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CAC 40 et s'il était trompeur voire FAUX ?

Du respect du droit à l'information juridiquement opérationnelle mis à jour au
10 04 15

NOUVEAU

ET LE 17 JANVIER 2017, LA CONFIRMATION DE MES PROPOS JURIDIQUES

 Nouveau : 21 06 16 Dernière décision juridique "Lecoq Vallon"

11 04 16 Décision juridique "Lecoq Vallon"

Christian PIRE ?

 

ARTICLE EDIFIANT SITE ORDRE DES EXPERTS COMPTABLES ET SITE "LACADEMIE.INFO" qui regroupe des instances telles l’AMF, la CIP, la CNCEF, la Cour d’appel de Paris, l’Ordre des avocats etc…

ECRITS

Nouveaux paradigmes d'analyse économique
14 août 2012

Et si certains ratios boursiers (PER, VAR, Price to Book) étaient faux ?
13 août 2012

Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010

 

 

RAISONNER EN FLUX COMPTABLEs

OU

EN DYNAMIQUE FINANCIERE ?


Mis en ligne le 8 décembre 2010

Préambule

Trop souvent, par esprit de simplification ou par manque d’imagination, nous nous contentons de raisonner en terme de flux. Ce raisonnement certes honorable, n’est pourtant pas exempt de reproche. Raisonner en flux peut se comprendre en comptabilité mais ne peut être accepté qu’en de très rares cas en finance. Le flux n’est que la résultante d’une dynamique. Sans cela, il n’est que le support d’une inconsistance mentale pour ne pas dire intellectuelle. Seul, il ne peut en aucun cas être analysé en terme d’outil de résolution de problèmes et encore moins d’outils de prospective. Or, il est flagrant de constater qu’il est devenu un des seuls, si ce n’est le seul critère de décision face aux problèmes actuels. S’il est vrai que raisonner en dynamique, veut dire réfléchir en terme de vision du futur et de développement, croire que raisonner en terme de flux exonère de cette recherche est une erreur. Le flux n’anticipant pas le futur, son inconsistance se rappellera à nous régulièrement lors de bulles et de krachs. Croire que l’on pourra éternellement s’exonérer de responsabilité par la mise en place de normes obsolètes et désuètes n’exonèrera pas éternellement notre responsabilité face au fait que nous n’ayons aucune vision dynamique sur laquelle repose notre réflexion sur le futur.

Aucune démocratie ne peut tenir sans la confiance de son ou ses peuples.

Ci-dessous trois propositions de dynamique.

A) CHANGEMENT DU SYSTEME DE COTATION BOURSIER

Synthèse de la dynamique : Dès maintenant, il faut compléter l’information officielle des cours boursiers par un cours pondéré par les volumes échangés. A cette information, il faut en rajouter une deuxième qui est la la liquidité des titres boursiers.

A l’heure où l’on parle de :

-          Gouvernance

-          Efficience

-          Solidification

-          Protection des consommateurs

-          Risque systémique

-          Risque de contrepartie

-          Stabilisation du système financier

Il est étonnant de voir perdurer un système de cotation qui ne tient pas compte des volumes échangés.

Pour rappel

Avant la révolution financière de 84/85, les variations des cours de bourse étaient limitées et par extension leur volatilité. Voir graphique ci-dessous et notamment la courbe jaune du CAC 40 et la courbe rouge de l’inflation.



Après 84/85, les cours de bourse, dans leur réalité, sont libres et très volatils. A la volatilité due à la liberté des achats/ ventes se rajoute celle du système de cotation.

Ex : La plus forte hausse (cours de fermeture) du vendredi 29 octobre est Technip pour 1,86% de hausse annoncé. Dans la réalité, seuls 0,49% des titres ont été échangés à des cours différents dans la journée (soit 535 790 titres) et c’est la transaction de 103 957 titres en fin de journée soit 0,09% des 109 343 295 de titres côtés qui peut faire croire à tous les actionnaires qu’ils bénéficient de cette hausse de 1,86%.

La cotation que nous prônons, ramènerait cette hausse à 0,009%, soit 1,86*(535790/109343295)

En clair, c’est comme si les 65 000 000 de Français jouaient au Loto et que parce qu’il y en a eu 0,09% qui gagnent, soit 65 000 Français, que l’on dise à tous les Français qu’ils ont gagné eux aussi.

Comme vous pouvez le constater, le fait que l’on applique le résultat d’un échange de quelques titres à tous les titres, a pour conséquence un effet inflationniste (en cas de hausse) et déflationniste (en cas  de baisse) avec son corollaire en terme de consommation.

Les failles de ce système de cotation sont effacées par la mention juridique « Les performances du passé ne présagent pas du futur ». En clair, dans le monde boursier, c’est bien parce que 65000 Français ont gagné hier au Loto que l’on peut dire aux 64 935 000 autres qu’ils ont eux-aussi gagné.  

Ces performances irréalisables mais validées comptablement et juridiquement, servent de base aux comparatifs, aux publicités etc… avec pour conséquences :  

- Sociologique : ces valeurs sans fondement génèrent, suivant les cas, défiance, crainte, peur, panique, confiance, euphorie avec les problèmes de la liquidité qui vont avec.

- Economique : manque de consommation (en phase de crainte, peur, panique), consommation excessive (en phase d’euphorie avec le crédit) générant suivant les cas déflation ou inflation.

- Politique : Etude de prospective faussée, analyse erronée, décision à mauvais escient, défiance des peuples (voire vote extrême), manifestations, etc..

- Financière : Une estimation faussée de votre patrimoine par votre banquier lors d’opération d’endettement ; une base de référence fiscale identique pour tous les porteurs de parts contribuables. Etc…Raisonnement d’autant plus fallacieux que l’on sait que le cours n’aurait pu être que plus faible pour les autres transactions puisqu’il n’y avait plus d’acheteurs et que les cours n’ont été validés que pour un très faible échange.

Ces évidences, qui nous ont été rappelées lors de la dernière crise, nous ont montrées combien une cotation ne tenant pas compte des volumes est dangereuse tant par les performances ou les sous-performances qu’elles fabriquent que par le problème de liquidité qu’elle engendre.

De ce fait, il apparaît illusoire d’évoquer la stabilisation du système financier sans évoquer son système de valeur et sa liquidité.

Monsieur Claude BEBEAR, président d’honneur d’Axa, dans La Tribune du 25 août 2009 :
« Cela n’a aucun sens de comptabiliser dans l’instant une valeur de marché qui ne reflète pas la valeur des actifs. Cela accélère la formation de bulles ou la production de krachs sans donner une image fidèle des entreprises. Il faut aussi réglementer les agences de notation dont les notes ne sont pas suffisamment transparentes et lisibles. Cela frise parfois la malhonnêteté. »

Jean-Paul Fitoussi écrit dans « Le Figaro magazine » du 29 août 2009 :

À propos de la crise « On a consommé du capital. On se croyait riche, les marchés financiers nous disaient que les prix des actifs étaient très élevés alors que tel n’était pas le cas. Le fait que le système financier se soit mis à dysfonctionner n’est qu’un symptôme, ce n’est pas la cause de la crise. La cause profonde est la très grande croissance des inégalités que nous connaissons depuis un quart de siècle. »

Christèle Fradin dans « La Tribune » daté du 30 juillet 2010 en page 23 :
Article intitulé : Les régulateurs prônent davantage de transparence sur les marchés.
Les banques ont lancé leur propre moteur de confrontation des ordres, en dehors de tout statut prévu par la directive. Cela parfois en toute transparence des intérêts à l'achat et à la vente, mais parfois en toute opacité. MIF a prévu des obligations en matière de transparence pour compenser les effets de cette concurrence nouvelle. La directive a aussi prévu des exemptions, notamment pour éviter à des gérants institutionnels d'avoir à subir un impact de marché provoqué par un ordre important. Mais elles sont aussi utilisées pour de petits ordres ! »

Nicole El Karoui, mathématicienne de renom, spécialiste des produits dérivés, responsable du prestigieux master probabilités et finance de l’Université Pierre et Marie Curie, dans « Les Echos » daté du 15 septembre 2010 en page 11 : Article intitulé : Dans une salle de marché, on n’a pas le temps de réfléchir.«  Estimant que les régulateurs ont « manqué de bon sens » avant la crise, elle propose de créer un observatoire des marchés, qui permettrait de mieux surveiller les flux de capitaux. Nous avons toujours insistés sur les risques et le fait que les dérivés étaient avant tout des instruments de couverture. En revanche, j’ai toujours refusé d’enseigner les dérivés de crédit, alors que la demande était forte. Il est trop difficile de mesurer correctement le risque et d’établir un prix pour ces produits. La faillite de Lehman a confirmé que les modèles ne fonctionnent que si certaines hypothèses sont vérifiées, notamment celles de la liquidité. La finance, ce n’est pas de la physique, cela ne se reproduit pas forcément. La crise a montré qu’il existe des risques de nature différente. Peut-être vaut-il mieux dissocier le risque sous-jacent de celui qui résulte de la pratique quotidienne de marché. Les modèles actuels ne font pas du tout cette distinction. Ils devraient être requestionnés en ce sens, mais ce n’est pas la priorité des banques. »

A l’heure ou les institutions génèrent des doctrines, des règlements et des normes pour que la crise que l’on a connue ne se répète pas, n’est-il pas primordial d’anticiper ce que pourrait être la prochaine crise ou du moins certains facteurs de causalité ?

Certes, nos gouvernants essayent de faire appliquer des règles qui assurent une certaine protection en cas de krach mais faute de travailler sur l’évaluation des cours, ils s’exposent au franchissement du seuil sociologique d’acceptation des baisses. Où quand la majorité des épargnants suit l’instinct grégaire et par lassitude retire ses fonds au même moment. Exemple : la peur du franchissement de ce seuil par les "gouvernants" suite à une simple déclaration de Cantona.

Hier, malgré les évidences, les professionnels fermaient les yeux sur l’inefficience des marchés : aujourd’hui, malgré les évidences, allons nous continuer de fermer les yeux sur l’inefficience du système de cotation et sur les risques systémiques et de  liquidité qu’il crée ?

Et si c’était le système de cotation tel qu’il est, créait ou accélérait les bulles et les krachs ?  

Souvenons-nous de Benoît Mandelbrot qui, dès les années 60, dénonçait l’utilisation de la courbe de Gauss dans l’analyse et l’estimation des variations de prix des actifs financiers. Pendant de nombreuses années, il ne fût pas entendu par le milieu financier (ni même respecté. La règle étant dans le milieu financier que lorsque l'on gène l'on s'en prenne à notre réputation et à notre portefeuille) parce qu’il remettait en cause un des fondements factices (mais oh combien « facilitateur » !) de l’analyse financière, en l’occurrence l’efficience des marchés.

Comment évoquer la stabilisation du système financier sans prendre en compte l’aspect virtuel des performances annoncées ?

Sous estimer (occulter) le risque est-ce encore acceptable ?

La revue « Challenge » de novembre 2010 titre « La réalité virtuelle va nous aider à doper nos ventes ». Ce titre résume bien la réalité virtuelle du monde de la finance (certifié par les commissaires aux comptes), cela peut-il encore perdurer ?

Stabiliser le système financier sans aborder la déstabilisation de sa valeur et de sa liquidité n’est ce pas commettre la même erreur que lorsque que par facilité l’on a fermé les yeux sur l’inefficience des marchés ?

Est-ce plus les fonds spéculatifs ou le système de cotation qui a amplifié la crise financière ?

Dans les faits, la réalité virtuelle des cours sert à alimenter, au détriment de l’économie, le pari mutuel boursier (marchés dérivés (hors couverture) etc…) est-ce encore acceptable ?

Les autorités de régulation, de supervision et les commissaires aux comptes ne peuvent pas couvrir l’abus de confiance et le vol des porteurs de parts.

Pour reprendre les propos de Michel Barnier dans « Les Echos » du 21 octobre en page 34 : « Nous voulons sortir de l’alternative laissant les gouvernements face à une catastrophe et à une faillite non ordonnée, ou à un sauvetage avec des fonds publics » « Michel Barnier souhaite « trouver un chemin au milieu » ».

Et si ce chemin était le changement de système de cotation des titres ?

Le propos de cet écrit n’est pas de prôner, à court terme, une « révolution » des cotations boursières mais bien de la préparer en donnant, dès maintenant, l’information des cours boursiers corrigés des volumes sur les principaux indices tels que le CAC 40 afin que les citoyens aient une meilleure information et soient plus sereins face aux mouvements quotidiens boursiers. Voir le site www.agencedecotationesg.com

François Vidal dans « Enjeux Les Echos » du 5 juin 2010 en page 17 :
Article intitulé : La bourse, le pire des systèmes à l’exception de …

« Entre les performances réelles d’une société et son cours de Bourse, le fossé se creuse. Au point que l’on s’interroge sur l’utilité d’une cotation. Une chose est sûre, ces variations d’une amplitude sans précédent n’ont rien à voir avec les fondamentaux des actions. C’est une manifestation supplémentaire du caractère de plus en plus virtuel de la finance, en général, et de la Bourse, en particulier. Cette décorrélation de la Bourse et de l’économie réelle résulte principalement de l’émergence de trois facteurs : L’explosion des marchés dérivés, les « program trading » qui définissent une stratégie d’investissement exécutée ensuite par un automate, la multiplication des plateformes alternatives»

Michel Rocard dans « Le Nouvel Observateur » du 1 avril 2010 en page 40 :

Article intitulé : Plus loin avec la gauche.
« Il n’y a aucune utilité ni économique ni sociale à ce que circulent des produits dérivés détachés de tout contrat économique réel. De manière analogue, la titrisation de créances douteuses mélangées à des créances saines relevait, elle, du vol qualifié.  

Alain Gauvin, avocat, Lefevre Pelletier & Associés dans « La Tribune » du 24 février 2010 en page 12 :

Article intitulé : L’Etat schizophrène, promoteur de la spéculation.« Depuis trois ans, l’objet de toutes les tromperies porte sur la spéculation. Pas un politique, en France, ne la fustige, sans d’ailleurs expliquer ce en quoi elle consiste et son utilité. Mais les Français, ceux qui ne sont pas au fait de ce qui se passe dans la sphère financière, savent-ils que les pouvoirs publics soutiennent, pour ne pas dire promeuvent, ceux qui jouent, ceux qui se livrent à des paris financiers ? La loi les protège même contre toute attaque judiciaire. Les pouvoirs publics craignent que les produits dérivés soient requalifiés juridiquement en paris, ce qui serait la mort des marchés à terme. Pourtant, si les produits dérivés étaient toujours économiquement justifiés, ce risque n’existerait pas. Les pouvoirs publics doivent d’urgence, se soigner de cette schizophrénie : fustigeant la spéculation en public, ils l’enfantent en coulisses.»

Philippe Boulet-Gercourt et service économie dans « Le Nouvel Observateur » du 11 février 2010 en page 61 :

Article intitulé : Une crise pour rien ?

« L’autorégulation pour régler tous les problèmes, c’est fini. Le laisser-faire, c’est fini (…) Si l’on veut reconstruire un système financier viable, la moralisation du capitalisme financier demeure la priorité » Olivier Besancenot ? Joseph Stiglitz ? Non : Nicolas Sarkozy, à Toulon le 25 septembre 2008 ! Et le président de poursuivre : « Comment admettre que tant d’opérateurs financiers s’en tirent à bon compte alors que pendant des années ils se sont enrichis, emmenant tout le système financier à la faillite ? L’impunité serait immorale. On ne peut pas se contenter de faire payer les actionnaires,les clients et les salariés les plus modestes, en exonérant les principaux responsables. Qui pourrait accepter une telle injustice ? » Un beau discours, vraiment… « Les banques ne jouent pas le jeu, juge Muriel Nahmias, du cabinet de conseil Bfinance. Le crédit est ainsi en train de diminuer dans le financement des groupes. Pour Pernod Ricard ou Lafarge, il constituera moins de la moitié des financements. » Les citoyens ordinaires ne sont pas mieux lotis. « Les banques font payer à leurs clients leurs erreurs et les pertes enregistrées pendant la crise, explique Serge Maître, secrétaire général de l’Afub (Association française des Usagers des Banques). Elles cherchent à reconstituer leurs marges sur le dos des consommateurs. » »

Joseph Stiglitz dans « Enjeux Les Echos » janvier 2010 page 20 :

« Nous sommes habitués à ce que l’Etat transfère l’argent des riches vers les pauvres. Ici, c’est l’argent des pauvres et des classes moyennes qui a été donné aux riches. Les contribuables déjà lourdement taxés ont vu leur argent – destiné en principe à aider les banques à consentir des crédits pour relancer l’économie – servir à verser d’énormes primes et dividendes. Le sauvetage des banques a mis en lumière l’hypocrisie ambiante. Tous ceux qui prêchaient la modération budgétaire quand il s’agissait de petits programmes sociaux destinés aux pauvres ont réclamé le plus grand programme d’aide qui ait jamais existé. Ceux qui vantaient la transparence des marchés ont créé un système financier si opaque que les banques elles-mêmes peinent à comprendre leur propre bilan. Par ailleurs, quand l’information est imparfaite, il arrive souvent que les marchés ne fonctionnent pas correctement. Or l’imperfection de l’information joue un rôle central dans les opérations financières et les événements extérieurs se propagent à l’ensemble des acteurs. L’innovation avait pour but de perfectionner l’exploitation des personnes les moins éduquées et de contourner les règles et les normes comptables conçues pour rendre les marchés plus efficaces et plus stables. »

Georges Soros dans « Enjeux Les Echos » janvier 2010 page 24 :

« On ne peut pas redémarrer un système qui a calé ; nous devons inventer un système de régulation qui n’a jamais existé. A l’heure actuelle, le système financier de chaque pays est soutenu et encouragé par son propre gouvernement. Mais les gouvernements se concentrent surtout sur leur propre économie. Ce qui donne lieu à des politiques que l’on pourrait qualifier de protectionnisme financier ; un protectionnisme financier qui perturbe et qui peut même détruire les marchés financiers mondiaux. »

Mathieu Rosemain, propos recueillis de Hans Hoogervorst, futur président de l’International Accounting  Standards Boards (IASB)  dans « Les Echos » daté du 2 décembre 2010 :

Article intitulé : La gouvernance de l’IASB mérite d’être renforcée


 «  Je sais combien il est important que les communications financières soient aussi fiables que possible pour les investisseurs. Cette crise résulte de l’application de normes bancales dans le monde. Les standards comptables doivent être aussi clairs et faciles à comprendre que possible. Je reconnais que la gouvernance de l’IASB mérite d’être renforcée. Nous devons fournir aux investisseurs des règles claires et fiables qui ne changent pas trop souvent. Cette crise est le plus grand scandale économique de l’histoire de l’humanité. Mais si vous regardez le monde financier, il est surprenant de constater que si peu de personnes sont derrière les barreaux. On dirait que seuls Madoff et Kerviel ont été poursuivis. Les personnes impliquées dans l’élaboration et la commercialisation de produits financiers toxiques sont toujours libres… »

Pascal de Lima, économiste en chef d’Altran Financial Services dans « La Tribune » daté du 15 septembre 2010 en page 12 :
Article intitulé : Les paradoxes de Bâle III.
«  La crise financière avait mis en avant le risque de liquidité, l’opacité de la finance illusionniste… autant de sources de risques importants repoussés à 2018. »

Réjane Reibaud dans « Les Echos » daté du 17 juin 2010 en page 30 :

Article intitulé : Normes comptables : les contre-propositions des établissements bancaires.
« « Les régulateurs comptables se trompent dans leur projet de réforme. » Le ton était donné, hier, lors d’une conférence de presse de la Fédération bancaire française (FBF) sur les normes comptables. En cause toujours, la valorisation des actifs financiers à leur juste valeur ou valeur de marché. Cette méthode a été décriée par de nombreuses banques, spécialement françaises, mais aussi pas quelques politiques européens car elle a été considérée comme un vecteur de la crise dans les établissements financiers en les obligeant à déprécier sans cesse la valeur de leurs actifs dans des marchés devenus illiquides."


Augustin de Romanet
, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, dans "Le Figaro" du 22 janvier 2010 en page 14 :
Article intitulé : Les enjeux politiques insoupçonnés des règles comptables.
" Fin janvier, chefs d’Etats, dirigeant d’entreprise et experts seront réunis à Davos pour « repenser, redessiner, reconstruire l’état du monde ». Au cœur de cette régulation se trouve la question des normes comptables dont l’insuffisance a amplifié la crise, en la diffusant à l’économie mondiale. Leurs effets déstabilisateurs sont pour l’essentiel, venus de l’application du mécanisme de la « valeur de marché » : la baisse des Bourses a entraîné la baisse des actifs des institutions financières, les conduisant à réduire leurs prêts et leurs investissements dans l’économie, ce qui a encore amplifié la crise et entrave aujourd’hui la reprise. La publication, il y a quelques semaines, de la première réponse de l’IASB est inquiétante. Ce nouveau texte accroît en effet l’utilisation de la valeur de marché, notamment, en prévoyant que les variations des Bourses impacteront le résultat des investisseurs, même s’ils n’ont pas vendu d’actions ! Il ne s’agit pas de faire des normes comptables le bouc émissaire de la crise financière. Mais les principes proposés par les normalisateurs internationaux accroissent le risque de contraction des sources de financement de l’économe. Comptabiliser les actifs selon leur valeur instantanée transfèrerait sur les fonds propres la volatilité des marchés. « Accroître la volatilité des bilans des grandes entreprises et des institutions financières, ce sera autant d’emplois détruits, d’investissements bloqués, d’efforts d’innovation contrariés. ». »


Henri de Castries
,
patron de l’assureur AXA, dans "Le Nouvel Observateur" du 22 janvier 2010 en page 52 :
Article intitulé : Le capitalisme a échappé à ses maîtres…
" C’est la régulation qui a conduit à cette situation. L’une des erreurs a été de penser que la stabilité du système serait atteinte par l’uniformité des règles, qu’elles soient comptables ou prudentielles. Cela a, au contraire créé un système moutonnier, instable. On ne peut demander à un marchand de fleurs et à un pépiniériste de valoriser leurs stocks de la même manière, c’est-à-dire tous les jours. Pour le producteur de fleurs, il s’agit d’un système comptable approprié. Mais le pépiniériste ne va pas sortir les plantes de terre tous les jours pour savoir combien il peut les vendre ! Demander aux assureurs de se comporter comme s’ils devaient tout vendre demain matin les empêche d’acheter des actions quand les marchés sont bas, et limiter ainsi l’effondrement, tout en créant de la valeur pour leurs assurés. Ce n’est pas un hasard si les grandes sociétés d’assurance européennes, qui avaient 30% d’actions dans leur bilan en 2000, et 15% en 2007, en ont moins de 5% aujourd’hui… »

Philippe Leroy, PDG de Détroyat Associé,  dans « La Tribune » du 5 janvier 2010 en page 12 :
«  Dans l’application des normes IFRS, les comptables doivent enregistrer des opérations de valorisations ou de dévalorisations d’actifs. Les valeurs sont déterminées par une approche financière qui, par nature, s’intéresse aux flux futurs et dont la matière première est le risque qui leur est associé, le gain ou la perte potentiels que cela représente. Autant de lots, de concepts et de pratique qui sont à l’opposé de la démarche comptable. D’une certaine façon, les financiers n’ont plus voulu faire leur métier, qui est d’évaluer les sociétés, et ils ont cherché à faite endosser la responsabilité de se prononcer sur la valeur des biens sur d’autres épaules que les leurs. Symétriquement, les comptables ont fait une ingérence dans la finance pour faire des évaluations d’actifs à la place des financiers. Le paradoxe de cette construction est que par besoin de se protéger (aussi), les comptables font alors signer toutes sortes de décharges aux dirigeants de l’entreprise qu’ils sont censés contrôler. C’est un exercice circulaire dont on a du mal à percevoir qui porte la responsabilité et où la zone grise procure, de bonne foi, aux sociétés des marges d’interprétation tout en donnant l’impression de respecter des règles très strictes. »


C’est pour répondre à ces questions que nous proposons de mentionner notre cotation alternative www.agencedecotationesg.com et notre indice de liquidité 3L voir site www.auroragestion.com

A l’heure où la France désire être compétitive et innovante dans le combat international des places financières n’y a-t-il pas là une ouverture pour une bourse « alternative » qui offrirait un système de meilleure gouvernance SOCIOlogique, ECOnomique, POlitique et FInancière.

Le passé devrait-il se répéter ?

On pourrait le croire en lisant ces dernières déclarations :

Benjamin Jullien dans « La Tribune » daté du 6 décembre 2010 en page 37 :

Article intitulé : Les professionnels ne veulent pas de normes trop strictes
« L’évaluation financière est si peu encadrée qu’elle fait presque figure d’anomalie dans l’univers réglementé de la finance. Mais avec l’essor du concept de « juste valeur », l’évaluation est apparue comme le maillon faible de l’information financière lors de la crise du « subprime », qui a mis en évidence la difficulté à cerner la valeur intrinsèque d’un actif en l’absence de transactions sur le marché. L’AMF n’exclut pas la « possibilité de faire référence, à terme, aux standards de l’IVSC », mais « ne se prononce pas, à ce jour, en faveur de normes précises et contraignantes » indique Benoît de Juvigny, secrétaire général adjoint en charge de la direction des émetteurs de l’AMF. »

Alors que deux jours après Monsieur Jouyet, président de l'AMF écrit dans « Le Figaro » du 8 décembre 2010 en page 14 :

Article intitulé : Euro : osons toutes les hypothèses, même celles qui gênent les banquiers
« Nous traversons une crise qui réveille dans le domaine financier les vieux démons de l’Europe : divisions, communication incompréhensible, manque de vision et de cohérence. Tout se passe comme si nous nous satisfaisions d’une approche au cas par cas. Nous sommes à l’image de ces médecins qui attendraient toujours le prochain symptôme pour poser un diagnostic définitif et préconiser la médecine qui traitera la maladie. Que faire, il ne suffira pas de continuer à inonder les marchés de liquidité (au risque de créer de nouvelles bulles sur les matières premières, l’immobilier ou certaines dettes d’Etat) et d’imposer des mesures d’austérité draconiennes aux peuples les plus touchés pour traiter le problème. Nous ne faisons que repousser des échéances inéluctables tout en accablant les couches moyennes et populaires qui seront les premières victimes de nos atermoiements ; ce sont les montagnes de liquidité et de dette qui font le lit de la rigueur de demain. Osons réformer, assainir, mieux gouverner. Alors, et seulement alors, nous aurons bien servi l’Europe qui demeure notre horizon indépassable. »

Jean-Pierre Jouyet dans « Le Monde » daté du 9 décembre 2010 en page 12 :
Article intitulé : On ne sait pas qui achète quoi, ni à quel prix
« Nous n’avons pas eu une approche assez politique au moment de négocier la directive MIF (Marché d’instruments financiers, qui a ouvert à la concurrence les marchés boursiers en Europe). On ne s’est pas posé les bonnes questions : de quels marchés voulons-nous ? Comment faire pour qu’ils financent au mieux l’économie ? Ce texte a gravement accentué le désordre des marchés boursiers et conduit à une fragmentation et à une plus grande opacité des transactions. Nous avons, c’est vrai, un train de retard sur les technologies financières. En quelques années, les marchés ont beaucoup évolué ; C’est un point que n’avait pas anticipé la directive. Aujourd’hui, on estime que 44% des transactions sont invisibles. Or le b.a.-ba de notre travail, c’est de savoir ce qui se passe. Si, demain, je veux vendre 100 000 actions d’une société cotée, il vaut mieux éviter que l’information soit sur la place sous peine de faire dévisser les cours. »

Claire Gatinois dans « Le Monde » daté du 9 décembre 2010 en page 12 :
Article intitulé : L’UE doit-elle réguler davantage les marchés actions ?
« L’aveu d’échec est à peine voilé. Trois ans après avoir provoqué un « Big Bang » sur les Bourses en Europe, la Commission européenne fait machine arrière. Les exubérances ont eu un rôle dans les émeutes de la faim en Haïti ou au Burkina Fasso, en 2008. « On a pris beaucoup de mauvaises habitudes. Je veux mettre de la lumière partout, explique Michel Barnier, commissaire européen aux marchés intérieurs et aux services financiers. Remettre les marchés au service de l’économie réelle.». Les nouveaux acteurs ont pris la place qu’on leur a donnée. Mais ils sont allés trop loin, trop vite. Les ordres sont éparpillés et le régulateur ne sait plus où donner de la tête. « Les régulateurs n’ont jamais rien compris à ce qu’on faisait. Ils ont toujours été dépassé », relativise Pierre-Antoine Dusoulier, patron de Saxo Banque. Ces échanges discrets. « Nous ne reprochons pas à la MIF d’avoir aboli le monopole des Bourses traditionnelles, cela était nécessaire. Nous observons simplement que cette directive a eu des effets secondaires tels que permettre un manque de transparence, qui est intolérable en Europe », dénonce M. Cerutti, directeur général adjoint de Nyse Euronext, à Paris. Pour les professionnels, ce n’est pas seulement le problème du régulateur. Car cette opacité perturbe aussi le fonctionnement des marchés et met à mal le mécanisme de formation des prix. Faute de transparence, celui-ci n’est plus le reflet de l’offre et de la demande. « C’est comme si on allait faire des courses et que l’on découvrait le prix de ce que l’on achète au moment de passer en caisse », explique M. Cerutti, directeur général adjoint de Nyse Euronext, à Paris. »


B) FONDS DE STABILISATION BOURSIER

Synthèse de la dynamique : Après un krach, on ne finance pas la nouvelle croissance. On crée la confiance, qui elle-même crée un redémarrage économique, qui lui-même attire les investisseurs. L’objet du Fonds de Stabilisation Boursier est d’être l’outil de cette reprise de confiance en travaillant, comme le font les financiers, les failles du système de cotation, tant que ces dernières existent, pour les mettre au service de la communauté et non au seul profit de quelques initiés.

André Grjebine, directeur de recherche à Science Po, Centre d’études et de recherches internationales (CERI), dans « le Monde » du 30 octobre 2010 en page 19 : « C’est un pays qui stagne au lieu d’investir et de se développer, qui sacrifie l’avenir. »

Article écrit et publié le 14 juillet 2009


A l’heure où l’on attire l’attention sur l’extrême endettement des Etats, les mêmes réponses reviennent toujours.  
Parmi celles-ci nous retrouvon s systématiquement l’émission d’un emprunt.

Pour ma part, je pense que :

 L’ampleur des besoins impose une solution à la hauteur de la situation.

Comment dans la situation actuelle croire que l’on peut via des obligations assainir les finances de l’Etat ?

A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle.

L’Etat doit utiliser les techniques des hedge funds pour assainir les finances étatiques et passer de la phase de dépendance à celle d’indépendance.

Situation actuelle

Afin de rétablir une certaine orthodoxie financière, l’Etat veut émettre un emprunt.
En clair augmenter son endettement à long terme auprès de tiers pour faire face à ses besoins court terme.

But de cette note
Eviter à l’Etat d’emprunter.
Utiliser les mêmes outils que les financiers (effets de levier).

Objectifs

Trouver des ressources pour l’Etat sans augmenter ses charges.
Soutenir et relancer les marchés financiers sans bourse déliée pour l’Etat.
Relancer la confiance, source d’emplois.

Pour comprendre, notre réponse, il faut auparavant  comprendre l’environnement de nos réponses

a) Comprendre la sociologie des marchés financiers

Que le marché soit à la hausse ou à la baisse, il est la résultante d’un mouvement mimétique.
L’économie dépend de l’état de la psychologie de l’inconscient collectif.
Organisons et régulons les effets haussiers de l’inconscient collectif  et nous serons surpris par la puissance régénératrice pour les finances de l’Etat de ce mouvement. 

Le moment est on ne peut plus opportun.

En effet, c’est un euphémisme de dire que les cours boursiers actuels représentent une opportunité.

Pour rappel 
 
Le travail des politiques est de gérer des dynamiques et non des flux.
Gérer des flux équivaut à affecter des données présentes, reflets du passé.
Gérer des dynamiques, c’est se donner les moyens de se libérer du présent pour créer le futur. C’est un comportement pro actif.
Actuellement, sans la mise en place d’un projet pro actif, les Etats ne pourront que gérer des flux (financiers ou humains) et non des dynamiques.

Dans « BILAN » du 17 juin 2009, le milliardaire Ernesto Bertarelli nous rappelle :
« On construit les difficultés dans les moments de succès et les succès dans les moments de difficulté ».

Boris Cyrulnik Ethologue et psychiatre écrit dans Le Monde du 21 juin 2009 : « Un seul achat ne change pas un marché, mais la contagion des idées, en induisant une tendance, peut provoquer un mouvement financier. Cette illusion euphorisante crée la confiance qui provoque la réussite du marché », « La rationalité n’est plus mathématique, elle est évolutive » : « Le panurgisme psychologique participe à la course économique » 

Le système économique actuel ne se maîtrisera que par la gestion des dynamiques sociologiques.
C’est bien le dédain de l’aspect sociologique et le manque d’anticipation de ses dynamiques qui a perdu les marchés financiers internationaux. 

Créons les dynamiques sociologiques qui assureront le renouveau de la croissance économique et nous obtiendrons de facto une terre politique fertile pour assurer l’assainissement des finances étatiques.

Créons une dynamique financière de hausse des marchés boursiers et nous obtiendrons de facto une terre fertile pour le développement de l’ensemble des dynamiques sociologiques qui assureront le renouveau de la croissance économique et l’assainissement des finances étatiques.

La croissance revenue, l’Etat pourra « travailler » cette nouvelle ère prospère afin de retrouver une situation financière meilleure.

b) Comprendre le système de cotation des titres boursiers
Le système de cotation, dans la situation actuelle, offre une opportunité exceptionnelle.
En effet, il suffit de quelques actions échangées à la hausse pour que l’on valorise mécaniquement des centaines de millions voire des milliards de titres d’une même société et, de ce fait, créer sa « renaissance » boursière.

À situation exceptionnelle, hommes exceptionnels.

Ce dream team Etat/financiers sera assurément facteur de confiance retrouvée.


DEVELOPPEMENT DE L’IDEE

Synthèse
Phase 1 : Utiliser le système de cotation actuel des marchés financiers pour créer une dynamique haussière.
Toute dynamique haussière est génératrice de dynamique de confiance.
Confiance revenue =  dynamique de consommation ; Dynamique de consommation = flux financiers ; Flux financiers = reprise de la production ; Reprise de la production = emplois et impôts.

Réalisation

Créer et encadrer une dynamique haussière des marchés financiers en collectant via un Hedge funds étatique une grande quantité de l’épargne des citoyens.
Cette réalité haussière ASSUREE par des achats réguliers constituera un support idéal pour accélérer et décupler les effets positifs des décisions gouvernementales.
Dans ce schéma, l’Etat n’est pas débiteur de ses citoyens via un emprunt mais bien collecteur d’impôts grâce à une croissance boursière et économique retrouvée.
Il est à noter que les capitaux qui seront investis dans les sociétés cotées  seront régénérateurs pour les sociétés en manque de capitaux pour assurer leur développement.

La mise en application de cette idée nécessitera la mise en place d’un comité de régulation composé de représentants de l’Etat, de banquiers et d’assureurs qui auront comme mission d’éviter les surchauffes boursières et de gérer le canal haussier.
Il est primordial que ces représentants soient soigneusement choisis et sélectionnés parmi ceux qui ont su dénoncer les excès de la financiarisation et ne pas suivre le reflex moutonnier de leurs collègues.  Dans l’inverse, les acteurs n’auraient aucun intérêt à la réussite de cette action. Bien au contraire.

Phase 2 : Optimiser financièrement les hausses boursières par l’utilisation des techniques utilisées par les financiers (effet de levier..) pour rééquilibrer les finances publiques.
L’objectif doit être un assainissement pour 2015.

Réalisation

Travailler la dynamique de reprise des marchés financiers avec les techniques des financiers (effet de levier) pour créer des ressources très importantes pour l’Etat.
La visibilité et la durabilité de la hausse boursière permettront d’emprunter à un taux très faible des capitaux. Ces derniers valorisés par la hausse des marchés boursiers dégageront une plus value importante à court et moyen terme. Plus values affectées aux redressements des comptes de l’Etat.
Le tout arrosé d’une légère incitation fiscale au terme de l’opération (pas ou peu d’impôts sur les plus values, exonération de droits de succession sur les sommes ayant été affectées à cet investissement …) et nous devrions avoir une solution efficace pour régler certains problèmes actuels.

Dom Helder Camara : « Quand on rêve seul, ce n’est encore qu’un rêve ; quand on rêve à plusieurs, c’est déjà la réalité. L’utopie partagée est le ressort de l’histoire ».

Réflexion : Et si nous passions de l’utopie à la mise en place d’un ressort de l’histoire économique et financière ?

Financièrement vôtre.

Christian Piré

C) CREDIT CONSCIENCE ESG

Extrait d’un écrit mis en ligne le 7 décembre 2009

Tout comme le crédit carbone est une réponse à la prise de conscience de l'importance de limiter les effets de la pollution (cancer écologique), le crédit conscience ESG (Environnement, Social & Gouvernance) est une réponse à la prise de conscience que doivent avoir les institutionnels (banques, assurances, caisse de retraite…) sur les effets pervers de leur financiarisation.


C'est pourquoi, je propose qu’une partie des gains obtenus par la financiarisation soit affectée au "Crédit conscience ESG".

Contrairement au crédit carbone (cancer écologique) où l’on donne un montant calculé sur sa pollution personnelle à un projet qui économisera le rejet de CO2, le Crédit conscience ESG ne sera pas un don mais un prêt à des conditions très avantageuses à des projets favorisant l’ESG.

Je parle d’un prêt et non d’un don car il n’est pas question de supprimer les ressources financières dont les institutionnels ont besoin pour assumer leur rôle dans la société.
Certes, ces ressources financières seront plus modérées que par la financiarisation, mais elles seront moins risquées et, in fine, l’Etat n’aura pas à « renflouer » au prix de son endettement les institutionnels devenus moribonds de leurs excès.

Exemple

Sur 100 gagnés grâce à la financiarisation, 10 seront affectés à des projets productifs favorisant l'être humain.
Pourquoi ne pas favoriser le logement qui est certainement le problème le plus urgent à régler ?
Urgence qui a rendu ce droit au logement, un droit opposable.
Les propositions faites par Monsieur Jean-Pierre Jouyet, Président de l’AMF, qui milite pour que l’argent s’investisse là où il est vraiment nécessaire : dans les domaines de l’alimentation et de l’énergie (voir article dans « Les Echos » du 1er décembre 2009 en page 17) peuvent être reprises.

Réflexion : A quand une commission Juppé/Rocard sur ce sujet ?
À quand la reprise de cette idée par les politiques qui se sentent concernés par ce sujet ?
À quand les grandes entreprises qui volontairement vont adhérer au Crédit conscience ESG ?
Et pourquoi pas certaines sociétés minières ou certaines grandes surfaces ?
Quelle sera la première banque à mettre en place le Crédit conscience ESG ?
À quand la création d’un départ ement Crédit conscience ESG au sein des banques ?

Les paroles sur notre responsabilité face aux générations actuelles et futures sont-elles dites de bonne foi ou ne sont-elles que des propos de circonstance ?

Nicolas Barré dans « Les Echos » du 2 décembre 2009 page 28 :


Propos de Lord Turner, président de la Financial Services Authority (FSA), l’autorité de surveillance des marchés britanniques : « Nous baignons toujours dans l’aveuglement collectif. C’est hallucinant, nous n’avons retenu aucune leçon ! Si on avait tenu compte du marché des CDS pour évaluer les risques du système financier, on en aurait conclu au printemps 2007 que le monde avait atteint un niveau de risque historiquement bas. Or on sait aujourd’hui que la fragilité du système était au contraire maximale !... Analyse, il est vrai édifiante, du Fonds monétaire international en avril 2006 à propos des bienfaits de l’innovation financière, en l’occurrence des « subprimes » : « la dispersion du risque de crédit par les banques en direction d’un groupe plus large et plus diversifié d’investisseurs a permis aux banques, plutôt que de conserver ces risques dans leur bilan, de rendre le système financier plus résistant. » Le FMI en concluait que « les banques commerciales sont désormais moins vulnérables aux chocs économiques et de crédit ». Lord Turner avait horrifié la City en juin dernier en évoquant un secteur financier « hypertrophié ». Toutes les activités de « trading » ont-elles une justification économique ou comportent-elles une part de « rente » prélevée sur l’économie réelle ? « Depuis la crise, cette question n’est plus considérée comme illégitime » Constate-t-il. La valeur des dérivés de crédit a été multipliée par 20 depuis 1995, passant de 18.000 à 400.000 milliards de dollars alors que la valeur du PIB mondial a été multipliée par 3. Les transactions de change représentent 50 fois les échanges mondiaux. »

 

 


Charte Humanity Invest

Information Socialement Responsable
6 janvier 2011

Français, investissez...
6 janvier 2011


1) Immobilier, simple logement ou pilier de l'Etat ?
26 décembre 2010


2) Immobilier et défiscalisation
26 décembre 2010


3) Immobilier/Bourse
26 décembre 2010 Mise à jour au 6 janvier 2015


Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?

Comparatif de performances, oui mais ?

Qui avait écrit cela dès janvier 2007 ?

Nouvelle Calédonie

 Nouvelle calédonie

CHARTE KANAK


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