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Dans « Les Echos » du 3 mars 2012
Article intitulé : Le taux de chômage de la zone euro a rejoint, en mars, son record de 1997 
« La croissance en berne en Europe et les politiques d’austérité des gouvernements ont un impact négatif sur le marché de l’emploi. Dans la zone euro, le taux de chômage a touché en mars, à 10,9 %, son record d’il y a quinze ans. Le parallèle est frappant. Dans les seuls mois de mars et d’avril, l’économie américaine a généré 328.000 emplois nouveaux en dépit d’un chiffre inférieur aux attentes pour le mois passé, a indiqué hier la société de conseil ADP. »


Commentaire : Nous retrouvons les cycles SOCIOECOPOFI (à voir en 2013)                                                                                

Marie-Claire Carrère-gée dans « Le Figaro » du 24 mars 2012 

Article intitulé : Chômage et emploi : quels chiffres ?
« Si la polémique est possible, c’est parce qu’il y a deux mesures de cette réalité complexe qu’est le chômage. Si l’on se base sur l’enquête emploi de l’insee, le nombre de chômeurs a progressé de 422 000. Le nombre des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi a pour sa part progressé de 724 100.. Plusieurs centaines de milliers de chômeurs ont ainsi été amenés à s’inscrire. Cette « opération vérité » se paie naturellement au prix fort sur les statistiques de Pôle emploi. Mais les chiffres de 422 000 et 724 100 n’ont pas été les seuls à être cités. Si le chiffre de 1 million a pu être évoqué, c’est en ajoutant, au nombre des demandeurs d’emploi, des personnes elles aussi inscrites à Pôle emploi, mais qui ont un emploi à temps partiel, souvent précaire, et qui sont à la recherche d’un autre emploi. En France, le choc de la crise a eu un impact très défavorable sur le marché du travail, mais dans des proportions bien moindres que lors des crises passées : l’écart est de l’ordre de plusieurs centaines de milliers entre le nombre d’emplois effectivement détruits et ce que les économistes anticipaient sur la base des liens passés entre croissance et emploi. Et cela, notamment, grâce aux politiques mises en oeuvre par l’état et les partenaires sociaux, ainsi qu’au comportement des entreprises qui ont plutôt voulu conserver l’emploi, au prix d’une baisse de la productivité. Mis à part le cas de l’Allemagne (le chômage a reculé de 30%), on peut distinguer plusieurs groupes de pays. Au Japon, le taux de chômage a progressé de 16 %. Ensuite, vient un groupe de pays avec des progressions allant de 20% à 30 % (la France, mais aussi l’Australie, le Canada, la Finlande et la Suède). Puis, nous avons un autre groupe avec des progressions comprises entre 30 et 60 % (Italie, Norvège, Pays-bas, Royaume-uni). Les États-unis viennent ensuite, avec 74 %. Enfin, des progressions massives, de plus de 130 %, ont été constatées au Danemark, en Grèce, en Irlande et en Espagne. »                                                                       

Dans « Les Echos » du 12 mars 2012 

Article intitulé : Chômage partiel : les employeurs n’ont plus besoin de faire de demande préalable

« Le décret supprimant la demande d’indemnisation que devaient solliciter les employeurs auprès du préfet avant la mise au chômage partiel des salariés a été publié samedi au Journal officiel. Désormais, les employeurs adresseront des demandes d’allocation spécifique après la mise au chômage partiel. Ces demandes devront préciser les motifs justifiant le recours au chômage partiel. Par ailleurs, un avis préalable des instances représentatives du personnel « est transmis sans délai par l’employeur au préfet du département où est implanté l’établissement concerné », souligne le texte. L’allocation spécifique de chômage partiel est attribuée sur demande de l’employeur par ce préfet. Le décret précise que les salariés, dont la durée de travail est fixée par forfait en heures ou en jours sur l’année, peuvent bénéficier de l’allocation spécifique en cas de fermeture temporaire de tout ou partie de l’établissement. »
                                                                                  

Dans « Boursorama » du 1 mars 2012 

Article intitulé : Zone euro : record historique du taux de chômage à 10,7% en janvier
« Le taux de chômage de la zone euro s'est établi à 10,7% de la population active en janvier. Quelque 16,92 millions de personnes étaient au chômage dans la zone euro, soit 185.000 de plus que le mois précédent, selon les données publiées jeudi par l'office européen des statistiques Eurostat. Ce niveau jamais atteint depuis la création de la zone euro dépasse nettement les prévisions des analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires qui tablaient sur un taux de chômage de 10,4% en janvier. Le taux de chômage a déjà atteint ce niveau en octobre 1997 pour les pays faisant partie de la zone euro, mais l'Union monétaire n'était pas encore née officiellement. Il a même atteint 10,8% en juin 1997, a fait savoir Eurostat. "Le ralentissement économique et les mesures d'austérité budgétaire ont frappé le marché de l'emploi plus que prévu", a commenté Klaus Baader, analyste pour la Société Générale. Il s'agit du neuvième mois consécutif au cours duquel le chômage a atteint ou dépassé le seuil de 10% dans la zone euro. Résultat: la zone euro compte désormais 1,221 million de personnes en plus au chômage qu'il y a un an. Dans le détail, l'Espagne est une fois de plus, et de loin, le pays où le taux de chômage est le plus élevé en janvier (23,3%). Elle est suivie par l'Irlande et le Portugal (14,8% chacun). En Grèce, les dernières données concernent le mois de novembre et mettent en évidence un taux de chômage de 19,9%. De son côté, l'Italie a vu son taux de chômage atteindre un niveau record en janvier, à 9,2%, selon des données publiées jeudi. Les taux de chômage les plus bas ont été enregistrés en Autriche (4,0%), aux Pays-Bas (5,0%) et au Luxembourg (5,1%). En France, le taux de chômage, à 10%, progresse par rapport à décembre (9,9%). En Allemagne, il monte à 5,8% contre 5,7% le mois précédent. »


Commentaire : Nous retrouvons les cycles SOCIOECOPOFI. 1997/2013

 

Aurélien Lalanne dans « La Croix » du 27 février 2012

Article intitulé : Les raisons de la colère qui secoue La réunion

« Ecart de prix avec la métropole de l’ordre de 57%. Les frais de transports et les taxes ne représenteraient qu’un tiers de ce montant. Si un quart des actifs ne travaillent qu’à temps partiel, le taux de chômage s’élève à 29,5% et il a atteint depuis peu la barre symbolique de 60% chez les 15 à 24 ans (contre 49% en 2008). Les troubles actuels témoignent d’un « ras-le-bol » face à la misère sociale, mais aussi de « la frustration » de ces jeunes face à une « société de consommation, voire de surconsommation » à laquelle ils n’ont pas accès. Les agents de la fonction publique, qu’ils soient enseignants, policiers, médecins …bénéficient d’une « indemnité de vie chère » de l’ordre de 53% du salaire de base. Mais ce n’est pas le cas des employés du privé, ni des allocataires de prestations sociale. Pratiquement un tiers des réunionnais bénéficiaient d’un minimum social identique à celui dont pourrait bénéficier un métropolitain qui vivrait dans une région où la vie est 60% moins chère. Une personne âgée sur deux vit en dessous du seuil de pauvreté.»

Commentaire : Si les politiques continuent de suivre l’idiotie sociologique des dogmes comptables actuels, voilà ce que nous pourrions connaître en Europe. Comment expliquer dans une démocratie qu’il y ait des différences de traitement entre fonctionnaires et privé ? Comment expliquer que des personnes âgées vivent en dessous du seuil de pauvreté pendant que d’autres citoyens ont des traitements de faveur ? Comment expliquer que les prix soient « gonflés » par des protectorats commerciaux dans une République ? Personnellement, je ne connais pas La réunion mais ayant une certaine connaissance de la Nouvelle Calédonie, je retrouve à travers cet article certaines réalités.
                                                                                   

Dans « Challenges » du 4 février 2012

Article intitulé : Regards  
« Huit pays de l’Union européenne ont un taux de chômage des jeunes supérieur à 30% : Espagne, Grès, Irlande, Lettonie, Lituanie, Portugal et Slovaquie »


Commentaire : Personnellement, je pense que ce chiffre ne reflète pas la réalité. Plusieurs pays se sont fait une « spécialité » du « masquage » du nombre de sans emploi
                                                                                       

Bernard Zimmern, président de la fondation Ifrap, dans « Le Figaro », du 1 février 2012

Article intitulé : Chômage : finissons-en avec les petits boulots !
« Face à l'aggravation du chômage, résultat d'un manque de création d'emplois par l'économie française qui dure depuis plus de trente ans, et à propos duquel l'OCDE a publié de multiples alertes, c'est d'une politique à long terme dont nous avons besoin, pas de quelques rustines. L'emploi est avant tout le fait des entreprises privées, qui représentent un peu plus de 75 % des postes. Et la France n'est pas la première à découvrir que ce sont des très petites entreprises que dépend l'emploi, et non des grandes entreprises qui, en moyenne, en perdent. Nos stratégies à long terme ont été tragiquement absentes, d'une part parce que les instituts chargés de mesurer l'état de l'économie française, notamment l'Insee, n'ont pas rempli leur rôle ; d'autre part parce que notre haute administration, notamment fiscale, a tout fait pour éviter le repeuplement de nos entreprises. Nos gouvernants se sont contentés de multiplier les petits boulots qui permettent aujourd'hui de publier encore des statistiques du chômage avec un taux inférieur, de peu, à 10 %, même si le taux de personnes à la recherche d'un emploi parce qu'elles sont employées seulement quelques heures par mois est autour de 17 % de la population active. L'Insee comme le gouvernement s'obstinent à ne publier que des chiffres où le néophyte est incapable de voir que nos créations d'entreprises sont un désastre. Ils se gargarisent des cinq à six cent mille créations d'entreprises en 2010 qui font de la France le pays le plus prolifique d'Europe, sans mentionner que la plupart sont vides d'emplois. Nous créons depuis plus de dix ans moitié moins d'entreprises comptant au moins un salarié que les Allemands ou les Anglais, et trois fois moins d'emplois nouveaux que les Allemands (105.000 par an contre 315.000 en Allemagne). Contrairement à un mythe fort répandu, nous ne manquons pas de PME ou de grandes entreprises, nous avons tout simplement moitié moins d'entreprises de plus de dix salariés que nos voisins nordiques. C'est toute notre chaîne d'entreprises au-dessus de 10 salariés qui est frappée de nanisme. Ensuite, les comparaisons montrent que les créations d'emplois ont essentiellement eu lieu en France dans des petits boulots, notamment les services à la personne, à près de 80 % depuis 2005. Or ce secteur représente moins de 5 % des créations d'emplois en Allemagne où la croissance de l'emploi a eu lieu dans des secteurs comme l'industrie manufacturière. Ce résultat était-il inattendu? Ce n'est pas seulement depuis 2002, avec notamment la SARL à 1 euro de Renaud Dutreil, ou avec l'autoentrepreneur (en 2007), que les gouvernements encouragent la création d'entreprises de petits boulots.  Mais imaginer qu'il faille pousser ceux qui ont de l'argent à le mettre dans des créations d'entreprises à fort potentiel de croissance se heurte au mur anticapitaliste de Bercy. Le rendement d'une incitation fiscale à investir dans la création d'entreprise est, dès la première année, largement supérieur à son coût pour le budget. Pourtant, la politique de Bercy depuis quarante ans a toujours été de limiter ces déductions à des niveaux ridicules. Ce qui fait le bonheur des fonds communs de placement, mais interdit les investissements directs, qui seuls sont économiquement efficaces pour créer des entreprises à forte croissance avec un capital social de 100.000 à 1 million d'euros. L'emploi et le chômage n'évolueront que si la France prend conscience du fait que créer les entreprises de croissance dont nous avons impérativement besoin nécessite une politique d'encouragement fiscal qui ne peut pas être une politique de petits bras et de petits boulots. »


Commentaire : Que dire de plus ? Si ce n’est un constat de plus du manque de vision et de réflexion structurée. Quant à l’utilisation de l’Insee… Les instances professionnelles type OCDE existent. Seul problème, la compétence n’est pas sujette à la dépendance aux idées toutes faites, aux lobbies et aux réseaux.  A ce titre, on ne peut l’éliminer mais on peut l’ignorer. La France est malade de ses réseaux, sous-réseaux etc… Trop souvent, les réseaux ne reposent que sur le principe détourné de la bande velcro, à savoir : des éléments faibles qui se regroupent pour asseoir ensemble leur existence sur le principe de la nuisance, via une collaboration « protectrice » partagée, aux réalités et aux idées nouvelles. Naturellement et heureusement, cette vision des réseaux n’est pas une généralité.                                                                            

Bernard Zimmern, président de la fondation Ifrap, dans « Le Figaro », du 1 février 2012

Article intitulé : Chômage : finissons-en avec les petits boulots !
« Face à l'aggravation du chômage, résultat d'un manque de création d'emplois par l'économie française qui dure depuis plus de trente ans, et à propos duquel l'OCDE a publié de multiples alertes, c'est d'une politique à long terme dont nous avons besoin, pas de quelques rustines. L'emploi est avant tout le fait des entreprises privées, qui représentent un peu plus de 75 % des postes. Et la France n'est pas la première à découvrir que ce sont des très petites entreprises que dépend l'emploi, et non des grandes entreprises qui, en moyenne, en perdent. Nos stratégies à long terme ont été tragiquement absentes, d'une part parce que les instituts chargés de mesurer l'état de l'économie française, notamment l'Insee, n'ont pas rempli leur rôle ; d'autre part parce que notre haute administration, notamment fiscale, a tout fait pour éviter le repeuplement de nos entreprises. Nos gouvernants se sont contentés de multiplier les petits boulots qui permettent aujourd'hui de publier encore des statistiques du chômage avec un taux inférieur, de peu, à 10 %, même si le taux de personnes à la recherche d'un emploi parce qu'elles sont employées seulement quelques heures par mois est autour de 17 % de la population active. L'Insee comme le gouvernement s'obstinent à ne publier que des chiffres où le néophyte est incapable de voir que nos créations d'entreprises sont un désastre. Ils se gargarisent des cinq à six cent mille créations d'entreprises en 2010 qui font de la France le pays le plus prolifique d'Europe, sans mentionner que la plupart sont vides d'emplois. Nous créons depuis plus de dix ans moitié moins d'entreprises comptant au moins un salarié que les Allemands ou les Anglais, et trois fois moins d'emplois nouveaux que les Allemands (105.000 par an contre 315.000 en Allemagne). Contrairement à un mythe fort répandu, nous ne manquons pas de PME ou de grandes entreprises, nous avons tout simplement moitié moins d'entreprises de plus de dix salariés que nos voisins nordiques. C'est toute notre chaîne d'entreprises au-dessus de 10 salariés qui est frappée de nanisme. Ensuite, les comparaisons montrent que les créations d'emplois ont essentiellement eu lieu en France dans des petits boulots, notamment les services à la personne, à près de 80 % depuis 2005. Or ce secteur représente moins de 5 % des créations d'emplois en Allemagne où la croissance de l'emploi a eu lieu dans des secteurs comme l'industrie manufacturière. Ce résultat était-il inattendu? Ce n'est pas seulement depuis 2002, avec notamment la SARL à 1 euro de Renaud Dutreil, ou avec l'autoentrepreneur (en 2007), que les gouvernements encouragent la création d'entreprises de petits boulots.  Mais imaginer qu'il faille pousser ceux qui ont de l'argent à le mettre dans des créations d'entreprises à fort potentiel de croissance se heurte au mur anticapitaliste de Bercy. Le rendement d'une incitation fiscale à investir dans la création d'entreprise est, dès la première année, largement supérieur à son coût pour le budget. Pourtant, la politique de Bercy depuis quarante ans a toujours été de limiter ces déductions à des niveaux ridicules. Ce qui fait le bonheur des fonds communs de placement, mais interdit les investissements directs, qui seuls sont économiquement efficaces pour créer des entreprises à forte croissance avec un capital social de 100.000 à 1 million d'euros. L'emploi et le chômage n'évolueront que si la France prend conscience du fait que créer les entreprises de croissance dont nous avons impérativement besoin nécessite une politique d'encouragement fiscal qui ne peut pas être une politique de petits bras et de petits boulots.


Commentaire : Que dire de plus ? Si ce n’est un constat de plus du manque de vision et de réflexion structurée. Quant à l’utilisation de l’Insee… Les instances professionnelles type OCDE existent. Seul problème, la compétence n’est pas sujette à la dépendance aux idées toutes faites, aux lobbies et aux réseaux.  A ce titre, on ne peut l’éliminer mais on peut l’ignorer. La France est malade de ses réseaux, sous-réseaux etc… Trop souvent, les réseaux ne reposent que sur le principe détourné de la bande velcro, à savoir : des éléments faibles qui se regroupent pour asseoir ensemble leur existence sur le principe de la nuisance, via une collaboration « protectrice » partagée, aux réalités et aux idées nouvelles. Naturellement et heureusement, cette vision des réseaux n’est pas une généralité.                                                                                         

Johannes Hahn, commissaire européen à la politique régionale, dans « La Tribune » du 27 janvier 2012

Article intitulé : Si chaque PME-PMI recrute une personne, c’est la fin du chômage  

« Il suffirait que chaque PME-PMI recrute un chômeur, ce qui n’est pas irréaliste, et le problème du chômage est résolu… Si l’on mise plutôt sur les 500 grands groupes européens, il faudrait que ces grandes firmes recrutent chacune 46 000 personnes, ce qui, pour le coup, est illusoire. »»

L de C dans « Les Echos » du 27 octobre 2011

Article intitulé : Le chômage est reparti en nette hausse en septembre  

« Selon les statistiques publiées hier par le ministère du Travail, le nombre de demandeurs d’emploi n’ayant pas du tout travaillé dans le mois s’est établi à 2.780.500 en septembre, en hausse de 0,9 % sur un mois et de 3 % sur un an. La hausse de septembre représente 26.000 chômeurs (catégorie A) de plus, faisant ainsi frôler le seuil des 800.000 demandeurs d’emploi supplémentaires depuis le début de la crise. La situation n’est pas meilleure pour l’ensemble des chômeurs, qu’ils aient ou non travaillé : + 27.600 de plus le mois dernier, portant leur total à 4.175.800 (4.441.600 avec les DOM).Aucune catégorie d’âge n’a été épargnée. La progression du chômage des 50 ans et plus s’est, elle, confirmée (avec 572.300 demandeurs d’emploi de catégorie A, soit + 2,1 % sur un mois et + 14,3 % sur un an). Les chômeurs de très longue durée (deux à quatre ans) font masse : ils étaient 770.400 en catégorie A, B et C en septembre en métropole, soit près de 20 % du total. »

Yvon Gattaz dans « Les Echos » du 20 septembre 2011
Article intitulé : Le mythe du « chômage des jeunes » et le pessimisme français  

« Le chiffre inquiétant de 25 % de nos jeunes au chômage circule avec une insistance qui confine à la certitude. Or ce chiffre est gravement erroné et le pessimisme qu’il engendre est dévastateur. La vérité chiffrée est pourtant simple. Le Bureau international du travail (BIT) a défini le « taux de chômage » comme le rapport entre le nombre de chômeurs (qui recherchent réellement un emploi) et le nombre total des « actifs », terminologie équivoque comprenant ceux qui travaillent, bien sûr, et les chômeurs eux-mêmes, mais pas les jeunes scolarisés. Or la France a une caractéristique particulière : les deux tiers de nos jeunes de 18 à 24 ans poursuivent des études, alors qu’en Allemagne cette proportion est de un tiers seulement et que, là-bas, le plus souvent, les jeunes en formation duale ont un statut de salarié et non d’étudiant. Si on retenait la notion de « part de chômage » en rapportant le nombre de chômeurs, non plus à la seule population active, mais à la population totale de jeunes, on trouverait un chiffre de l’ordre de 8 %, donc trois fois moindre, voisin de la moyenne européenne et du chômage général de la population française, avec même un petit avantage pour les jeunes. Disons-le tout net, notre chômage des jeunes est dans la norme française et européenne, et ce chômage des jeunes n’est pas plus inquiétant que notre chômage général, qui, bien sûr, est préoccupant. »

Leïla de comarmond dans « Les Echos » du 24 août 2011

Article intitulé : Le nombre de plans sociaux poursuit sa nette décrue  
« Ce n’est pas encore la même situation qu’avant la crise, mais cela commence à y ressembler. Si le compteur du chômage a recommencé à tourner en mai et juin, la réduction du nombre de plans sociaux déclarés à l’administration s’est poursuivie sur le premier semestre 2011. Depuis juin 2010, un seul mois s’est avéré plus mauvais qu’un an avant : celui de mars, selon les dernières statistiques du ministère du Travail. Sur le premier semestre cette année, la Dares a comptabilisé 507 plans de sauvegarde de l’emploi (PSE). C’est près de 30 % de moins qu’au premier semestre 2010. Et c’est 60 % de moins qu’au premier semestre 2009, année record où l’administration s’était vue notifier 1.311 plans sociaux, dont 237 sur le seul mois de juin, contre 76 il y a deux mois. Les PSE notifiés ce premier semestre ont concerné moins de 25.000 suppressions de postes, contre plus de 35.000 en 2010 sur la même période et environ 70.000 sur l’ensemble de 2010. Juillet s’inscrit aussi dans cette tendance au ralentissement, selon de premières données. »


Commentaire : Et si en fait tout allait bien ? Aurions-nous peur de la reprise ? Et si au lieu de vouloir utiliser cette reprise pour effacer (trop) rapidement les errements (dettes) du passé, nos gouvernements n’obéraient pas la reprise par une politique d’austérité trop rapide mais détermineraient, dès maintenant, une politique de retour financier à l’Etat en fixant le niveau de croissance futur au-dessus duquel ils pourraient augmenter les prélèvements pour assurer leur retour financier. Cette politique financière de retour à l’Etat, en dehors d’être plus cohérente que de vouloir prélever avant qu’il n’y ait une forte croissance, aurait pour avantage de tempérer les effets inflationnistes de la forte croissance future. Effets inflationnistes financièrement destructeurs seraient tempérés par un « impôts » qui rembourserait l’Etat. Où quand l’on remplace une perte inflationniste par un impôt rénovateur.                                                                                

Marc Landré dans « Le Figaro »  du 20 mai 2011
Article intitulé : Presque 140000 chômeurs en moins en 2011

« La sortie de crise se confirme un peu plus. Le régime d’Assurance-chômage (Unedic) a révisé hier ses prévisions de création d’emploi et de chômage pour 2011 et 2012. Et la conclusion pousse à l’optimisme. Sur la base d’hypothèses « réalistes et raisonnables » de croissance du PIB (+ 1,8 % en 2011 et + 1,7 % en 2012, là où le gouvernement envisage + 2 % et +2,25 %) et de la masse salariale (+ 3,1 % cette année et + 3,5 % l’année prochaine), l’Unedic prévoit une accélération des créations d’emplois les deux années à venir : 146 000 en 2011 et 168 400 en 2012, contre 119 700 estimés en 2010. Ces données auront un impact non négligeable sur les comptes. Le déficit cumulé (8,5 milliards d’euros fin 2010) atteindra 10,5 milliards au 31 décembre 2011 alors qu’il était anticipé à 14 milliards il y a un an. Il baissera même fin 2012 - certes faiblement, de 200 millions - pour avoisiner 10,3 milliards. « C’est la première depuis le début de la crise qu’on enregistrera un résultat positif, s’est félicité Geoffroy Roux de Bézieux. Mais il restera une lourde dette qui ne permettra pas encore d’envisager une baisse des cotisations. » Autre constat : la reprise des créations d’emploi est intervenue plus tôt qu’attendu, dès début 2010. « Cela confirme l’hypothèse d’une productivité du travail par tête affaiblie par la crise », a jugé Gaby Bonnand. À raison, puisqu’elle a régressé de 1 % depuis le début 2008 alors qu’elle affichait, huit trimestres après le début des récessions de 1992 et 2001, une hausse de 1 %. Ce qui s’était alors traduit violemment dans les chiffres du chômage. »                                                                                 

Luc Bronner dans  « Le Monde » du 8 février 2011 :
Article intitulé : Chômage : la France qui sourit et la France qui pleure 


« Les moyennes masquent les réalités sociales et le grand écart entre une France qui sourit, épargnée par le chômage, protégée de la crise, et une France en grande souffrance, enkystée dans les difficultés sociales. France protégée du chômage, notamment en Ile-de-France, en Alsace, en Bretagne, dans le Limousin ou les Pays de la Loire. Des territoires où le nombre de chômeurs reste inférieur à 7%, avec parfois même des taux proches de celui du plein emploi. Bienvenue à Orsay ou en Lozère, les zones d'emploi championnes de France, avec seulement 4,9% de taux de chômage au troisième trimestre 2010. Bienvenue dans les bassins de Versailles, Rodez, Mauriac, Vitré, Saint-Flour ou Roissy-en-France, territoires qui flirtent avec les 5% de chômeurs, moitié moins que la moyenne nationale (9,3%) fin 2010. La France qui souffre, celle qui subit les taux de chômage les plus élevés, prend racine dans le Nord, touche les campagnes de Picardie et de Champagne-Ardennes, frappe les villes moyennes du Languedoc-Roussillon et de la région PACA. Le soleil de Béziers ? 14,9% de chômeurs. Alès-La Grand Combe ? 14,5%. Ganges-Le Vigan, dans l'Hérault ? 14,2%. »

Leïla de Comarmond dans  « Les Echos » en date du 27 janvier 2011 :
Article intitulé : Chômage : la France n’en a pas fini   avec la crise   


 « Le ministère du Travail a comptabilisé 2.725.200 demandeurs d’emploi de catégorie A, c’est-à-dire n’ayant pas du tout travaillé dans le mois, en France métropolitaine. C’est 27.100 de plus qu’en novembre (+1 %). En prenant en compte aussi les personnes ayant travaillé dans le mois (catégories B et C), le compteur affiche 4.051.700 en métropole, en hausse de 32.600 (+ 0,8 %). 2010 se sera donc achevée sur deux mauvaises performances mensuelles après l’embellie d’octobre. Au final, sur les douze  mois, le nombre de chômeurs aura encore augmenté de 80.100 en catégorie A, après la hausse record (plus de 400.000) de 2009. Pôle emploi anticipait une moindre hausse en septembre dernier. Depuis mars 2008, point bas du chômage, le nombre de chômeurs a progressé de 740.000. Comme celle de novembre, la mauvaise performance de décembre s’explique au moins en partie par la fermeture partielle du robinet des contrats aidés. Pour le deuxième mois d’affilée, la hausse du chômage a touché les jeunes, même si la situation s’est globalement améliorée sur un an et qu’elle apparaît plus inquiétante pour les seniors et les chômeurs de longue durée : le nombre de personnes à la recherche d’un emploi depuis plus de un an a bondi de 20 % en 2010. »

J.C dans « Les Echos » en date du 16 décembre 2010 en page 5 :

Article intitulé : Le chômage des jeunes flambe dans les quartiers

« Le taux de chômage des jeunes s’est aggravé en 2009 dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, touchant plus d’un sur trois d’entre eux, selon le dernier rapport de l’Observatoire national des zones sensibles (Onzus).C’est un état des lieux alarmant dont Maurice Leroy, le nouveau ministre de la Ville, doit officiellement prendre connaissance jeudi prochain. Ainsi, 43 % des jeunes actifs et 37 % des jeunes actives résidant dans ces 751 quartiers classés prioritaires au titre de la politique de la ville étaient sans emploi l’an dernier, contre 41,7 % et 29,6 % en 2008. Phénomène aussi inédit qu’inquiétant, les diplômés sont autant touchés, alors que, jusque-là, le diplôme les protégeait », indique le rapport de l’Onzus. »

Benoît Floc’h dans « Le Monde » daté du 1er octobre 2010 en page 12 :
Article intitulé : Les jeunes de la crise, une « génération sacrifiée ».
« En deux années, le chômage de longue durée frappant les moins de 25 ans a explosé de 72%. Selon l’Insee, 632 000 jeunes de 15 à 24 ans étaient à la recherche d’un emploi au deuxième trimestre 2010. Cela représente un taux de chômage de 23,3% (moyenne mondiale 13% des 15-24 ans) chez les jeunes actifs. Le taux de chômage de l’ensemble de la population active était de 9,3% au même moment. »

André Zylberberg, directeur de recherche au CNRS, chercheur associé à l’école d’économie de Paris, dans « Challenges » daté du 21 septembre 2010 en page 40 :
Article intitulé : La baisse du chômage est un non-événement.
« En France métropolitaine, le taux de chômage est passé de 9,5% à 9,3% entre le premier et le deuxième trimestre 2010. En réalité, cette baisse ne signifie pas grand-chose. La définition précise d’une personne au chômage est trop floue pour que l’on puisse tirer des conclusions d’une baisse aussi minime. Le taux de chômage n’est pas forcément l’indicateur adéquat de la bonne santé de l’emploi. Il est plus significatif de s’intéresser au taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion d’actifs occupés. Ce sont eux qui créent la richesse qui permet d’investir, de payer les salaires, d’indemniser les chômeurs et de transférer des ressources aux inactifs, en particulier aux retraités. Le taux d’emploi mesure le potentiel productif et redistributif d’un pays. Du premier au deuxième trimestre 2010, le taux d’emploi des 15-64 ans est resté stable à 63,8% et, sur un an, il a baissé de 0,4 point. Quand notre taux d’emploi stagne aux alentours de 64% celui de l’Allemagne atteint 71% et ceux du Danemark et des Pays-Bas culminent respectivement à 76 et 77%. Ces différences signifient que nous avons des millions d’actifs occupés en moins que nos principaux partenaires. »

B.M dans « L’Expansion » du 2 septembre 2010 en page 12 :
Article intitulé : Bidouillage du chômage
« Officiellement, Pôle emploi dénombre cinq catégories de demandeurs d’emploi. Mais le gouvernement ne communique que sur une seule, la fameuse catégorie A, à savoir les chômeurs  « tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi. » Résultat : la France comptait à la fin juin près de 2,7 millions de demandeurs d’emploi en catégorie A, tandis que, au total, 4,5 millions de personnes étaient inscrites à Pôle emploi. Un écart de 66%. Un taux de « mal-emploi » de 16% bien supérieur au taux de chômage officiel de 10%. »

Anne Jouan dans « Le Monde » daté du 2 août 2010 en page 8 :
Article intitulé : Le taux de chômage des bac +8 est inquiétant.
« En 2007, 10% des anciens doctorants étaient au chômage contre 7% de diplômes niveau master et 4% niveau ingénieur. »



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