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allemagne

 

Franck Paul Weber dans « La Tribune » du 31 août 2010 en page 6 :
Article intitulé : Berlin prône la fin de la modération salariale.
« La Chancelière Merkel soutient les revendications syndicales pour une hausse des salaires, espérant un rebond de la consommation des ménages, quitte à risquer une baisse de sa compétitivité à l’export. Les syndicats veulent également mettre la réduction de l’intérim au centre des négociations. »

Michel Verrier dans « La Croix » daté du 10 août 2010 en page 9 :
Article intitulé : L’immigration devient nécessaire à l’industrie allemande.
« Boom des commandes, boom de l’emploi, on parle d’un « job wunder » d’un miracle de l’emploi. »

Caroline Bruneau dans « Le Figaro » daté du 10 août 2010 en page 1 et 21 :

Article intitulé : L’Allemagne a effacé la crise.

« Berlin affiche un excédent commercial de 74,6 milliards d’euros au premier semestre. « On n’avait pas enregistré un tel rythme de progression d’un mois sut l’autre depuis 1984 » relève Julian Callow, chef économiste Europe de Barclays Capital. La France, dont les exportations se tiennent bien également, a pourtant enregistré un déficit de 24,5 milliards d’euros. En 2009, année de la récession, le pays n’avait perdu que 200 000 emplois, grâce notamment au recours massif au travail partiel. Cela a permis aux entreprises, dès la reprise en vue, de tourner de nouveau à plein régime et sans délai. Et à embaucher.»

Commentaire : En France, le temps de travail est analysé sous forme de flux et argument politique. Comme je l’explique lors de mes conférences, le temps de travail est une dynamique qui doit être considéré comme une variable d’ajustement. L’Allemagne nous donne l’exemple de l’utilisation du temps de travail comme dynamique de gestion.

Dans « La Tribune » daté du 9 août 2010 en page 15 :

Article intitulé : L’Allemagne va dépasser ses objectifs 2020 de consommation d’énergies renouvelables.
« Quelque 20% de l’énergie consommée en 2020 proviendra de sources renouvelables, selon le ministère de l’Environnement. A cet horizon, le vent, le soleil, l’eau et la biomasse fourniront 39% de l’électricité consommée par les ménages et 13% de celle absorbée par les transports. »

Dans « Les Echos » du 1 juillet 2010 en page 9 :


Article intitulé : En Allemagne, l’emploi reflète un vif mais peut-être court rebond de l’économie.
« Le nombre de chômeurs pourrait revenir à l’automne à ses niveaux d’avant la crise. Mais les plans d’austérité en Europe devraient freiner cette embellie. Cette décrue du chômage s’explique toujours, en partie, par les mécanismes de chômage partiel mis en place par Berlin, aussi par le vieillissement démographique, mais de plus en plus par le boom des exportations, liés à la reprise du commerce mondial et facilité par la baisse sensible de l’Euro. La plupart des instituts de conjoncture ont ainsi relevé, ces derniers jours, leurs prévisions de croissance pour 2010. »
 
Commentaire : Vous retrouver dans cet article plusieurs notions expliquées lors de mes conférences : l’emploi comme variable d’ajustement, l’extrême importance de l’analyse de la démographique et la baisse de l’Euro.

Markus Gabel, directeur de l’Idefa et chercheur associé au Cirac, dans « Les Echos » du 15 juin 2010 en page 11 :


Article intitulé : Crise de l’euro : comprendre la position allemande.
« Mais la situation critique dans laquelle se trouvent certains pays, ne résulte-t-elle pas avant tout de leurs propres erreurs de politiques économiques ? Pour comprendre ceci, revenons plus de dix ans en arrière. La réalisation de l'union monétaire a conduit à une harmonisation spectaculaire des taux d'intérêt en Europe. Quasiment du jour au lendemain, les pays à taux élevé ont pu bénéficier de taux nettement plus bas déclenchant un boom d'investissement, notamment dans l'immobilier. Cette baisse des taux a conduit à un enrichissement global dans ces pays, mais également, faute de réformes structurelles, à une perte de compétitivité (forte hausse des prix et des salaires) et une dépendance croissante vis-à-vis de l'étranger (importations de biens et de capitaux). En Allemagne, la situation était inverse : baisse de la dynamique économique, recul de l'investissement intérieur et exportation massive de capitaux, conduisant d'abord à une désinflation et des gains de compétitivité, puis au boom des exportations que l'on connaît. Si plus de 40 % de la production allemande est exportée, c'est donc moins le résultat de la politique économique d'outre-Rhin que des conditions de l'union économique et monétaire qui renforce la spécialisation entre les pays. C'est le prix à payer pour la stabilité monétaire et des taux d'intérêt bas. Compte tenu du vieillissement de sa population, l'endettement allemand est déjà insoutenable. Si la France souhaite des salaires plus élevés en Allemagne, le risque est que l'ensemble des partenaires européens récolte un alourdissement de ses coûts via l'importation. Finalement, le chômage augmenterait et toute l'Europe serait perdante, notamment face à la concurrence asiatique. »

Marc Fiorentino, fondateur d’Allofinance.com, dans « La Tribune » du 14 juin 2010 en page 12 :

Article intitulé : Le mondial de la rigueur.

« Une seule explication : la psychologie des ménages, des ménages de plus en plus vieux et préoccupés par leurs retraites. Le raisonnement est simple. Si l'État continue à accroître son déficit, il va droit vers la faillite et ma retraite ne sera pas versée. Je dois donc constituer une épargne de précaution, en réduisant ma consommation, pour compenser l'absence de rigueur de l'Etat. Si au contraire l'Etat, comme en Allemagne, tient les cordons de la bourse, les craintes sur l'avenir de mes retraites mais également de mes droits en tout genre s'estompent et je peux arbitrer en faveur de la consommation. La rigueur crée la confiance. La confiance entraîne l'investissement et la consommation. CQFD. »

Jean-Pierre Robin dans « Le Figaro » du 14 juin 2010 en page 26 :

Article intitulé : Ici Berlin, les Allemands parlent aux Français.

 « « Les salaires allemands dans l’industrie restent nettement plus élevés que dans la plupart des pays de l’UE ». Dont la France, hélas. « La compétitivité est en fait largement le fruit de l’innovation, de la spécialisation et de la qualité. Cela explique pourquoi, en 2009, l’Allemagne est devenue le premier exportateur européen en matière agricole et alimentaire », souligne le francophile et francophone Doktor Cromme.  L’expression même de « Made in Germany » a été créée en 1887 par le Parlement britannique, qui l’a rendue obligatoire sur tous les produits importés d’Allemagne, de façon à inciter les Britanniques «  a acheter anglais ». Or, c’est le contraire qui s’est produit : le made in Germany est devenu synonyme d’un excellent rapport qualité/prix. Les consommateurs européens de 2010 en restent plus que jamais convaincus. »

Roland Hureaux dans « Le Figaro » du 24 mai 2010 en page 14 :


Article intitulé : La rigueur, vertu ou névrose allemande ?
« La puissance économique allemande est avérée depuis longtemps, mais le rapport entre l’Allemagne et la France n’a pas bougé depuis 1958. La France a les deux tiers du PIB allemand et la moitié de son industrie. Les taux de croissance à long terme sont meilleurs en France ou en Italie, au moins jusqu’à l’entrée dans l’euro. Il y a une évolution aberrante, celle du mark. Nous disons qu’il s’agit d’une névrose allemande, une obsession de la sécurité propre à ce peuple, la même crainte de l’avenir qui explique sa natalité catastrophique. Cette crainte s’explique par les drames que l’Allemagne a traversé mais surtout par le fait que, seule des grands pays d’Europe, elle a connu au XXe siècle, à deux reprises, en 1923 et en 1947, l’inflation galopante. Si l’on compare l’inflation à l’alcool, l’Allemagne est l’alcoolique repenti qui a dû faire une cure de désintoxication et ne peut donc se permettre aucun écart, là où les autres peuvent prendre un peu de vin tous les jours sans risquer de sombrer. Comme dans une course cycliste, imposer à tous les coureurs le même braquet est le meilleur moyen de faire éclater le peloton. En réalité, ce ne sont pas ses intérêts qui la guident, c’est sa névrose»

Pierre Héritier, ancien responsable syndical et fondateur de Lasaire, et Joël Maurice, économiste et animateur du groupe Lasaire-éco, dans "Les Echos" du 2 avril 2010 en page 17 :
Article intitulé : Non à la désinflation compétitive à l’allemande.

« Cette crise, comme celle de 1929, tient à la déconnexion des salaires et des profits et au développement d’une financiarisation qui cannibalise les résultats de l’économie. La part des salaires dans la valeur ajoutée a baissé dans les deux tiers des économies du monde et de façon particulièrement spectaculaire en Allemagne. La France n’échappe pas à la tendance observée, elle l’a précédée il y a vingt-cinq ans !...Or, le gonflement des profits n’accroît pas l’autofinancement des entreprises mais la bulle financière ! L’économie mondiale a besoin de régulation, et la réduction des inégalités constitue un effet de levier de développement et pas seulement un objectif social. La solution la plus judicieuse résiderait dans une augmentation coordonnée des salaires, d’abord au sein de l’UE. La part des salaires allemands dans la valeur ajoutée de l’économie germanique a chuté spectaculairement, les salaires français sont encore, aujourd’hui, plus bas que ceux pratiqués en Allemagne, car l’industrie allemande est plus productive et mieux spécialisée que l’industrie française. Le capital a vis-à-vis du travail une dette, qui se lit dans l’anémie des salaires et dans le déficit des budgets sociaux. »

Marc Fiorentino, stratège d’Allofinance.com, dans « La Tribune » du 22 mars 2010 en page 10 :
Article intitulé : L’Allemagne ne triche pas, elle réussit.
« On pouvait s'attendre à tout sauf à cela ! Qui aurait pu imaginer que l'Allemagne se retrouverait au banc des accusés par la faute de son principal allié supposé... la France ! A travers la déclaration de Christine Lagarde, c'est toute la France qui a exprimé sa soif d'égalitarisme, pas par l'excellence mais par le nivellement par le bas. "Je ne veux pas voir une tête qui dépasse !" Tous égaux, tout en bas... Vous savez maintenant ce que vous devrez dire à votre enfant s'il vous rapporte un mauvais classement scolaire : "ce n'est pas de ta faute, c'est de la faute des premiers de la classe ! Demande-leur de moins bien travailler ou on ira se plaindre au directeur." Ce qu'on reproche à l'Allemagne, c'est de réussir là où nous échouons : exportations, PME, modération des salaires, consensus syndicats-patronat pour sauvegarder l'emploi. Nos PME sont abandonnées au profit de grands groupes qui ne paient plus d'impôts en France et ne recrutent pas ici, nos exportations faiblissent et ne sont pas suffisamment diversifiées, la progression des salaires est un dû même si elle se fait au détriment de la solidité de certaines entreprises et nos syndicats ne comprennent rien à l'économie et déclenchent des grèves dans des entreprises en quasi-faillite ce qui achève de les achever. La France n'aurait pas dû se tromper de cible. L'Allemagne n'est pas la Chine. D'ailleurs on entend peu la voix de la France pour critiquer le dumping par le yuan de la Chine, un dumping meurtrier pour nos industries et nos exportateurs. L'Allemagne ne triche pas, elle réussit. Et ça, c'est quelque chose qu'on a du mal à supporter dans notre pays. Celui qui réussit est forcément un tricheur. Celui qui travaille trop est un "jaune". Celui qui ne prend pas toutes les vacances scolaires fait de la "concurrence déloyale". Celui qui accepte un gel de son salaire pour préserver l'emploi est "un suppôt du capitalisme". Nous, nous protestons, nous parlons, nous annonçons mais nous n'agissons pas. Le gouvernement a, depuis des mois, accumulé les effets d'annonce : les 1.000 mesures pour la relance, les dizaines de faux plans de relance pour les PME, les dizaines de rappels à l'ordre des banquiers pour les prêts aux entreprises, rappels sans effet, les centaines de commissions inutiles, les grands emprunts qui deviennent des petits riens, les taxes carbone qui partent en fumée, les taxes sur tout qui financent les commissions qui ne servent à rien...N'en veux pas à ceux qui expriment leur rancoeur devant vos succès. Ils ne comptent pas. Il y a encore en France des entrepreneurs qui rêvent d'une France qui gagne, comme l'Allemagne, sans tricher, ni pleurnicher. »


Romaric Godin, correspondant à Francfort, dans « La Tribune » du 22 mars 2010 en page 11 :
Article intitulé : Europe : puissance de la misère ou misère de la puissance.
« Grâce aux critiques de Christine Lagarde, les Allemands redécouvrent les vertus de leur modèle économique. Et verraient bien l'Europe l'adopter. Mais ce système est-il vraiment celui dont l'Europe a besoin ? Aujourd'hui, 6,52 millions d'Allemands vivent encore avec les minima sociaux, en moyenne, 446 euros mensuels. Ils sont 450.000 de moins qu'en 2006, certes, mais ils vivent aussi avec 20 euros de moins qu'alors. Et si le chômage a baissé, la précarité a envahi le marché du travail, des salaires de misère ont vu le jour, alimentés par ce cas unique en Europe : l'inexistence d'un salaire minimum. Là encore, le bilan est donc bien maigre, mais il n'est pas fini. Sans ressource sur leurs marchés intérieurs, les banques allemandes sont allées chercher de la croissance ailleurs, souvent, comme dans le cas d'Hypo Real ou des Landesbanken, en prenant des risques inconsidérés. Elles ne doivent aujourd'hui leur survie qu'à la générosité publique. Et n'est-ce pas la faiblesse de la demande intérieure qui a provoqué la faillite de Karstadt et le retard allemand dans le secteur en croissance de la vente en ligne ? Oui, l'Allemagne est puissante, mais sa puissance est faible. Et impuissante. La croissance allemande dépend entièrement de l'évolution du commerce mondial sur laquelle elle n'a aucune prise. En deux ans, elle aura dépensé pas moins de 120 milliards d'euros pour réduire le recul du PIB à 5% l'an dernier et s'offrir une croissance de 1,2% cette année ! Cette impuissance, les entreprises pourraient la découvrir également. Car les tant vantées PME du Bade-Wurtemberg pourront-elles éternellement lutter face à des groupes chinois qui produisent mieux et moins cher ? Déjà, dans le secteur de l'énergie solaire, la compétitivité allemande n'est plus qu'un mirage face aux produits asiatiques. Le modèle allemand n'a, en réalité, qu'une vertu : en comprimant la demande, il évite l'inflation. Et de fait, les prix croissent depuis dix ans moins vite outre-Rhin que dans la zone euro. Il rappelle ces bourgeois d'Issoudun décrits par Balzac dans "la Rabouilleuse" qui refusent de voir passer la route de Paris à Toulouse "en objectant que si la grande route traversait leur ville, les vivres augmenteraient de prix et l'on serait exposé à payer les poulets trente sous". Cette route, c'est celle de la croissance que l'Allemagne a sacrifiée sur l'autel de la stabilité. Face aux appels des responsables allemands qui invitent le reste de l'Europe à faire "comme eux", l'Europe doit de façon urgente se demander si son besoin le plus urgent est celui de la stabilité ou de la croissance. »


Vincent Beaufils dans « Challenges » du 18 mars 2010 en page 13 :
Article intitulé : France-Allemagne, transgression.
« S’il est exacte que, depuis 1998, les coûts salariaux allemands ont augmenté seulement de 10%, pour 25% en France, cet écart de 15 points n’existe quasiment plus quand on s’intéresse à la seule industrie  manufacturière, celle qui produit l’insupportable excédent allemand. La France industrieuse était même plus vertueuse que l’Allemagne jusqu’en 2005, un effet de la rigueur salariale qui a fait suite à la mise en place des 35 heures. ! »

 



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