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ET SI L’ETAT N’ETAIT PAS ENDETTE ?
ET S’IL N’Y AVAIT PAS DE PROBLEME DE RETRAITE ?
MIS EN LIGNE 10 juillet 2007


Endettement de l’Etat 1 100 milliards  - épargne des français 1 100 milliards €.
Engagement sur les retraites des fonctionnaires et « quasi-fonctionnaires » 900 millions d’€.

Peut-on parler d’endettement de l’Etat lorsque ce même endettement se retrouve sur les comptes bancaires de son peuple ?

L’Etat n’est-il pas le peuple. ?

L’Etat français serait-il pauvre parce qu’il a été une rivière pour son peuple ?

Au premier abord, ces questions peuvent paraître étonnantes voire déroutantes.
Je pense qu’elles méritent, non seulement d’être posé, mais aussi, d’y réfléchir plus sérieusement.

De la réflexion naît la lumière, de la lumière naît la sagesse.

Synthèse de la situation actuelle

Nous sommes dans une situation où l’argent mis à disposition du peuple par l’Etat pour que celui-ci le fasse fructifier par son travail (et donc participe activement à l’évolution de l’économie) a été épargné.
Ce fait a eu pour conséquence un manque de consommation et donc d’impôt.
Lorsqu’il y a consommation, il y a une multitude d’impôts qui permettent à l’Etat de couvrir ses charges, la situation est inverse lorsqu’il y a trop d’épargne et pas assez de consommation.
Cette vue simpliste du circuit financier a comme seul objectif de faire comprendre la logique de base.

L’Etat ayant un manque de ressource a dû emprunter l’argent dont il avait besoin pour couvrir ses charges d’endettement. Ce même endettement fait pour alimenter l’économie et « détourné » en faveur de  l’épargne.
Ces emprunts ont été réalisés auprès de la population qui avait épargné, via des emprunts d’Etat notamment.

Quelle situation paradoxale !
L’Etat s’endettait pour faire « tourner » l’économie par le travail.
Le peuple, lui, choisit non pas de s’enrichir par le travail, mais de s’enrichir en devenant usurier de l’Etat. 

En clair : l’Etat s’endettait pour mettre de l’argent dans le système économique, le peuple retirait l’argent du système économique pour le prêter, à des taux de plus en plus élevés, à l’Etat pour que ce dernier puisse rembourser ses dettes.

Hier, l’état s’est endetté en faveur du peuple, aujourd’hui, c’est au peuple à agir en faveur de l’Etat.

Non, il ne s’agit pas pour le peuple de s’endetter en faveur de l’Etat mais simplement que le peuple affecte une partie de son épargne à l’investissement dans l’Etat.

N’oubliez pas que les camps de concentrations humains ont toujours été précédés de camps de « concentrations » économiques.

Hier, nos parents nous léguaient la guerre à cause de situations économiques qui dégénéraient en crises sociologiques avant de sombrer dans les crises politiques et financières.

Et nous, que désirons-nous léguer à nos enfants,
La guerre ou la Paix ?

Après avoir été usurier de l’Etat français désirons-nous être usurier de nos propres enfants ?


À l’heure où les Etats sont sous le contrôle des instances internationales chargées d’instaurer la Paix mondiale, le moment n’est-il pas opportun de travailler à ne pas transmettre des dettes à nos enfants mais bien une situation ECOnomique, SOciologique, POlitique et FInancière assainie.

ET SI NOUS INVESTISSIONS DANS L’ETAT AFIN QUE NOS ENFANTS N’AIENT PAS A PAYER NOS DETTES ?

Comment faire ?

La réponse est simple.
L’Etat doit appliquer certaines techniques utilisées par le monde financier.

L’Etat doit devenir un hedge fund (voir article sur les hedge funds).

Comme le rappelle le Professeur François Morin, professeur émérite à l’université de Toulouse dans « Alternatives Economiques » les hedges funds grâce à leur endettement « effet de levier » démultiplient leur force de frappe par quatre ou cinq par rapport aux fonds qui leur sont directement confiés par les investisseurs.

Si on peut démultiplier la force de frappe par quatre ou cinq, on peut par extension diviser l’endettement par quatre ou cinq.

Pourquoi réserver cet « effet de levier » uniquement aux fonds privés ?
Et si l’Etat se décidait enfin à utiliser les armes des financiers !
N’est-ce pas l’Etat qui vient à la rescousse du système financier quand les financiers, à force de déstabilisation, ont provoqué des krachs boursiers ?

Investir en utilisant la technique des hedge funds.

Exemple ci-dessous

L’Etat collecte 500 milliards d’épargnes des Français (pour information l’assurance vie représente plus de 1000 milliards)
L’Etat emprunte 5 fois ce montant soit 2 500 milliards.
Les intérêts de cet emprunt sont à des taux fixes faibles (3,5 %)
L’ensemble des fonds est placé sur les marchés. Aujourd’hui, l’expérience montre que l’on peut, tout en gardant de la liquidité, obtenir du 7,5 % en l’absence quasi totale de risque, soit un gain de 4 %.
Dans notre exemple, nous aurions un investissement de 3 000 milliards (500 milliards + 2 500 milliards) placés à 7,5 % soit un gain de 225 milliards auquel il faut retrancher les intérêts de 3,5 % des 2 500 milliards soit 87,5 milliards = 137,5 milliards

*Attention, cet exemple n’est pas aussi simple qu’il peut paraître, mais  il est tout à fait réalisable sous certaines conditions.

FRANCAISES, FRANÇAIS,

INVESTISSEZ DANS LE FUTUR DE VOS ENFANTS,
ALLÉGEZ LES DETTES DE L’ETAT FRANÇAIS TOUT EN VOUS ENRICHISSANT GRACE AU :

CONTRAT POUR NOS ENFANTS
« OUI, A LA VIE »

Prêtez l’argent que l’Etat a mis à votre disposition.
Intérêt 5 %
Défiscalisez de tout impôt y compris successoral

Et si cette fiction devenait une réalité ?

 

Réflexion : Pourquoi ne pas cantonner les techniques de Hedge Funds qu’aux Etats qui eux-mêmes délègueraient une autorisation de gestion à des entités agréées ?
Cela ne permettrait-il pas d’éviter les sur cotations boursières actuelles dues au flot de liquidité ?
N’est-ce pas cette même sur cotation des marchés qui fait dire aux instances internationales que nous allons vers une catastrophe ?

L’objectif des financiers est de s’enrichir. C’est très bien.
Hier, les Etats ont alimenté l’économie par l’endettement.  
L’Etat s’appauvrissait et les financiers s’enrichissaient.
Ce jeu était un jeu de dupe. Il était perdant-gagnant.

Aujourd’hui, les financiers doivent s’enrichir en mettant les fonds qu’ils ont en gestion à la disposition des Etats.
L’Etat retrouvera des capitaux et les financiers s’enrichiront par leur gestion.
Ce jeu est gagnant-gagnant.

P.S : Attention, ne vous trompez pas, l’objectif de cet article n’est pas de simplifie ni de faire du « y a qu’à faut qu’on ». Son objectif est simplement d’essayer d’orienter une réflexion vers une solution opérationnelle pour résoudre les problèmes financiers étatiques. 

Economiquement vôtre

Christian Piré

Suivi de cet article : La crise des subprimes frappa les marchés financiers mondiaux quelques semaines après. Les banques demandèrent l’aide des Etats et des Banques Centrales.
Les fonds de retraite se firent prendre par la baisse des marchés et perdirent beaucoup d’argent.  

 

Suivi de cet article

Frédéric Schaeffer dans « Les Echos » du 8 juin 2010 en page 5 :
Article intitulé : L’Etat appelé à agir pour réformer l’épargne vers les investissements.

 
« Le Conseil d'analyse économique (CAE) a publié, hier, un rapport mettant en avant la nécessité d'un retour de l'Etat au premier plan pour relancer les investissements de long terme. Ce rapport part du constat que les réserves de capitaux en France, comme dans le monde, ne manquent pas : en 2008, le patrimoine financier des Français était de l'ordre de 3.500 milliards d'euros, dont plus du tiers est contenu dans des contrats d'assurance-vie. Depuis, la crise a encore renforcé la propension des ménages à épargner. Problème, cette épargne privée ne parvient pas à s'investir dans des projets de long terme. Les investisseurs de long terme (fonds de pension, compagnies d'assurances, fonds souverains…) sont rares « dans les pays de l'OCDE et particulièrement en France ». Et la crise n'a fait qu'accentuer « l'insatiable appétit des investisseurs pour des titres sécurisés ». « Pour les pays développés, le défi immédiat est bien de transformer la réserve de valeur de l'épargne en investissement productif, comme "du plomb en or", », indique le rapport. »

Commentaire : Enfin ! Une réflexion sur la puissance et les dynamiques de l’épargne mises au service de l’Etat et non l’inverse. Ce thème est développé dans mes conférences depuis plusieurs années. A quand la création d’un hedge fund d’Etat comme je le préconise dans mes écrits. Hedge fund étant un « gros mot » pour beaucoup, nous pourrions opter pour « fonds de stabilisation boursier » à l’image du « fonds de stabilisation » européen.

Marc FIORENTINO dans « La Tribune » du 2/10/09 :


«  Notre pays tient grâce à la confiance des marchés financiers et à l’épargne des ménages qui couvre, presque à l’euro près la dette de la France »

 

 



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