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CAC 40 et s'il était trompeur voire FAUX ?

Du respect du droit à l'information juridiquement opérationnelle mis à jour au
10 04 15

NOUVEAU

ET LE 17 JANVIER 2017, LA CONFIRMATION DE MES PROPOS JURIDIQUES

 Nouveau : 21 06 16 Dernière décision juridique "Lecoq Vallon"

11 04 16 Décision juridique "Lecoq Vallon"

Christian PIRE ?

 

ARTICLE EDIFIANT SITE ORDRE DES EXPERTS COMPTABLES ET SITE "LACADEMIE.INFO" qui regroupe des instances telles l’AMF, la CIP, la CNCEF, la Cour d’appel de Paris, l’Ordre des avocats etc…

ECRITS

Nouveaux paradigmes d'analyse économique
14 août 2012

Et si certains ratios boursiers (PER, VAR, Price to Book) étaient faux ?
13 août 2012

Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010

 

HEDGE FUNDS AU SERVICE DE L’ETAT
Écrit et publié le 14 juillet 2009


A l’heure où l’on attire l’attention sur l’extrême endettement des Etats, les mêmes réponses reviennent toujours.  
Parmi celles-ci nous retrouvons systématiquement l’émission d’un emprunt.

Pour ma part, je pense que :

 L’ampleur des besoins impose une solution à la hauteur de la situation.

Comment dans la situation actuelle croire que l’on peut via des obligations assainir les finances de l’Etat ?

A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle.

L’Etat doit utiliser les techniques des hedge funds pour assainir les finances étatiques.

Situation actuelle

Afin de rétablir une certaine orthodoxie financière, l’Etat veut émettre un emprunt.
En clair augmenter son endettement à long terme auprès de tiers pour faire face à ses besoins court terme.

But de cette note
Eviter à l’Etat d’emprunter.
Utiliser les mêmes outils que les financiers (effets de levier).

Objectifs

Trouver des ressources pour l’Etat sans augmenter ses charges.
Soutenir et relancer les marchés financiers sans bourse déliée pour l’Etat.
Relancer la confiance, source d’emplois.

Pour comprendre, notre réponse, il faut auparavant  comprendre l’environnement de nos réponses

a) Comprendre la sociologie des marchés financiers

Que le marché soit à la hausse ou à la baisse, il est la résultante d’un mouvement mimétique.
L’économie dépend de l’état de la psychologie de l’inconscient collectif.
Organisons et régulons les effets haussiers de l’inconscient collectif  et nous serons surpris par la puissance régénératrice pour les finances de l’Etat de ce mouvement. 

Le moment est on ne peut plus opportun.

En effet, c’est un euphémisme de dire que les cours boursiers actuels représentent une opportunité.

Pour rappel 
 
Le travail des politiques est de gérer des dynamiques et non des flux.
Gérer des flux équivaut à affecter des données présentes, reflets du passé.
Gérer des dynamiques, c’est se donner les moyens de se libérer du présent pour créer le futur. C’est un comportement pro actif.
Actuellement, sans la mise en place d’un projet pro actif, les Etats ne pourront que gérer des flux (financiers ou humains) et non des dynamiques.

Dans « BILAN » du 17 juin 2009, le milliardaire Ernesto Bertarelli nous rappelle :
« On construit les difficultés dans les moments de succès et les succès dans les moments de difficulté ».

Boris Cyrulnik Ethologue et psychiatre écrit dans Le Monde du 21 juin 2009 : « Un seul achat ne change pas un marché, mais la contagion des idées, en induisant une tendance, peut provoquer un mouvement financier. Cette illusion euphorisante crée la confiance qui provoque la réussite du marché », « La rationalité n’est plus mathématique, elle est évolutive » : « Le panurgisme psychologique participe à la course économique » 

Le système économique actuel ne se maîtrisera que par la gestion des dynamiques sociologiques.
C’est bien le dédain de l’aspect sociologique et le manque d’anticipation de ses dynamiques qui a perdu les marchés financiers internationaux. 

Créons les dynamiques sociologiques qui assureront le renouveau de la croissance économique et nous obtiendrons de facto une terre politique fertile pour assurer l’assainissement des finances étatiques.

Créons une dynamique financière de hausse des marchés boursiers et nous obtiendrons de facto une terre fertile pour le développement de l’ensemble des dynamiques sociologiques qui assureront le renouveau de la croissance économique et l’assainissement des finances étatiques.

La croissance revenue, l’Etat pourra « travailler » cette nouvelle ère prospère afin de retrouver une situation financière meilleure.

b) Comprendre le système de cotation des titres boursiers
Le système de cotation, dans la situation actuelle, offre une opportunité exceptionnelle.
En effet, il suffit de quelques actions échangées à la hausse pour que l’on valorise mécaniquement des centaines de millions voire des milliards de titres d’une même société et, de ce fait, créer sa « renaissance » boursière.

À situation exceptionnelle, hommes exceptionnels.

Ce dream team Etat/financiers sera assurément facteur de confiance retrouvée.


DEVELOPPEMENT DE L’IDEE

Synthèse
Phase 1 : Utiliser le système de cotation actuel des marchés financiers pour créer une dynamique haussière.
Toute dynamique haussière est génératrice de dynamique de confiance.
Confiance revenue =  dynamique de consommation ; Dynamique de consommation = flux financiers ; Flux financiers = reprise de la production ; Reprise de la production = emplois et impôts.

Réalisation

Créer et encadrer une dynamique haussière des marchés financiers en collectant via un Hedge funds étatique une grande quantité de l’épargne des citoyens.
Cette réalité haussière ASSUREE par des achats réguliers constituera un support idéal pour accélérer et décupler les effets positifs des décisions gouvernementales.
Dans ce schéma, l’Etat n’est pas débiteur de ses citoyens via un emprunt mais bien collecteur d’impôts grâce à une croissance boursière et économique retrouvée.
Il est à noter que les capitaux qui seront investis dans les sociétés cotées  seront régénérateurs pour les sociétés en manque de capitaux pour assurer leur développement.

La mise en application de cette idée nécessitera la mise en place d’un comité de régulation composé de représentants de l’Etat, de banquiers et d’assureurs qui auront comme mission d’éviter les surchauffes boursières et de gérer le canal haussier.
Il est primordial que ces représentants soient soigneusement choisis et sélectionnés parmi ceux qui ont su dénoncer les excès de la financiarisation et ne pas suivre le reflex moutonnier de leurs collègues.  Dans l’inverse, les acteurs n’auraient aucun intérêt à la réussite de cette action. Bien au contraire.

Phase 2 : Optimiser financièrement les hausses boursières par l’utilisation des techniques utilisées par les financiers (effet de levier..) pour rééquilibrer les finances publiques.
L’objectif doit être un assainissement pour 2015.

Réalisation

Travailler la dynamique de reprise des marchés financiers avec les techniques des financiers (effet de levier) pour créer des ressources très importantes pour l’Etat.
La visibilité et la durabilité de la hausse boursière permettront d’emprunter à un taux très faible des capitaux. Ces derniers valorisés par la hausse des marchés boursiers dégageront une plus value importante à court et moyen terme. Plus values affectées aux redressements des comptes de l’Etat.
Le tout arrosé d’une légère incitation fiscale au terme de l’opération (pas ou peu d’impôts sur les plus values, exonération de droits de succession sur les sommes ayant été affectées à cet investissement …) et nous devrions avoir une solution efficace pour régler certains problèmes actuels.

Dom Helder Camara : « Quand on rêve seul, ce n’est encore qu’un rêve ; quand on rêve à plusieurs, c’est déjà la réalité. L’utopie partagée est le ressort de l’histoire ».

Réflexion : Et si nous passions de l’utopie à la mise en place d’un ressort de l’histoire économique et financière ?

Financièrement vôtre.

Christian PIRE

 

Suivi de cet article

A LIRE TRES INSTRUCTIF

Harold Thibault  dans "Le Monde" du 21 juillet 2015 Article intitulé : Chine La machine de guerre de Pékin pour ramener l’ordre à la Bourse

" En ce samedi 4 juillet au matin, alors que le week-end commence à peine, les dirigeants des vingt-et-une principales maisons de courtage en Bourse de Chine sont convoqués à Pékin dans le bureau de la commission de régulation boursière. A Shanghaï, le marché vient de perdre 30 % de sa valeur en trois semaines après une année de hausse surréaliste. Cela n'a rien de surréaliste, bien au contraire. En effet, ce n'est que le décalage entre le principe qui veut que l'on extrapole (en dehors de toute réalité de faisabilité financière) le cours de la spéculation du jour (à la fermeture des marchés) à tous les porteurs de titres qui crée la hausse ou la baisse "virtuelle" des marchés.  Hausse ou la baisse "virtuelle" des marchés présentées pourtant à tous les porteurs de titres comme base crédible de prix financiers réalisables par les deux grandes familles d'intervenants en Bourse que sont les spéculateurs et les épargnants. Seul problème, lorsque ces hausses ou ces baisses virtuelles sont contredites par un afflux de volume de transactions inverses, la virtualité des cours nous revient comme un boomerang. Alors il est mentionné le terme de krach boursier. Terme totalement impropre car faux. L'inversion des cours (voire la chute vertigineuse) n'est due qu'au retour à la réalité du prix pour un volume échangé mettant à mal l'approche comptable qui veut que l'on extrapole à tous, les gains ou les pertes réalisés par les spéculateurs. En réalité, les krachs boursiers ne sont que des krachs comptables à répercussions SOCIOECOPOFI (SOCIOLogie, ECOnomie, POlitique, FInance) non maîtrisables. En fait, les épargnants et investisseurs non avertis sont victimes de désinformation, d'abus de confiance etc... Voir le document "Réflexions juridiques" Tels des écoliers convoqués chez le proviseur, ces grands financiers de la deuxième économie mondiale n’ont pas droit à la parole, ne peuvent pas négocier. Les régulateurs boursiers leur dictent ce qu’ils vont devoir faire, à savoir virer le lundi 6 juillet, au plus tard 11 heures, un montant cumulé de 120 milliards de yuans (17,8 milliards d’euros) vers une structure nommée China Securities Finance Corporation (CSF), afin que celle-ci puisse investir, si besoin, dans les grandes valeurs chinoises pour stabiliser leurs cours sur les places de Shanghaï et Shenzhen. Ici, nous avons un parfait exemple du Fonds de Stabilisation Boursier idée émise dès 2009 et reprise dernièrement. En dehors qu'il n'y ait pas besoin de mettre autant de capitaux, la simple injection de 17,8 milliards d'euros évoquée ne répond absolument pas à la source du problème. Le problème est bien l'extention mécanique du cours de spéculation réalisé à la fermeture des marchés comme référence de valorisation boursière (et de prix boursier) pour tous les titres. Si l'on veut réellement stabiliser les marchés, je propose de séparer le cours de spéculation du jour, du cours en VHR (Variation Humainement Responsable) calculé une minute après la fin de la spéculation du jour. Le cours VHR n'extrapole pas la hausse ou la baisse du jour de la spéculation du jour à tous les titres, mais à titre purement informationnelle, divise cette hausse ou cette baisse à tous les titres. Voir www.agencedecotationihr.com  Ce faisant, nous redonnerons des lettres de noblesse au marché boursier, mettrons fin à sa volatilité virtuelle délirante (base des dérives des produits dérivés), redynamiseront les volumes échangés et augmenteront la crédibiité des cours boursiers. Cette scène est racontée par un des magazines économiques chinois de référence, Caixin, alors que l’ampleur des mesures déployées par le gouvernement chinois pour éviter le grand krach commence tout juste à être révélée.   
C’est la pratique des appels de marge, permettant aux investisseurs d’emprunter auprès des courtiers pour investir, qui a, pour une large part, conduit à une hausse vertigineuse de l’indice de Shanghaï ces derniers mois (150 % en un an). Le montant placé en Bourse grâce à des fonds empruntés aux courtiers est ainsi passé de 400 milliards de yuans en juillet 2014 à 2 200 milliards un an plus tard, sans compter les probables 2 000 autres milliards empruntés par l’intermédiaire d’autres filières, ne laissant guère de doute sur l’origine assez artificielle de l’impressionnante ascension de la Bourse chinoise, malgré le ralentissement de la croissance du PIB. Pékin ayant tenté, au printemps, d’encadrer fortement cette pratique de l’investissement par la dette, c’est précisément cette restriction qui a suscité la violente dégringolade des marchés. Les autorités chinoises ont donc changé leur fusil d’épaule, leur priorité devenant de soutenir le marché à l’« arme lourde ». Outre leur nouvelle contribution au CSF, les financiers ont dû s’engager, à l’issue de la réunion du 4 juillet, à ne pas vendre leurs actions jusqu’à ce que la Bourse de Shanghaï, alors tombée à 3 600 points, remonte à 4 500. Un financier a osé proposer qu’un comité représentant ces sociétés de Bourse prenne les décisions d’investissement. Pas question !, lui a rétorqué le régulateur, bien décidé à prendre, seul, les choses en main. Remède de cheval
 Publication respectée pour son indépendance, Caixin compare l’effort des autorités chinoises pour s’assurer que le marché se stabilise à un rassemblement de généraux établissant une stratégie sur le champ de bataille. Après cette réunion du 4 juillet, chaque jour après la clôture, les principaux officiels chargés de suivre le marché se sont réunis autour de Xiao Gang, le président de la commission de régulation boursière, un mandarin anciennement à la tête de la Banque de Chine. 
L’« effort de guerre » ne s’arrête pas là. Aux yeux de Pékin, la violence du retournement boursier a mis directement en péril l’économie et risqué de susciter le mécontentement chez les 90 millions de petits boursicoteurs du pays. La stabilité des marchés financiers est devenue un enjeu de sécurité nationale. A ce titre, elle doit totalement intégrer les scénaris l'origine des conflits civils et militaires. L'AMF doit être contrôlée ou supervisée (directement ou indirectement) par le SGDN en France. Le ministère de la sécurité publique a ouvert des enquêtes sur les traders misant de manière « malicieuse », un terme sujet à interprétation qui peut tout autant viser des pratiques illégales telles que le délit d’initié ou le seul fait de ne pas vouloir parier sur le rebond du marché attendu par Pékin. Pour le gouvernement chinois, la solution est claire : il faut s’assurer que CSF dispose des moyens suffisants pour soutenir le marché au cas où. Il en fait aujourd’hui son remède de cheval si la Bourse venait de nouveau à lâcher. Les grandes banques du pays, dont l’Etat est actionnaire majoritaire et les patrons aux ordres du parti unique, ont, elles aussi, été invitées à mettre la main à la poche. Vendredi 17 juillet, un autre magazine respecté, Caijing, précisait que 17 banques ont prêté ces dernières semaines pour environ 1 300 milliards de yuans, soit plus de 190 milliards d’euros, au fonds CSF chargé de stabiliser le cours des deux grandes places de Chine continentale, Shanghaï et Shenzhen.
 Hausse de 12 % depuis le 8 juillet 
Les cinq plus grands établissements du pays, parmi lesquels la Banque industrielle et commerciale, ont chacun fourni plus de 100 milliards de yuans, soit 15 milliards d’euros, la palme revenant à la sixième banque du pays, Merchants Bank, qui a prêté pour près de 28 milliards d’euros. « Certainement de quoi rassurer le marché sur le fait que le manque de liquidités, comme on l’a vu avec les énormes fluctuations il y a quelques semaines, ne réapparaîtra pas de si tôt », constate Chen Jiahe, directeur de la stratégie chez Cinda Securities.
Le même CSF a également accès à des financements de la banque centrale chinoise. De sorte que ce fonds a, selon des sources citées par l’agence Bloomberg, potentiellement à sa disposition jusqu’à 3 000 milliards de yuans (446 milliards d’euros) à prêter aux sociétés de bourse en cas de besoin pour faire remonter les grands indices du pays. Cette somme correspond à 25 fois le montant mis de côté à l’issue de la réunion à laquelle leurs patrons furent convoqués, le 4 juillet.
  Et dire qu'il suffirait de mettre en place la double cotation boursière VSJ (Variation Spéculative du Jour) et VHR (Variation Humainement Responsable) pour redynamiser les volumes échangés, crédibiliser les cours et les marchés boursiers et stabiliser l'ensemble. On est bien loin de l’engagement pris par le secrétaire du Parti communiste, Xi Jinping, de laisser sous son mandat le marché jouer un rôle décisif. Mais, de fait, la Bourse de Shanghai est remontée de 12 % depuis son plus bas du 8 juillet.
Lundi 20 juillet, la Bourse de Shanghai a clôturé en hausse de 0,88 %, Shenzhen progressant de son côté de 1,82%.

Dans "Trends tendances" Belgique du 12 juillet 2015 Article intitulé : Les mesures 'aberrantes' de la Chine pour empêcher un krach boursier

" À force de ne parler que de la Grèce, dont finalement nous ne savons que très peu de choses des véritables négociations, nous en viendrions à perdre de vue qu'en Chine, la Grèce n'est pas leur préoccupation majeure, mais bien la Bourse ! La Bourse a attiré énormément de particuliers chinois - on parle de plus de 90 millions de boursicoteurs, soit un peu plus que les 88 millions de membres du parti communiste chinois - et le pire, c'est que ces boursicoteurs ont été incités à investir en Bourse par le gouvernement. Puisque l'immobilier local allait mal, c'était une manière de laisser les Chinois s'enrichir pour compenser la baisse de la croissance du pays. D'ailleurs, la Bourse s'est littéralement transformée en casino et avait gagné en quelques mois seulement plus de 150% de gains !
Et puis, patatras. Comme toujours, on redécouvre brutalement que les "arbres ne grimpent pas jusqu'au ciel". La Bourse chinoise vient en effet de perdre en trois semaines plus de 30%. Par rapport à une hausse de 150%, n'importe quel analyste considérerait cela comme une correction salutaire. N'importe quel analyste, mais par le gouvernement chinois. Avec ses mesures-chocs, la Chine fait en toute transparence ce que nos Banques centrales font de manière déguisée Depuis plusieurs jours, Pékin fait tout, je dis bien tout, pour empêcher la Bourse chinoise de baisser. Le gouvernement a d'abord abaissé les taux d'intérêt. Ensuite, il a permis aux citoyens chinois de mettre en gage leur immobilier. Puis, il a demandé - pour ne pas dire "exiger" - que des investisseurs s'engagent à récolter des fonds et à acheter des actions pour soutenir leurs cours. Et Pékin vient encore de frapper fort en demandant aux gros intervenants en Bourse - généralement des sociétés qui dépendent du gouvernement - de ne pas vendre leurs actions pendant une durée de 6 mois.
Bref, le gouvernement chinois démontre qu'il aime la Bourse, uniquement si elle grimpe. Et si elle baisse, et abîme donc les plans gouvernementaux, alors, c'est la manière forte !
Pour un Occidental, pareille attitude qui consiste à manipuler la Bourse semble complètement aberrante. Mais en réalité, le gouvernement chinois fait en toute transparence ce que font de manière déguisée les banques centrales occidentales. Aux États-Unis, en Grande-Bretagne, au Japon et en Europe, la Bourse est également manipulée par nos banques centrales. Et si la Bourse n'a fait que grimper dans ces pays, c'est aussi parce que les autorités monétaires ont fait en sorte que le marché des actions soit la seule alternative possible aux taux d'intérêt maintenus artificiellement proche de zéro pour cent. On peut donc ironiser sur la Chine qui veut empêcher les paniques en Bourse, mais faisons-nous autrement ? Pouvons-nous vraiment leur faire la leçon ?

Sébastien Buron dans "La Tribune" du 8 juillet 2015 Article intitulé : La bulle chinoise explose: "La purge est en cours et personne ne sait combien de temps elle durera"

" La Grèce n'est pas le seul sujet d'inquiétude pour les investisseurs. Le plongeon de la Bourse chinoise focalise également de plus en plus l'attention : - 30 % pour la Bourse de Shanghai depuis son plus haut du 12 juin dernier. "La correction enregistrée ces derniers jours apparaît comme logique après l'envolée du premier semestre, situe Bernard Keppenne, chief economist à la banque CBC. Les Chinois se sont rués sur la Bourse en croyant que c'était la poule aux oeufs d'or. Ils prennent maintenant leurs bénéfices alors que les résultats des entreprises chinoises sont décevants. S'ils prenaient réellement leurs bénéfices la Bourse serait fermée. Stop aux amalgames boursiers. A côté de cela, le gouvernement a pris des mesures pour freiner les crédits spéculatifs accordés par les entreprises à d'autres entreprises. Pour enrayer cette bulle du crédit, la banque centrale de Chine vient d'abaisser ses taux directeurs et le taux de réserve minimum que doivent détenir les banques qui octroient du crédit aux PME et aux agriculteurs. D'autres mesures spécifiques ont été prises en vue de soutenir la Bourse comme le report de toute une série d'IPO. Mais malgré cela, le mouvement de correction se poursuit avec un effet de contagion aux autres places financières asiatiques, elles-mêmes déjà fragilisée par la Grèce."
Greed and fear
Comme l'écrit ce matin dans sa revue de presse quotidienne l'ancien trader parisien bien connu Marc Fiorentino, le gouvernement chinois fait en effet ce qu'il peut pour ralentir la chute. "Mais rien n'y fait pour l'instant. La purge est en cours et personne ne sait combien de temps elle durera. La Bourse c'est aussi ça : un mélange de greed and fear, d'appât du gain et de peur. Nous sommes dans la phase peur."
Abandonnant presque leurs activités principales, des millions de particuliers chinois ont en effet acheté des actions à crédit via le système des margin accounts, c'est-à-dire des achats spéculatifs. Achats spéculatifs auxquels ils ont procédé pour investir sur le marché en empruntant de l'argent, avant de mettre en garantie de prêt les actions achetées, et cela tout en tablant sur une augmentation des cours pour rembourser leur emprunt. Mais, c'est bien connu, les arbres ne grimpent pas jusqu'au ciel. Une hausse de la Bourse chinoise de 150 % en un an, malgré une situation économique de plus en plus dégradée, ce n'était plus tenable. Tout ceci était pourtant prévisible, affirme Marc Fiorentino. "On assiste en direct à l'explosion d'une bulle aux origines comptables que tout le monde, y compris les autorités chinoises, ont vu venir. Ah bon, pourquoi a t-elle lieu alors ? Pour rappel, l'explosion d'une bulle n'est que la conséquence d'une augmentation de volumes à la vente qui met à jour le décalage entre le cours réalisé lors d'un échange de faible volume et l'extension mécanique de ce cours comme outil de valorisation de tous les titres. Dans cette configuration, il est évident que les effets systémiques d'une augmentation des ventes mettent rapidement à mal la supercherie comptable de l'extension du cours réalisé par un volume de titres déterminé à tous les titres comme outils d'information et de valorisation. LES KRACHS BOURSIERS SONT EN FAIT DES KRACHS COMPTABLES. Et aujourd'hui, elles prennent des mesures réellement extraordinaires dans la panique. Avec les bulles, on a, à chaque fois, l'impression de revivre la même situation et la bulle chinoise est un vrai cas d'école." Cas d'école, oui mais qui n'appelle aucune modification. A quand l'obligation de mettre deux cours de Bourse en place. La VSJ doublée de la VHR. Voir www.agencedecotationihr.com
En attendant, le retournement est aggravé non seulement par la crise grecque mais aussi par le ralentissement de l'économie chinoise (croissance de seulement 7 % en 2015). Bref, "à force de se focaliser sur la Grèce on peut se poser la question de savoir si on n'oublie pas l'essentiel", conclut Bernard Keppenne."

Commentaire : Ci-dessous un de mes commentaires internet.

"Voilà ce qui pourrait arriver en 2020 à l'échelle de tous les pays européens simultanément (mondiaux ?) avec effet systémique voire panique générale. Cela aucune législation ne pourra endiguer ni réparer les dégâts des effets actuels de la financiarisation élevés à la puissance de l'aveuglement ambiant et des effets de leviers qui ont pris en garantie l'ensemble des avoirs des Peuples via la titrisation et autres monstruosités. D'où l'utilité pour les Etats de faire disparaître le cash.
Seule la mise en place (je n'en connais pas d'autres) aujourd'hui, et dans l'intérêt de tous, de Fonds de Stabilisation Boursiers nationaux est une réponse opérationnelle d'anticipation....en dehors d'être la réponse à la situation actuelle à l'endettement des Etats. Amitiés Christian"

Dans "La Tribune" du 4 juillet 2015 Article intitulé : En Chine, des courtiers s'allient pour tenter de stopper le krach boursier

" Les courtiers chinois tentent de stopper la panique bancaire. L'association chinoise des titres boursiers a annoncé que 21 courtiers chinois avaient décidé de s'allier pour stopper la dégringolade des marchés boursiers depuis trois semaines. Ils ont ainsi décidé de créer un fonds de 120 milliards de yuans, ou environ 17,4 milliards d'euros, soit 15 % de leurs actifs à fin juin, pour intervenir sur les marchés et arrêter leur chute. En fait, il n'y a pas besoin de mettre autant de capitaux. Il suffit de créer rapidement un Fonds de Stabilisation Boursier et ensuite mettre en place (en parfait respect du principe juridique français  "d'égalité des porteurs de parts") un système d'information basé sur une double "cotation" boursière. La journée aux spéculateurs et la fin de journée aux Peuples et aux Etats via la cotation Humainement Responsable. Voir www.agencedecotationihr.com
Promesses et régulations
Les courtiers ont promis de ne vendre aucune des actions qu'elles détiennent en portefeuille pour le moment et d'intervenir tant que l'indice de la Bourse de Shanghai ne sera pas revenu au-dessus des 4.500 points. Vendredi à la clôture, cet indice se situait à 3686 points, perdant sur la seule séance de vendredi 5,7 %. Sur trois semaines, la Bourse chinoise a reculé de près de 30 %, soit la plus forte baisse depuis 1992. Nous retrouvons les cycles SOCIOECOPOFI Un peu plus tôt, la Commission chinoise de régulation des marchés financiers (CSRC) avait indiqué qu'elle allait réduire le nombre des introductions en Bourse et en plafonner les montants. Ces introductions sont en effet souvent sous-évaluées et mobilisent beaucoup de liquidités qui quittent ainsi le marché des titres déjà cotés. Par ailleurs, les autorités chinoises avaient aussi récemment frappé fort contre les vendeurs à découvert.
Bulle à crédit
Ce qui se passe en Chine a toutes les apparences de l'éclatement d'une bulle. Les marchés actions ont progressé l'an passé de 150 % alors que la croissance ralentissait dans l'ancien Empire du Milieu. Cette frénésie boursière a été en partie encouragé par les autorités qui voulaient « rééquilibrer » l'économie et favoriser l'accès des entreprises au marché. Il s'en est suivi un sentiment de sécurité qui a donné lieu à une fièvre acheteuse. Pour acheter des titres, les investisseurs ont eu massivement recours à la dette. Un schéma de financement à haut risque.
Krach avec des conséquences sur l'économie mondiale
Le risque est évidemment à présent que ce krach non seulement se poursuive, mais commence à avoir des effets sur l'économie réelle, comme c'est immanquablement le cas. Cette fois, le canal de transmission pourrait bien être précisément les investisseurs endettés et ayant tout perdu en Bourse. Ils pourraient alors être contraints non seulement de vendre leurs dernières actions, mais aussi leurs biens, notamment immobiliers. La bulle immobilière chinoise pourrait alors éclater à son tour, entraînant dans son mouvement le système financier si fragile du pays. Les effets d'un tel scénario sur l'économie mondiale seraient effrayants, d'autant que l'économie ne se remet que très progressivement des crises de 2008 et 2010.
L'initiative des courtiers chinois est donc bienvenue. Sera-t-elle suffisante ? Rien n'est moins sûr et il se pourrait que les autorités chinoises elles-mêmes soient contraintes d'intervenir massivement pour empêcher le scénario catastrophe de se dérouler..."

Commentaire : Cela me rappelle mes discussions il y a quelques années avec des officiels Chinois.

Isabelle Chaperon dans « Le Figaro » du 9 octobre 2012

Article intitulé : Des assureurs s’unissent pour investir en Bourse
« Fonds stratégique de participations (FSP), qui vient d’être créé dans la plus grande discrétion par quatre leaders de l’assurance-vie : CNP Assurances, Prédica (Crédit agricole), BNP Paribas Cardif et Sogécap (Société générale). Une grande première dans le secteur privé. Ces concurrents, qui représentent ensemble environ la moitié des 1 400 milliards d’euros d’encours de l’assurance-vie en France, ont décidé de mettre en commun leurs participations jugées stratégiques dans les entreprises françaises. « Nous regroupons nos forces pour mieux jouer notre rôle d’investisseur à long terme et contribuer ainsi plus efficacement au développement des entreprises françaises », relate Éric Lombard, PDG de BNP Paribas Cardif, la filiale d’assurances de BNP Paribas, qui assure la première présidence tournante du FSP : « Nous demanderons à être associés à leur gouvernance, y compris le cas échéant à travers un siège au conseil d’administration. » Le FSP s’engagera à rester au moins cinq ans au capital de ses participations. Le fonds va s’installer de manière progressive, avec une force de frappe d’environ 1 milliard d’euros pour commencer. Il en reste sous le pied pour monter en puissance, les quatre partenaires initiaux totalisant ensemble plus de 40 milliards d’euros placés en Bourse. Le fonds, en outre, a vocation à accueillir d’autres assureurs. Actuellement, les discussions battent surtout leur plein entre les fondateurs afin de déterminer quelles participations existantes seront apportées. « Nous nous autorisons également à construire des positions nouvelles », précise Éric Lombard. Cible principale, les belles mid-caps françaises. La gestion du Fonds stratégique de participation a été confiée à la Compagnie financière Edmond de Rothschild. Afin d’être irréprochable sur la gouvernance, le FSP proposera à des administrateurs indépendants les sièges qui lui seront attribués. Sur le plan prudentiel, enfin, cette union sera positive pour les assureurs. Elle leur permet, en effet, de bénéficier d’une disposition du nouveau cadre réglementaire Solvabilité 2, qui atténue les exigences de fonds propres nécessaires pour couvrir les placements en actions, s’il s’agit de « participations stratégiques ». Jusque-là, la perspective de Solvabilité 2, combinée à des performances désastreuses, avait conduit les compagnies d’assurances à réduire la part des actions dans leurs placements, pour bâtir des portefeuilles de dettes souveraines qui se sont révélés très néfastes. À travers le FSP, les assureurs trouvent le moyen de revenir en Bourse, au moment où les investisseurs en actions se font rares. Les entreprises françaises ne s’en plaindront pas. « Les assureurs ont dans leur ADN le fait d’être des investisseurs de long terme », se félicite Jean-Hervé Lorenzi, conseiller de la Compagnie financière, associé au dossier.

Frédéric Schaeffer dans « Les Echos » du 8 juin 2010 en page 5 :
Article intitulé : L’Etat appelé à agir pour réformer l’épargne vers les investissements.

 
« Le Conseil d'analyse économique (CAE) a publié, hier, un rapport mettant en avant la nécessité d'un retour de l'Etat au premier plan pour relancer les investissements de long terme. Ce rapport part du constat que les réserves de capitaux en France, comme dans le monde, ne manquent pas : en 2008, le patrimoine financier des Français était de l'ordre de 3.500 milliards d'euros, dont plus du tiers est contenu dans des contrats d'assurance-vie. Depuis, la crise a encore renforcé la propension des ménages à épargner. Problème, cette épargne privée ne parvient pas à s'investir dans des projets de long terme. Les investisseurs de long terme (fonds de pension, compagnies d'assurances, fonds souverains…) sont rares « dans les pays de l'OCDE et particulièrement en France ». Et la crise n'a fait qu'accentuer « l'insatiable appétit des investisseurs pour des titres sécurisés ». « Pour les pays développés, le défi immédiat est bien de transformer la réserve de valeur de l'épargne en investissement productif, comme "du plomb en or", », indique le rapport. »

Commentaire : Enfin ! Une réflexion sur la puissance et les dynamiques de l’épargne mises au service de l’Etat et non l’inverse. Ce thème est développé dans mes conférences depuis plusieurs années. A quand la création d’un hedge fund d’Etat comme je le préconise dans mes écrits. Hedge fund étant un « gros mot » pour beaucoup, nous pourrions opter pour « fonds de stabilisation boursier » à l’image du « fonds de stabilisation » européen.

Philippe Plassart dans le Nouvel Economiste du 10 septembre 2009 : « Les pouvoirs publics n’ont pour l’instant pas encore mis en place les nouveaux instruments de la régulation au-delà de la déclaration d’intention »


Charte Humanity Invest

Information Socialement Responsable
6 janvier 2011

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6 janvier 2011


1) Immobilier, simple logement ou pilier de l'Etat ?
26 décembre 2010


2) Immobilier et défiscalisation
26 décembre 2010


3) Immobilier/Bourse
26 décembre 2010 Mise à jour au 6 janvier 2015

 

Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?

Comparatif de performances, oui mais ?

Qui avait écrit cela dès janvier 2007 ?

Nouvelle Calédonie

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