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Actuellement, il existe deux grandes possibilités de déléguer la gestion « boursière » :
Gestion par OPCVM (SICAV et Fonds Commun de Placement) : vos fonds sont regroupés avec quantité d’autres et sont gérés de façon identique. L’ampleur des fonds gérés (parfois plusieurs milliards d’euros ou de dollars) fait que ce type de gestion est à favoriser lorsque la bourse sur laquelle on veut investir enregistre des mouvements importants de capitaux. Lorsque ce n’est pas le cas, le gestionnaire, en achetant ou en vendant, risque de faire bouger lui-même la cotation du titre. Alors que fait-il ? Rien.
Gestion directe : vous déléguez votre gestion à un gestionnaire et non à une « société » collective qui regroupe beaucoup d’investisseurs. Le fait qu’il gère des montants beaucoup plus faibles lui permet d’être agile dans sa gestion et de pouvoir profiter des hausses et des baisses boursières. Là où l’importance de sommes en mouvement avec la gestion par OPCVM déstabiliserait le marché, lui, il passe. En, clair et en décodé, tout comme lorsque la mer est haute, on choisira de gros bateaux pour faire du commerce, en bourse, on choisira une gestion par OPCVM. Tout comme lorsque la mer est basse, on choisira de petits bateaux agiles et rapides pours faire du commerce, en Bourse , on choisira une gestion directe.
En novembre 2002, juste avant la hausse, dans mon article intitulé « Investir en Bourse : oui ; investir dans des fonds indiciels : non »
En effet, la situation boursière actuelle –avec des cotations de valeurs qui sont passées d’un optimisme béat (pays émergents et valeurs internet…) au pessimisme stupide actuel – réserve des opportunités rares qu’il est bon de saisir.
Ma position aujourd’hui est, après avoir géré cette hausse, de me préparer à la prochaine en utilisant un gestionnaire de portefeuilles et en achetant des options (attention, c’est la configuration exceptionnelle du marché qui me fait parler d’option).
En fait, tout comme le temps varie avec chaque saison, le type de gestion varie avec le cycle boursier.
L a logique de base est :
- Lorsque les marchés mondiaux sont bas et que l’on veut anticiper la reprise, on va essayer de trouver la « géographie » de la reprise (USA, France..) ;
- - lorsque nous sommes positionnés sur un marché haussier, nous allons essayer de trouver les secteurs les plus porteurs (ce qui n’est absolument pas le cas aujourd’hui)
- Et lorsqu’il est trop tôt pour investir sur le marché choisi dans la zone géographique, on va « travailler » les titres les plus « massacrés » en gestion directe.
Financièrement vôtre
Christian PIRE