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Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010
Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?
Comprendre :
- la Mondialisation et l'Europe
- les cycles boursiers
- les cycles immobiliers
- l'économie et les cycles financiers
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Muriel Motte dans « Les Echos » du 24 octobre 2011
Article intitulé : Voir loin
« L’imprévisible bouscule notre quotidien, mais que nous réserve l’avenir ? Le 31 octobre, ce n’est pas très loin, la planète portera 7 milliards de Terriens et sans doute 10 milliards en 2100, selon l’Ined. Et, puisque chaque semaine 1 million de personnes quittent la campagne pour les zones urbaines, dès 2050, plus de 73 % des Chinois, 66 % des Indonésiens et 59 % des Vietnamiens vivront en ville, estime l’ONU. Plus près de nous, en 2030, les pays développés ne pèseront plus que 41 % de la richesse du monde (63 % l’an dernier, selon le FMI) et 45 % de sa capitalisation boursière (69 % en 2010, précise Goldman Sachs). Enfin, demain, c’est-à-dire en 2015, 93 % de la classe moyenne mondiale se situera dans les pays émergents (56 % en 2000, chiffres Citigroup). Cette prospérité asiatique va largement contribuer à l’enrichissement de 50 % des habitants de la planète d’ici à cinq ans annoncé par Credit Suisse, qui précise qu’en 2016 le patrimoine estimé des Japonais (31.000 milliards de dollars) sera inférieur à celui des Chinois (36.000 milliards). De grands pays sont en train de bâtir leur capacité de croissance domestique. Le plus grand fonds de pension au monde, le Government Pension Investment Fund japonais (1.500 milliards de dollars sous gestion) a donc sauté le pas : d’ici à la fin de l’année, il commencera à investir en actions émergentes. »
Andy Howard dans « Les Echos » du 3 août 2011
Article intitulé : L’Europe face au déclin de sa population active
« Dans des dizaines d’années, les générations futures se souviendront de 2011 comme d’un tournant radical dans l’économie européenne. Pas tant en raison des préoccupations macro-économiques qui concentrent l’attention aujourd’hui : avec le temps, ces inquiétudes s’atténueront. Mais, dans les courbes démographiques qui seront dressées sur le long terme, 2011 restera l’année du début du déclin de la population active en Europe. L’ONU observe en effet que, pour la première fois, le nombre d’Européens en âge de travailler vient de commencer à reculer, après avoir connu pendant vingt ans une croissance annuelle de 1 %.Et si le réservoir de main-d’œuvre européen recule, ses générations âgées connaissent quant à elles une croissance exponentielle Le nombre d’Européens de plus de 65 ans croîtra ainsi cinq fois plus vite que le reste de la population au cours des vingt prochaines années, avec pour conséquence un vieillissement rapide de l’Europe. En d’autres termes, il y aura moins de travailleurs pour générer une production destinée à être partagée avec une frange de population de plus en plus âgée et de plus en plus dépendante. La transition démographique qui a déjà vu le monde passer de 2 à 7 milliards d’habitants avec une croissance particulièrement soutenue de la population active, est en marche depuis la première moitié du siècle dernier. Son point d’inflexion s’est opéré au cours de la dernière décennie. Dans sa première phase, cette transition a généré une croissance économique sans précédent, des progrès technologiques, une amélioration des niveaux de vie et – pendant presque toute cette période – des rendements solides sur le marché du capital-investissement. Ces acquis ne vont pas s’inverser, mais le développement continu va devenir plus laborieux. Le phénomène implique quatre conséquences majeures. D’abord, il y aura moins de travailleurs pour contribuer à la croissance économique et plus de concurrence entre les entreprises pour trouver de la main-d’œuvre. Ensuite, la consommation sera affectée : les personnes âgées ont généralement moins d’argent à dépenser et consacrent un moindre budget aux dépenses superflues. Par ailleurs, le déficit d’épargne va devenir un défi de plus en plus dur à relever pour la plupart des pays développés dans la mesure où, avec moins de personnes en âge d’épargner et des taux d’intérêt sur l’épargne de plus en plus faibles, les réserves d’épargne vont rapidement décliner. Enfin, avec moins de travailleurs et des générations âgées de plus en plus coûteuses, la pression exercée sur les finances publiques va se faire plus lourde. »
Commentaire : Lors de mes conférences, j’insiste souvent sur la démographie (et notamment en immobilier). La démographie permet d’anticiper les variations en nombre de consommateurs et « type » de consommation. A ce titre, la démographie est une des clés qui permet d’asseoir ses réflexions sur l’avenir. Paradoxalement, la démographie est trop peu prise en compte alors qu’elle est mathématique et que quantité des raisonnements, qui eux ne le sont pas, utilisent des raisonnements « mathématiques » pour se fabriquer une crédibilité. Pour exemple, les différents ratios boursiers bâtis sur du « vent ». Ratios « bidon » mais qui permettent de paraître crédible auprès d’une population choisie.
Eric Le Boucher dans « Les Echos » du 10 juin 2011
Article intitulé : Afrique : la bombe démographique
« L’ONU vient de publier une révision à la hausse de ses projections sur l’évolution de la population mondiale à l’horizon 2100. Nous sommes 7 milliards de Terriens, nous serons 9,3 milliards en 2050 (plus 150 millions par rapport aux projections précédentes) et 10,1 milliards en fin de siècle (1 milliard de plus). Si l’on reste sur le scénario médian, on apprend que le nombre d’enfants par femme dans les pays à faible fertilité (les Etats-Unis, l’Europe, la Russie plus la Chine et le Brésil) devrait croître de 1,6 à 1,8 vers 2050 et à 2 en 2100. Mais ce niveau restera inférieur au seuil de remplacement et donc les populations de ces pays vont régresser de 20 % durant le XXIe siècle, passant de 2,9 à 2,4 milliards. Les pays à forte fertilité (plus de 1,5 fille par femme, de façon à ce que la mère ait au moins une fille qui aille jusqu’à l’âge de la reproduction) vont voir leur population tripler et passer de 1,2 à 4,2 milliards. 39 des 55 pays concernés sont en Afrique. La tectonique démographique dessine une Europe vieillissante et en partie déclinante, séparée par la mer Méditerranée d’une Afrique devenue bombe démographique : 416 millions d’habitants en 1975, 1 milliard aujourd’hui, 2,2 milliards en 2050. A la sortie de la dernière guerre, l’Europe était trois fois plus peuplée que l’Afrique, le rapport sera inversé en 2050. L’explosion démographique africaine – la plus rapide jamais observée dans l’histoire – intervient dans un continent qui cumule les handicaps : pauvreté, manque d’eau, agriculture prémoderne, piteux score démocratique. Devant cet inévitable, l’Europe devrait, toutes affaires cessantes, se doter d’une politique africaine d’ensemble. »
Marie Bellan dans « Les Echos » du 24 mars 2011 :
Article intitulé : Le chômage ne freine pas le nombre de naissances
« Une performance que le démographe de l’Institut national d’études démographiques (Ined) Gilles Pison a tenté d’analyser dans une étude parue aujourd’hui. En 2010, 797.000 enfants sont nés en France métropolitaine, un record depuis 1982. Par le passé, ce phénomène a déjà été observé. « En 1958 et 1959, la croissance du PIB a brusquement ralenti, mais les naissances, qui étaient à la hausse, continuèrent sur leur lancée », note Gilles Pison. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette dissociation et c’est leur combinaison qui fait la situation particulière de la France. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le chômage peut, dans certains cas de figure, pousser à avoir des enfants. Chez les femmes les moins diplômées notamment, c’est-à-dire celles qui ont le plus de mal à trouver un emploi en cas de crise, l’inactivité semble accélérer la naissance du premier enfant et celle des suivants. On peut imaginer qu’elles profitent de leur inactivité pour faire des enfants. Ou encore que le travail auquel elles peuvent prétendre, notamment en cas de crise économique, ne suffisant pas à couvrir les frais de garde du premier enfant, elles préfèrent renoncer à cet emploi et faire un deuxième enfant. »
Valérie Segond dans « La Tribune » du 7 mars 2011 :
Article intitulé : La France de 2012 aux mains du pouvoirs gris
« Un bouleversement démographique sans précédent est en train de transformer l'équilibre politique en France. Pour la première fois en 2012, un président de la République pourrait être élu avec les seules voix des seniors de plus de 50 ans. Sur l'ensemble du territoire, ils représentent en 2011, selon les estimations de l'Insee, 46,4 % des 47,7 millions de Français en âge de voter. Leur poids grimpe d'année en année puisque, en 2007, ils pesaient 44,6 %, 42,3 % en 2002, et 38,8 % en 1995. Avec près de 22,5 millions d'électeurs potentiels, ils pèsent donc aujourd'hui 7,6 points de plus qu'en 1995. Quant aux moins de 30 ans, ils ne sont plus que 19,3 % des Français en âge de voter, contre 22,7 % en 1995, et 24,3 % il y a vingt ans. À partir du fichier national des électeurs, le chercheur Stéphane Jugnot a agrégé les résultats du premier tour des présidentielles de 1995 et 2002 et du premier tour des législatives de 1997 (1). Ces résultats montrent des écarts considérables dans la propension à s'inscrire sur les listes électorales : 95 % des plus de 50 ans le sont, contre 80 % des moins de 26 ans. Ce qui signifie que les seniors représenteraient près de 49 % des inscrits, contre pas plus de 17 % pour les jeunes. Chez les seniors, 90 % des inscrits disent avoir voté, contre 73 % seulement chez les jeunes ! Si le prochain scrutin présidentiel se déroule dans les mêmes conditions que la moyenne de ceux de 1995, 1997 et 2002, les seniors pèseront 51 % des voix exprimées, et les jeunes 15,4 % seulement. Soit plus de trois fois plus ! Les seniors ne sont pas seulement très influents : ils ont désormais la majorité effective des voix. »
Laure Belot dans « Le Monde » du 1er février 2011 :
Article intitulé : Génération Y, mode d'emploi
« Ils ont entre 15 et 30 ans et ont une agilité à faire pâlir d'envie tout quadra un peu branché quand il s'agit de parler Net, Facebook, Twitter ou toute autre nouvelle application technologique. Certains les appellent la génération Y (prononcer " why " à l'anglaise) depuis que deux sociologues américains, Neil Howe et William Strauss, auteurs de Generations : the History of America's Future, 1584 to 2069 (éd. William Morrow, 1992), ont baptisé leurs prédécesseurs nés entre 1959 et 1980 la génération X. Evitez de leur parler d'indépendance financière " Ces jeunes sont rentrés à l'école à 3 ans et trouvent en moyenne leur premier travail entre 25 et 29 ans. Ils seront donc restés un quart de siècle totalement dépendants de leurs parents. Ne prononcez pas le terme " carrière " Cette jeune génération cherche, avant tout, à se réaliser personnellement. " Ils préfèrent le plaisir à l'assiduité. Ils veulent vivre beaucoup de choses avant 25 ans ", précise le sociologue québécois Carol Allain. Ils cherchent avant tout à maximiser leur monde à eux, devenir eux-mêmes. C'est la philosophie du siècle des Lumières. L'histoire est très lente. Ces valeurs ne sont pas d'aujourd'hui, elles ont mis trois siècles à s'imposer ". D'où de possibles complications sur le long terme dans l'entreprise, " qui n'est pas, on le saurait, le lieu où l'on devient le plus soi-même ", poursuit le sociologue. Parlez-leur compétence et non hiérarchie. Evoquez plutôt le présent que la retraite " L'avenir est aussi lointain que le passé. Enfin, " c'est peut-être la première génération qui présente des traits de ressemblance partout dans le monde ", remarque le Québécois Carol Allain.»
Alain Frachon dans « Le Monde » en date du 27 janvier 2011 :
Article intitulé : Démographie mondiale : la croissance ralentit
« Certes, 2011 verra, probablement vers la moitié de l'année, " la naissance du sept milliardième être humain ". Mais le chiffre masque le début d'une décélération du rythme de l'accroissement de la population mondiale. Celle-ci " a mis environ 250 000 ans pour atteindre 1 milliard de personnes (aux alentours de 1800). Plus d'un siècle s'est écoulé avant qu'elle n'atteigne 2 milliards (en 1927), mais il n'a fallu que trente-trois ans pour atteindre le milliard suivant (1927-1960) et quatorze ans seulement pour le milliard d'après, écrit The Economist. Cette dynamique va s'inverser. D'ici à 2050-2060, la population mondiale devrait se stabiliser autour de 9 milliards d'habitants. "La Russie de ce début de siècle a perdu 7 millions d'habitants par rapport à sa population de 1991. " La Chine évolue rapidement, explique M. Longman, vers ce que les démographes appellent une société 4-2-1, où un enfant va avoir la responsabilité, une fois adulte, de prendre en charge ses deux parents et ses quatre grands parents ". Le vieillissement d'une population finit à terme par peser sur son développement économique. La Chine devra inventer l'Etat-providence pour des dizaines de millions de plus 75 ans... Elle sera vieille avant d'être riche, prophétisent les pessimistes. Le bon exemple vient des Etats-Unis, où un solide taux de natalité et une immigration dynamique assurent un remarquable équilibre démographique. Il vient aussi de Scandinavie, où, comme en France et en Grande-Bretagne, les politiques familiales mises en oeuvre par l'Etat ont relancé la natalité. »
Louis Chauvel, sociologue, professeur à Science Po, dans « Le Monde » en date du 4 janvier 2011 :
Article intitulé : Les jeunes sont mal partis
« Dans les sociétés vieillissantes, la surdité aux problèmes sociaux des générations à venir peut devenir un vrai souci. Mais c'est là un symptôme plus que la cause profonde du mal, qui n'a rien de nouveau. Ce qui est inédit, en revanche, relève de la profondeur du déni d'un phénomène qui s'amplifie. Depuis 1998, nous n'avons rien fait, alors que nous savions. Chaque fois, les périodes de rémission ont donné l'illusion du rétablissement, mais, en réalité, la situation s'est dégradée. Nous le savons, trente-cinq ans après l'extension du chômage de masse, la jeunesse a servi de variable d'ajustement. Chômage record, baisse des salaires et des niveaux de vie, précarisation, développement de poches de travail quasi gratuit (stages, piges, free-lance, exonération de charges, etc.), nouvelle pauvreté de la jeunesse, état de santé problématique et faible recours aux soins, absence d'horizon lisible. Nous observons un triple déclassement. Scolaire d'abord, la jeunesse étant maintenant de classe moyenne du point de vue des diplômes, mais en deçà de la classe ouvrière du point de vue des revenus. Il est aussi systémique, puisque, avec la chute des nouvelles générations, ce sont leurs droits sociaux futurs qui sont remis en cause : leur développement humain aujourd'hui, leur capacité à élever leurs enfants demain, et leurs retraites après-demain. Il s'agit donc de la régression du système social dans son entier, et pas simplement celui d'individus. Il reste que la symptomatologie n'est pas un diagnostic. Celui-ci relève du refus collectif de regarder lucidement notre long terme, et du caractère profondément conservateur, rentier, de la société française dans son entier. Le comportement patrimonial des possédants français accumulant de l'assurance-vie et des logements vides, tout comme leurs grands-parents serraient leurs lingots, relève de la même frilosité. La droite gouvernementale protège les retraités d'aujourd'hui, son coeur électoral, et sacrifie ceux de demain ; les syndicats et la gauche exigent quant à eux de reporter la charge sur les jeunes actifs, ces grands absents des débats politiques. Il s'agit de comprendre que ce jeu est " idéal-typique " de notre pays, où les derniers retraités aisés du début du baby-boom décident de l'appauvrissement des générations nées trop tard, victimes muettes d'enjeux où leur absence est sciemment organisée. C'est là une racine de notre mal : le diagnostic de 2010 montre que les " nouvelles générations " nées après 1955, celles entrées dans le monde du travail après 1975 dans le contexte du plein chômage, ont été affectées de façon durable, voire définitive. L'invention du travail quasi gratuit (les stages), massivement subventionné par les parents aisés, n'a pas suffi, et, après trente années d'incurie, il faut aussi réintégrer les anciens jeunes de 1985 qui avaient raté leur entrée dans la vie. »
Etienne Lefebvre dans « Les Echos » en date du 15 décembre 2010 en page 4 :
Article intitulé : Retraites : l’espérance de vie grimpe plus vite que prévu
« Le Conseil d’orientation des retraites examine aujourd’hui l’impact des nouvelles prévisions démographiques de l’Insee sur les systèmes de retraite. L’effet de l’amélioration de la natalité est plus que compensé par une espérance de vie qui progresse plus vite que prévu. La bonne tenue de la natalité française est importante pour l’avenir des régimes de retraite, mais elle ne suffira pas, loin de là. Si l’Insee ne modifie pas le constat global – le vieillissement de la population va être particulièrement rapide d’ici à 2035, plus lent ensuite –, le COR souligne que deux facteurs d’évolution de la démographie sont révisés, avec des effets inverses pour les systèmes de retraite. Côté positif, la fécondité est revue à la hausse, le nombre d’enfants par femme étant actuellement voisin de 2, contre 1,9 projeté en 2006. Cela conduit à revoir à la hausse le nombre d’adultes en âge de travailler (et donc de cotisants) à compter de 2030. Le COR souligne néanmoins que la France se situe dans une position plus favorable que la plupart de ses voisins, puisque, en 2060, ce ratio de dépendance resterait inférieur à 50 % en France, comme dans une dizaine d’Etats européens, alors qu’il se situerait entre 50 % et 60 % dans neuf pays (dont l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie) et serait supérieur à 60 % dans les huit autres, parmi lesquels la République tchèque et la Pologne. »
Jean-François Pégresse, éditorialiste, dans « Les Echos » du 28 juin 2010 en page 12 :
Article intitulé : La dictature du séniorat.
« Dominant dans l’expression des choix collectifs, les retraités ont déjà gagné la bataille idéologique. Fait sans précédent, la France de 2010 compte presque autant de plus de 65 ans (23 millions) que de moins de 20 ans (24 millions), alors qu’ils étaient trois fois moins nombreux, il y a un siècle. En 250, ils seront 25% de plus. » L’analyse de Mathilde est « Le vieillissement risque d’engendrer une chute de la croissance et une forte aversion à l’inflation pour privilégier le patrimoine. Il est donc peu probable que la réduction de l’endettement public soit une priorité constatable. » »
Olivier Pastré, professeur à l’université de Paris-VIII, dans « Le Figaro » du 24 juin 2010 en page 16 :
Article intitulé : Retraite, le paramètre de l’immigration.
« L’immigration a toujours constitué, constitue et constituera un des principaux fondements de la croissance économique de longue période et, à ce titre, doit être encouragée. Ce qui est vrai partout et toujours l’est particulièrement aujourd’hui en Europe. Les femmes européennes ne font en moyenne au cours de leur vie que 1,4 enfant alors qu’il en faudrait 2,1 au moins pour renouveler la population. L’appauvrissement démographique est probablement la plus grave fragilité de l’Europe. Contrairement à la « science » économique, la science démographique a un pouvoir prédictif élevé. »
Commentaire : Pour ceux qui suivent mon cycle de conférences, souvenez-vous de l’importance de la démographie dans les décisions prisent par les Etats concernant l’immobilier.
Dominique Moïsi, conseiller spécial à l’Ifri, dans "Les Echos" du 31 mai 2010 en page 15 :
Article intitulé : L’automne de l’occident.
« Pendant plus de deux siècles, le monde occidental a vécu « à côté » de « l'Autre » en le regardant comme « inférieur ». Aujourd'hui, alors que les démographes nous prédisent un monde où Américains et Européens mis ensemble ne représenteront qu'un peu plus de 10 % de la population mondiale avant 2050, le monde occidental doit apprendre à vivre « avec l'autre » considéré comme « égal ».
Pour la première fois dans l'histoire récente du monde, une grande puissance comme la Chine apparaît sur le devant de la scène mondiale, sans avoir un message universel à offrir. Le temps est venu pour le monde occidental de réaliser qu'il vit très au-dessus de ses moyens en termes matériels et très en dessous de ses moyens en termes intellectuels et « spirituels ». »