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FRET MARITIME


Charles Gautier dans « Le Figaro » daté du 19 août 2010 en page 23 :
Article intitulé : La pénurie de conteneurs prend les armateurs à contre-pied.
« LE MARCHE EXPLOSE et nous sommes tous à la recherche de conteneurs. Dès le mois de mai, Rodolphe Saadé, directeur général du groupe CMA CGM, s’est inquiété de la raréfaction assez inattendue des conteneurs. Selon l’institut de recherche maritime Tufton Oceanic, 6 millions de conteneurs font défaut, soit deux ans de production. « Face à la crise, les compagnies maritimes ont détruit quelque 4 millions de conteneurs pour limiter les coûts de stockage et de répartition des conteneurs les plus anciens », explique Herbert Carmigchelt, expert de la maison de courtage Barry Rogliano Salles » La fabrication chinoise était passée de 3,5 millions d’unités produites en 2007 à ….zéro l’année dernière. « Pour économiser sur le coût du carburant, les compagnies ont ralenti la vitesse de rotations des porte-conteneurs, diminuant ainsi la disponibilité des boîtes », poursuit Herbert Carmigchelt. Depuis 6 mois l’activité s’est intensifiée. Le personnel qualifié, parti vers d’autres secteurs industriels est difficile à réembaucher. La situation ne devrait pas revenir à la normale avant 2011.»

Alain Faujas dans « Le Monde » du 10 juillet 2010 en page 12 :


Article intitulé : Le fret a le mal de mer.
« L'indice Baltic, qui fait la moyenne des tarifs pratiqués par les armateurs sur les vingt-quatre routes maritimes les plus fréquentées pour les matières sèches (minerais, céréales, métaux), a plongé de 54 % depuis le 27 mai. Selon Jeffrey Landsberg, président du consultant spécialisé new-yorkais Commodore Research, interrogé par Bloomberg, tout le mal vient de l'arrivée "massive" de nouveaux bateaux commandés il y a quatre ou cinq ans quand la météo était au beau fixe et la mer des subprimes restait d'huile. Martin Abbott, le patron du London Metal Exchange (LME) qui déclarait, le 9 juillet à Singapour, qu'"en Asie, la croissance n'est pas cyclique, mais structurelle". Le futur s'y annonce rose pour les navires, qu'on se le dise ! Quant à l'explication du (léger) ralentissement qui affecte le mastodonte chinois, un armateur qui en scrute la macroéconomie et les évolutions sociétales estime que c'était rêver que d'attendre des miracles du méga-plan de relance par les infrastructures décidé par Pékin en décembre 2008."Il a soutenu la croissance, souligne-t-il, mais la problématique de la Chine est plus vaste : il s'agit de la pousser à moins exporter et à plus consommer. Construire une autoroute peut se faire en deux ans. Transformer les Han en une gigantesque classe moyenne grande consommatrice ne peut se faire à ce rythme." La mer peut attendre. »

Massimo Prandi dans « Les Echos » du 1 juillet 2010 en page 36 :


Article intitulé : Le fret maritime amplifie la chute des prix des ressources naturelles.
« Le taux de fret maritime pour le transport des denrées sèches a fondu de plus de 40% en un mois. Les risques qui planent sur la demande de matières premières n’expliquent pas tout. L’un des indicateurs de tendance les plus fiables de la conjoncture industrielle mondiale et, plus en détail, de l’évolution de la demande des ressources naturelles, est l’indice du fret maritime des denrées sèches, le Baltic Dry Index (BDI). En seulement un mois, les taux de fret ont fondu de plus de 42%, revenant à leurs niveaux d’indice d’août 2008. Pire, la chute est d’une linéarité désarmante. Une première raison de la correction, aussi bien des taux de fret que des prix des ressources naturelles, relève de l’émergence d’un risque sur la demande de produits de base, notamment en Chine. Il est aussi le reflet de causes propres au secteur du transport maritime. «  L’offre de vaisseaux croit à un rythme supérieur aux attentes », alertent les spécialistes chez Crédit Suisse. Au premier semestre, la flotte mondiale de vraquiers a augmenté de 14,4% en données annualisées. Un pourcentage de hausse record. En 2010-2011, ces analystes tablent sur une croissance de l’offre de ces navires de 9 à 10°%. Environ deux fois plus que la demande anticipée de cette catégorie de fret. Ce qui ne laisse pas d’espoir d’un redressement rapide des prix du transport transocéanique.»
 
Commentaire : Lors de mes conférences, j’explique l’importance de la prise en compte dans nos analyses du fret maritime. Il ressort de cet article une très bonne nouvelle. L’afflux de bateaux actuel et les prévisions futures indiquent que la hausse des coûts de fret est et sera tempérée par l’offre de bateaux excédentaire.  

M.P dans "Le Monde" du 27 mai 2010 en page 17 :


Article intitulé : Le coût du fret maritime au plus haut depuis six mois.
« Le pessimisme semble l'emporter aujourd'hui sur la reprise économique mondiale. Pourtant, l'un des indicateurs avancés les plus fiables de la conjoncture industrielle, celui des coûts du fret maritime pour les ressources naturelles sèches (fer, charbon, etc.), devrait donner de l'espoir. Les deux indices les plus représentatifs des taux de fret du transport transocéanique de cette catégorie de matières premières, le Baltic Dry Index (BDI) et le Baltic Capesize Index (BCI) des navires dotés d'un déplacement généralement supérieur à 150.000 tonnes, ont accéléré leur ascension depuis la mi-mars pour se hisser à leurs niveaux les plus élevés en six mois.
Mardi, ils ont même inscrit leur meilleure performance journalière depuis un an. Les taux de fret des vraquiers de la catégorie Capesize dépassent les 57.000 dollars par jour d'affrètement sur le marché spot. Un tarif supérieur de plus de 40 % à celui de la fin 2009. »

 



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