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Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010
Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?
Comprendre :
- la Mondialisation et l'Europe
- les cycles boursiers
- les cycles immobiliers
- l'économie et les cycles financiers
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Stephen Roach, enseignant à l’université de Yale et cadre dirigeant de Morgan Stanley Asia, dans « La Tribune » du 9 février 2011 :
Article intitulé : L'Asie doit étouffer dans l'oeuf les risques d'inflation
Le continent asiatique, Japon mis à part, a un énorme problème de hausse des prix, mais il n'a pas conscience de l'urgence. Sa politique économique repose essentiellement sur l'exportation et la demande extérieure. Des mesures énergiques doivent être prises avant qu'il ne soit trop tard. La hausse des prix des produits agricoles tient une place non négligeable dans l'inflation globale du continent. C'est un handicap considérable pour les familles à faibles revenus des pays en développement, car l'alimentation représente 46 % du budget familial en Inde et 33 % en Chine, soit deux à trois fois plus que dans les pays développés. Cette hausse des prix s'est accompagnée d'une nette aggravation de l'inflation sous-jacente qui ne tient pas compte des prix de l'alimentation et de l'énergie. Hormis le Japon, l'inflation sous-jacente était de 4 % en Asie fin 2010 - un point de pourcentage de plus par rapport à fin 2009. La crise inflationniste des années 1970 montre que les banques centrales ne peuvent se permettre de rester les bras croisés, rassurées par l'écart entre l'inflation globale et l'inflation sous-jacente. Les économies basées sur l'exportation ne peuvent prendre à la légère l'appréciation de leur devise, car elle affecte leur compétitivité et réduit leur part de marché sur la scène internationale. Cette appréciation constitue également un appel d'air en direction des capitaux spéculatifs. Étant donné les incertitudes liées à l'après-crise et à l'évolution de la demande sur les principaux marchés des pays développés, l'Asie se trouve prise au piège classique : elle tarde à resserrer sa politique monétaire, mais n'échappe pas aux inconvénients d'une monnaie plus forte. »
Dominique Moïsi, dans « Les Echos » du 23 novembre 2009
page 17 :
« Derrière le nouveau « rapport d’égaux » entre l’Amérique et la Chine, c’est un nouvel équilibre entre le monde occidental et le monde asiatique qui est en train de naître. Nous avons perdu le monopole des modèles et nous ne sommes plus le cœur du monde, nous sommes seulement un de ses pôles. Les lumières peuvent-elles venir d’un monde non occidental qui ne se sent pas porteur d’un message d’universalisme et qui ne veut pas d’une « coresponsabilité du monde » selon la formule récemment utilisée par un haut dignitaire chinois ? L’Europe que Paul Valéry décrivait au lendemain de la Première guerre mondiale comme un « appendice de l’Asie » a du mal à se percevoir comme le « maillon faible de l’occident ».Ne plus avoir à se définir par rapport aux Etats-Unis mais face à l’Asie suppose une véritable révolution copernicienne, une transformation de nos schémas mentaux. »