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EURO

 

Jacques Delors dans « Le figaro » du 16 juin 2010 en page 14 :


Article intitulé : Après les pompiers, l’Europe attend les architectes.

« L’Euro représente 27% des réserves mondiales des banques centrales. Dans les plus graves crises qu’ait connues l’Europe, il signale la crise des changes des années 1992-1993. Il y a un paradoxe. L’endettement des Etats s’est accru de façon spectaculaire, parce qu’ils sont venus au secours des banques et du système financier. Et c’est ce même système financier qui, maintenant, pointe le doigt sut les déficits excessifs tout en s’inquiétant de l’effet de la rigueur nécessaire sur la croissance et l’emploi.

Commentaire : La crise 1992-1993 donne en cycle SOCIOECOPOFI crise en 2008-2010. CQFD.

Isabelle Croizard dans « La Tribune » du 16 juin 2010 en page 27 :


Article intitulé : L’euro commence à résister aux mauvaises nouvelles.

« En des temps pas si lointains, la série de mauvaises nouvelles annoncées depuis lundi soir aurait fait chuter l'euro. Elle n'est pourtant pas parvenue à briser son élan.  Le marché, qui a retrouvé un certain goût du risque, commencerait-il à croire que la « révolution » de la gouvernance de la zone euro, dont parlait mardi Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe, est bel et bien en marche. A moyen terme, en tout cas, nul doute que la crise, si elle permet la réduction des déficits publics, même en pesant momentanément sur la croissance, sera favorable à l'euro et aux actifs libellés en monnaie unique. Même si la plupart des stratèges continuent à prévoir une nouvelle dégradation de l'euro."

Joshua Rosner dans "La Tribune" du 28 avril 2010 en page 13 :
Article intitulé : Crise de l’euro : les vrais coupables.


«  Au début, ce sont les spéculateurs, les « vendeurs à découvert » et les hedge funds qui ont été pointés du doigt. Pourtant, les véritables responsables sont plutôt ceux qui, profitant de l’inefficacité de la surveillance exercée par les autorités, ont créé des actifs toxiques et dissimulé leur niveau de risque : institutions bancaires, banques d’investissements et agence de notation. Les banques d’affaires exploitent les lacunes réglementaires, juridiques et comptables pour cacher la véritable situation économique de l’emprunteur. Et pour rassurer les marchés, elles utilisent la caution d’agences de notation. Ainsi, en dépit de leur devoir d’informer les investisseurs de l’ensemble des risques auxquels ils s’exposent, les banques induisent ces derniers en erreur. S’ils avaient été totalement informés de la situation de l’emprunteur, ces investisseurs auraient prêté à des taux d’intérêt bien plus élevés. Les banques se sont surtout appliquées à fabriquer, sur de fausses bases, une demande artificielle pour des produits financiers opaques et risqués. Et plutôt que d’agir dans l’intérêt de leurs concitoyens, les représentants officiels ont décidé qu’ils pouvaient appliquer la loi de façon arbitraire pour dissimuler leur complicité (crise grecque). La crise ne connaîtra pas de fin tant qu’ils n’admettront pas, tout comme nous tous, la réalité de ce délit. »

Jean-Pierre Robin dans « Le Figaro » du 26 avril 2010 en page 26 :
Article intitulé : La Grèce et les marchés : le sage montre l’étoile et l’imbécile regarde le doigt.
 « Proverbe chinois, que nous rappelle Hubert Jousset, le président du fonds Gefip : « Quand le sage montre l’étoile, l’imbécile regarde le doigt. » L’ « étoile » est en l’occurrence l’économie grecque, le « sage » représente les marchés qui s’inquiètent de son rôle étoile pâlissante. Et dans le rôle de l’ « imbécile », l’opinion publique, qui ne veut pas voir la réalité en face. »

Yves de Kerdrel dans « Le Figaro » du 27 octobre 2009 :
«  Vous qui croyez – ou – plutôt à qui l’on tente de faire croire que le monde est passé à côté du gouffre - passez votre chemin ! La baisse du dollar serait orchestrée depuis la Maison-Blanche…Ce qui agace prodigieusement les Russes, les Emirats ou les Américains du Sud qui vendent leurs matières premières en dollar. Si le dollar baisse ainsi, c’est parce que tel est le désir des Américains. Dans une économie mondialisée où les barrières douanières ont presque disparu, la meilleure protection consiste à jouer sur les parités de change. Avec un dollar faible, voire très faible, les entreprises exportatrices localisées aux Etats-Unis voient la compétitivité de leurs produits s’accroître de 20% en un an. En faisant baisser le dollar, non seulement les Américains se donnent de l’oxygène supplémentaire, mais ils diminuent en plus le coût du travail sur leur sol. Dans les mois qui viennent ils vont ainsi rapatrier des usines délocalisées aux Etats-Unis où le prix de revient des produits (salaires plus transports) sera équivalent à celui qu’ils obtiendraient au Sichuan ou à Bangalore . »

 



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