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Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010
Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?
Comprendre :
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En préambule, je vous rappelle que mes articles n’ont d’autres objectifs que de pousser le lecteur non formé à l’économie et aux autres domaines évoqués à s’y intéresser.
Aujourd’hui, j’ai choisi de traiter le sujet des 35 heures (sujet oh combien polémique).
D’une part, parce qu’il fait partie de la suite logique de mes articles dédiés à l’économie et, d’autre part, parce que, bien qu’étant un chef d’entreprise ayant « payé » le prix fort en termes de changement de structure et d’organisation de travail, je suis persuadé que cette modification se justifiait économiquement. Pour les personnes qui, comme moi, dépasseront toujours les 35 heures de travail hebdomadaire, je vous demande une très grande ouverture d’esprit, car l’article traite d’un raisonnement économique (qui est le mien) et non d’une vérité absolue.
Chers amis lecteurs, bonjour,
Nous avons vu dans l’article intitulé « Economie et maîtrise de l’inflation, c’est la révolution ! » que nous étions passés de l’ère de la production à celle de la productivité (si vous saturez déjà, poursuivez la lecture c’est plus marrant et plus intéressant après).
En clair et décodé, avant, les entreprises vendaient leurs produits chers à peu de monde aujourd’hui elles doivent vendre moins cher, à plus de monde et le plus souvent possible ...
Quelle est l’alchimie à mettre en place pour pouvoir vendre moins cher, à plus de monde et plus souvent ?
Pour vendre moins cher
Une des solutions n’est-elle pas de diminuer les coûts de fabrication (meilleure productivité = travailler mieux, plus efficacement en moins de temps pour le même résultat) et accepter de faire moins de bénéfice par objet vendu ?
Plus de monde
Une des solutions n’est-elle pas que le plus grand nombre d’entre nous puisse acheter (prix adapté aux revenus du plus grand nombre) ?
Plus souvent
En dehors de fabriquer de la mauvaise qualité, une des solutions n’est-elle pas d’accélérer la consommation en modifiant souvent les modes et en renouvelant rapidement les gammes de produits ?
N’est ce pas cette vitesse de rotation des biens (et donc de l’argent) qui fera que l’on assurera un emploi à la majorité ?
N’oubliez pas ! L’Etat ne veut plus alimenter la consommation en s’endettant.
L’argent doit tourner le plus souvent possible, laisser un léger bénéfice à chaque passage et cela un maximum de fois auprès du plus grand nombre possible.
Quelques questions simples
Un moyen d’accélérer la consommation n’est-il pas de donner plus de temps libre aux consommateurs ?
Que fait-on lorsque l’on a du temps de libre ?
Vous je ne sais pas, mais moi, je ne peux m’empêcher de consommer et plus je consomme, plus il faut fabriquer, et plus il faut fabriquer, plus il y a d’emplois et plus les salaires s’adapteront.
Comment assurer la régularité de la consommation, si ce n’est en donnant du temps à la majorité d’entre nous pour consommer ?
Que la majorité ait un emploi n’est ce pas ce qui assurera à chacun un pouvoir d’achat et donc le sentiment humain d’être intégré à la société ?
Lorsque les entreprises feront plus de bénéfices, ne vont-elles pas augmenter les salariés et donc auto alimenter la consommation (surtout si les employés ont du temps pour consommer) ?
Et si la consommation est soutenue, n’est-ce pas ce qui assurera la stabilité de l’emploi ?
Lorsque nous avons une stabilité de l’emploi, n’est-ce pas ce qui nous pousse à investir ? L’affectation de l’argent se fait sur une plus grande masse et n’oublions que c’est cet effet de masse qui est important pour maintenir la consommation, fruit de la prospérité de nos entreprises.
Pour ceux qui voudraient persister avec la structure économique d’hier, se sont-ils posée la question sur l’avenir d’un pays qui compte 20 % de chômeurs (dont une grande partie de jeunes) ?
Au fait, quel avenir pour ces jeunes ?
Et si les 35 heures n’étaient qu’un des facteurs annonciateurs de la nouvelle ère économique ? Les 35 heures ne signifient-ils pas qu’il est temps d’adapter son activité et son monde de gestion à l’économie de demain ?
La baisse du temps de travail n’est-il pas un phénomène constant de l’histoire (à votre avis quelle était la durée moyenne de travail, il y a cent ans ? 60, 70 heures ? Et quelle était la consommation ? Et il y a 50 ans, quelle était la durée moyenne de travail 50, 40 heures ?)
Je parle toujours pour la majorité des personnes mais non pour la minorité d’entrepreneurs, d’employés ou d’ouvriers qui quoi qu’il arrive travaillera toujours plus ? Ne l’oublions pas l’économie future sera alimentée par la consommation du plus grand nombre et non du plus petit.
Et les Etats-Unis dans mon raisonnement ? L’économie américaine est un cas très particulier car interdépendante dans certains cas et/ou dépendante dans d’autres ; tantôt libérale, tantôt protectionniste. La politique économique des Etats-Unis est dictée par leur stratégie de domination internationale et militaire (cela est une constatation et non une critique)
Et si les Etats-Unis payaient leur dette aux institutions internationales ?
Et si les japonais retiraient les fonds qu’ils ont déposés aux Etats-Unis ?
Etc..
Mais, à contrario, que ce passerait-il si nous n’avions pas les Etats-Unis ?
Le cas d’école que je viens d’exposer ne peut fonctionner que si la majeure partie du salaire est effectivement consacrée à la consommation régulière.
En clair : les charges fixes (achat de bien immobilier, les impôts …) doivent être les plus justes possible (je n’ai pas dit les plus faibles, précision que je pense utile).
Comme je l’ai écrit la semaine dernière, dans le « nouveau » système économique, tout investissement qui diminue très fortement la vitesse de rotation (achat/vente) de la consommation court terme est à combattre sous peine de revenir au système ancien (quelques années de bonnes pour, au minimum, autant de « mauvaises », n’est ce pas l’éditorial du 28 février de la Vie Financière qui résumait cela par «Deux années de bulle ….trois ans de Krach ! ») .
Réflexions : Donner du temps de libre aux consommateurs ou augmenter les salaires par endettement de l’Etat (inflation), que préférez-vous ?
Et si nous allions, enfin, vers une économie « diesel » ?
Economiquement vôtre.
Christian Pire