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Aurore Lartigue, entretien avec Jean-François Bayart, directeur de recherche au CNRS, dans « La Croix » daté du 5 août 2010 en page 3 :
Article intitulé : Le bilan des cinquante ans d’indépendance n’est pas brillant.
« Cette curieuse invitation de l’Afrique au défilé du 14 juillet a été mal perçue. Cela partait d’une bonne intention. Mais c’est encore une manière de déposséder les sociétés africaines de leur indépendance. On imagine mal l’Inde fêter son indépendance à Londres ! Cela traduit une nouvelle fois l’incapacité de la société française à comprendre la société africaine. Côté africain, on va assister à la poursuite de la formation d’une classe dominante, au prix d’une aggravation des inégalités sociales. »
Sylvain Rolland dans « La Tribune » du 2 juillet 2010 en page 9 :
Article intitulé : L’Afrique de l’est lance le premier marché commun africain.
« Le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda, le Burundi et le Rwanda ont réalisé le plus grand effort d’intégration économique jamais entrepris en Afrique. Une monnaie unique est prévue pour 2012, les économistes estiment plutôt sa réalisation vers 2016.»
Commentaire : Enfin, l’Afrique va petit à petit s’intégrer à la régionalisation mondiale. Nous retrouvons 2012/2016. Et l’Afrique était le continent du 21 siècle ?
Sylvain Rolland dans « La Tribune » du 30 juin 2010 en page 9 :
Article intitulé : Les Etats africains mieux armés pour lutter contre les fonds vautours.
« Ces fonds d'investissement, aux moeurs un peu particulières, se payent sur la bête en s'appropriant les revenus générés par l'exploitation des matières premières des États visés.
Dans le rôle des victimes : les États africains en développement et possédant quelques ressources naturelles lucratives, du pétrole par exemple. Dans celui des vautours : des fonds d'investissements privés, derrière lesquels se cachent souvent des banques commerciales. Ces fonds d'investissements achètent à bas prix des créances souveraines impayées, avant d'intenter un procès au pays en question pour exiger le remboursement de la dette initiale plus les arriérés d'intérêt. Lorsque le pays refuse de rembourser, ces fonds vautours saisissent alors des avoirs détenus à l'étranger par ces États comme des cargaisons de pétrole, des comptes en banque ou des biens immobiliers. « Les effets positifs des programmes d'allégement de la dette se trouvent réduits à néant dans certains États du fait des procès initiés par les fonds vautours. », explique Mamadou Dème, le directeur de la Facilité. »
Daniel Bastien dans « Les Echos » du 25 mai 2010 en page 9 :
Article intitulé : Afrique : la bombe démographique.
« Les Africains étaient 180 millions en 1950, ils sont 860 millions actuellement et seront de 1,8 à 2 milliards dans quarante ans. Une multiplication par 10 de la population locale en un siècle. Du jamais-vu dans l’histoire de l’humanité. « Si la France avait connu la même croissance que la Côte d’Ivoire entre 1960 et 2005, elle compterait aujourd’hui 250 millions d’habitants, dont 60 millions d’étrangers », écrivent Jean-Michel Severino – jusqu’à il y a quelques jours directeur de l’Agence française de développement – et son conseiller Olivier Ray, qui ont fait de cette émergence démographique la pierre angulaire de leur récent ouvrage « Le Temps de l’Afrique ».»
Jean-Marc Vittori dans « Les Echos » du 9 mars 2010 en page 15 :
Article intitulé : Et si l’Afrique s’en sortait…
« « La pauvreté africaine tombe…bien plus vite que vous ne le pendez ». Ce n’est pas le message d’un bon père qui aurait abusé du vin de messe, mais le titre d’une étude très sérieuse publiée par l’économiste Xavier Sala-i-Martin avec Maxim Pinkovskiy. Xavier Sala-i-Martin est un professeur de Columbia (New York). On ne saurait trop conseillé au lecteur de consulter son site Web (http://www.columbia.edu/~xs23). De 1995 à 2006, la proportion de la population vivant avec moins de 1 dollar par jour (1 dollar de 1985, c’est-à-dire environ 1,70 dollar d’aujourd’hui) est passée de 43% à 32%. A ce rythme, le premier des Objectifs du millénaire pour le développement, que les Nations unies s’étaient assignés en 2000, serait accessible : la pauvreté pourrait avoir été réduite de moitié entre 1990 et 2015. Les deux chercheurs indiquent que cette baisse de la pauvreté s’observe partout, que les pays soient ou on côtiers, miniers, riches en potentiel agricoles, ou marqué dans le passé par la traite des esclaves. Difficile de résister à la tentation de conclure par un proverbe africain : « Au bout de la patience, il y a le ciel. » »