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Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010
Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?
Comprendre :
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- les cycles immobiliers
- l'économie et les cycles financiers
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Dans « Le nouvel Economiste » du 12 au 18 janvier 2012
Article intitulé : 700 000 Mds de dollars
« C’est la valeur des marchés de dérivés au premier semestre de 2011 selon la Banque des règlements internationaux. Le montant de ces transactions représente près de dix fois la valeur de la production de biens et services de l’ensemble de la planète (avec un PIB mondial estimé autour de 65 000 milliards de dollars en 2011). »
Commentaire : Les marchés dérivés valent dix fois la valeur de la production de biens et services de l’ensemble de la planète. Ces données, certes intéressantes, ne nous disent pas à combien est estimé le risque systémique et quelles sont les solutions qui vont être mises en place pour éviter le krach de surchauffe futur construit par le maintien de la virtualité du système actuel et l’arrivée, tôt ou tard, d’un afflux financier d’une ampleur inconnue. Peut-être que le risque systémique est incalculable faute de traçabilité des opérations…Encore plus qu’hier, il est devenu impératif de n’investir que dans l’économie réelle et dans le respect des volumes.
Marc Roche dans « Le Monde » du 23 août 2011
Article intitulé : Les hedge funds traversent la crise en ordre dispersé
« La réalité est que certains fonds de gestion alternative, aux prises avec la chute des marchés, ont subi de lourdes pertes en juillet-août, tandis que d'autres ont su tirer leur épingle du jeu face au brusque décrochage des actions. A écouter ses thuriféraires, l'industrie des hedge funds ne fait que réagir aux données économiques fondamentales, en l'occurrence les déficits publics. Ces entités amplifient les mouvements des marchés, mais ne les provoquent pas. Par ailleurs, leur force de frappe a été considérablement amoindrie depuis la crise des subprimes. Les banques ont limité leurs crédits aux hedge funds, réduisant de façon drastique leur effet de levier - ces emprunts contractés pour amplifier les paris pris sur les marchés. Les gérants affirment en chœur qu'ils n'ont joué qu'un rôle dérisoire dans la présente crise en raison de la faible taille de leurs avoirs. A les écouter, les fautifs sont les grandes banques d'investissement qui, fortes de leur bilan, recourent massivement au trading à haute vélocité et aux ventes à découvert. Basées sur la lecture des marchés et des systèmes informatiques ultrasophistiqués, les stratégies d'investissement de ces fonds sont restées en place. A écouter un opérateur londonien, " le marché offre des opportunités, notamment des actions aux rendements intéressants de sociétés de qualité, pas chères, aux positions solides dans des secteurs peu cycliques tournés vers les pays émergents. A long terme, leur rendement se révélera supérieur à celui de valeurs refuges, comme les bons du Trésor américains, le franc suisse ou l'or ".Selon le consultant londonien Precinq, plus d'un tiers des institutionnels envisagent même d'augmenter leurs placements dans la gestion alternative lors des douze prochains mois dans le cadre d'une stratégie de diversification de portefeuille.
Commentaire : Il est écrit « Les gérants affirment en chœur qu'ils n'ont joué qu'un rôle dérisoire dans la présente crise en raison de la faible taille de leurs avoirs. A les écouter, les fautifs sont les grandes banques d'investissement qui, fortes de leur bilan, recourent massivement au trading à haute vélocité et aux ventes à découvert », et s’il n’y avait plus de différence entre les hedge funds et les grandes banques d’investissements ? Petit à petit, la vérité se fait jour…mais qui doutait encore de cette réalité ?
Virginie Malingre dans « Le Monde » du 3 juin 2011
Article intitulé : Des milliers de Britanniques menacés par la crise d'un groupe de maisons de retraites
« On croyait le principe " too big to fail " réservé au secteur financier. Voilà qu'en Grande-Bretagne, la question se pose de savoir si l'adage ne devrait pas aussi valoir pour les maisons de retraite. Mercredi 1er juin, le groupe Southern Cross, premier opérateur privé du secteur, a unilatéralement décidé de ne payer que 70 % de ses loyers pour la période qui court jusqu'au 30 septembre. Il prend ainsi le risque de se voir attaquer en justice par des propriétaires lésés et de devoir déposer le bilan. Southern Cross, c'est 750 maisons de retraite et 44 000 salariés, mais c'est surtout 31 000 clients, des hommes et des femmes âgés qui ne sont généralement plus autonomes et qui risquent de perdre leur toit dans cette affaire. " Ce ne sont pas des usines qui sont menacées de fermeture, mais une part essentielle du tissu social de nos villes ", s'est alarmé Paul Kenny, secrétaire général du syndicat GMB. C'est d'abord à sa stratégie aventureuse que l'entreprise doit s'en prendre. Après avoir racheté tous azimuts des concurrents et vendu son patrimoine immobilier - sous la férule du fonds d'investissement Blackstone, avant que celui-ci décide d'empocher ses profits en introduisant Southern Cross en Bourse en 2006 -, elle s'est retrouvée à payer des loyers extravagants qui l'ont empêchée d'investir ces dernières années et auxquels elle ne peut désormais plus faire face. »
Commentaire : Tout n’est pas privatisable, tout ne doit pas être permis aux fonds d’investissement. La finance sans la socio-économie s’autodétruit. N’oubliez pas ! Les guerres ont toujours été des guerres financières. Même si par la suite elles ont été déguisées en guerre de religion ou autre.
Marc Fiorentino dans « La Tribune » du 6 mai 2011 :
Article intitulé : Le monde d'après
« Après une année 2010 de hausse ininterrompue, le consensus en 2011 était parfait : les matières premières ne pouvaient que continuer à flamber. Les fonds spéculatifs, les hedge funds, ont continué à accumuler des réserves impressionnantes de contrats à terme sur les matières premières et 2011 aurait dû ressembler à 2010. Mais, depuis quelques semaines, on assiste à des mouvements d'une violence spectaculaire sur ces marchés. Le coton et le sucre ont chuté de plus de 25 % par rapport à leurs records, le pétrole et l'or se sont légèrement repliés mais l'argent, la matière première favorite des spéculateurs depuis un an, a perdu plus de 20 % en un mois. Et le doute s'est installé. Il faut dire tout d'abord, malgré les grands débats pompeux sur le thème de savoir si la spéculation a un rôle majeur dans la hausse des matières premières (comment peut-on encore sérieusement se poser la question ?), que les cours sont absurdes par rapport à l'offre et la demande sur les marchés physiques. Il n'y aura peut-être plus de pétrole dans trente ans mais aujourd'hui les cuves sont pleines. Il n'y a pas non plus de pénurie d'or ou d'argent. Et sur les matières premières alimentaires, ce sont les grandes banques, les hedge funds et les firmes spécialisées de trading qui gagnent des fortunes en s'amusant à rendre impossible le droit à un repas par jour pour les centaines de millions de défavorisés de la planète. Cette indécence atteint des sommets quand on voit les chiffres faramineux de profit de Glencore qui s'introduit en Bourse en ce moment et qui va permettre, grâce à son activité sur les matières premières, à son président de « peser » 10 milliards de dollars et d'entrer directement dans le top 100 des fortunes dans le classement de « Forbes ». En attendant, Glencore aura fait quelques milliardaires, un G8 ou un G20 aura sûrement encore fait des déclarations qu'il n'appliquera jamais, le prix de l'essence aura atteint de nouveaux records même si le cours du pétrole baisse et quelques milliers d'enfants seront morts de malnutrition. Vive la spéculation sur les matières premières... »
Commentaire : Deux écrits sur ce thème :
http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/finance/comprendre-les-hedge-funds.php
http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/divers/financiarisation---bourse.php
Dans « Le Figaro » du 29 avril 2011 :
Article intitulé : Les encours des hedge funds battent leur record historique
« Les hedge funds n’ont jamais été aussi puissants. Pour la première fois de leur histoire, ils gèrent plus de 2 000 milliards de dollars (environ 1 365 milliards d’euros), selon le dernier rapport d’HFR (Hedge Fund Research), le principal fournisseur de données sur cette industrie. Ils ont même dépassé les montants records atteints avant la faillite de Lehman Brothers. La crise de 2008-2009 avait pourtant été sévère pour ces fonds spéculatifs. Les encours avaient fondu à 1 330 milliards de dollars à la fin du premier trimestre 2009. Certains gestionnaires avaient dû fermer boutique. D’autres avaient été contraints d’imposer des restrictions aux investisseurs qui souhaitaient retirer leurs capitaux. « Cette hausse s’explique en grande partie par leurs belles performances. Ils ont gagné, selon certains indices, plus de 20 % en 2009 et 10 % en 2010 »,. Au premier trimestre 2011, la progression a toutefois été plus modeste (de 1% à 2% en moyenne). Ces performances ont automatiquement gonflé les encours sous gestion. Elles ont aussi rassuré les investisseurs. Après les importants retraits subis en 2008 et 2009, les hedge funds ont recommencé à attirer des capitaux l’an dernier (55,5 milliards de dollars environ). Et le mouvement s’accélère. Pour le seul premier trimestre 2011, 32,5 milliards de dollars de nouvelles souscriptions ont été enregistrés. Le chiffre le plus élevé depuis le troisième trimestre 2007. « Cette collecte provient pour l’essentiel des investisseurs institutionnels anglosaxons et nord-européens. CalPERS, par exemple, l’un des plus importants fonds de pension américains, a accru ses investissements auprès de certains hedge funds et fonds de fonds dès le printemps 2010 », explique Cyril Julliard, président d’Eraam, qui sélectionne les meilleurs hedge funds européens pour ses clients. Inquiets de la crise qui secoue les emprunts d’État, peu enclins à augmenter le poids des actions dans leurs portefeuilles, les investisseurs se tournent à nouveau vers ces fonds, qui promettent des rendements plus réguliers que les actions. « En 2008, les hedge funds ont perdu 20 %, mais les marchés d’actions ont baissé du double. Les investisseurs ont pris conscience que ce type de gestion était malgré tout protecteur » , estime Shiblee Alam, directeur chez Axa Funds of Hedge Funds. Les plus grands hedge funds, ceux qui gèrent plus de 5 milliards de dollars, sont les premiers à profiter de ce regain d’intérêt. Selon HFR, ils ont attiré plus de la moitié des souscriptions au premier trimestre.
Commentaire : Les indices montent chaotiquement sans volume. Les hedge funds montent dans des volumes très importants. Quid en cas de krach de la situation des sous-jacents ? Quid de l’éthique lorsque que l’on sait que ces fonds « pompent » des capitaux au détriment de l’économie réelle ? Quid de la responsabilité des institutionnels qui les utilisent au détriment de l’économie réelle ? Economie réelle sur laquelle ils (les hedge funds) basent, directement ou indirectement, leurs paris et qu’ils mettent à mal. Il est vrai qu’ils bénéficient de la couverture financière des Etats et qu’ils laissent la famine (2008 et la famine actuelle) et la « misère » aux autres. En fait, rien n’a changé …sauf l’ampleur de la prochaine crise qu’ils mettent en place. Rendez-vous vers 2015/2016…espérons que non ! Il est écrit « Cette hausse s’explique en grande partie par leurs belles performances. Ils ont gagné, selon certains indices, plus de 20 % en 2009 et 10 % en 2010 », cette affirmation « selon certains indices » est fausse et mensongère. Car, si les porteurs de parts désiraient capitaliser cette information à la hausse de leurs avoirs cela provoquerait un krach. Décidemment, l’Homme ne croit pas en ce qu’il sait ! A quoi sert l’expérience ? A quoi servent les professionnels de la finance ? Laurent Cordonnier, maître de conférences à l’université de Lille 1 et chercheur reprend dans la revue « L’Economie politique » de avril-mai-juin 2011 n°50 les propos de Krugman : « A mon avis, la profession a déraillé parce que, collectivement, les économistes ont confondu la beauté, sous ses très impressionnants habits mathématiques avec la réalité. » Krugman ne dénigre pas « l’usage des mathématiques mais dénonce la confusion qui vient de l’amour de l’instrument plutôt que de l’intérêt de ce qu’il produit. » Quand va-t-on parler de performances réalisables pour les porteurs de parts et non de chiffres mathématiques irréalisés et irréalisables pour les porteurs de parts. Chiffres qui confondent la « beauté, sous ses très impressionnants habits mathématiques, avec la réalité. » A la lumière de la dernière crise, il est primordial que les professionnels de la finance recherchent dorénavant la réalité et non la « beauté de très impressionnants habits mathématiques ».
Nessim Aït-Kacimi dans « Les Echos » en date du 27 décembre 2010 :
Article intitulé : Les « hedge funds », des clients « chouchoutés » par les analystes
« Les analystes financiers ont tendance à émettre des recommandations favorables sur les titres détenus par les « hedge funds ». Ces derniers en profitent alors pour céder leurs actions et empocher des gains significatifs, au détriment des autres investisseurs. Le vaste coup de filet en cours aux Etats-Unis contre certains « hedge funds » pour délit d’initié implique et met en cause toute la chaîne de l’information financière (banques, consultants, cabinet d’intelligence économique…). Une étude récente (1) lève un nouveau voile sur leurs relations problématiques avec une catégorie emblématique d’acteurs des marchés, les analystes financiers. Ils ont ainsi tendance à émettre des opinions d’autant plus favorables sur une société que celle-ci compte beaucoup de « hedge funds » parmi ses actionnaires. Exemple ? Une hausse de 10 % de la part des actions détenues par les « hedge funds » dans une société un trimestre donné se traduit, trois mois plus tard, par une hausse de 10,4 % de la probabilité qu’un analyste émette une opinion favorable (« achat »ou« achat fort ») sur cette entreprise. Ironie de l’histoire, les fonds prennent alors le contre-pied des analystes puisqu’ils profitent de cette nouvelle recommandation plus favorable pour céder leurs titres à la différence des autres types d’investisseurs qui, eux, les achètent. Et bien leur en prend puisque ces actions chutent dans les trois à six mois qui suivent…Les analystes semblent bien réticents à dégrader les valeurs détenues fortement par les « hedge funds ». Les « hedge funds » sont, certes, très exigeants et peuvent quitter du jour au lendemain leurs intermédiaires s’ils n’en sont pas satisfaits, mais ils leur versent des commissions parfois colossales, et en tout cas très supérieures à celles des autres institutionnels. De quoi inciter des analystes à se montrer complaisants à l’égard de ces « vaches à lait. »
Isabelle Chaperon dans « Le Figaro » du 20 juillet 2010 en page 21 :
Article intitulé : Un trader glouton met le marché du cacao en état de choc.
« Armajaro – à la fois hedge fund et maison de négoce – a pris livraison, la semaine dernière, de quelque 240 000 tonnes de fèves de cacao. Cela représente 7% de la production mondiale. Certains soupçonnent « Choc Fingers » d’organiser la pénurie en vue de la prochaine échéance de septembre. Le prix du cacao a déjà monté de 250% depuis 2008. »
Commentaire : Que penser de ce fait alors que cette spéculation va générer une perte de revenu pour les plus pauvres ? Que font les organismes de régulation ?
N.A.-K dans « Les Echos » du 14 juin 2010 en page 33 :
Article intitulé : Les gérants enjolivent parfois la réalité.
« C'est une fâcheuse manie, bien plus courante dans les « hedge funds » que dans la gestion traditionnelle : les gérants ont tendance à gonfler ou lisser leurs chiffres de performances. Les sociétés de gestion rivalisent d'artifices et de créativité au moment d'évoquer l'épineuse question de leurs performances. La tendance qu'ont les fonds alternatifs à « arranger » et enjoliver leurs performances mensuelles est plus courante quand les marchés boursiers sont en hausse, selon une étude (1). En effet, afficher un rendement décevant ou négatif quand les marchés sont bien orientés sera d'autant plus pénalisant pour le gérant en faisant ressortir plus nettement sa contre-performance. D'où une incitation à manipuler sa performance pour rentrer dans le rang et attendre des jours meilleurs. C'est d'autant plus facile que le gérant gère plusieurs fonds. La raison ? Il pourra transférer des actifs de l'un vers l'autre pour gonfler artificiellement la performance du produit qu'il veut davantage mettre en avant. Ainsi, la propension à manipuler ses performances est plus fréquente dans les marchés qui permettent aux fonds alternatifs d'être distribués et packagés sous des « enveloppes » combinant plusieurs autres produits. L'opacité des produits structurés alternatifs permet plus discrètement tous ces petits arrangements avec la réalité. En revanche, quand c'est un « asset manager » qui distribue des fonds alternatifs, il met implicitement sa propre réputation en jeu et contrôle plus étroitement ses « protégés », dont la probabilité de manipuler leurs performances est inférieure de 35 % à 58 %. Imposer un niveau d'investissement minimum dans un hedge fund se retourne contre les clients puisque cela accroît la probabilité de manipuler, certes modestement, les performances afin d'attirer des flux et dépasser le seuil imposé. »
Marc Fiorentino, stratège d’Allofinance.com, dans « La Tribune » du 26 avril 2010 en page 10 :
Article intitulé : Régulation financière : paroles, paroles…
« Dix-huit mois après la faillite de Lehman, elles gagnent (les banques) de l'argent, beaucoup d'argent, 3,3 milliards de dollars pour un Goldman Sachs qu'on dit en pleine tourmente, 1,3 milliard pour un Morgan Stanley qui était en perte, et plus de 4 milliards de dollars pour un Citigroup quasi nationalisé et en quasi-faillite il y a un an. Et cet argent, comment l'ont-elles gagné ? En "prêtant aux familles qui essaient d'acheter une maison ? Ou de financer des études ?" Non !!! En spéculant. SPÉ-CU-LANT. Sur le marché des changes, sur les marchés des obligations, grecques, portugaises ou autres pays en difficulté, ou sur le marché des actions sans oublier les fameux dérivés et produits structurés. Car depuis la faillite de Lehman Brothers, les politiques du monde entier n'ont rien fait. Rien. Que des paroles, rien que de mots. Les bonus ? Record absolu des rémunérations des traders en 2009 avec une petite manipulation des chiffres pour mettre une partie de la rémunération en salaires et un petit décalage du paiement du bonus de quelques mois pour que cela soit moins choquant. Les hedge funds ? Vous vous rappelez ? Le G20 devait les brider, les briser, les anéantir. Le chiffre est tombé cette semaine. Les actifs sous gestion dans les hedge funds ont littéralement explosé depuis quelques mois et sont, à 2% près, à leur record absolu de 2007. Les banques ? Les gouvernements les avaient averties : elles allaient voir ce qu'elles allaient voir si elles ne prêtaient pas aux particuliers et aux entreprises...
Aujourd'hui, les PME et les TPE du monde entier n'ont pas accès au crédit et les particuliers, sauf en Chine, encore moins parce que tout l'argent des banques va sur les marchés. Quant aux paradis fiscaux, un petit miracle les a blanchis miraculeusement en quelques semaines : la liste noire est devenue grise, puis blanche... Sur papier, il n'y a plus de paradis fiscaux...
Malgré tous ces échecs, les grands de ce monde n'ont pas peur du ridicule et continuent à jouer la même partition : régulation financière, taxe sur les banques, taxe sur les transactions financières. Sans aucune peur du ridicule, ils nous répètent à chaque G20 et à chaque discours, exactement, mot pour mot, ce qu'ils ont dit avant. »
Jean-Pierre Pagé, économiste eu Centre d’études et de recherches internationales (CERI), dans « Le Monde » du 20 mars 2010 en page 21 :
Article intitulé : La Grèce, bouc émissaire trop commode.
« Jusqu’à quand laissera-t-on les hedge funds (fonds spéculatifs) mettre en danger la santé des Etats et l’UE ? Faut-il souligner combien il est amoral d’obliger les pouvoirs publics des pays attaqués par la spéculation à imposer au plus grand nombre des mesures d’ordres budgétaire et monétaire préjudiciables à leur bien-être ? Jusqu’où ira-t-on avant de réagir ? Nous ne sortirons pas de la crise sans une transformation de notre système économique. »
Christophe Tricaud dans « La Tribune » du 18 février 2008 en page 26 :
Article intitulé : Le Napoléon à 1.000 balles.
« Le porte-parole de Georges Soros est resté coi à l’annonce du doublement de la participation des fonds gérés par le multimilliardaire dans le principal fonds coté répliquant les cours de l’or. Le silence de Soros tranche avec sa prise de position récente dans l’enceinte de Davos lorsqu’il qualifiait l’or d’ « ultime bulle ». Les journalistes ne devraient pas prendre au pied de la lettre les propos de gérants de hedge funds qui ne sont pas de simples observateurs mais des acteurs… qui font parfois le contraire de ce qu’il disent ! »
Régis Arnaud dans « La Tribune » du 10 février 2010 en page 27 :
Article intitulé : Les hedge funds, nouvelle marotte des Japonais.
« Faute de gagner de l’argent sur les actions et les obligations sur les actions et les obligations, les ménages se tournent vers la gestion alternative. Hedge funds n’est plus un gros mot au Japon. Les Japonais ont épuisé les recttes classiques de l’investissement. Ils se tournent vers des acteurs plus « sulfureux », comme les hedge funds. « Il faut être court-termiste, liquide et transparent pour réussir avec les Japonais » explique Frédéric Eechaute, analyste vétéran de la place financière de Tokyo. « Banques et coutiers recueillent une commission moyenne de 6% la première année sur leurs frais d’ouverture de dossier, à quoi il faut ajouter les frais de gestion d’environ 2%. Bref, si vous gagnez moins de 10% par an, vous perdez de l’argent ! » relève Laurent Halmos, analyste et écrivain spécialisé sur les petites valeurs japonaises. » »
Fabio Marquetty dans « La Tribune » du 5 octobre 2007 page 17 :
« Selon Charles Dautresme, stratégiste chez Axa IM, en mars 2009, de nombreux hedge funds mal positionnés sur les contrats ont dû massivement déboucler leurs positions, ce qui a eu pour effet de faire plonger les cours »
Pervenche Berès, Présidente de la Commission économique et monétaire de l’Assemblée de Strasbourg dans « La Tribune du 26 octobre 2006 » :
« L’évaluation de ces fonds est très souvent très arbitraire et n’offre pas aux investisseurs une vue exacte de leurs positions et performances ».
« De façon indirecte, les banques sont leurs contreparties »
« Mettre fin à leur opacité alors même que leur accès aux marchés est sans limite ».
Paul Fabra sur le marché en général dans « Les Echos » du 20 octobre 2006 :
« Jamais des marchés boursiers apparemment sains n’auront été conditionnés par des opérations aussi artificielles. »
Lu dans la revue « Gestions alternatives » de juin 2006 :
Monsieur Bruno Lataste, Directeur commercial et de la relation client chez Euro-VL :
« Ces produits sont pour la plupart, gérés à l’étranger et bien souvent administrés depuis des places offshores.
Nous sommes chargés de récupérer les valeurs des fonds avec des problèmes de décalages horaires et ceux relatifs aux moyens de communication souvent rudimentaires. Nombre de nos correspondants ne disposent que d’un fax et d’un téléphone. On est loin des systèmes de transmission automatisés utilisés ailleurs »
Adam Lerrick, professeur de Carnegie Mellon University :
« La vérité est qu’on ne sait pas si les marchés financiers sont devenus plus dangereux ou plus vulnérables.
Alors que les émissions d’actions et d’obligations cotées se sont stabilisées dans le monde autour de 600 à 700 milliards de $ par an, entre 2000 et aujourd’hui, les prêts syndiqués sont, eux, désormais émis à un rythme de 500 milliards de $ par an.
Nous pouvons considérer qu’alors que nous nous remettons économiquement seulement de 2000, il y a déjà une valeur cinq fois supérieure à celle de 2000. Si cela continue, que va-t-elle devenir dans 2 ans ? Et dans 6 ans ? ».
EDHEC :
« 51 % des investisseurs institutionnels européens sont d’ores et déjà exposés aux stratégies alternatives, et ces dernières représentent en moyenne 7 % de leurs encours. Pourtant, les résultats de l’EDHEC European Alternative Diversification Practices Survey publiés en début d’année révèlent d’une part que ces institutionnels disposent d’une connaissance insuffisante des facteurs de risques auxquels ces actifs sont exposés et, d’autre part, à des politiques d’allocations inefficientes ».
Petre Hollands, Directeur général du Bloomsbury Minerals Economics :
« Les Echos du 10 octobre 2006 :
Cette composante « spéculative » pèse d’avantage que celle de la parité du billet vert et même du cycle de la demande.