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Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010
Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?
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Sylvain Rolland dans « La Tribune » du 21 septembre 2011
Article intitulé : L'Afrique des matières premières suscite la convoitise des pays émergents
« De l'Égypte à l'Afrique du Sud, en passant par la Mauritanie, le Congo, la Côte d'Ivoire ou le Nigeria, les pays émergents ont fait du Continent noir leur nouveau terrain de jeu - et d'affaires. En dix ans, le volume des échanges de l'Afrique avec ses partenaires émergents a doublé en valeur nominale, pour atteindre 37 % des échanges totaux. Pas de quoi damner le pion aux partenaires dits « traditionnels », c'est-à-dire l'Union européenne et les États-Unis, mais le mouvement est en marche. Le quintet de tête est composé, sans surprise, par la Chine, suivie par l'Inde, la Corée du Sud, le Brésil et la Turquie. Pékin pèse même 38,5 % du commerce du continent avec les émergents (contre 7,1 % pour le Brésil et 14,1 % pour l'Inde), jusqu'à doubler en 2009 les États-Unis sur le commerce en volume. Le centre de gravité de l'économie mondiale s'est déplacé et la croissance est maintenant du côté des pays émergents. Le marché potentiel est de près de milliard de personnes et c'est le continent le plus riche du monde en matières premières », a-t-il rappelé mardi lors du onzième Forum pour le développement économique de l'Afrique, à Paris. Selon l'organisme de l'ONU et sur la base du ministère chinois du Commerce, 76 % des IDE chinois en Afrique en 2009 ont été à destination des pays riches en matières premières. Mais cette proportion atteint 85 % dans les pays membres de l'OCDE. Ainsi, les émergents préfèrent injecter directement leurs fonds dans les activités de commerce et d'investissement, tandis que les partenaires traditionnels préfèrent octroyer des subventions aux budgets fédéraux des États, quitte à augmenter les risques de détournement. Cette manière de procéder, qui favorise l'essor du secteur privé à défaut d'enrayer la corruption, est appréciée par les Etats africains. Gilbert Ondongo, le ministre des Finances de la République du Congo, fustige « la lenteur » et le «manque de souplesse » des pays occidentaux. »
Dominique Roux, Cercle des économistes, dans « Les Echos » du 30 juin 2011
Article intitulé : Le réveil de l’Afrique
« Selon McKinsey, l’Afrique a en 2008 un PIB proche de 1.600 milliards de dollars, l’équivalent de celui du Brésil ou de la Russie, mais c’est aussi 60 % des terres arables non exploitées du monde, 52 villes de plus de 1 million d’habitants. Avec un taux de croissance de près de 5 %, le PIB va doubler ou presque dans les dix ans à venir. Les opportunités qu’offre l’Afrique sont nombreuses, d’autant plus que le retour sur investissement est plus élevé en moyenne sur ce continent que dans n’importe quel pays développé ! Des consommateurs nouveaux existent, des consommateurs certes low cost, mais dont le nombre aujourd’hui tourne autour de 200 millions et qui seront 400 millions en 2020. Ces nouveaux consommateurs sont d’autant plus intéressants qu’ils travaillent, dépensent, consomment et investissent sur place à la différence des très riches qui préfèrent l’étranger. Cette classe moyenne a atteint maintenant une masse critique puisqu’il existe en Afrique, selon le « Financial Times », une plus grande classes moyennes qu’en Inde ! »
Aurore Lartigue, entretien avec Jean-François Bayart, directeur de recherche au CNRS, dans « La Croix » daté du 5 août 2010 en page 3 :
Article intitulé : Le bilan des cinquante ans d’indépendance n’est pas brillant.
« Cette curieuse invitation de l’Afrique au défilé du 14 juillet a été mal perçue. Cela partait d’une bonne intention. Mais c’est encore une manière de déposséder les sociétés africaines de leur indépendance. On imagine mal l’Inde fêter son indépendance à Londres ! Cela traduit une nouvelle fois l’incapacité de la société française à comprendre la société africaine. Côté africain, on va assister à la poursuite de la formation d’une classe dominante, au prix d’une aggravation des inégalités sociales. »
Sylvain Rolland dans « La Tribune » du 2 juillet 2010 en page 9 :
Article intitulé : L’Afrique de l’est lance le premier marché commun africain.
« Le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda, le Burundi et le Rwanda ont réalisé le plus grand effort d’intégration économique jamais entrepris en Afrique. Une monnaie unique est prévue pour 2012, les économistes estiment plutôt sa réalisation vers 2016.»
Commentaire : Enfin, l’Afrique va petit à petit s’intégrer à la régionalisation mondiale. Nous retrouvons 2012/2016. Et l’Afrique était le continent du 21 siècle ?
Sylvain Rolland dans « La Tribune » du 30 juin 2010 en page 9 :
Article intitulé : Les Etats africains mieux armés pour lutter contre les fonds vautours.
« Ces fonds d'investissement, aux moeurs un peu particulières, se payent sur la bête en s'appropriant les revenus générés par l'exploitation des matières premières des États visés.
Dans le rôle des victimes : les États africains en développement et possédant quelques ressources naturelles lucratives, du pétrole par exemple. Dans celui des vautours : des fonds d'investissements privés, derrière lesquels se cachent souvent des banques commerciales. Ces fonds d'investissements achètent à bas prix des créances souveraines impayées, avant d'intenter un procès au pays en question pour exiger le remboursement de la dette initiale plus les arriérés d'intérêt. Lorsque le pays refuse de rembourser, ces fonds vautours saisissent alors des avoirs détenus à l'étranger par ces États comme des cargaisons de pétrole, des comptes en banque ou des biens immobiliers. « Les effets positifs des programmes d'allégement de la dette se trouvent réduits à néant dans certains États du fait des procès initiés par les fonds vautours. », explique Mamadou Dème, le directeur de la Facilité. »
Daniel Bastien dans « Les Echos » du 25 mai 2010 en page 9 :
Article intitulé : Afrique : la bombe démographique.
« Les Africains étaient 180 millions en 1950, ils sont 860 millions actuellement et seront de 1,8 à 2 milliards dans quarante ans. Une multiplication par 10 de la population locale en un siècle. Du jamais-vu dans l’histoire de l’humanité. « Si la France avait connu la même croissance que la Côte d’Ivoire entre 1960 et 2005, elle compterait aujourd’hui 250 millions d’habitants, dont 60 millions d’étrangers », écrivent Jean-Michel Severino – jusqu’à il y a quelques jours directeur de l’Agence française de développement – et son conseiller Olivier Ray, qui ont fait de cette émergence démographique la pierre angulaire de leur récent ouvrage « Le Temps de l’Afrique ».»
Jean-Marc Vittori dans « Les Echos » du 9 mars 2010 en page 15 :
Article intitulé : Et si l’Afrique s’en sortait…
« « La pauvreté africaine tombe…bien plus vite que vous ne le pendez ». Ce n’est pas le message d’un bon père qui aurait abusé du vin de messe, mais le titre d’une étude très sérieuse publiée par l’économiste Xavier Sala-i-Martin avec Maxim Pinkovskiy. Xavier Sala-i-Martin est un professeur de Columbia (New York). On ne saurait trop conseillé au lecteur de consulter son site Web (http://www.columbia.edu/~xs23). De 1995 à 2006, la proportion de la population vivant avec moins de 1 dollar par jour (1 dollar de 1985, c’est-à-dire environ 1,70 dollar d’aujourd’hui) est passée de 43% à 32%. A ce rythme, le premier des Objectifs du millénaire pour le développement, que les Nations unies s’étaient assignés en 2000, serait accessible : la pauvreté pourrait avoir été réduite de moitié entre 1990 et 2015. Les deux chercheurs indiquent que cette baisse de la pauvreté s’observe partout, que les pays soient ou on côtiers, miniers, riches en potentiel agricoles, ou marqué dans le passé par la traite des esclaves. Difficile de résister à la tentation de conclure par un proverbe africain : « Au bout de la patience, il y a le ciel. » »