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A l’heure où les grands débats se portent sur les effets économiques et financiers de la modernisation, il existe un paradoxe boursier. En effet, alors que l’ensemble des bourses est au zénith, les perspectives à moyen terme des entreprises, elles ne le sont guère.
Pourquoi ce paradoxe ?
Eh bien, je pense pour ma part que la bourse qui, hier, mettait l’entreprise au premier rang en reflétant ses bons ou mauvais résultats financiers n’assume plus cette fonction aujourd’hui.
Hier on cotait les résultats obtenus (ou prévus) par le travail des membres d’une entreprise. Aujourd’hui, on extrapole les retombées théoriques des politiques fiscales, économiques ou financières sur cette même entreprise. Dans ce jeu, l’entreprise n’est plus un outil d’investissement mais une des cartes d’un poker menteur. Cette prise de conscience étant faite, c’est à nous de la gérer et d’en tirer meilleur parti. Si je reprends l’image du poker menteur, nous arrivons, petit à petit, avec les fortes hausses boursières, au somment du « bluff » (dans le monde financier, nous appelons cela une bulle financière).
Pour gérer cette hausse, trois grandes décisions nous sont offertes : soit vendre nos titres boursiers et placer les capitaux (sans risques), soit ne rien faire et laisser venir la chute (ceci s’appelle une absence de gestion), soit capitaliser les plus-values que nous avons réalisées et rester sur les marchés boursiers grâce aux fonds indiciels à cliquet et à capital garanti.
Réflexion : N’est-ce pas le bon moment pour capitaliser nos gains boursiers tout en restant sur les marchés boursiers ?
Financièrement vôtre
Christian PIRE