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N. A.-K dans « Les Echos » du 15 juillet 2010 en page 25 :
Article intitulé : La gestion collective européenne affectée par la crise de mai.
« Les fonds investis en actions européennes ont connu des rachats de près de 5 milliards d’euros. Les investisseurs ont en revanche acheté massivement des « ETF » (fonds indiciels cotés en Bourse) sur les actions allemandes.»
Jacques de La Rosière, gouverneur honoraire de la Banque de France, dans « La Tribune » du 5 juillet 2010 en page 13 :
Article intitulé : Bourse : La vraie résilience des banques de l’eurozone.
« Le pessimisme sur les banques de la zone euro est entretenu par une campagne de presse et de déclarations dont l'effet, et souvent l'objectif, est d'influencer les marchés à la baisse. Quels sont les arguments avancés ? D'abord que les banques de la zone euro sont sous-capitalisées, alors qu'elles ont accru leur capital de 106 milliards d'euros depuis le début de la crise. A la fin mars, leur "core tier one" atteignait 8,5%, soit un niveau proche de la moyenne mondiale (9%), marquant un quadruplement par rapport aux 2% réglementaires de Bâle II. Rappelons que, en 2007, il se situait autour de 6%. Qui peut encore conclure que les banques de la zone euro sont sous-capitalisées ? Autre argument souvent entendu : les banques de la zone euro ont des ratios de levier excessifs. Comparer l'effet de levier par rapport au total du bilan dans les différents pays n'a guère de sens, car le total du bilan dépend de règles comptables très différentes selon les pays, notamment entre les Etats-Unis et l'Europe : inscription de montants nets aux Etats-Unis là où l'Europe (IFRS) enregistre des montants bruts (forcément plus élevés) pour les mêmes opérations, inscription d'opérations hors bilan (donc hors "leverage ratio") aux Etats-Unis là où l'Europe les enregistre dans le bilan...
Si l'on agrège dette souveraine, dette des sociétés et dette des ménages, on s'aperçoit que les ratios sont très différents selon les pays : un premier groupe de pays, comprenant le Luxembourg, Chypre, l'Islande, le Danemark et le Portugal, atteint des niveaux de dette totale/PIB entre 244% et 353% ; la Grande-Bretagne se situe juste en dessous, avec un niveau de dette de 236% de son PIB, proche, mais au-delà de l'Espagne, des Pays-Bas et de l'Italie ; enfin, la France et l'Allemagne se classent loin derrière avec des niveaux de 175-176%. Pour mesurer le degré d'endettement excessif d'une économie, c'est le ratio agrégé qu'il faut considérer. C'est bien lui qui détermine le caractère soutenable ou non de l'endettement sur le moyen terme. Il est de fait que les pays les plus endettés (en agrégé) auront à se désendetter le plus, ce qui implique pour eux de lourdes conséquences en termes de croissance. »
Dans « Les Echos » du 2 juillet 2010 en page 1 :
Article intitulé : Bourse : l’inquiétante glissade.
« Plus d’un tiers des entreprises de l’indice parisien valent désormais moins que leurs fonds propres.»
Dans « Les Echos » du 2 juillet 2010 en page 1 :
Article intitulé : Bourse : l’inquiétante glissade.
« Plus d’un tiers des entreprises de l’indice parisien valent désormais moins que leurs fonds propres.»
Mathieu Rosemain dans «Les Echos » du 29 juin 2010 en page 31 :
Article intitulé : Dominique Cerutti, directeur général adjoint de Nyse Euronext, met en garde contre l’opacité des marchés actions.
« « La proportion des échanges d'actions qui ont lieu dans l'opacité la plus totale s'élève aujourd'hui à plus de 40 % », prévient Dominique Cerutti, dans un entretien aux « Echos ». Elle représente même plus de 80 % sur les produits dérivés et 95 % sur l'obligataire. « Les activités qui s'opèrent dans l'opacité s'effectuent hors du contrôle des régulateurs, mettent à mal le mécanisme transparent de formation des prix et donc la protection des investisseurs, qu'ils soient institutionnels ou particuliers, et empêchent la juste évaluation des actifs. » Et d'avertir : « Cette opacité accroît très significativement le risque systémique puisque pratiquement aucune transaction réalisée de gré à gré n'est compensée. Il est temps de replacer l'intérêt collectif avant les intérêts partisans. »
Au final, les risques sont au moins au nombre de deux, affirme Dominique Cerutti. D'abord, l'augmentation
« Cela provoque une difficulté croissante pour réguler l'ensemble des activités boursières avec notamment l'augmentation de l'arbitrage effectué par les algorithmes. » Ces algorithmes -des formules mathématiques employées par des machines automatisées -sont responsables de plus des deux tiers des volumes quotidiens sur les marchés actions outre-Atlantique. »
Marc Fiorentino dans « La Tribune » du 28 juin 2010 en page 12 :
Article intitulé : Terroriser les territoires financiers.
« Les "marchés" terrorisent les politiques. Après la crise financière de Lehman, les "marchés" ont exigé des relances massives. A l'époque, je vous le rappelle, les "marchés" ne se posaient aucune question sur le fait que ces plans ne pouvaient se faire que par un dérapage dramatique des déficits budgétaires et par des dettes colossales. A titre d'exemple, la Bourse anglaise n'est parvenue à stopper sa chute que le jour où le pauvre Gordon Brown a annoncé que son plan de relance entraînerait un déficit de plus de 12% du PIB. 12% ! Bravo ! Fantastique ! Les "marchés" ont applaudi et les agences de notation n'ont rien dit. Et aujourd'hui les "marchés" remettent la pression sur tous les pays. La mode du jour a changé. Les déficits ? Un cauchemar. La dette ? Un cancer. Et les politiques de tous les pays, comme un seul homme, baissent la tête et se plient aux exigences de cette forme moderne de terrorisme financier. Les mêmes qui ont réclamé et applaudi à l'annonce de déficits record veulent maintenant des plans d'austérité record. A moins de 100 milliards d'euros de réduction de dépenses, un pays n'est pas crédible, il n'est même pas viable, et les "marchés" l'attaquent sans sommation et les agences de notation dégradent. Pitié ! demande le politique, donnez-moi quelques jours pour trouver 100 milliards de plus de réductions, les mêmes 100 milliards qu'il fallait dépenser il y a un an pour satisfaire aux exigences des "marchés" ! Pitié ne vendez pas ma dette à découvert, ne touchez pas à ma notation, je ferai tout ce que vous demandez ! Mais dans six mois, quelle sera la mode ? »
Gaël Vautrin dans « La Tribune » du 28 juin 2010 en page 25 :
Article intitulé : Regain de volatilité en vue sur les places boursières.
« Le consensus table sur une croissance de plus de 20% des bénéfices l’an prochain."
Jean-Marc Vittori, éditorialiste, dans « Les Echos » du 23 juin 2010 en page 18 :
Article intitulé : Eloge du monopole boursier.
« Une institution hautement symbolique est aujourd'hui menacée d'absorption : la Bourse. La Bourse s'éclate, au point d'échapper à la clarté. En Europe comme aux Etats-Unis, les échanges d'actions filent vers l'obscurité. Alors que la crise financière de 2008-2009 a montré justement les dégâts colossaux que pouvaient provoquer les transactions financières masquées du « shadow banking system » - le système bancaire de l'ombre ! Bien sûr, il y a toujours des cotations quotidiennes. Mais une place comme Euronext ne gère plus que les deux tiers des échanges d'actions dans les pays où elle travaille. Les autres transactions ont migré vers d'autres lieux comme Chi-X, BATS, Turquoise ou les « dark pools » - « plates-formes opaques » en français officiel.
Cette fragmentation a deux causes. La première est technique. Avant l'ordinateur, le marché se tenait en un lieu unique. La seconde cause est politique. Les gouvernants ont décidé de mettre fin à ce monopole inique. Le marché boursier devait être lui-même sur le marché, en rivalité avec d'autres places où s'échangent les mêmes titres. Pour faire baisser le coût des transactions, pour donner le choix au consommateur (les acheteurs et les vendeurs d'actions). Le problème, c'est que rien n'a marché comme prévu ! Dans son rapport publié le 11 juin dernier, l'Autorité française des marchés financiers (AMF) le dit prudemment : « La multiplication des plates-formes d'exécution d'ordres a eu pour premiers effets la fragmentation de la liquidité et une dégradation de la transparence pour les émetteurs et les investisseurs, sans pour autant que puisse être établie une réelle baisse des coûts pour les investisseurs finaux. » En clair, échec sur toute la ligne. L'ouverture à la concurrence n'a eu aucun des bénéfices escomptés.
Pis encore : elle a de redoutables effets pervers. L'essor du « flash trading », ces échanges fondés sur des écarts de prix à la milliseconde, vient surtout du fait qu'une même action est cotée en même temps à plusieurs endroits. Un krach qui s'explique aussi par les différences entre les plates-formes sur les règles appliquées en cas de chute brutale du cours d'une action (les opérateurs bloqués sur le New York Stock Exchange se sont rués sur les autres places, les engorgeant instantanément). Les entreprises cotées ne sont pas plus à la fête. En témoigne la saillie de Martin Bouygues, fin 2009 : « Je ne sais pas ce qui se passe sur mes titres. » Le PDG du groupe éponyme expliquait aussi que ses « coûts de listing ont bondi de 150 % ».
Pourquoi un tel échec ? Au fond, l'explication est simple. Au lieu de mener un raisonnement économique, on a pris une décision idéologique. Le marché boursier devait être sur le marché, car la concurrence est supposée être toujours le meilleur système. Mais ce n'est pas vrai. De même qu'il vaut mieux avoir un réseau unique de distribution d'eau dans une ville plutôt que des distributeurs rivaux posant des canalisations dans tous les sens, il est sans doute plus efficace d'avoir un seul marché boursier, à la fois profond, transparent et ouvert également à tous. N'en déplaise aux mâles gouvernants de la planète finance, la Bourse, il vaut mieux en avoir une seule. »
Pierre-Angel Gay dans « La Tribune » du 22 juin 2010 en page 13 :
Article intitulé : L’AMF, un gendarme sur le métier.
« En un an, le nombre des ordres de Bourse a augmenté de 50%, à 1,3 milliard, et leur durée de vie s’est potentiellement réduite à…25 microsecondes, rappelait Jean-Pierre Jouyet. »
Aurélien Clerc dans « Le Nouvel Economiste » du 21 juin 2010 en page 17 :
Article intitulé : One share, one vote, one dividend
« Dans les années 80 les actions échangées sur le New York Stock Exchange changeaient de main tous les trois ans en moyenne. Aujourd’hui cette durée est de 10 mois seulement. Ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle pour les émetteurs, qui voient s’accroître le risque de phénomènes de bulle ou de variations artificielles des cours. »
Gilles Coville dans « Les Echos » du 17 juin 2010 en page 16 :
Article intitulé : France Télécom : un dividende à contresens.
« Le dividende de France Télécom est l’un des plus généreux, à 125% du bénéfice (9% de rendement aux cours actuels). « Distribuer à ses actionnaires de 40% à 45% de son cash-flow organique annuel », une formulation d’emblée étrange, car une politique de dividende s’exprime en proportions des bénéfices récurrents. »
Philippe Plassart, entretien avec Bertrand Jacquillat, pdg d’Associés en finance, dans « Le Nouvel Economiste » du 16 juin 2010 en page 14 :
Article intitulé : Fuir les marchés quand ils sont grossièrement optimistes par cupidité, et y entrer quand rôde la peur…
« Quand une variable s’écarte par trop de sa moyenne historique, la force de rappel appelée à jouer – plus ou moins brutalement, à une échéance plus ou moins lointaine – sera celle d’un retour à cette moyenne »
Mathieu Rosemain dans « Les Echos » du 14 juin 2010 en page 37 :
Article intitulé : Trading de haute fréquence : l’AMF pointe les risques de manipulations de marché.
« Le temps des observations silencieuses est terminé. Quand elle parle de « trading de haute fréquence », l'Autorité des marchés financiers (AMF) emploie désormais une expression inquiétante, celle de « manipulation de marché ». Autrement dit un délit. Le gendarme de la Bourse n'associe certes pas les deux expressions directement. Dans son rapport publié vendredi, « Il est ainsi possible de concevoir des algorithmes [formules mathématiques utilisées par les traders de haute fréquence, NDLR] qui incorporent des ordres dont l'objectif serait de déplacer la fourchette de marché afin de permettre des gains sur des positions prises antérieurement. De tels comportements pourraient éventuellement être considérés comme de la manipulation de marché. » Le trading de haute fréquence représente aujourd'hui plus des deux tiers des échanges d'actions aux Etats-Unis et plus du tiers des volumes sur ces mêmes marchés en Europe. »
Valérie Segond dans « La Tribune » du 14 juin 2010 en page 12 :
Article intitulé : La fraude est consubstantielle aux activités de marché.
« Au deuxième jour du procès Kerviel le 9 juin, cité à comparaître comme témoin, le patron de la banque de financement et d'investissement de la Société Générale au moment des faits présumés, Jean-Pierre Mustier, a affirmé : "la fraude est consubstantielle aux activités de marché" "Soit on la prend au premier degré à savoir "il n'y a pas d'activité de marché sans fraude" et c'est tout de même particulièrement contre-productif dans la bouche d'un haut responsable de la banque partie civile dans cette affaire, et qui prétend que l'accusé est un fraudeur, dit Me Dominique Schmidt. Soit on la prend au second degré à savoir que les activités de marché étant si diverses et peu régulées que la tentation de la fraude chez ses acteurs ne peut être que naturelle, et alors, cela charge l'auteur de ses propos !" C'est même le paradoxe de Grossman-Stiglitz : "Il faut un minimum d'opacité pour que les marchés fonctionnent, car si tout le monde sait tout en même temps, les actifs ne sont jamais sous-évalués, et personne n'a intérêt à investir." Comme l’explique un autre ancien "trader" c'est un univers où les modèles théoriques de valorisation sont si sophistiqués que toutes les manipulations sont possibles, en particulier des calculs de performances des traders comme des résultats des banques. »
N.A.-K dans « Les Echos » du 14 juin 2010 en page 33 :
Article intitulé : Les gérants enjolivent parfois la réalité.
« C'est une fâcheuse manie, bien plus courante dans les « hedge funds » que dans la gestion traditionnelle : les gérants ont tendance à gonfler ou lisser leurs chiffres de performances. Les sociétés de gestion rivalisent d'artifices et de créativité au moment d'évoquer l'épineuse question de leurs performances. La tendance qu'ont les fonds alternatifs à « arranger » et enjoliver leurs performances mensuelles est plus courante quand les marchés boursiers sont en hausse, selon une étude (1). En effet, afficher un rendement décevant ou négatif quand les marchés sont bien orientés sera d'autant plus pénalisant pour le gérant en faisant ressortir plus nettement sa contre-performance. D'où une incitation à manipuler sa performance pour rentrer dans le rang et attendre des jours meilleurs. C'est d'autant plus facile que le gérant gère plusieurs fonds. La raison ? Il pourra transférer des actifs de l'un vers l'autre pour gonfler artificiellement la performance du produit qu'il veut davantage mettre en avant. Ainsi, la propension à manipuler ses performances est plus fréquente dans les marchés qui permettent aux fonds alternatifs d'être distribués et packagés sous des « enveloppes » combinant plusieurs autres produits. L'opacité des produits structurés alternatifs permet plus discrètement tous ces petits arrangements avec la réalité. En revanche, quand c'est un « asset manager » qui distribue des fonds alternatifs, il met implicitement sa propre réputation en jeu et contrôle plus étroitement ses « protégés », dont la probabilité de manipuler leurs performances est inférieure de 35 % à 58 %. Imposer un niveau d'investissement minimum dans un hedge fund se retourne contre les clients puisque cela accroît la probabilité de manipuler, certes modestement, les performances afin d'attirer des flux et dépasser le seuil imposé. »
Commentaire : Cela me rappelle nombre de conversations lors desquelles reviennent souvent les mêmes noms de gestionnaires « ayant su gérer la crise ». Crise qu’ils n’avaient pas anticipée pourtant. Pour rappel, la crise que nous avons connue est une crise du système de cotation et non une crise boursière (très peu d’augmentation de volume). « Travailler » les cours grâce au système de cotation est générateur d’effet mirage…Tout comme les chaînes de Ponzi et Madoff. Attention, une bonne image marketing, de « beaux » articles et de bonnes commissions et incentives, l’argent afflue….. Jusqu’au jour où…Je vous renouvelle mon conseil : Ne travaillez qu’avec des FCP ou SICAV qui gèrent en tenant compte des volumes échangés.
Marc Fiorentino, stratège d’allofinance.com, dans "La Tribune" du 31 mai 2010 en page 10 :
Article intitulé : « Greed » et « fear », les deux mamelles du marché..
« L'appât du gain et la peur sont les deux moteurs des marchés financiers. Les spéculateurs professionnels jouent à merveille de ces deux cordes, qui engendrent une volatilité inégalée. Et une accélération du rythme des crises financières. Le marché en apparaît de plus en plus humain, d'où la folie qui s'empare de lui, parfois, comme aujourd'hui. Alors, pourquoi cette panique avec un CAC à 3.287 points le 25 mai ? Mais pourquoi aussi l'euphorie le 15 avril avec un CAC proche des 4.100 points ? Soyons honnêtes. Il n'y a pas d'explication rationnelle, ni dans un cas, ni dans l'autre. Car les marchés sont en fait guidés, et uniquement guidés par « greed », l'appât du gain, et « fear », la peur. Aucun « fondamentaliste » ne pourra m'expliquer le CAC à 4.085 points, puis le CAC à 3.287 points quelques jours après, et peut-être un CAC au-dessus de 4.000 points avant la fin de l'année. Alors, deux conseils : ne cherchez pas d'explication à ce qui est inexplicable, et ne tombez pas dans le piège que le diable vous tend Prenez de la hauteur… »
François Vidal dans "Les Echos" du 1 juin 2010 en page 14 :
Article intitulé : Ames sensibles, s’abstenir !
« Partout dans le monde, les performances boursières ont enregistré des chutes record dans un climat empreint d'une grande volatilité. Les montagnes russes sont de retour. Ce phénomène (krach éclair de Wall Street le 6 mai, lorsque l'indice Dow Jones a cédé plus de 700 points en vingt minutes à peine avant de se reprendre tout aussi brutalement) sans précédent a mis au jour le rôle prépondérant joué désormais par les opérations de trading automatisé. Ces programmes informatiques censés tirer parti d'anomalies de marché sans reposer sur aucune réalité économique représentent aujourd'hui les deux tiers des volumes de transactions de la Bourse de Wall Street. Du coup, les investisseurs traditionnels, institutionnels ou particuliers, qui n'ont pas vraiment repris pied sur les places boursières depuis le krach post-Lehman, peuvent légitimement se demander s'ils ont toujours leur place sur ces marchés actions. »
Christophe Tricaud dans « La Tribune » du 21 mai 2010 en page 26 :
Article intitulé : Les fonds de tiroir des liquidités d’Euronext.
« Euronext a annoncé mardi l'élargissement de la liste des valeurs négociables au Service de règlement différé (SRD) à toutes les actions cotées en continu et dont le montant des transactions quotidiennes est supérieur à 100.000 euros. Avec 233 valeurs éligibles, ce service couvrira dorénavant 96 % de la capitalisation boursière parisienne (1.376 milliards d'euros), contre 93,4 % et 140 valeurs auparavant. La nouvelle barre d'entrée est très inférieure à la condition exigée jusque-là pour les actions : celles-ci devaient faire l'objet d'échanges quotidiens de 1 million d'euros au minimum. Sans compter que la société se devait d'offrir une capitalisation d'au moins 1 milliard d'euros. Les particuliers ne se sont jamais vraiment remis de l'abandon au milieu des années 1990 du marché à règlement mensuel, le « RM », qui leur offrait un mois de crédit gratuit et l'accès direct au marché du prêt-emprunt de titres. À chaque liquidation, la publication des « positions de place » donnant le rapport des vendeurs et des acheteurs à terme suscitait de nombreux commentaires. C'était le temps où le marché était transparent ! »
Jacques Attali dans « Le Nouvel Observateur » du 20 mai 2010 en page 74 :
Article : Il faut un plan anti-catastrophe.
« Il y a deux composantes dans les marchés. La première, ce sont les gens qui prêtent de l’argent, et qui vérifient à tout moment qu’on peut les rembourser. Ils « spéculent » sur la capacité à payer. C’est légitime. La seconde, ce sont les gens de marché qui font des paris à la hausse ou à la baisse sur une devise, une Bourse. C’est du casino et cela devrait être interdit à l’échelle mondiale. »
Claire Gatinois dans « Le Monde » du 16 décembre 2009 en page 15 :
« Les « dark pools »sont en quelque sorte des « bourses de l’ombre », des plates-formes permettant à des investisseur de vendre ou d’acheter des actions de façon anonyme. Les investisseurs ont toujours échangés entre eux des gros blocs de titres, hors marché, en s’entendant sur le prix. L’objectif est de ne pas chahuter la Bourse, de ne pas faire chuter ou flamber les prix avec une quantité trop importante de titres. Mais depuis 2007, la mise en place de la directive Marchés d’instruments financiers (MIF) a ouvert à la concurrence le marché boursier et mis fin au monopole des opérateurs historiques. Les banques et les opérateurs de marché s’y sont engouffrés pour créer les « dark pools » et se procurer ainsi des sources de revenus complémentaires. »