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Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010
Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?
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EAU
J. FA dans « Challenges » daté du 7 avril 2011 :
Article intitulé : L’eau s’évapore pour les multinationales
« C’est une bonne nouvelle pour les Parisiens, mais pas pour les multinationales françaises de l’environnement : le tarif de l’eau va baisser de 8% le 1er juillet dans la capitale « pour la première fois en vingt-cinq ans ». L’annonce a été faite par le maire de Paris, dix-huit mois après avoir repris ce marché à la Lyonnaise des eaux et à Véolia. Toulouse, Bordeaux et Anglet ont obtenu des réductions de tarifs de 25 à 61% en brandissant la menace de faire comme Paris. »
Commentaire : Je ne résiste pas à vous rappeler l’article (et mon commentaire) du 6 avril 2011 de Laurence Albert dans « Les Echos » sur l’eau intitulé : Ile-de-France : des chèques eau pour les familles modestes
« Le Sedif, qui regroupe 142 communes franciliennes, a dévoilé hier son programme « Eau solidaire » destiné aux usagers les plus démunis. Le syndicat, qui n’allouait jusqu’à présent qu’une modeste enveloppe de 37.000 euros par an aux aides sociales, met les bouchées doubles avec 2 millions d’euros – soit 1 % des recettes. En revanche, le Sedif impose son critère social : la facture d’eau devra représenter plus de 3 % des ressources annuelles du ménage. « Potentiellement, 265.000 foyers pourraient répondre à ce critère », estime Karina Kellner, adjointe au maire de Stains. En Ile-de-France, 12 % de la population vivent en effet sous le seuil de pauvreté. « Le Sedif a voulu être le premier à mettre en œuvre ce droit à l’eau créé par la loi de 2006 mais jamais appliqué. »
Commentaire du 6 avril 2011 : L’eau, cet élément essentiel de la vie est devenu un simple élément financier. C’est le Sedif qui impose un critère social, à savoir la facture d’eau devra représenter plus de 3% des ressources annuelles du ménage et les autres ? On parle de ressources ? Quelles ressources ? Nettes ou brutes des charges de logement ? Etc… Beaucoup oublient que l’eau est sur facturée et fait l’objet de détournement. Heureusement que l’article se finit par un rappel du droit à l’eau créé par la loi de 2006. Rappel qui met à mal l’aspect « solidaire » de l’article.
Laurence Albert dans « Les Echos » daté du 6 avril 2011 :
Article intitulé : Ile-de-France : des chèques eau pour les familles modestes
« Le Sedif, qui regroupe 142 communes franciliennes, a dévoilé hier son programme « Eau solidaire » destiné aux usagers les plus démunis. Le syndicat, qui n’allouait jusqu’à présent qu’une modeste enveloppe de 37.000 euros par an aux aides sociales, met les bouchées doubles avec 2 millions d’euros – soit 1 % des recettes. En revanche, le Sedif impose son critère social : la facture d’eau devra représenter plus de 3 % des ressources annuelles du ménage. « Potentiellement, 265.000 foyers pourraient répondre à ce critère », estime Karina Kellner, adjointe au maire de Stains. En Ile-de-France, 12 % de la population vivent en effet sous le seuil de pauvreté. « Le Sedif a voulu être le premier à mettre en œuvre ce droit à l’eau créé par la loi de 2006 mais jamais appliqué. »
Commentaire : L’eau, cet élément essentiel de la vie est devenu un simple élément financier. C’est le Sedif qui impose un critère social, à savoir la facture d’eau devra représenter plus de 3% des ressources annuelles du ménage et les autres ? On parle de ressources ? Quelles ressources ? Nettes ou brutes des charges de logement ? Etc… Beaucoup oublie que l’eau est sur facturée et fait l’objet de détournement. Heureusement que l’article se finit par un rappel du droit à l’eau créé par la loi de 2006. Rappel qui met à mal l’aspect « solidaire » de l’article.
Gaëlle Dupont dans « Le Monde » daté du 11 septembre 2010 en page 4 :
Article intitulé : Droit à l’eau : « Passer de la théorie à la mise en œuvre »
« L’Assemblée générale des Nations unies vient de reconnaître que l’accès à l’eau potable était un droit humain fondamental. 2,9 milliards de personnes n’ont pas de robinet d’eau chez elles ou à proximité, et 2,6 milliards ne disposent pas d’assainissement de base. Chaque année, 1,6 million de personnes – pour la plupart des enfants – décèdent de maladies liées à une eau sale. »
Claude Crampes et Thomas-Olivier Léautier, école d’économie de Toulouse, dans « La Tribune » du 23 novembre 2009 page 8 :
« Le 19 octobre, le prix de l’électricité sur le marché français a atteint pendant quatre heures consécutives 3.000 euros par mégawattheure (Mwh), le prix maximum autorisé. A cette période de l’année l’électricité se négocie habituellement autour de 60 euros/Mwh. Face à un prix multiplié par 50, les acheteurs auraient dû réduire leur consommation et les vendeurs se précipiter pour accroître leurs livraisons. Ils ne l’ont pas fait. Protégé des fluctuations de prix grâce à des tarifs fixés par le gouvernement, le consommateur français vit dans le mythe d’une électricité garantie et bon marché. Qui osera le sortir de sa torpeur pour lui annoncer que le remplacement des centrales vieillissantes (notamment nucléaires) coûtera très cher ? Il ne s’agit pas de le réveiller en sursaut pour lui annoncer la multiplication permanente pas 50 du prix de l’électricité. Mais il faut le préparer progressivement à la mauvaise nouvelle d’une forte hausse des tarifs aux heures de pointe au cours de la prochaine décennie, partiellement compensée par une baisse aux périodes hors pointe. »
Danièle Mitterrand dans « Le Monde» du 9 novembre 2009 page 21 :
« L’eau reste la première cause de mortalité dans le monde et tue 34 000 personnes chaque jour. L’Etat français a signé le 15 octobre un partenariat pour l’organisation du prochain Forum mondial de l’eau à Marseille en mars 2012, avec ceux-là mêmes qui ont refusé, à Istanbul, de faire de l’accès à l’eau un droit. La France laisse aux mains d’un Conseil mondial de l’eau - présidé par ceux dont la raison d’être est de faire de l’accès à l’eau une source de profit - l’avenir de l’eau dans le monde ! Il faut en effet rappeler ici que la présidence et la vice-présidence du Conseil mondial de l’eau sont assurées depuis 2005 par des dirigeants des deux multinationales françaises de l’eau, de l’environnement et de l’énergie. »