![]() |
|
Dernières parutions
Frais variables, réponse à l'Agefi Actif
10 juillet 2009
Emprunt de l'Etat ou Hedge funds
au service de l'Etat
14 juillet 2009
Qui avait écrit cela dès janvier 2007 ?
Crédit carbone, Financiarisation
Crédit ESG
7 décembre 2009
Comprendre :
- la Mondialisation et l'Europe
- les cycles boursiers
- les cycles immobiliers
- l'économie et les cycles financiers
Les vendredis de socioecopofi de 10h à 12h tous
les premiers vendredis de chaque mois et certains samedis sur Annecy et Paris.
N'hésitez pas à nous contacter.
Prenez contact avec nous...
Depuis quelques années, la politique du sois beau et tais toi frappe le domaine financier.
La généralisation de l’utilisation des comparatifs (palmarès) de SICAV ou FCP dans les actes de conseils prouve qu’il reste encore beaucoup de formations à faire.
Pour rappel, il existe des bases de données qui permettent, APRES RETRAITEMENT PAR DES PROFESSIONNELS, d’analyser certaines données des FCP et les SICAV.
Les bases de données financières ne peuvent en aucun cas servir à l’élaboration de palmarès, sans un retraitement effectué par des professionnels.
À titre d’exemple, pour expliciter mon propos, en date du 27 janvier, un journal financier titrait :
« Le Prix de l’innovation fait le plein de concurrents »
Six fonds sélectionnés pour cinquante candidats.
Parmi les 50 candidats, certains cotaient :
- À l’ouverture des marchés (le matin),
- D’autres à la fermeture (le soir) => entre les deux il y a une journée de cotation d’écart !
Et….le clou, certains ne cotaient qu’hebdomadairement. Dans ce cas, ce n’est plus un jour mais plusieurs jours de cotation qui manquaient à l’appel et donc plusieurs pourcents de performance de décalage !
Avec une telle différence de cours, comment peut-on créer un comparatif professionnel ?
Il est vital pour la crédibilité de notre métier que nous ne tombions pas dans le piège du :
« Dire n’importe quoi pourvu que cela paraisse vrai et professionnel ».
Que dire lorsque ces mêmes comparatifs qui comparent n’importe quoi n’importent comment sont utilisés pour placer et investir des milliards de capitaux (milliards jusqu’au prochain krach où ils deviendront millions) ?
Que dire lorsque ces mêmes comparatifs servent à des journaux pour publier des palmarès et décerner des prix ?
Que dire lorsque ces palmarès influencent les épargnants ?
Et le summum, que dire des journaux qui parlent de cotation de fonds alors que les FCP ne sont pas cotés mais évalués !
Sauf erreur de ma part, il y a quand même une différence.
Réflexions :
Ne croyez-vous pas qu’il est temps de mettre fin à l’effet « Kiss cool » des comparatifs ?
Le temps n’est-il pas venu de mettre fin à l’information tronquée en faveur d’une information plus conforme à la réalité ?
Financièrement vôtre
Christian Piré
Suivi de cet article
Jean-Marc VITTORI dans « Les Echos » du 8 septembre 2009 : « Aucune personne sensée ne nie plus que les modes de rémunération de la finance constituent l’un des maillons de la chaîne qui a provoqué la plus formidable crise financière de l’histoire, aux côtés d’autres maillons comme des agences de notations cupides et des régulateurs irresponsables »
Monsieur Claude BEBEAR, président d’honneur d’Axa, dans La Tribune du 25 août 2009 : « Cela n’a aucun sens de comptabiliser dans l’instant une valeur de marché qui ne reflète pas la valeur des actifs. Cela accélère la formation de bulles ou la production de krachs sans donner une image fidèle des entreprises. Il faut aussi réglementer les agences de notation dont les notes ne sont pas suffisamment transparentes et lisibles. Cela frise parfois la malhonnêteté. »