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Nouveaux paradigmes d'analyse économique
14 août 2012

Et si certains ratios boursiers (PER, VAR, Price to Book) étaient faux ?
13 août 2012

Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010

 

REFLEXION SUR LES RATIOS 13 AOUT 2012

                                                                                  

PRICE TO BOOK


A juste raison, Madame Jaggi dans son article « Ecarts de valeurs sur sociétés cotées en bourse » http://www.domainepublic.ch/articles/21209 écrit la « volonté de comprendre ». C’est dans le cadre de cette « volonté de comprendre », que je vous propose quelques réflexions sur le Price to Book value Ratio. Madame Jaggi écrit
« En français, on parle de rapport entre prix du marché et valeur comptable, entre capitalisation boursière et actifs nets. Un rapport supérieur à un signifie que le cours de l’action de la société XY multiplié par le nombre des actions cotées représente une valeur dépassant celle des fonds propres inscrits dans le dernier bilan publié. Inversement, un rapport inférieur à un signifie que la société YZ vaut moins en bourse que le montant des capitaux mis à disposition par les actionnaires. Plus le rapport PBR est positif, plus l’entreprise crée de la valeur et plus l’investisseur prend confiance dans le potentiel de développement de la société. Plus il est négatif, plus elle détruit de la valeur et appauvrit l’actionnaire. »
Effectivement, ce ratio est couramment utilisé par les «  financiers ». Mais, l’est-il à bon escient alors que nous n’avons pas fini de payer les dégâts de la dernière crise ? Peut-on encore parler de prix du marché ?
Pour rappel :
 
1)      Le prix du marché est  « financier ». Il résulte de l’extrapolation à tous les titres du prix réalisé à une heure donnée (cours de fermeture de la Bourse) pour un volume donné. Nous percevons ici les limites de la crédibilité de ce raisonnement. Le système actuel fait croire que le cours Boursier est réalisable par tous. Est-il raisonnable d’extrapoler un cours réalisé par quelques personnes à tous les porteurs du titre ? Est-il juste, après la dernière crise, de maintenir cette position alors que l’on sait très bien que si plus de porteurs de parts avaient voulu vendre le titre, ce dernier aurait chuté.
2)      La valeur est comptable et, à contrario du prix financier, plus crédible car moins, voire non tributaire des incohérences du prix « financier ».
Madame Jaggi reprend le raisonnement de certains « financiers ». Ce raisonnement est : si le cours financier est supérieur à la valeur comptable, cela veut dire qu’il y a une dynamique financière porteuse de plus values. Cas du PBR supérieur à 1. Ex : Prix « financier » à 100 alors que la valeur comptable est à 90.
A contrario, si le PBR est inférieur à 1, cas de la valeur comptable supérieure au prix financier, cela indiquerait une perte de confiance dans la société et une destruction du « prix » et donc un appauvrissement de l’actionnaire. Dans les faits, c’est l’inverse. Nous avons ici un exemple de l’influence et des dégâts que peut causer le système de cotation dans certains raisonnements et ratios financiers. En réalité, plus le ratio PBR est élevé, plus il marque le décalage entre la valeur réelle des actifs et la valorisation financière positive irréalisable car issue d’un système de cotation inadapté. Comment les financiers peuvent-ils encore croire en la crédibilité du PBR ? L’effet du ratio PBR positif en dehors de l’effet « kiss cool » peut être un signal d’alerte. Dans le cas inverse, un PRB négatif est bien souvent un signal d’achat. Signal d’achat d’autant plus intéressant qu’il va à l’encontre des modes de pensée générale et qu’il permet d’éviter les krachs en étant un signal d’alarme. Où quand un raisonnement peut donner un résultat inverse lorsqu’un axiome est faux. Imaginez ce que cela peut donner comme risque systémique, lorsque des paris sont faits avec effet de levier sur l’évolution du PBR ? Pour terminer et être complet, le raisonnement tenu dans l’article ci-dessus serait juste, s’il prenait le cours ISR (cours pondéré par le volume/flottant) comme référence. Ce cours prenant en compte la faiblesse des volumes échangés apporterait la crédibilité nécessaire au raisonnement initial.

                                                                                     PRICE EARNING RATIO

Dans les ratios couramment utilisés, nous retrouvons le PER.
La formule du PER est : valeur de l’action / bénéfice net après impôt par action
A votre avis, à la lumière de ce qui écrit ci-dessus (variation du cours réalisée sur des faibles volumes à un moment donné appliquée à tous les titres créant ainsi un effet d’amplification comptable des variations de cours de plus de 98%), le PER doit-il plus sa crédibilité au nombre de personnes qui l’utilisent ou à sa véritable pertinence ?
Comparer en cours réalisé sur peu de volume à un instant par rapport à un bénéfice réel pour tous les porteurs de parts, est-il bien sérieux ?
Comme le Price to Book (ci-dessus), le PER est le support de quantité de stratégies mathématiques ainsi que d’effets de levier. De nouveau, si le cours ISR (cours pondéré par le volume/flottant) était pris comme référence cela apporterait plus de crédibilité au raisonnement initial.

                                                                                          VAR


La définition de Value at risk - Lexique de finance voir la page 1127 du Vernimmen 2013 est « La value at risk (VAR) représente la perte potentielle maximale d'un Investisseur sur la Valeur d'un actif ou d'un portefeuille d'actifs financiers compte tenu d'un horizon de détention et d'un intervalle de confiance. Elle se calcule à partir d'un échantillon de données historiques ou se déduit des lois statistiques habituelles. »
Avec la Value At Risque, nous entrons dans une situation étonnante si ce n’est incompréhensible. En effet, comme l’indique :
-    Paul Jorion (voir revue de presse du 9 au 11 juin 2012) : « La Value at Risk (VaR) est un instrument de l’évaluation du risque qui, bien que systématiquement utilisé, est totalement trompeur. À l’origine employée dans le secteur de l’assurance, la VaR a été introduite fin des années 80 dans les banques américaines, JP Morgan Chase créant en 1994 son service gratuit intitulé RiskMetrics destiné à la promouvoir, ce qui en a alors fait le spécialiste. Le Comité de Bâle institua en 1996 un modèle standard de calcul de la VaR, les banques utilisant jusqu’alors des modèles propriétaires soumis à l’approbation du régulateur. Avec un tel pedigree et après un tel nouvel échec retentissant, la VaR est un des symboles les plus accomplis des errements de l’activité financière. Elle est née alors que cette dernière était en plein essor et que ses artisans étaient persuadés savoir mesurer le risque, et d’être même capables de le faire quasiment disparaître en le faisant prendre à d’autres pour le diluer… Vu le bouillon que JP Morgan Chase vient de prendre, cela ne manque pas d’ironie rétrospectivement.
-    Par Marion Leblanc-Wohrer le 07/06/2012 pour L'AGEFI Hebdo
La gestion du risque est plus que jamais au cœur des difficultés des institutions financières. Cela vaut pour la VaR (Value-at-Risk), dont la capacité à révéler, ou au contraire cacher, les pertes potentielles peut dépendre des plus légères modifications ; comme pour les stress tests européens, dont les résultats peuvent aisément s’avérer dangereusement flatteurs dès lors que trop concentrés sur le critère de la dette souveraine de la zone euro et pas assez sur la réalité du marché immobilier. 

- Xavier Diaz pour L'Agefi du 20 mai 2009 : La Value at Risk (VaR), qui s'était imposée ces dernières années comme la principale méthode d'évaluation du risque, s'est révélée complètement inefficace en période de crise extrême.


Et pourtant, malgré l’évidence que la VAR est une erreur, l’Association Française de Gestion (syndicat des sociétés de gestion de portefeuille) organisait le 18 juin 2012 la formation ci-dessous :
De : afg(at)afg(dot)asso(dot)fr [mailto:afg(at)afg(dot)asso(dot)fr] Dat: lundi 18 juin  2012 Prix: 650  (adhér.)  750 € (non -adhé.)
•    Séminaire de formation "Les nouveaux calculs de risques : Risque global et Indicateur de risques et de rendement "
•    Objectifs pédagogiques :  
•    Connaître la nouvelle règlementation relative au calcul du risque global d’un portefeuille et à l’indicateur de risques et de performances du DICI (SRRI) Comprendre les objectifs de ces nouvelles méthodes de calcul des risques. Approfondir les méthodes de calcul des nouveaux indicateurs : VaR, volatilité
•    Public : Tout collaborateur d’entreprise d’investissement : gérants, commerciaux, opérateurs de middle et back-office, auditeurs, juristes, conformité et suivi des risques
•     Programme  :
•    Présentation des différents indicateurs de risques
- Sensibilité
- Volatilité
- Value at Risk
•    Le risque global : la réglementation
- Les contraintes UCITS IV
- L'instruction AMF n°2011-15
Principes généraux
Les différentes méthodes : engagement et VaR relative et absolue       
•      Intervenant :
•    Goulven DREVILLON -  Alternative Fixed Income Portfolio Manager, BNP Paribas Asset Management
Alors que suite à la crise, Paul-Henri de La Porte du Theil nouveau Président de l’Association de la Gestion Financière avait du reconnaître dans « Les Echos » du 18 mai 2009 : «  Dans la gestion, nous avons focalisé sur le couple rendement-risque en oubliant la liquidité, qui semblait aller de soi. L’effet de ciseau entre un passif qui décollecte et un actif illiquide peut être très douloureux »  
Et si hier, avant la crise, l’AFG n’avait pas oublié l’illiquidité mais l’avait cautionnée tout comme elle continue de le faire aujourd’hui ? Comment ne pas se poser cette question quand l’on ne peut que constater que les organes de régulation (AMF..) et l’AFG continuent de cautionner les ratios qui ont permis la dernière crise.

                                                                SOLUTION FINANCIERE A LA CRISE ACTUELLE

Mes précédents commentaires, s’ils ont attiré l’attention sur les effets néfastes du système de cotation actuel et les limites des ratios PBR, PER et VAR, se doivent d’être enrichis. Si le cours de Bourse actuel, sans une analyse des volumes, n’est en aucune façon un indicateur de valorisation pertinent pour l’ensemble des porteurs de parts et encore moins pour le calcul d’un ratio, il n’en reste pas moins qu’il recèle en lui-même une solution à la crise actuelle. « Soigner le mal par le mal ». Sur ce sujet, je ne doute pas que l’histoire mettra en exergue l’importance des normes comptables dans les crises actuelles.
Pour rappel, l’économie est la résultante d’un ensemble de dynamiques créatrices de flux SOCIOECOPOFI (sociologique, économique politique et financier).  Depuis plusieurs  années, on a inversé ce principe en faveur de la mise en place d’une politique déterminée, non sur des dynamiques mais, sur des données comptables à respecter à une date donnée (ex : bilan d’entreprise, échéance politique…). Ce faisant, nous avons remplacé la dynamique des flux par des flux sans dynamique, voire des flux destructeurs de dynamiques existantes ou sans cohérence. Exemple de cette réalité  dans le journal Français « Les Echos » du 7 août qui titre : Aide aux logements : le tabac mis à contribution. Autre exemple avec les flux générés par les aides fiscales. Aides fiscales qui aboutissent à remplacer l’impôt (que l’on est censé économiser) par l’inflation des biens que l’on acquiert.
Comme indiqué ci-dessus, si nous désirons mettre en place un système de dynamique génératrice de flux, nous avons, via les marchés boursiers, un générateur de dynamiques et de flux apte à relever le défi de l’endettement des Etats.  
En effet, si quelques titres échangés à la baisse suffisent à transmettre  une « perte » à tous les porteurs de parts et aux indices, quelques titres échangés à la hausse transmettront immédiatement cette hausse, effet d’amplification de richesse (EAR), à l’ensemble des porteurs de parts. Effet richesse qui, s’il est régulier, se transformera très rapidement, via la confiance retrouvée, en croissance assurée et en effet de création de richesse (ECR). N’est-ce pas ce principe qui est évoqué par Madame Yaggi dans son article lorsqu’elle écrit à propos du Crédit Suisse « Or le cours ne cesse de glisser, exprimant et renforçant une nouvelle défiance à l’égard d’un titre qui ne fait de loin plus la fierté de la cote. Et ce n’est pas fini: certains mouvements laissent présumer que les opérateurs visent, par des achats-ventes concertés, à égaliser à environ 13 francs les cours des actions d’UBS (présentement autour de 10 francs) et de Credit Suisse (16 francs).
Etendre ce raisonnement de « soutien » des cours (qui en Bourse s’appelle un contrat d’animation) à l’échelle de l’ensemble des titres d’un indice, voilà le principe du Fonds de Stabilisation Boursier Objectif 2016. http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/finance/francais-investissez.php
Naturellement, lorsque les situations étatiques seront stabilisées ainsi que l’environnement Humain, il nous restera à agir pour mettre fin aux risques financiers déstabilisateurs issus des problèmes de valorisations boursières. Sur ce sujet, voir la première partie de l’article : http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/economie/raisonner-en-flux-comptables-ou-dynamique-financiere.php
Ces changements de paradigmes sociologiques, économiques, politiques et financiers (SOCIOECOPOFI) réalisés, il restera à transformer la fiscalité en outil de régulation des effets inflationnistes des dynamiques.


Charte Humanity Invest

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6 janvier 2011

Français, investissez...
6 janvier 2011


1) Immobilier, simple logement ou pilier de l'Etat ?
26 décembre 2010


2) Immobilier et défiscalisation
26 décembre 2010


3) Immobilier/Bourse
26 décembre 2010 Mise à jour au 6 janvier 2015


Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?

Comparatif de performances, oui mais ?

Qui avait écrit cela dès janvier 2007 ?

Nouvelle Calédonie

 Nouvelle calédonie

CHARTE KANAK


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