entre 1070 et 1990, il s’est puissamment organisé sous la forme d’abord des fonds de pension, puis celle des fonds d’investissement et des fonds d’arbitrage ou Hedge funds. C’est cet affaiblissement économique majeur du quart de nos populations qui explique l’affaiblissement de la consommation, clé de la baisse générale du rythme de croissance depuis vingt ans.  Renforcées par le sauvetage et par la disparition de beaucoup de leurs collègues, les banques restantes sont redevenues florissantes et sont en train de gagner la bataille contre toute réforme significative du système. Elles repartent « come avant ». Bulles et spéculations démesurées vont revenir, comme en atteste la rémunération des traders, qui a là une signification annonciatrice. Les chocs de la finance continueront donc à frapper des économies de plus en plus anémiées. »

Alain Supiot, professeur de droit, fondateur de l’Institut d’études avancées de Nantes dans « La Croix » du 26 mars 2010 en page 11 :


Article intitulé : Il n’a pas d’évaluation sans référence à des valeurs.
« La culture juridique conduit à préférer toujours les solutions pacifiques et les évolutions réfléchies aux crises violentes. Un droit qui fonctionne correctement est capable de métaboliser les ressources de la violence. Cela suppose un art des limites incompatibles avec l’aspect illimité de la circulation des capitaux et des marchandises. Au lieu de retenir des années trente le fait qu’il faut maintenir le libre-échange, on ferait mieux d’en retenir le fait qu’une paupérisation de masse ajoutée à des campagnes xénophobes peut produire des résultats catastrophiques."


Grégoire Allix dans « Le Monde » du 24 mars 2010 en page 4 :


Article intitulé : L’ONU s’alarme de la fracture sociale dans les villes.
« L’heure est grave, alerte l’ONU-Habitat : alors que la moitié de la planète vit déjà en ville et que la population urbaine des pays en développement devrait plus que doubler d’ici à 2050, passant de 2,5 à 5,3 milliards d’habitants, l’urbanisation est devenue une machine à créer de l’exclusion et de l’inégalité. La majorité de la population urbaine est empêchée de satisfaire ses besoins élémentaires pendant qu’une minorité bénéficie du progrès économique et social détail le rapport l’Etat des villes du monde 2010-2011. « Il n’y a pas de place pour la complaisance », a martelé Madame Tibaijuka, qui a dénoncé « l’apathie » de nombreux gouvernements : « Beaucoup de gens tirent profit de l’existence des bidonvilles ; les résorber demande une forte volonté politique. » Face cet échec et à une urbanisation qui, de taudis informels en lotissements sécurisés, a perdu tout lien avec l’idée même de ville, l’ONU-Habitat appelle à reconaître un véritable « droit à la ville »


Rémi Barroux dans « Le Monde » du 24 mars 2010 en page 13 :


Article intitulé : Chômeurs en fin de droits : l’épreuve de force continue entre le gouvernement et les syndicats.
« Aucune proposition concrète pour les quelques 360 000 chômeurs qui arriveront en fin d’indemnisation cette année et ne disposeront plus d’aucun revenu. »

Alain Touraine, sociologue, directeur d’études à l’EHSS, dans « Le Figaro » du 1er mars 2010 en page 18 :


Article intitulé : La crise et la double mort du social.

 « Une crise est beaucoup plus qu’une panne de secteur économique. Le système financier a créé des circuits coupés de la vie économique et celle-ci a subi les effets de cette crise, qui est devenue avant tout sociale par l’augmentation du chômage. Dans le cas présent, il s’est formé un deuxième système financier gigantesque qui n’a plus aucun rapport avec l’économie, qui n’a aucune fonction sociale sinon l’enrichissement de ceux qui le mènent. Et lorsque le financier se sépare de l’économique, l’ensemble du système social se casse, se fragmente. Résultat : nous sommes dans une situation qui ne peut être réglée, améliorée que si on recompose un système social. L’économie n’appartient plus à la société. Elle est devenue hors d’atteinte d’acteurs sociaux ou politiques. »

Yves Bordenave dans « Le Monde » du 24 février 2010 en page 10 :

Article intitulé : Le malaise des adjoints de sécurité illustre les craintes de précarisation dans la police.

« Les adjoints de sécurité ont du vague à l’âme. Recrutés « sans condition de diplôme » pour cinq ans par la police nationale afin d’effectuer « un premier pas vers le métier de policier » - comme c’est écrit dans les annonces -, ces apprentis gardiens de la paix revêtus de l’uniforme réglementaire et armés comme leurs collègues, sont aujourd’hui en proie à la précarité. »

AFP dans « Les Echos » du 24 février 2010 en page 6 :

Article intitulé : 76 000 affaires transmises au médiateur en 2009.

Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République « « Je sens une société en tension et en usure psychique » « Avant, on était crevé au boulot, maintenant on est usé dans sa vie, on est tendu tout le temps ». Le rapport publié hier, insiste sur la nécessité pour les politiques de donner une voix à « la France des invisibles ». »

Marie Bellan dans « La Tribune » du 24 février 2010 en page 2 :

Article intitulé : Le médiateur de la République dénonce l’inflation législative.

Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République « « Des difficultés d’application des textes, voire génère des situations d’iniquités », et pose un problème d’accès effectifs aux droits. »

Alain Gauvin, avocat, Lefevre Pelletier & Associés dans « La Tribune » du 24 février 2010 en page 12 :

Article intitulé : L’Etat schizophrène, promoteur de la spéculation.

« Depuis trois ans, l’objet de toutes les tromperies porte sur la spéculation. Pas un politique, en France, ne la fustige, sans d’ailleurs expliquer ce en quoi elle consiste et son utilité. Mais les Français, ceux qui ne sont pas au fait de ce qui se passe dans la sphère financière, savent-ils que les pouvoirs publics soutiennent, pour ne pas dire promeuvent, ceux qui jouent, ceux qui se livrent à des paris financiers ? La loi les protège même contre toute attaque judiciaire. Les pouvoirs publics craignent que les produits dérivés soient requalifiés juridiquement en paris, ce qui serait la mort des marchés à terme. Pourtant, si les produits dérivés étaient toujours économiquement justifiés, ce risque n’existerait pas. Les pouvoirs publics doivent d’urgence, se soigner de cette schizophrénie : fustigeant la spéculation en public, ils l’enfantent en coulisses.»

Yves de Kerdrel dans « Le Figaro » du 22 février 2010 en page 17 :

Article intitulé : Où est passé notre modèle social ?

« Et si nos politiques pensaient à la prochaine génération, plutôt qu’à la prochaine élection, ils constateraient que la question posée par ce système de retraites tient d’abord à l’incapacité de notre économie à maintenir des emplois, au-delà simplement de l’âge de 55 ans. Comment expliquer que 56% des Français (selon un sondage CSA réalisé en novembre dernier) estiment qu’il leur est possible de se retrouver SDF du jour au lendemain ? Il y a deux ans, ce chiffre était de 46%. Dans un cas comme dans l’autre, ce sentiment de précarité potentielle est stupéfiant. Comment est-ce possible que plus de la moitié de nos concitoyens se voient « sous un pont » alors que la France est le seul Etat qui consacre encore 36 à 37% de sa richesse à ce que l’on appelle « les transferts sociaux », soit cinq points de plus que les Etats du nord de l’Europe ? Notre pays est aussi celui où le sentiment de précarité au travail est le plus élevé au monde, avec un taux de 79% ! 100 000 salariés en contrat à durée indéterminée vivent aujourd’hui dans leur voiture, une caravane ou une cabane en bois de Meudon, n’est pas digne d’un pays qui se targue de son modèle social. A commencer par ce million de chômeurs qui va se retrouver cette année en fin de droits. Puisse « Le Quai de Ouistreham » livre de Florence Aubenas, ouvrir les yeux des experts qui restent en pâmoison devant le pacte social français. Vite ! Avant que la célèbre prophétie de Lincoln se réalise : « Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps. Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps. »

Denis Peiron dans « La Croix » du 18 février 2010 en page 2 :

Article intitulé : Des aînés de plus en plus exposés à la précarité.

« Longtemps, elles sont restées « invisibles ». Les personnes âgées, par fierté, préféraient souffrir en silence ou, tout simplement, ne ressentaient pas le besoin de pousser la porte des organisations caritatives. Mais à en croire Didier Piard, le directeur de l’action sociale à la Croix-Rouge « quelque chose a craqué ». Les retraités représentent 15% des personnes venant solliciter une aide alimentaire ou un soutien financier pour régler un loyer, une facture d’électricité ou de gaz. Cette année-là (2007), 8,8% des femmes âgées de 60 à 74 ans vivaient au-dessous du seuil de pauvreté (60% du revenu médian, soit 908 euros pour une personne seule), contre 8,3% pour les hommes au-delà du même âge. Au-delà de 75 ans, ces chiffres grimpent à 14,3% pour les femmes et 8,9% pour les hommes. « La pauvreté des personnes âgées est bien moindre que celle des jeunes » relève néanmoins Didier Gélot, directeur général de l’Observatoire national de la pauvreté et l’exclusion sociale. »

P. DE G. (à New York) et G. M. dans « Les Echos » du 15 février 2010 en page 28 :

Article intitulé : Goldman Sachs mis en cause pour son rôle dans le crise grecque.

« Après le « Spiegel », c’est au tour du « New York Times » de mettre en cause le rôle de Goldman Sachs dans la présentation « créative » des comptes de la Grèce qui aurait contribué à « camoufler » l’ampleur de sa dette. Selon le « New York Times », un montage élaboré par Goldman Sachs en 2001, à travers des swaps de devises, aurait notamment permis au gouvernement grec, juste après l’adhésion d’Athènes à l’Union monétaire, d’emprunter plusieurs milliards en « dissimulant la transaction aux yeux du public ». Ce schéma aurait aidé la Grèce à respecter les règles imposées par Bruxelles en matière de déficit tout en continuant de vivre au-dessus de ses moyens. Le gouvernement grec soupçonne désormais Goldman Sachs d’avoir massivement investi en « crédit default swaps » (CDS), en pariant sur un défaut de paiement d’Athènes. »

Philippe Boulet-Gercourt et service économie dans « Le Nouvel Observateur » du 11 février 2010 en page 61 :

Article intitulé : Une crise pour rien ?

« L’autorégulation pour régler tous les problèmes, c’est fini. Le laisser-faire, c’est fini (…) Si l’on veut reconstruire un système financier viable, la moralisation du capitalisme financier demeure la priorité » Olivier Besancenot ? Joseph Stiglitz ? Non : Nicolas Sarkozy, à Toulon le 25 septembre 2008 ! Et le président de poursuivre : « Comment admettre que tant d’opérateurs financiers s’en tirent à bon compte alors que pendant des années ils se sont enrichis, emmenant tout le système financier à la faillite ? L’impunité serait immorale. On ne peut pas se contenter de faire payer les actionnaires,les clients et les salariés les plus modestes, en exonérant les principaux responsables. Qui pourrait accepter une telle injustice ? » Un beau discours, vraiment… « Les banques ne jouent pas le jeu, juge Muriel Nahmias, du cabinet de conseil Bfinance. Le crédit est ainsi en train de diminuer dans le financement des groupes. Pour Pernod Ricard ou Lafarge, il constituera moins de la moitié des financements. » Les citoyens ordinaires ne sont pas mieux lotis. « Les banques font payer à leurs clients leurs erreurs et les pertes enregistrées pendant la crise, explique Serge Maître, secrétaire général de l’Afub (Association française des Usagers des Banques). Elles cherchent à reconstituer leurs marges sur le dos des consommateurs. » »

Régis Arnaud dans « La Tribune » du 10 février 2010 en page 27 :

Article intitulé : Les hedge funds, nouvelle marotte des Japonais.

« Faute de gagner de l’argent sur les actions et les obligations sur les actions et les obligations, les ménages se tournent vers la gestion alternative. Hedge funds n’est plus un gros mot au Japon. Les Japonais ont épuisé les recttes classiques de l’investissement. Ils se tournent vers des acteurs plus « sulfureux », comme les hedge funds.  « Il faut être court-termiste, liquide et transparent pour réussir avec les Japonais » explique Frédéric Eechaute, analyste vétéran de la place financière de Tokyo. « Banques et coutiers recueillent une commission moyenne de 6% la première année sur leurs frais d’ouverture de dossier, à quoi il faut ajouter les frais de gestion d’environ 2%. Bref, si vous gagnez moins de 10% par an, vous perdez de l’argent ! » relève Laurent Halmos, analyste et écrivain spécialisé sur les petites valeurs japonaises. »

Patrick Saint-Paul, correspondant à Berlin, dans « Le Figaro » du 10 février 2010 en page 20 :

Article intitulé : L’Allemagne devra relever ses aides sociales.

« Les juges de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe qui veille à la protection des droits fondamentaux ont estimé d’un un jugement quasi « révolutionnaire » que le système Hartz IV d’allocations sociales aux plus démunis était insuffisant. Le système en vigueur « est incompatible avec l’article 1, paragraphe 1, de la Loi fondamentale » qui garantit « le droit à une existence digne », a déclaré le président de la Cour, Hans-Jürgen Papier.  C’est pourquoi « les règles en vigueur ne suffisent pas au regard de la Constitution. Ces règles sont inconstitutionnelles. » La cour de Karlsruhe a jugé qu’il incombe à l’Etat de garantir à chacun « un minimum de participation à la vie sociale et culturelle » du pays. »

Marc Fiorentino, stratège d’Allofinance.com, dans « La Tribune » du 1er février 2010 page 12 :

Article intitulé : Les entreprises plus sûres que les Etats ?

« Les finances des Etats sont malheureusement gérées par des politiques et pas par des entrepreneurs, des politiques qui sont toujours entre deux élections et qui s’appuient souvent sur des oligarchies incompétentes. »

Gabriel Marc, ancien président du CCFD, dans "La Croix" du 19 janvier 2010 en page 27 :
Article intitulé : Le mépris des pauvres.

" Pourvu des liquidités reçues, le système, juste un peu dégraissé, reprend goût à ses anciennes pratiques. Plutôt que d'engager ses ressources rétablies pour financer l'investissement à long terme, il préfère le rendement immédiat du marché spéculatif pour se refaire du gras. Tant mieux pour les gagnants du jeu. Tant pis pour les autres : le chômage devient endémique, les salaires sont bloqués, sauf pour une minorité qui se les attribue jusqu'à l'invraisemblance, et les peuples de la pauvreté tirent la langue. La troisième crise est latente. C'est la crise alimentaire. Une personne sur cinq dans l'humanité ne mange pas à sa faim, ne dispose pas des calories nécessaires au maintien de son corps. Jusqu'à quand les peuples vont-ils courber l'échine sans rien dire face à l'arrogance des élités ?"

Anne Rodier et Adrien de Tricornot dans "Le Monde Economie" du 19 janvier 2010 en page 1 :
Article intitulé : Un million de chômeurs en fin de droits en 2010.

" Si rien n'est fait, 600 000 d'entre eux n'auront aucune aide de l'Etat. Les syndicats dénoncent un risque de paupérisation."

Joseph Stiglitz dans « Enjeux Les Echos » janvier 2010 page 20 :

« Nous sommes habitués à ce que l’Etat transfère l’argent des riches vers les pauvres. Ici, c’est l’argent des pauvres et des classes moyennes qui a été donné aux riches. Les contribuables déjà lourdement taxés ont vu leur argent – destiné en principe à aider les banques à consentir des crédits pour relancer l’économie – servir à verser d’énormes primes et dividendes. Le sauvetage des banques a mis en lumière l’hypocrisie ambiante. Tous ceux qui prêchaient la modération budgétaire quand il s’agissait de petits programmes sociaux destinés aux pauvres ont réclamé le plus grand programme d’aide qui ait jamais existé. Ceux qui vantaient la transparence des marchés ont créé un système financier si opaque que les banques elles-mêmes peinent à comprendre leur propre bilan. Par ailleurs, quand l’information est imparfaite, il arrive souvent que les marchés ne fonctionnent pas correctement. Or l’imperfection de l’information joue un rôle central dans les opérations financières et les événements extérieurs se propagent à l’ensemble des acteurs. L’innovation avait pour but de perfectionner l’exploitation des personnes les moins éduquées et de contourner les règles et les normes comptables conçues pour rendre les marchés plus efficaces et plus stables. »


Georges Soros dans « Enjeux Les Echos » janvier 2010 page 24 :

« On ne peut pas redémarrer un système qui a calé ; nous devons inventer un système de régulation qui n’a jamais existé. A l’heure actuelle, le système financier de chaque pays est soutenu et encouragé par son propre gouvernement. Mais les gouvernements se concentrent surtout sur leur propre économie. Ce qui donne lieu à des politiques que l’on pourrait qualifier de protectionnisme financier ; un protectionnisme financier qui perturbe et qui peut même détruire les marchés financiers mondiaux. »


Xavier Harel dans « La Tribune » du 13 janvier 2010 :

Article intitulé : Le FMI accuse le lobbying des organismes de crédit hypothécaire.

«  Une étude du FMI accuse le lobbying des institutions financières d’être en partie responsable de la crise financière. Fin 2007, le « Wall Sreet Journal » relevait que deux des principaux organismes de prêts hypothécaires avaient consacré 20,5 millions et 8,7 millions de dollars en donations politiques et en activité de lobbying de 2002 à 2006. Objectif ? Bloquer un projet de loi contre les pratiques prédatrices des banques, devant notamment déboucher sur la création d’une agence de protection des consommateurs de services financiers. « Pour une poignée de dollars : lobbying et crise financière ». Le FMI a constaté que les organismes financiers ont dépensé 475 millions de dollars entre 1999 et 2006 pour convaincre le législateur d’amender en leur faveur la législation sur les prêts hypothécaires ou la titrisation. »


Valérie Demon dans « La Croix » du 8 janvier 2010 :

Article intitulé : L’Europe fait l’union contre la pauvreté.

« L’Union européenne et les Etats membres lancent pour 2010 l’Année de luette contre l’exclusion sociale. Il y a urgence, car 79 millions d’Européens vivent aujourd’hui au-dessous du seuil de pauvreté. »


Bloc-notes de la rédaction de l’AGEFI Hebdo du 7 janvier 2010 page 46 :

« L’Assemblée nationale vient de publier une liste d’une trentaine de représentants de groupes de pression (lobbyistes) - organisations, institutions -, autorisés à accéder au palis Bourbon quotidiennement. Curieusement, aucun organisme ou entreprise du secteur de la banque n’a opté pour cet enregistrement à l’Assemblée. S’ils ne demandent pas à bénéficier d’accès privilégiés, c’est qu’ils n’en ont pas besoin, fait valoir une spécialiste du  lobbying français dans la livraison de décembre de la Revue parlementaire. De deux choses l’une. Ou les banques ont raté le coche et l’heure de l’inscription, ou elle disposent de suffisamment de représentants dans les rangs des députés pour se dispenser d’un lobbying légalisé et réglementé. »


Catherine Chatignoux et Richard Hiault dans « Les Echos » du 8 janvier 2010 en page 7 :


Article intitulé : Crise la résistance contre le retour du « business as usual » donne de la voix.

« Nicolas Sarkosy n’a pas mâché ses mots et a réitéré son message « Il faut changer nos idées et nos comportements », « Ce n’est pas parce que la croissance redémarre qu’il faut arrêter de penser à l’avenir », « La crise que nous avons connue n’est pas un accident conjoncturel. Elle est structurelle et systémique » : le président de l’OFCE, Jean-Paul Fitoussi « Tant que la crise n’a pas été comprise, elle n’est pas finie. Nous nous dirigeons tout droit vers le « business as usual », a-t-il souligné. En clair, les acteurs reprennent leurs anciennes habitudes. « Aujourd’hui, l’ingratitude se fait arrogante ». Les agences de notation, incapables de prévenir la crise et responsables en partie de son déclenchement, redoublent aujourd’hui leur surveillance sur la dette des Etats au risque de générer une nouvelle tempête financière sur les marchés. Bozibar Djelic, ministre des Affaires européennes de Serbie « Tout se passe comme si l’Occident n’avait rien trouvé d’autre que l’endettement pour soutenir l’activité », « Il faudrait que chacun apprenne à vivre selon ses moyens », « La puissance du lobby financier reste très forte, on l’a vu dans le traitement de la crise financières, et il faudrait, selon moi, briser les liens entre la haute fonction publique et les milieux financiers »


La revue « Challenges » du 3 décembre 2009 reprend un article de « The Economist » en page 47 :

« En 1974, le secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger avait assuré qu’aucun enfant n’irait se coucher la faim au ventre dès la décennie suivante. Vaine promesse ! Trente-cinq ans plus tard, près d’1 milliard de personnes souffre


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2) Immobilier et défiscalisation
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3) Immobilier/Bourse
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