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11 04 16 Décision juridique "Lecoq Vallon"

Christian PIRE ?

 

ARTICLE EDIFIANT SITE ORDRE DES EXPERTS COMPTABLES ET SITE "LACADEMIE.INFO" qui regroupe des instances telles l’AMF, la CIP, la CNCEF, la Cour d’appel de Paris, l’Ordre des avocats etc…

ECRITS

Nouveaux paradigmes d'analyse économique
14 août 2012

Et si certains ratios boursiers (PER, VAR, Price to Book) étaient faux ?
13 août 2012

Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010

 

ET SI TOUT ALLAIT BIEN ?


Ecrit le 7 octobre 2008

Mis en ligne le 13 octobre 2008


Préambule

En écrivant cet article alors que l’on vit une mini panique économique et financière, j’ai bien conscience qu’une fois encore je vais à contre courant de la pensée globale.
Mais voilà, je persiste et signe !  

La force de la vérité n’est-elle pas sa simplicité.
Sa simplicité, n’est-elle pas sa faiblesse.

A l’occasion de l’année 2008 (voir site SOCIOECOPOFI.COM, article « Semeurs d’Avenir »), je formulais le vœu que les politiques et les membres des organisations internationales sachent éclairer le chemin qu’ils ont construit.

De nouveau faute d’explications et faute d’anticipation économique, les citoyens ont peur.
Là où il ne faut voir qu’un simple cycle de stabilisation de la consommation (certes mouvementé) qui commence en 2008 et se terminera à l’approche de 2012, les commentateurs ne voient que récession, crise économique et financière.

Alors que l’on devrait se réjouir, qu’entendons-nous, que lisons-nous aujourd’hui ?

Phase de décroissance
Ressorts de la croissance se grippent (ressorts, ah bon !).
Fin de la dynamique harmonieuse et solide depuis 2003 (du Walt Disney ?)
La crise fait chuter le moral des Français
(Quelle crise ? n’est-ce pas plutôt le matraquage stupide de certains médias ? )
Récession, inflation …..

Pourquoi se réjouir ?

Depuis le changement d’économie du milieu des années 80 (fin d’une politique basée sur l’inflation qui menait aux guerres tous les 30 ans), les cycles économiques sont devenus parfaitement identifiables et prévisibles.

En effet, hier (avant 1984/85) l’interventionnisme étatique dans l’économie masquait nos cycles sociologiques de consommation.
La politique d’indexation des salaires (notamment) faisait que nous vivions sur un modèle artificiel basé sur une inflation « étatique » lissant nos cycles de consommation. 

A partir du milieu des années 80, la décision des Etats de ne plus intervenir dans l’économie de la façon dont ils le faisaient anciennement, a permis l’émergence de nos cycles de consommation.

L’ECONOMIE N’EXISTE PAS EN TANT QUE TELLE.
ELLE EST LA RESULTANTE FINANCIERE DE NOTRE COMPORTEMENT SOCIOLOGIQUE.
DORENAVANT, IL FAUT PARLER DE SOCIO-FINANCE OU DE SOCIO-ECONOMIE.

De ces cycles socio-économiques naissent des dynamiques qui, elles-mêmes, créent des flux financiers.
Analyser les cycles de notre comportement sociologique financier et nous trouverons les cycles « économiques ».

Anticipons et organisons une cohérence des dynamiques et nous pourrons mettre fin à la pensée d’Alan Greenspan « Nos modèles économiques n’ont jamais été vraiment assez bons pour appréhender un processus guidé en grande partie par un comportement irrationnel ».

L’anticipation et la « régulation » des dynamiques participeront activement à un mouvement régulier « permanent » socio-économique.

Changeons notre perception de l’économie, et le financier lui viendra en aide.

Changeons la perception de l’économie et les crises financières seront remplacées par des investissements financiers.

Repérons dans chaque cycle l’accélérateur des dynamiques de consommation et préparons les effets négatifs sur le cycle suivant.

Dans « La Tribune du 29/09/08, Dominique CEOLIN écrit « C’est le manque de visibilité sur le futur de notre système économique et financier qui est le problème. Retrouvons la « visibilité » et nous verrons que les marchés renoueront avec un fonctionnement « normalisé ».
Vous aurez compris que je ne peux que remettre en cause cela. Les marchés n’ont jamais été aussi transparents, ils n’ont jamais été aussi logiques dans leur attitude.
Et si nous acceptions de remettre en cause nos croyances ainsi que les logiques stéréotypées que nous avons étudiées ?

Les crises sont prévisibles. Encore faut-il vouloir les voir et se « bouger ».
N’oublions pas !  Les anticipations sont créatrices et réalisatrices, leur absence destructrice.

Des cycles de consommation naissent des dynamiques.
De ces dynamiques, des flux financiers.

De l’analyse de ces flux financiers doit naître une politique économique
adaptée à chaque cycle.

Depuis quand notre consommation qui suit des cycles sociologiques connus devrait-elle avoir comme résultante une économie naturellement en croissance permanente* ?

De l’acceptation et de la prise en compte des réalités naîtront les réalités suivantes en termes :
- SOciologique : moins de peur, plus de confiance dans nos représentants politiques, moins de pertes financières lors des krachs boursiers et immobiliers.
- ECOnomique : de la reconnaissance des cycles économiques naîtra des actions de prévention. Nous ne subirons plus le fruit de nos aveuglements coupables. Nous pourrons adapter la compétitivité de notre offre à la demande.
- POlitique : moins de déclarations mal à propos, plus grandes planifications des rentrées fiscales et des dépenses.
- FInancier : moins de pertes financières tant pour l’Etat que pour les concitoyens.

Les cycles

Il y a quatre cycles.

Cycle de crise/reprise (2000/2004) :
Effet richesse dû à la hausse de l’immobilier. Immobilier richesse virtuelle. Hausse boursière en fin de cycle.
Cycle d’adaptation (2004/2008) :
Fin de richesse due à l’immobilier, crise boursière en fin de cycle, fin de la politique des crédits faciles. La politique des crédits (immobiliers notamment) a déstabilisé le cycle de consommation par une accélération de ce dernier. Cycle alimenté par le crédit.
Cycle de croisière mouvementée (2008/2012) :
Continuité du cycle de la baisse de l’immobilier. Crise de nos croyances auto réalisatrices et non crise de la réalité. Cycle alimenté par le transfert de l’épargne vers la consommation.
Bourse très volatile. Phase d’utilisation de l’épargne pour maintenir une consommation.
Cycle de surchauffe (2012/2016) :
Reprise hausse immobilière, très forte hausse boursière

Pour les techniciens,

Cycle de crise/reprise (2000/2004), cycle de Keynes, relance étatique.
Cycle d’adaptation (2004/2008), cycle de Ricardo, avantage comparatif.
Cycle de croisière mouvementée (2008/2012), cycle de Smith, main invisible, avec en début de cycle une relance Keynésienne.
Cycle de surchauffe (2012/2016), cycle de Schumpeter, destruction créatrice, et Marx, auto destruction.


La lumière livrée par la « nouvelle économie » (marché qui n’est plus faussé par l’intervention étatique) est la complémentarité de la pensée des grands économistes.

De la lumière naît la connaissance, de l’obscurantisme naissent les dogmatismes.
Maintenant que nous connaissons les cycles.
A nous la lumière.

Vive l’ère de la « Renaissance » économique !

Pour finir cet article, comment taire l’excellent article de Philippe POULETTY dans les Echos du 6 octobre 2008 : « L’épargne et l’investissement étaient détournés de l’économie » « Cette crise financière, si elle détourne durablement l’épargne des Meccano financiers et la redirige massivement et directement vers l’entreprise, sera à la source d’une forte croissance et d’un renouveau industriel et social sans précédent depuis les années 1950. Cette crise pour être salutaire doit transformer le capitalisme financier en capitalisme entrepreneurial.
De nouveaux marchés gigantesques sont à découvrir… »

Comment ne pas sourire (et pourquoi pas rire) en lisant l’article de Marjorie Bertouille dans « La Tribune » du 9 octobre intitulé « Des gérants assis sur leur cash ».
On y parle de 700 milliards de cash !
Mais où est donc la crise financière ?
Merci Madame Bertouille pour la justesse de vos propos en pleine crise de sinistrose.

La baisse boursière n’est-elle pas due plutôt à une peur sociologique, elle-même due à des articles et des déclarations « débiles » ?

Réflexion : Et si tout allait mieux qu’avant-hier quant nous partions en guerre tous les 30 ans ? Et si tout allait mieux qu’hier quant nous étions en bulle financière ?
Et si nous nous préparions à une phase de très fortes hausses boursières (2012/2016) ?

En fait,
Et si tout allait bien ?

Economiquement et financièrement vôtre

Christian Piré


* Attention, j’ai bien dit « naturellement » en croissance permanente.
Pour ma part, je pense que la régularité de la croissance naîtra de politiques basées sur une meilleure anticipation des cycles, une meilleure régulation des crédits accordés et de l’anticipation de leurs effets. 

SITUATION ACTUELLE

Déclaration
Alors que nous devrions expliquer aux citoyens que nous sommes dans le cycle où il est primordial qu’ils utilisent leur épargne pour consommer et investir, on leur parle de protection de cette épargne en cas de catastrophe.
Pourquoi en sommes-nous là ?
On ne forme pas les citoyens à la réalité économique et de ce fait ils ne peuvent que paniquer par ce qu’ils entendent et lisent.

Etat
Les Etats sont en train de mettre main basse à un prix ridicule sur le système bancaire.
Pourquoi ne pas nous en réjouir ?
Là où l’on parle de panique et de sauvetage, moi je vois des excellents investissements.
Pourquoi admirer Warren Buffet pour les excellents coups qu’il réalise en rachetant à vil prix des entreprises et juger catastrophique le fait que les Etats rachètent à vil prix les banques ?
Est-ce si difficile d’être positif ? Est-ce si difficile de dire que les Etats réagissent bien ? Est-ce si difficile de dire « Super les Etats s’enrichissent » ? Le fait que l’Etat s’enrichisse ne va-t-il accélérer un rétablissement de sa situation financière ? Cela ne veut-il pas dire une baisse de nos impôts à terme ? Et si nous acceptions de déléguer la gestion de nos avoirs à l’Etat ? Et si l’Etat créait aujourd’hui un Hedge fund étatique pour recevoir l’épargne des Français ?
Sur ce sujet voir article sur SOCIOECOPOFI.COM : « Et si l’Etat n’était pas endetté ? Et s’il n’y avait pas de problème de retraite ? » 

 

Quelques idées

Etat
Remplacer les subventions et aides par des soutiens fiscaux au terme des opérations d’investissement.
Sur ce sujet voir article sur SOCIOECOPOFI.COM : « Suggestion à destination des Etats dans l'utilisation des fonds communs de placements à risque. »

Crédit
L’Etat doit maîtriser (et limiter s’il le faut) les crédits accordés dans les cycles 2 et 4 (cycle d’adaptation et cycle de surchauffe).
À mauvais escient, le crédit est déstabilisateur car en accélérant la demande naturelle il crée un besoin de production (générateur d’un endettement à moyen ou long terme pour l’entreprise qui veut fournir) pour une consommation à court terme et auto justificatrice. Ce que nous vivons actuellement, n’est qu’une alerte sérieuse sur de la modélisation mathématique et/ou comptable auto justificatrice, génératrice de risques cognitifs et systémiques.

Création d’Hedge funds étatiques
Les techniques utilisées par les hedge funds, les effets de levier etc.. doivent être réservés à la gestion des fonds étatiques.
Dorénavant les gestionnaires ne déstabiliseront plus les marchés par l’utilisation de leurs compétences. Ils travailleront à la restructuration financière des Etats.
Sur ce sujet voir article sur SOCIOECOPOFI.COM : « Hedge Funds » et « Et si l’Etat n’était pas endetté ? Et s’il n’y avait pas de problème de retraite ? »  

Bourse
Mettre fin au leurre des cotations boursières.
Est-il normal de faire croire à des hausses ou à des baisses boursières lorsque seulement 1% des titres cotés sont échangés ?
Cette situation aberrante doit cesser.
Sur ce sujet voir article sur SOCIOECOPOFI.COM : « Et si l’évaluation des SICAV et FCP était fausse ? » et « Changement de système de cotation. Proposition »

Immobilier
Quelques idées

- Arrêter les prêts taux zéro qui « affaiblissent » l’Etat et qui concurrent à maintenir des prix immobiliers délirants. Pourquoi ne pas revoir le Plan d’Urbanisme national en créant de nouveaux villages avec des règles strictes de vie (fin des HLM à l’horizontal à plus de 300 000 € le pavillon) avec des vrais espaces verts, de vraies voies de communication, de vrais parkings donnant vers des zones d’activités humaines.
- L’immobilier doit perdre 50 % de sa valeur car comment avec une économie sans inflation, continuer à affecter une partie prépondérante de son salaire au remboursement d’un crédit et cela sur de nombreuses années (voir article prémonitoire écrit en 2003 : « LA PLACE DE L’IMMOBILIER DANS L’ECONOMIE FUTURE »)
- Tuer le pouvoir d’achat en favorisant la hausse des prix immobiliers qui tôt ou tard vont descendre de façon vertigineuse est suicidaire tant en termes SOCIO-ECOnomique que POlitique et FInancier.

L’immobilier doit être adapté aux prévisions démographiques.
Pourquoi construire autant quant on sait que le retournement démographique est là ?
Pourquoi ne pas avoir une politique sérieuse d’occupation des biens non occupés ?
Certes la construction a tiré l’emploi depuis 2002, mais à quel prix ? Inflation des prix immobiliers, consommation « plombée » pour plusieurs années dues à des taux d’endettement délirants, krach immobilier qui a commencé …..
Il y a d’autres manières de créer de l’emploi que de créer des bulles immobilières.

Comme je l’ai écrit en 2003, l’immobilier est une bombe qu’il faut apprendre à désamorcer à temps. 

Bâtir dans tous les sens en ne respectant pas les critères de vie en termes d’espace, d’écologie, de transports, c’est s’assurer des coûts financiers exorbitants du fait des déstabilisations sociologiques importantes.

Indicateurs économiques
Les validités des indicateurs doivent tenir compte des facteurs inhérents à la sociologie des cycles. A quoi sert-il de prendre comme base toujours le même chiffre alors que ce dernier ne prend pas en compte la réalité sociologique du cycle ?

Politique de l’offre ou de la demande ?
Ne voir que la production comme un travail est une erreur.
Il faut inclure la consommation dans notre notion du travail.
La production n’a lieu que s’il y a consommation. La consommation (flux simple) est la dynamique. Le travail en est le flux (flux double). Il alimente la consommation et l’épargne. Séparer la production et la consommation dans notre notion du travail n’a pas de sens.
Permettre le retrait des capitaux du circuit économique via le Pari Mutuel Boursier n’a pas de sens. Sur ce sujet voir article sur SOCIOECOPOFI.COM : « Hedge Funds »
Ne pas accepter que le temps de travail soit un outil de redistribution et un outil de stabilisation SOCIOECOnomique est un non-sens.
Fort de notre connaissance des cycles, le travail de l’Etat est d’éviter une accélération trop importante de la dynamique du fait d’une politique de crédit trop généreuse et déstabilisatrice.
Aller à l’encontre des cycles naturels par une immixtion, c’est s’assurer des périodes de crises destructrices. Tôt ou tard les cycles naturels reprennent le dessus.
Il faut bâtir des politiques socio-économiques sur les cycles de consommation.
Il doit y avoir adaptation de l’offre en fonction du pouvoir d’achat du cycle en cours.

Suivi de cet article :

Jean-Pierre Robin dans « Le Figaro » du 19 avril 2010 en page 25 :


Article intitulé : Nos régions ont plus avantage à attirer des retraités que des usines.
 « Les sinistres se situent majoritairement au nord d’une ligne Bordeaux-Lyon, ils se produisent dans des régions relativement moins ensoleillées et plus souvent éloignées du littoral. Le géographe économiste Laurent Davezies, professeur à Paris-XII, nous le confirme dans une étude « La crise et nos territoires », que lui ont demandée la Caisse des dépôts et l’Assemblée des communautés de France. Trois grandes tendances émergent. « Les territoires productifs les plus modernes, dotés des activités à haute valeur ajoutée, s’en sont généralement mieux tirés que les autres. » C’est avant tout le cas de l’Ile-de-France. Deuxième leçon majeure, la crise a accéléré la désindustrialisation, « pour l’essentiel dans la partie nord du pays ». Troisième élément du diagnostic : « Une grande partie du Sud et de l’Ouest…n’a finalement que peu souffert de ces deux années de crise exceptionnelle. » Le grand mérite du Pr Davezies est de nous offrir une explication fine et originale. Qu’est-ce qui fait « la richesse d’un territoire » ? Au lieu de privilégier la production, industrielle, agricole ou de services, il s’intéresse aux revenus de ses habitants. Or il y a quatre façons de gagner de l’argent dans une commune. La plus voyante consiste à produire des biens ou des services vendus « à l’extérieur » (en France ou à l’étranger). Cela représente en moyenne 21,9% des revenus dans l’Hexagone. 45% des ressources proviennent de « l’économie résidentielle ». Exemple : les Parisiens qui prennent leur retraite à Nice, les salariés vivant loin de leur lieu de travail ou encore les touristes. Autant de populations qui ne dépensent pas leur argent là où elles l’ont gagné. A quoi s’ajoutent deux autres sources de revenus. Les services publics, ceux de l’Etat, des communes et des hôpitaux, qui contribuent à 10,3% de l’ensemble des gains distribués en France. De l’autre les prestations sociales (hors retraites) et sanitaires, lesquelles en représentent 22,8%. Près des quatre cinquièmes des recettes du pays, voire des emplois, échappent ainsi aux soubresauts de la conjoncture mondiale. Quelle crise ? « Jamais les stations  de ski n’ont été aussi fréquentées qu’en 2008 et 2009. Les Français sont moins allés à l’étranger et de nombreuses catégories socioprofessionnelles n’ont pas vu leurs revenus baisser ! », note Laurent Davezies. »

Michel Henochsberg, professeur d’économie, animateur du Forum d’Action Modernités publiant « Vers un autre monde économique », dans « Les Echos » du 22 septembre 2009 en page 17 : « Il est désormais envisageable d’oser la question : ne croyez-vous pas qu’on a exagéré l’amplitude et donc la gravité de la crise financière qui a dégénéré en crise économique ? Ne croyez-vous pas que l’effet panique a grossi le sillon de la crise dite du siècle ? N’avons-nous pas été confrontés au spectacle surmédiatisé d’une catastrophe suivie en direct par une planète tétanisées par le désastre promis ?....Nous avançons l’hypothèse de la surestimation de l’événement par l’opinion, les médias et ses experts. Le déséquilibre étant patent, la panique ayant eu lieu, le constat est que tout le monde a eu intérêt à forcer le trait, à invoquer la grande catastrophe et à envisager la fin du monde. La planète médiatisée s’est installée dans la grande crise, supérieure à tout ce qu’on avait vu. Nous baignons dans le superlatif, c’est la loi de notre époque, et l’intérêt immédiat de la plupart des acteurs majeurs. L’exacerbation unanime de l’événement servait tous ceux qui avaient des responsabilités dans la mesure où la crise a des dimensions extrinsèques aux volontés. Les Etats et les politiques ont exalté la maudite crise qui leur tombait dessus, comme si elle descendait d’une lointaine planète financière, extérieure et malfaisante. Du coup, l’Etat et ses institutions ont le beau rôle : l’immeuble se lézardait de partout, ce n’est pas de leur faute, et en revanche ils colmatent les brèches et sauvent l’édifice. Dès l’annonce de la débâcle financière, il devenait utile à beaucoup de mode que l’événement soit grossi, magnifié et donc surestimé . Le monde financier a entonné la même exagération qui lui a permis de bénéficier du sauvetage public : « la crise est immense et l’on ne peut pas nous laisser tomber .» Et dans le cadre de l’imbrication économico-financière, cet impératif a parfaitement fonctionné. Tout ce procès qui a fait de la « crise » le pivot permanent du quotidien de chacun, a été orchestré par les médias de toute nature. La crise fait vendre. L’incantation à la catastrophe a été le pain journalier des médias transformés en cassandres permanents. Le constat est sans appel : la dimension médiatique du contemporain est un facteur exagérateur et donc accélérateur de la mauvaise nouvelle, de la catastrophe. Les politiques y trouvent leur compte en s’indemnisant de toute imprévoyance en amont, et en se glorifiant de l’efficacité de l’intervention publique. Les organes financiers ont gagné un sauvetage quasi général de la plage financière dont l’imbrication induit le repêchage général. Les médias ont déversé le lamento quotidien vers une opinion qui s’est crue sur le « Titanic », et ils ont vu évidemment leur audience croître. Et même le secteur automobile, dont les difficultés sont internes, et donc indépendantes de cette crise, réussit à tirer son épingle du jeu en bénéficiant des attentions soutenues des Etats. Et pour boucler cet hymne à une fin du monde, on ne doit pas oublier les experts économistes qui ont apporté une contribution décisive à la théâtralisation, prédisant une grande catastrophe, des voix notoires assurant que c’était bien pire que la grande crise de 1929.

 


Charte Humanity Invest

Information Socialement Responsable
6 janvier 2011

Français, investissez...
6 janvier 2011


1) Immobilier, simple logement ou pilier de l'Etat ?
26 décembre 2010


2) Immobilier et défiscalisation
26 décembre 2010


3) Immobilier/Bourse
26 décembre 2010 Mise à jour au 6 janvier 2015

 

Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?

Comparatif de performances, oui mais ?

Qui avait écrit cela dès janvier 2007 ?

Nouvelle Calédonie

  Nouvelle calédonie

CHARTE KANAK


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