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La revue « Challenges » du 3 décembre 2009 reprend un article de « The Economist » en page 47 :
« En 1974, le secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger avait assuré qu’aucun enfant n’irait se coucher la faim au ventre dès la décennie suivante. Vaine promesse ! Trente-cinq ans plus tard, près d’1 milliard de personnes souffrent de la faim. Et la situation risque d’empirer. Aucun des problèmes qui ont provoqué la flambée des prix des matières premières et les graves pénuries alimentaires de 2007–2008 n’a rien résolu. »
Mathieu Laine dans « Le Figaro » du 27 novembre 2009 :
« L’élimination de la faim de la surface de la terre nécessiterait, selon le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, 44 milliards de dollars par an d’aides publiques à investir dans les infrastructures, les technologies et les intrants modernes. Cette somme est, dit-il, modeste au regard des 1 340 milliards de dollars dépensés dans l’armement… »
Olivier de Schutter, rapporteur des Nations Unies, dans « Le Monde » du 17 septembre 2009 page 4 :
« La faim, toujours. Et à des niveaux jamais atteints : sous l’effet de la crise économique, la barre du milliard de personnes souffrant de sous-alimentation a été franchie en 2009. Les causes structurelles de la crise alimentaire de 2008 – une brutale hausse des prix liées à des facteurs conjoncturels puis accélérée par la spéculation – restent en place. Il suffit d’une étincelle pour que la hausse des prix redémarre. On n’a pas tiré les leçons de la crise passée. Parmi les nombreuses raisons qui poussent à la spéculation sur la terre, il y a de grands projets de plantations qui sont liés à l’appât que représente le marché des droits à polluer.»
Xavier Harel dans « La Tribune » du 17 septembre 2009 page 6 :
« Alors que la faim touche plus d’un milliard de personnes dans le monde, aucun chef d’Etat ou de gouvernement n’a jugé bon de se rendre au sommet organisé par l’agence onusienne. Seule l’Italie, hôte du sommet, est représentée par son chef de gouvernement, Silvio Berlusconi. La situation est pourtant alarmante. « Aujourd’hui, plus de 17.000 enfants vont mourir de faim, un toutes les cinq secondes, 6 millions par an » a rappelé dès l’ouverture du sommet le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon. »