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Bernard Devert, prêtre, fondateur d’Habitat et humanisme, dans « La Croix » daté du 3 septembre 2010 en page 27 :
Article intitulé : La France applaudit, puisse-t-elle ne pas s’appauvrir de ses valeurs.
« L’urgence est de conduire un combat pour la mixité sociale aux fins de refuser la désocialisation que sont notamment ces « machines à loger » qui entraînent des ségrégations mortifères. Si la cohésion sociale est menacée par des faits délictueux repérés, ne l’est-elle pas aussi par une démission et une forme d’indifférence à la béante misère ? Ne pas voir, c’est se perdre dans un manque de discernement, de courage et courir le risque de l’insignifiance. La loi Solidarité et renouvellement urbains du 13 décembre 2000 devrait être modifiée pour que soit supprimée la possibilité de s’affranchir de l’obligation de construire 20% de logements sociaux au moyen d’une taxe. Quel mépris et quelle honte que ce mur de l’argent mettant à distance ceux qui sont différents ! « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui le regardent sans intervenir » Albert Einstein. »

Jennifer Parisot dans « Le Dauphiné libéré » du 2 septembre 2010 en page 29 :
Article intitulé : Les loyers remontent, sans flambée des prix.
« Les logements restent vides de plus en plus longtemps. Alors que la moyenne nationale est de deux mois, 17 départements enregistrent un temps de vacances qui bat des records : entre 3 et 8 mois. Pour lutter contre ce risque de vacance, les efforts des bailleurs en matière de travaux et d’entretien sont aussi en nette progression depuis le début de l’année. Bien que le retour sur investissement ne soit pas assuré, le coup de peinture et même la réhabilitation du logement permettent de mieux répondre aux exigences des locataires. Christophe Guitton, agent immobilier « Je dirais que l’on est sur une tendance baissière, liée à l’excès de logements à louer ».
Eva Joly dans « Rue 89 » dans le numéro été 2010 en page 20 :
Article intitulé : On s’en prend aux médias, aux humoristes, aux juges c’est l’Etat qu’on affaiblit.
« En France, il n’y a plus de taudis, mais personne ne veut vivre dans ces barres où l’intégration est impossible ; C’est le problème numéro un. »»

S. SA dans « La Tribune » du 1 septembre 2010 en page 19 :
Article intitulé : Le logement neuf poursuit sa remontée.
« Les mises en vente sont nettement plus fortes qu’au deuxième trimestre 2009. Mais la hausse est concentrée sur les studios et une pièce. Au deuxième trimestre 2010, 29 900 logements neufs ont été vendus, soit 7,6% de plus qu’au deuxième trimestre 2009. Sur un an le nombre de ventes s’élève à 110 200 soit 30,9% de plus qu’au cours des quatre trimestres précédents. Le deuxième trimestre 2009 marquait tout juste la sortie de la crise. La fin du doublement de prêt à taux zéro et l’annonce d’un plafonnement des niches fiscales ont d’évidence suscité un effet d’aubaine. L’effet de la modification attendue de la fiscalité pourrait à cet égard être mitigé au second semestre. « D’un côté, si le dispositif fiscal Scellier d’incitation à l’investissement locatif est raboté à compté de début 2011, cela peut susciter un effet d’emballement d’ici à la fin de l’année, tandis qu’à l’inverse, la mise en place du nouveau prêt à taux zéro peut susciter l’attentisme », résume le président de la fédération des promoteurs constructeurs, Marc Pigeon. »

Commentaire : Cet article est intéressant car c’est la première fois que je lis que la sortie de crise (économique) s’est faite au deuxième trimestre 2009. Enfin, la réalité commence à prendre le pas sur la fiction des arrangements intellectuels moutonniers. Il ressort également que l’acte d’achat immobilier reste avant tout fiscal. Dommage que l’on ne parle pas de la baisse des prix sur l’immobilier en règle générale !

Pascale Besses-Boumard dans « La Tribune » daté du 27 août 2010 en page 21 :
Article intitulé : Baisse des plafonds de loyers les promoteurs sereins.
« Le dispositif Scellier représente aujourd’hui 62% des ventes de logements neufs. L’arrivée d’un nouveau prêt à taux zéro (PTZ), favorisant l’accès à la propriété pour les primo-accédants va dans le bon sens. » 


Sophie Sanchez dans « La Tribune » daté du 27 août 2010 en page 5 :
Article intitulé : Dispositif Scellier : une révision contestée.
« Benoît Apparu, le secrétaire d’Etat au Logement, affirme que les particuliers qui investissent seront « mieux protéger qu’aujourd’hui ». »


Commentaire : Ci-après une partie d’une réflexion que j’ai eue il y a quelques années.
« La fiscalité immobilière ne doit plus être traitée comme un flux financier ou économique mais comme une dynamique étatique de gestion Humaine.
En effet, les avantages apparents de la défiscalisation cachent des prix gonflés par les investisseurs fiscaux. Lorsque l’on achète en défiscalisation, cette baisse de rentabilité locative est occultée par l’effet des avantages fiscaux, l’effet moutonnier, les taux très bas (et quand cela ne passe plus par l’allongement de la durée de crédit) et le fait qu’apparemment les prix du m2 augmentent mécaniquement.
Comme vous l’aurez compris ces avantages fiscaux sont mal venus puisqu’ils :
•    S’auto détruisent par les inflations qu’ils créent (foncier, matériaux etc..)
•    Détruisent un pouvoir de consommation sur plusieurs années.
•    Créent une déstabilisation sociologique
Quant à la plus value à espérer, il faudra d’abord couvrir :
•    la sur-cote du neuf (et oui ! Tout comme sur votre voiture, sitôt achetée sitôt perdu, sauf pour ceux qui surfent sur la bulle),
•    l’inflation des prix due à la défiscalisation,
•    les commissions des vendeurs (entre 5 et 12% du prix) et le fait que lorsque l’on revendra, nous revendrons de l’ancien.
•    Les travaux de maintien en l’état.
•    Etc..
Tout cela sans parler du renversement de la courbe démographique et de la mise en place d’un plan d’urbanisation sociologique qui en assurant une meilleure distribution des villes et villages diminueront la demande.
________________________________________
Le 11 mars 2003, j’écrivais (voir rubrique économique sur SOCIOECOPOFI.COM) :
Pour ma part, je pense qu’il est primordial, dans une économie dépendante de la vitesse de rotation (consommation), que les charges fixes et notamment immobilières soient les plus faibles possibles.
Sachant que les achats immobiliers sont financés en grande partie par des emprunts bancaires, avec bien souvent un endettement maximum pour l’acquéreur, on obère et parfois on détruit son pouvoir d’achat sur plusieurs années (10 ou 20 ans) et cela en faveur de promoteurs, de marchands de biens ou de banques qui eux font du bénéfice court terme peu réinjecté.
Pour ma part, je pense qu’un des objectifs des responsables étatiques doit être de mettre en place un environnement de développement limitant le plus possible les flambées de l’immobilier. Sans cela, on retrouvera régulièrement le cycle dévastateur de l’immobilier qui « flambe » ne profitant qu’à un petit nombre de personnes, mais qui déstabilise la société et la consommation pendant plusieurs années.
Dans le système économique actuel, l’immobilier est une bombe à retardement.
Comme toutes les bombes, on se doit de la désamorcer à temps. Immobilier et répercussion sur notre vie privée La généralisation de la politique de concentration de l’activité économique ou commerciale se transforme vite en véritable galère. Rappelez-vous la raison pour laquelle on a construit des HLM, il y a quelques années.
Aujourd’hui, on refait la même erreur pour des raisons d’immigration économique non réfléchie.
Que va-t-il se passer et pourquoi les mairies s’évertuent-elles à construire dans tous les sens ?

Y a-t-il un maire qui réfléchit sur l’opportunité d’entrer en concurrence avec d’autres zones commerciales proche ?

Que va-t-il se passer lorsqu’il aura fait le « plein » d’habitants pour faire vivre sa zone et qu’il ne pourra plus réduire les surfaces minimales pour pouvoir construire – faute d’avoir déjà réduit cette surface en peau de chagrin -, que la concurrence sera telle que les magasins, ne faisant plus assez de bénéfices, devront licencier et que le balancier qui a créé la hausse se retournera à la baisse ?

Que va-t-il se passer dans le ghetto « nouvelle mode » qu’il a créé ?
Messieurs les responsables étatiques, ne perdez pas de vue que vous devez anticiper sur le long terme les méfaits (inévitables) de vos différentes politiques à court terme. Il est de votre devoir d’adapter une stratégie de développement durable et non-déstabilisatrice en termes économiques et humains. Réfléchissez à la résultante, quelques dizaines d’années après (30 ans), des décisions qui ont amené à parquer des peuples différents, ayant des besoins différents dans certaines HLM.
Quel est le coût de la destruction des HLM pour recréer des espaces verts ?
Quel est le coût de la déstabilisation sociologique de générations entières ?
N’est-ce pas ce fait qui a favorisé le retour des instincts primaires et de zones de non-droit. ?
Que faut-il faire maintenant ?
Quelle est à votre avis la responsabilité des urbanistes ?
Existe-t-il une assurance responsabilité civile pour couvrir les dégâts causés ?
La meilleure assurance n’est-elle pas que les urbanistes (tout comme nous tous) arrêtent de réfléchir en gains à court terme au détriment du long terme ?
Fin article 2003
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En effet, ce n’est pas en appauvrissant l’Etat (pertes fiscales) en faveur de la hausse des prix immobiliers que l’on favorise l’avenir. Non, on favorise quelques personnes ou quelques groupes travaillant dans le secteur immobilier au détriment du plus grand nombre. Pourquoi les politiciens s’évertuent-ils à concentrer les habitations sur le plus petit espace possible ?
Pourquoi les politiciens occultent-ils dans leur décision les critères de vie essentiels (l’espace, le transport etc…) ?
Pourquoi les politiciens continuent-ils à favoriser un système qui paupérise la majorité pour favoriser in fine quelques personnes ou groupes ?
N’est-ce pas ce parcage des citoyens qui favorise la délinquance ?
N’est-ce pas ce parcage qui crée et justifie les politiques répressives, les caméras et tout le tintouin sécuritaire ?
C’est dans ce cadre que je propose une approche fiscale à géométrie Humaine.
Je propose que dans le cadre du plan de développement Humain d’occupation et d’urbanisation des sols figure :
- une statistique des tranches des revenus par types de biens immobiliers demandés
- une analyse des charges immobilières acceptables par les parties et cohérente avec l’impérieux besoin, dans le système économique actuel, de consommation du plus grand nombre
- une construction de logements tenant compte de la démographie et surtout de critère de qualité de vie (espace, zone verte etc..)
De ces données Humaines du marché immobilier, nous pourrons mettre en place une fiscalité à géométrie variable ayant pour but de favoriser l’accès à une habitation de qualité pour tous (y compris les plus démunis) et de combattre l’inflation des prix.
La logique de cette fiscalité étant d’imposer très faiblement (voire pas du tout)  les loyers cohérents avec l’objectif économique et d’imposer plus fortement les dépassements de loyers.
Ex : Pour un appartement loué à un jeune avec un salaire statistiquement dans la norme, pas de fiscalité sur un loyer de base calculé pour lui maintenir un pouvoir d’achat.
Au-delà, fiscalité augmentée graduellement.  
Cette « mécanique » tout en préservant le pouvoir d’achat évitera l’inflation des prix immobiliers due aux investisseurs qui transforment l’immobilier en produits financiers. Là ou hier les investisseurs déstabilisaient les prix, nous opérerons une régulation des prix par la fiscalité tout en répondant aux besoins de logement. Combien de Scellier sont vides ? A quoi ont servit ces constructions si ce n’est à participer à l’inflation des prix ?
Pour rappel, il est impératif dans notre système économique de s’assurer une consommation « régulière » du plus grand nombre.
Maîtriser les charges immobilières est un acte essentiel dans une économie basée sur la maîtrise de l’inflation. L’immobilier ne doit en aucun cas obérer de façon excessive le pouvoir d’achat.
Il doit être mis fin au prêt taux zéro et autres aides directes qui ne combattent absolument pas l’inflation des prix due à la demande « fiscale ». Bien au contraire, elle l’a créée. Cette demande fiscale, dont les charges reposent sur l’ensemble des citoyens, n’aboutit qu’au maintien et à la hausse des prix immobiliers qui ne profitent qu’à un petit nombre tout en paupérisant les acquéreurs « non fiscaux » … quant ils peuvent encore acquérir. Plusieurs articles sur ce thème sur le site SOCIOECOPOFI.COM.

Myriam Chauvot dans « Les Echos » daté du 26 août 2010 en page 1 :
Article intitulé : Malgré la crise de la dette, les emprunts d’Etat s’arrachent.
« Le régime Scellier, qui offre aux acheteurs d'un logement neuf destiné à la location un avantage fiscal de 25 % du prix d'achat (37 % pour le Scellier social), a représenté les deux tiers des 105.000 logements neufs vendus l'an dernier. Ses dangers étaient cependant pointés du doigt (« Les Echos » du 6 mai 2010), les plafonds de loyer fixés pour la mise en location étant souvent bien supérieurs aux loyers de marché avec, à la clef, le risque, pour les candidats à un investissement locatif, de se faire flouer par les promesses de rentabilité irréalistes de commercialisateurs sans scrupules. La révision à la baisse de ces plafonds de loyer vient d'être déterminée, annonce le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, dans une interview aux « Echos ». »

Myriam Chauvot dans « Les Echos » daté du 24 août 2010 en page 19 :
Article intitulé : La diminution de la taille des ménages aggrave encore la pénurie de logements.
« Le surpeuplement, mesure de l'inadéquation entre la composition du ménage et le nombre de pièces du logement, concerne 15 % du parc total. Le secteur locatif social est le plus touché, avec 22 % de logements surpeuplés, suivi du parc locatif privé (20 %), les propriétaires occupants étant nettement moins concernés. Sur un plan géographique, le Bassin parisien compte une part importante de logements surpeuplés : la plupart des communes situées à la périphérie de la capitale enregistrent des taux de surpeuplement supérieurs à 26 %.  Si la vacance constitue un sujet très médiatique, elle s'avère en réalité sans grand enjeu selon le Commissariat général au développement durable, puisque « les logements vacants sont plutôt situés dans les régions rurales, au sud d'une diagonale reliant le Sud-Ouest au Nord-Est », pas en zone urbaine tendue. La proportion de logements vacants, qui avait atteint un point bas à 8,1 % du parc total en 2005, se redresse depuis, pour représenter 8,8 % en 2009.  70 % des logements vacants (soit 6,4 % du parc) ne restent vides que moins de trois ans. Il s'agit d'une vacance « frictionnelle ». C'est celle-ci qui a augmenté depuis 2005, conduisant le Commissariat général au développement durable à y voir « une détente sur les marchés du logement consécutive au dynamisme de la construction neuve ». La part de vraie vacance, supérieure à trois ans, n'a pas évolué et n'est le fait que de 2,4 % du parc. Il faut donc construire plus, quitte à réduire la surface disponible par personne, qui a encore augmenté (+ 1,7 % depuis 2007). »
Commentaire : Depuis plusieurs années, je prône un nouveau plan d’urbanisme sociologique national. Pourquoi continuer à concentrer les citoyens sur des zones urbaines tendues ? Pourquoi parler de réduire la surface disponible ? Comment après cela s’étonner des violences urbaines et des ghettos ? C’est le politique qui fabrique la violence et les ghettos urbains, la réponse doit venir de lui. Cette réponse ne peut être aujourd’hui qu’une meilleure utilisation de l’espace disponible. Plusieurs articles sur ce thème sont disponibles sur le site SOCIOECOPOFI.COM.
 
Christian Louis-Victor, président de l’Union des maisons françaises, dans « La Tribune » daté du 24 août 2010 en page 8 :
Article intitulé : La maison, facteur de progrès écologique.
« Avec seulement 8% de la surface aménagée et 2% d’espace bâti, la France reste toutefois le pays le moins urbanisé d’Europe. Le logement doit être pensé en termes d’harmonie sociale »

Fabien Piliu dans « La Tribune » daté du 3 août 2010 en page 2 :
Article intitulé : Un secteur qui n’est pas encore sorti de la crise.
« 14% c’est l’augmentation des défaillances d’entreprise du bâtiment en 2009.»

Jean-Yves Guérin dans « Le Figaro » du 28 juillet 2010 en page 27 :
Article intitulé : La SNCF investit 3 milliards dans le logement social.
 « D’ici à 2016, sa filiale ICF construira 14 700 habitations HLM dont deux tiers en zone tendue. »
A. BO dans « Les Echos » du 28 juillet 2010 en page 22 :
Article intitulé : La construction de logements neufs de nouveau au point mort.
 « La situation dans le secteur du bâtiment non résidentiel (bureaux, industrie, commerce, exploitation agricole, etc.) est encore plus préoccupante que dans celui du logement. »

Commentaire : J’achète.

Jean-Yves Guerin dans « Le Figaro» du 9 juillet 2010 en page 23 :


Article intitulé : Immobilier : la hausse des prix inquiète Apparu (secrétaire d’Etat au logement).
« Ces augmentations des prix ne sont pas bonne. »

René Pallincourt, président de la FNAIM, dans « Le Figaro» du 9 juillet 2010 en page 23 :


Article intitulé : Un marché en trompe-l’oeil
« Les prêts à taux zéro sont déterminants pour l’ancien, ils ont représenté l’an dernier 150 000 prêts sur les 220 000 distribués. Sans eux, beaucoup ne pourraient pas acheter. »

Sophie Sanchez dans « La Tribune » du 6 juillet 2010 en page 6 :


Article intitulé : Le prêt à taux zéro, sésame de l’accession à la propriété.
« Simplifier le mille-feuille des dispositifs d’aide à l’accession à la propriété, actuellement au nombre de douze, et plus encore réduire d’au moins un milliard d’euros le coût total de ces dispositifs : tels sont les maîtres mots de la réforme. Le prêt à taux zéro, un « excellent produit d’incitation pour des primo-accédants modestes ou à revenus moyens », a vu son efficacité altérée sous l’effet de la hausse des prix immobiliers. 33% c’est le recul de l’accession à la propriété entre 2007 et 2009. »

Commentaire : Voir mon article sur l’immobilier en page d’accueil sur le site SOCIOECOPOFI.

Isabelle Rey-Lefebvre dans « Le Monde » du 5 juillet 2010 en page 10 :


Article intitulé : L’immobilier commercial : une bombe à retardement.
« Ces trois prochaines années arrivent en effet à échéance des milliards de dollars, de livres ou d'euros de crédits. C'est ce que nous appelons "le mur de la dette", c'est-à-dire une concentration exceptionnelle de prêts arrivant à terme en même temps, que les emprunteurs auront du mal à rembourser et les banques à refinancer, en raison des exigences accrues en fonds propres et des nouvelles règles prudentielles", explique Bertrand Carrez, consultant d'Athema, conseil en financement immobilier. Ce "mur de la dette" trouve ses fondations dans les années 2005 à 2007, lorsque l'appétit des investisseurs et le crédit facile faisaient inconsidérément monter le prix de l'immobilier commercial, avec des achats financés jusqu'à 80 % ou 90 % par l'emprunt. Pour l'Europe, le cabinet CB Richard Ellis estime, dans une étude parue en avril, que 207 des 970 milliards d'euros d'encours de prêts immobiliers, à fin 2009, sont adossés à des immeubles de mauvaise qualité, financés en outre avec un fort endettement, et rencontrent déjà de grandes difficultés de remboursement.  Les pays d'Europe les plus touchés sont le Royaume-Uni (22 % de la dette et 36 % des besoins de refinancement), l'Espagne (respectivement 16 % et 20 %), la France (13 % et 11 % des besoins, soit environ 13 milliards d'euros) et l'Allemagne (14 % et 8 %). De tels impayés peuvent être soldés de deux façons. Les propriétaires vendent leurs immeubles aujourd'hui, en acceptant de casser les prix. Une autre voie est de restructurer ces dettes avec les mêmes banques ou d'autres, de les rallonger ou de les revendre. "En France, nous nous attendions à des ventes précipitées, mais le marché est, pour l'instant, anormalement calme, observe Antonia Raccat, avocate chez Lefèvre Pelletier & Associés. Banquiers et prêteurs ont préféré renégocier discrètement les conditions des crédits plutôt que de brader les immeubles, quitte à ce que les banques relèvent leurs taux d'intérêt et exigent des garanties supplémentaires. »

Alexandre Phalippou dans « La Tribune » du 1 juillet 2010 en page 29 :


Article intitulé : Immobilier : Coups durs pour les primo-accédants.
« Deux dispositifs d’aide à l’accession à la propriété sont rabotés au 1er juillet. Les beaux jours arrivent mais pour les candidats à la propriété, les nuages s’amoncèlent.»

Didier Coutton dans « La Tribune » du 28 juin 2010 en page 27 :


Article intitulé : Comment estimer un bien immobilier grâce aux techniques financières ?
« Les actifs immobiliers sont souvent évalués en comparaison de biens similaires du voisinage. Cette approche se heurte à deux difficultés. D'une part, l'hétérogénéité du parc immobilier qui rend le rapprochement difficile. D'autre part, le faible nombre de transactions ne permettant pas toujours d'obtenir un prix moyen par quartier statistiquement significatif. Une méthode financière permet de surmonter ces obstacles. Elle est fondée sur l'actualisation des revenus annuels nets qui seraient tirés de la location du bien. Peu usitée, peut-être parce qu'elle donne une valeur inférieure au marché, cette formule est connue sous le nom de Gordon-Shapiro. Elle consiste à évaluer le revenu locatif annuel (net de charges) à percevoir dans un an et à le diviser par la rentabilité espérée à laquelle est soustrait le taux de croissance des loyers. Par exemple, pour un loyer net mensuel en 2011 de 500 euros, des charges de 750 euros (taxe foncière, copropriété, etc.), une rentabilité attendue de 5 %, et une hausse des loyers de 2 %, dans l'hypothèse où il n'y a pas de vacance, la valeur financière du bien s'élève à 175.000 euros. L'intérêt de cette méthode est double. Elle prend en compte les caractéristiques du bien et a le mérite de la simplicité puisqu'il suffit de connaître les loyers pratiqués dans le voisinage. Il est donc simple de vérifier si le prix de marché est inférieur à la valeur du bien, auquel cas le prix affiché est attractif. Ce calcul peut s'avérer aussi utile pour l'estimation du bien dans le cadre de l'ISF. »
Commentaire : Souvenez-vous lorsque je vous explique la troisième phase de la baisse de l’immobilier (lorsque la plus-value espérée et la rentabilité baisse de concert)…Reprise ou krach annoncé ?

Sébastien Dumoulin dans « Le Nouvel Economiste » du 21 juin 2010 en page 17 :


Article intitulé : Sonnette d’alarme
« Depuis des années, l’urbanisation anarchique a installé durablement un paysage constitué de lotissements s’étalant à perte de vue, d’échangeurs routiers, de ronds-points en surnombre et de zones commerciales cubiques aux couleurs criardes. « Nos entrées de ville sont défigurées. Les mêmes enseignes, les mêmes vitrines.. L’uniforme sans qualité architecturale », n’hésitait pas à affirmer Jean-Paul Charié, député. Les ménages modestes, exclus des centres-ville devenus hors de prix, sont dépendants de la voiture et exposés aux chocs énergétiques. L’équivalent d’un département français est englouti par la ville tous les dix ans. Comment un élu peut-il facilement refuser un projet parasite si c’est par ailleurs une source de financement pour le budget communal ?...Et pourtant 36 681 communes en France en 2008 dont 92% comptent moins de 3 500 habitants. 200 000 hectares de terres agricoles disparaissent par jour entre 2006 et 2008 au profit de l’urbanisation.»

Catherine Sabbah dans « Les Echos » du 10 juin 2010 en page 25 :

Article intitulé : Le dispositif Scellier déjà sur la sellette.

« Deux conséquences : d'abord, les logements neufs ne se louent pas facilement car ils sont trop nombreux et trop chers pour la majorité des locataires, ensuite les investisseurs ne peuvent compter sur la rentabilité promise. Le gouvernement aurait pu s'en préoccuper il y a bien longtemps. Tous les dispositifs fiscaux précédents ont abouti aux mêmes effets », estime Jean-Marie Ciuch, coauteur, avec Evelyne Colombani, de l'étude d'Immogroup Consulting. Ces dérives, connues, ont été maintes fois dénoncées. Mais, comparés à une carotte fiscale de 75.000 euros (une réduction d'impôts de 25 % de l'investissement plafonné à 300.000 euros), les reportages et les mises en garde des forums sur Internet ne pèsent pas lourd. Les candidats se bousculent et forment 65 % de la clientèle actuelle des promoteurs. Les investisseurs qui se font berner ne s'apercevront de leur erreur qu'au moment de chercher un locataire. Pour l'heure, peu d'immeubles « Scellier », vendus sur plan deux ans à l'avance, ont été livrés. Ce n'est pourtant pas sur les valeurs « de marché » réellement pratiquées, mais bien sûr ces fameux plafonds, que s'appuient certains vendeurs pour vanter la rentabilité promise aux acquéreurs. « Ils se décident sur ces chiffres et non en calculant un prix au mètre carré qu'ils obtiendraient après une simple division. En partant d'un loyer théorique trop élevé, les vendeurs font le calcul à l'envers, appliquent une rentabilité elle aussi théorique et aboutissent à un prix bien réel mais généralement trop élevé », regrette Olivier Boukobza, directeur du pôle immobilier logement de BNP Paribas Real Estate qui réalise lui aussi une bonne part de son chiffre d'affaires grâce au Scellier. C'est le premier effet inflationniste. Le second découle des pratiques des intermédiaires : dans certaines résidences, accédants à la propriété et investisseurs n'achètent pas au même tarif des appartements pourtant exactement semblables. Les premiers s'adressent à un bureau de vente traditionnel. Les seconds sont les proies (souvent consentantes) des réseaux de « vente debout » comme Liins (filiale du groupe Akerys), Omnium Finance ou de conseillers en gestion de patrimoine… ces machines à vendre auxquelles s'adressent les promoteurs pour écouler leur stock plus vite. « Même lorsque nous passons par le réseau "maison", nous devons rémunérer ses services à hauteur de 11 % du prix de vente, ce qui fait mécaniquement monter le prix du même pourcentage », s'énerve un promoteur, qui préfère le contact direct avec le client. Achetés trop cher, ces logements sont remis sur le marché locatif à des loyers trop élevés. »

Cécile Crouzel dans « Le Figaro » du 9 juin 2010 en page 20 :
Article intitulé : L’Etat va vendre 1 700 biens immobiliers d’ici à 2013.

Commentaire : Pour celles et ceux qui assistent à mes conférences, souvenez-vous du plus bas du cycle immobilier ?
Souvenez-vous du principe que la vraie phase de baisse débute lorsque les institutionnels vendent. 

Isabelle Rey-Lefebvre dans "Le Monde" du 1 juin 2010 en page 17 :
Article intitulé : Un pays peut-il avoir trop de logements sociaux ?

« Bruxelles a en effet obligé Amsterdam à limiter l'accès du parc HLM aux ménages dont les revenus sont inférieurs à 33 000 euros par an. Dès 2005, la direction générale de la concurrence de la Commission européenne dénonçait "l'offre surabondante de logements sociaux" aux Pays-Bas, qui constitue à elle seule 35 % du parc, tous logements confondus, contre par exemple 17 % en France, moins de 5 % en Espagne et en Italie, mais 22 % en Suède, où l'on parle d'ailleurs plus volontiers de "logement public". "Exclure du parc social les locataires qui gagnent plus de 33 000 euros, c'est conduire les ménages disposant d'un double revenu à acheter leur logement ou à en louer un plus cher. Cela concerne près d'un demi-million de foyers", s'inquiète Ria Koppen-Kreyn, directrice de Haagwonen, un des principaux bailleurs sociaux néerlandais, basé à La Haye. Pour elle, "les conséquences, à long terme, sont désastreuses. L'attribution de logements selon les revenus engendre une ghettoïsation des quartiers, une ségrégation par catégorie de revenus, et on peut s'attendre à une stagnation de la construction" dans la mesure où les plus gros producteurs de logements sont les bailleurs sociaux. »

Sophie Sanchez dans "La Tribune" du 27 mai 2010 en page 19 :


Article intitulé : Des constructeurs se mobilisent pour produire des logements moins chers.
« L'embellie qu'a connue la construction neuve depuis le début de l'année ne doit pas faire illusion. Si les mises en chantier de logements neufs se sont redressées de février à avril 2010 (+ 0,6 %, à 75.411 unités), elles restent en recul de 14 % sur les douze derniers mois, à 300.045 unités. En outre, cette reprise est largement liée aux subventions (prêt à taux zéro doublé, dispositif Scellier de soutien à l'investissement locatif), mises en place dans le cadre du plan de relance pour soutenir la production de logements, et avec elle le secteur du bâtiment qui pèse 1,2 million d'emplois. Or le doublement du PTZ prend fin dans un mois.»

Grégoire Allix dans « Le Monde » du 25 mai 2010 en page 4 :


Article intitulé : La Commission européenne veut élaborer une politique urbaine « durable ».
«  Johannes Hahn, commissaire européen s’est dit favorable à ce que « La politique urbaine devienne une nouvelle cible de l’Union européenne ». Si l’Europe a une politique agricole commune depuis un demi-siècle, elle n’a jamais défini de politique urbaine. « Avant la fin de l’année, la Commission aura élaboré un document de politique urbaine, avec une vision de la ville européenne d’avenir, des exemples de bonnes pratiques, en abordant les questions de la forme urbaine, de la planification, des transports publics, des espaces verts, etc. », a précisé Monsieur Hahn devant la presse. »

 Isabelle Rey-Lefebvre dans « Le Monde » du 25 mai 2010 en page 11 :


Article intitulé : L’avantage Scellier dans le collimateur.
« Adopté dans l’urgence et en vigueur depuis le 15 janvier 2009, ce dispositif s’est montré efficace pour doper non pas la construction mais la vente de logement neufs, permettant aux promoteurs d’écouler leurs stocks en un temps record, puisque sur 105 000 logement vendus par eux en 2009, 68000, soit les deux tiers, ont été acquis par des investisseurs en Scellier.  Mais beaucoup de ces propriétaires, comme ceux de l’ancien dispositif Robien, sont déçus par ce placement. Principale critique : l’offre locative neuve ainsi créée ne correspond pas toujours aux besoins locatifs locaux et encore moins au pouvoir d’achat des locataires censés y emménager. L’inadéquation grandissante entre les loyers autorisés par la loi Scellier et les loyers de marché, qui peuvent être de 5% à 50% inférieurs, explique Evelyne Colombani dans son étude (Etude d’Immo-Group Consulting). Le phénomène va s’aggraver en 2010 et 2011, puisque le pouvoir d’achat des locataires stagne voire s’amenuise. » Deux chiffres illustres cette fracture. Selon le rapport de la Commission des comptes du logement, publiés début 2010, les 6,6 millions de ménages locataires dans le parc privé gagnaient, en moyenne, 25 550 euros par an en 2007, soit 2 125 euros par mois, ce qui permet d’honorer un loyer maximal de 636 euros par mois. Or les tarifs Scellier ne permettent qu’un logement de 51,5 mètres carrés en zone B2 (villes de 50 000 habitants et plus) ou de 29 m2 en zone A (Paris et sa proche couronne, Côte d’Azur, Genevois) ce qui ne permet pas de loger une famille. C’est dire à quel point la location privée est inaccessible pour les foyers qui gagnent moins de 1 000 euros par mois, soit la moitié des ménages locataires. Aide de l’Etat (Scellier) a couté 605 millions d’euros en 2009.»


« Les Echos » du 20 mai 2010 en page 29 :


Article : Le gouvernement va modifier le « Scellier ».
« Le constat alarmant dressé par une étude de la société d’expertise immobilières Immogroup Consulting pointant du doigt les risques liés au succès de l’investissement locatif « Scellier » n’aura pas tardé à faire réagir le gouvernement. « Les loyers présentés aux futurs acquéreurs (pour les inciter à acheter, parfois sans voir le logement) sont parfois trop élevés » Or, ce décrochage par rapport aux loyers de marché, et qui s’accroît encore du fait de la crise, augmente le risque pour les investisseurs de ne pouvoir louer les logements achetés, et donc de ne pas bénéficier des crédits d’impôts, entraînant des difficultés pour la minorité d’acheteurs ayant emprunté. « Plus de 170 communes sur le territoire desquelles on peut actuellement construire en Scellier sont sous surveillance. Ne pas déclasser certaines d’entre elles reviendrait à permettre la construction de logements en Scellier qui ne trouveraient pas preneur, ce qui conduirait à déséquilibrer le marché de l’immobilier de ces communes », a souligné Benoît Apparu, secrétaire d’Etat au logement. »


Jean-Marc Vittori dans « Les Echos » du 15 avril 2010 en page 12 :
Article intitulé : La crise immobilière à mi-chemin.


 « Les trompettes de l'immobilier jouent l'air de la reprise. Agents immobiliers et notaires affirment que les prix repartent à la hausse depuis la fin 2009. Dans l'ancien, une baisse des prix de moins de 10 % et des quantités de 25 % (nombre de logements vendus). Dans le neuf, une chute des mises en chantier de l'ordre de 20 % et un petit tassement des prix. Les banquiers accroissent de nouveau leurs prêts - ils ont octroyé près de 100 milliards d'euros en un an, contre 75 milliards au creux de la vague et près de 150 milliards au sommet.
Cette résistance de l'immobilier français vient de causes bien connues. D'abord, le pays manque toujours d'un million de logements. La demande est donc supérieure à l'offre. Ensuite, la pierre est le dernier refuge. Les épargnants ne veulent plus entendre parler de produits exotiques, se défient des actions qui ont prouvé leur fragilité, s'interrogent sur l'archaïsme de l'or et commencent même à douter de la solidité des emprunts d'Etat. Les salariés craignant pour leur emploi se disent aussi que le chômeur propriétaire est moins vulnérable que le chômeur locataire. Et puis la baisse des taux d'intérêt immobiliers, à peine au-dessus de 3,5 % aujourd'hui, redonne de l'air au marché. A mensualité égale, les acquéreurs peuvent emprunter davantage. Enfin, les mesures de relance continuent à soutenir la demande de nouveaux logements (doublement du prêt à taux zéro, loi Scellier).
Mais le redémarrage est fragile. Trop fragile même pour mériter le nom de reprise. Dans un monde financier de plus en plus gorgé de dettes publiques, il paraît incertain de parier sur une faiblesse durable des taux d'intérêt à long terme. Et surtout, les Français n'ont tout simplement pas les moyens de s'offrir des logements de plus en plus chers. Jusqu'au début des années 2000, les prix de l'immobilier augmentaient à peu près au même rythme que le revenu des ménages, alternant des hausses plus fortes et d'autres plus faibles. Mais, ensuite, ils ont doublé en une décennie, une progression plus forte qu'aux Etats-Unis. Le pouvoir d'achat immobilier du revenu a donc baissé de 40 %. Le ratio entre les prix d'achat et les loyers s'est aussi envolé. La chute des prix de ces deux dernières années n'a pas été suffisamment profonde pour assainir le marché. Tôt ou tard, les prix devront encore baisser. »

Sophie Sanchez dans « La Tribune » du 12 avril 2010 en page 19 :
Article intitulé : L’immobilier d’entreprise face au défi de la dette.
 «Depuis le pic atteint par le marché de l’immobilier d’entreprise en 2007, les valorisations des actifs immobiliers ont reculé de 26% en moyenne en Europe, selon DTZ. Aussi, nombre d’investisseurs ont vu une partie de leur bilan plombé dans la mesure où les prêts contractés pour acquérir les immeubles en question sont à présent plus élevés que la valeur de marché de ces mêmes immeubles. Toutefois, les défauts de prêts ont été jusqu’ici limités dans la mesure où les loyers engrangés ont été suffisants pour couvrir le paiement des intérêts de la dette. »

Sophie Sanchez dans « La Tribune » du 18 mars 2010 en page 22 :
Article intitulé : L’immobilier d’entreprise face au mur de la dette.
 « Après s’être effondré en raison de la crise, l’investissement en immobilier d’entreprise (bureaux, commerces, entrepôts) a connu une reprise au second semestre 2009. Mais l’horizon est loin d’être dégagé. « Vu l’océan de dettes, auquel fait face le secteur, la vacance locative qui va s’accroître et les loyers qui vont continuer de baisser en raison de la conjoncture, il n’y a aucune raison pour que les valeurs immobilières augmentent », a prévenu mercredi Antoine de Broglie, président de la société de gestion immobilière Stam Europe lors d’un débat organisé à Cannes. Précisément, le conseil spécialisé CB Richard Ellis estime à 970 milliards d’euros l’endettement auquel devra faire face l’immobilier d’entreprise européen dans les dix ans à venir, dont la moitié arrive à échéance d’ici à 2012. « Les banques ne sont pas prêtes à acter des pertes sur le montant des emprunts, note Antoine Derville, président de la direction des investissements chez CBRE France. Elles chercheront plutôt à allonger la maturité. ». « Jusqu’à présent, les banques ont accepté de renégocier les crédits », confirme Olivier Gérard, président de Cushman & Wakefield France. Pour autant, on ne peut exclure des ventes forcées ou des cessions de créances par les banques en 2011 et 2012 prévient-il. »

Emmanuel Thibault, professeur à l’université de Perpignan et chercheur à l’Ecole d’économie de Toulouse, dans « Les Echos » du 19 février 2008 en page 17 :
Article intitulé : Laissons les prix immobiliers s’effondrer.
« Les aides personnelles (APL, ALF et ALS) sont devenues un instrument incontournable qui représente plus de 70% de l’ensemble des aides publiques versées dans le logement. Mais, ne nous y trompons pas, ce choix n’avantage en rien les locataires. Ce type d’aide n’est qu’une subvention déguisée faite aux propriétaires puisqu’il n’entraîne qu’une hausse de la demande qui conduit à une hausse des prix. Sur la période1973–2002, entre 50% et 80% des allocations logement perçues par les ménages auraient été absorbées par les augmentations de loyers et donc captée par les bailleurs ; sans agrandir le parc locatif. Agrandir ce parc est aussi l’objectif de l’amendement Scellier, introduit dans la loi de Finances rectificative de 2008 et censé remplacer à terme les lois Robien. Il permet une réduction d’impôt équivalente à 25 % du montant du prix du bien immobilier, sous réserve d’un engagement de location de neuf ans. Grâce à lui, les investisseurs peuvent donc acquérir un logement à un prix implicitement 25% moins cher que celui proposé à un primo-accédant ! Est-ce vraiment convenable ? La crise du logement est maintenant telle qu’il faut avoir le courage de mettre un terme aux aides personnelles et autres dispositifs législatifs qui confèrent au logement une sensationnelle valeur de refuge destinée aux investisseurs. Peuvent-ils en effet rêver mieux que d’un actif pour lequel l’Etat non seulement leur fait une ristourne de 25% à l’achat mais aussi leur garantit un rendement (le loyer) très élevé à l’aide de subventions déguisées ? La fin de ces aides permettra dans un premier temps aux prix de l’immobilier, artificiellement gonflés par les politiques publiques de logement, de s’effondrer d’au moins 30%. Seuls seront touchés les spéculateurs. Le simple propriétaire de sa résidence principale peut en effet être rassuré puisque cette chute ne l’affectera pas : s’il vendra son bien moins cher, il en rachètera un lui aussi moins cher. »


Myriam Chauvot dans "Les Echos" du 5 février 2010 page 31 :
Article intitulé : L’accession à la propriété est au plus bas depuis quinze ans.

« 64% des ventes en 2009 correspond à des ventes en régime d’investissement locatif Scellier. Ce dispositif fiscal a gonflé les ventes des promoteurs. Mais il ne saurait faire oublier le marasme de l’accession à la propriété. Cumuler le doublement du prêt à taux zéro, la TVA à 5,5% en zone de rénovation urbaine et le Pass-Foncier augmentait de 30% en moyenne le pourvoir d’achat immobilier. Mais « le Pass-Foncier s’arrête fin décembre et le doublement du prêt à taux zéro va s’arrêter fin juin, et même, en fait, en avril compte tenu du temps nécessaire pour monter le dossier rappelle Marc Pigeon, président de la Fédération des promoteurs constructeurs (FPC). » »


Sophie Sanchez, dans « La Tribune » du 2 février 2010 page 6 :
Article intitulé : Benoist Apparu (secrétaire d’Etat au logement) s’attelle aux logements vacants.
« La Fondation Abbé-Pierre rappelle que la crise du logement affecte 10 millions de Français. La vacance des logements est un vrai sujet puisqu’on estime de 1,8 à 2,5 millions le nombre de logements vacants»


Sophie Sanchez dans « La Tribune » du 1er février 2010 page 6 :
Article intitulé :La Fondation de l’Abbé-Pierre dénonce la politique du logement.
« La Fondation de l’Abbé-Pierre, qui présente son rapport, chiffre à 3,5 millions le nombre de personnes non ou très mal logées. En outre, l’accès au logement est aussi devenu « un exercice périlleux » pour trois millions de ménages, les locataires ou propriétaires, auxquels il faut ajouter 1,2 million de demandeurs de logements sociaux. «  Pour accéder à la propriété, les nouveaux acquéreurs doivent s’endetter sur des périodes de plus en plus longues (dix-huit ans en moyenne en 2009 contre quatorze ans en 2001) et y consacrer une part croissante de leurs revenus (cinq à six années de revenus contre trois à trois et demie en 1996), relève le rapport. « Les ménages consacrent 26% de leurs ressources aux dépenses liées à l’habitation, contre 14% en 1988. » »


Manuel Domergue, dans "Alternatives Economiques n°288" du 28 janvier 2010 en page 32 :
Article intitulé : Immobilier : Logement social : l’impossible équation.
« Pour sa première participation au congrès du monde HLM, en septembre dernier, Benoist Apparu, le secrétaire d’Etat au logement, a mis les pieds dans le plat : « J’observe qu’une majorité des logements sociaux sont construits dans des zones ayant peu ou pas de besoins locatifs et une minorité seulement le sont dans des zones tendues. Cette situation est  inacceptable. » »


Isabelle Rey-Lefebvre, dans "Le Monde" du 26 janvier 2010 en page 3 :
Article intitulé : En France, la multiplication des centres commerciaux menace leur rentabilité.
« L’association Pocos, qui fédère 233 enseignes (Darty, la Fnac, André, Etam ou Zara), représentant à elles seules 35% de l’activité du commerce en France, s’inquiète de la prolifération de nouveaux centres commerciaux, tandis que la consommation ne cesse de faiblir. Pour les cinq prochaines années, l’association recense déjà 593 projets dits « structurants », qui modifient l’offre commerciale locale, cumulant è,4 millions de mètres carrés, et faisant de la France le pays d’Europe le plus équipé, voire suréquipé. « C’est un non-sens économique et ces projets ne vont pas trouver leur rentabilité, d’autant que plus de 80% d’entre eux se situent en périphérie des villes, là où les consommateurs sont les moins présents » argumente M. Pazoumian. « La surproduction crée un phénomène de cannibalisation des commerces, fragilisant les emplacements, avec un risque, à terme, de créer surtout des friches commerciales ». »

François Vidal, dans "Les Echos" du 27 janvier 2010 en page 14 :
Article intitulé : Immobilier : le rebond n’est pas assuré.
" Le miracle n’a pas eu lieu ! Les mesures mises en place l’an dernier dans le cadre du plan de relance n’ont pas enrayé la chute du marché immobilier. Une chose est sûre, le parachute des dispositions d’urgence n’a pas permis d’installer les conditions d’un rebond. Du coup, on se demande si le pire n’est pas à venir, alors que les effets du plan de relance ne vont pas tarder à s’estomper. Les professionnels peuvent toujours se dire qu’il leur restera la mesure phare du plan de relance, le dispositif Scellier d’investissement locatif. C’est une bonne nouvelle pour les promoteurs. Ça l’est sans doute moins pour le logement en France. Car ce dispositif coûteux – 605 millions d’euros en 2009 de déduction fiscale – ne manquera pas, comme ses prédécesseurs, de donner lieu à des dérives tant en matière de localisation que de prix. »


Isabelle Rey-Lefebvre dans « Le Monde » du 8 janvier 2010 page 2 :
Article intitulé : La dépendance fiscale croissante du marché immobilier français.
« Les parlementaires sont donc allés contre la volonté du gouvernement d’alléger ces mesures pour des problèmes de coût. Depuis 1984, et les premiers avantages à l’investissement locatif, les promoteurs ne peuvent décidément plus se passer d’adjuvants fiscaux, en doses de plus en plus fortes, pour vendre leurs programmes. Les premières années, les ventes aux investisseurs ne dépassaient pas 15% à 20% de la production, tandis qu’elles vont au-delà de 50% aujourd’hui. Et la qualité technique et environnementales n’est pas au rendez-vous, puisque Gilles Carrez estime que 20% des logements Robien-Scelleir ne remplissent même pas les exigences de la réglementation thermique, en vigueur depuis 2005. On produit donc des logements trop chers pour des locataires, pas toujours bien situés et en totale contradiction avec les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement. Ce soutien artificiel au marché a, en outre, cassé le mouvement de baisse des prix des terrains, entamé en 2008, qui aurait permis d’abaisser le coût final des logements, pour les accédants comme pour les investisseurs, ce qui est, finalement, la meilleure aide au logement et la plus économe pour les ménages comme pour l’Etat. »


Annick Colybes dans « Les Echos » du 21 décembre 2009 en page 16 :
« Trente ans de politique du logement et toujours la crise. Perdurent une insuffisance d’offre adaptée à la demande, des difficultés à l’achat comme à la location pour les ménages qui ont vu leurs dépenses de logement passer de 15% à 25% de leurs revenus au cours des trente dernières années. De fait, la crise du logement est en réalité celle du logement abordable et elle concerne la grande majorité des Français. L’Insee en 2007 soulignait que les deux tiers des ménages pouvaient prétendre à un logement social. Dans un parc qui compte quatre millions d’HLM 1,2 million de foyers sont en liste d’attente. La Fondation Abbé Pierre estime à 3,5 millions le nombre de mal-logés dont 100.000 sans-abri. Plus de 500.000 ménages répondent aux critère prioritaires de la loi Dalo. Triste constat ! L’octroi d’avantages fiscaux renforcés liés à l’investissement est accordé aux bailleurs pour éviter l’effondrement économique du secteur de la construction, avec ses conséquences dramatiques sur l’emploi. Apprendre que plus de 55% des ventes de logements neufs en 2009 ont été signées en « Scellier » n’est une bonne nouvelle que pour les promoteurs car les plafonds de loyers imposés aux candidats à la location sont dans la fourchette supérieure des loyers de marché. On est loin de la réforme Barre de 1977 qui voulait limiter les aides à la pierre au profit des aides à la personne afin de ne plus intervenir progressivement que pour loger les catégories sociales les plus défavorisées. Au terme de ces trente années, la modernisation du parc a bien eu lieu, mais les quartiers nouveaux ont été dédaignés par les classes moyennes et les élites. Barres et tours ont, au fil des ans, accueilli des familles de plus en plus pauvres, instillant un malaise des banlieues que nos pays voisins ont su éviter. Ainsi l’échec de la politique du logement en France a été accentué par l’échec de la maîtrise urbaine qui à un coût social et donne actuellement le sujet d’identité nationale. En acceptant la ségrégation sociale, on a favorisé l’émergence d’un communautarisme regrettable. Il serait temps de se souvenir qu’on habite non seulement un logement mais un quartier où une vie économique et sociale donne envie d’habiter. »

Xavier Emmanuelli (propos recueillis par Marie-Laetitia Bonavita) dans « Le Figaro » du 14 décembre 2009 en page 18 :
« Il y a davantage de gens qui ont du mal à joindre les deux bouts, notamment pour régler le coût du transport entre leur lieu de travail et leur logement. La misère touche également les jeunes gens qui ne sont pas encore sur le marché du travail. Paradoxalement, s’il y a moitié moins de grands clochards – c’est-à-dire ceux qui sont à l’abandon – qu’au temps de l’Abbé Pierre, il y a beaucoup plus de personnes qui vivotent ou survivent. D’où la différence à faire entre les sans-abri et les sans-domicile-fixe (SDF), qui se battent pour avoir des solutions d’hébergement (associations, amis). L’exclusion n’est pas prête de disparaître. Autrefois, les rites, les rythmes contribuaient à un projet commun de société. Les sociétés urbaines n’ont plus ces mécanismes implicites d’intégration. »

Valérie Segond dans « La Tribune » du 27 novembre 2009 page 8 :
« On est toujours bluffé par l’aptitude des agents immobiliers comme des notaires à annoncer en régime de croisière « l’envolée des prix », et quand ça va très mal, leur « remontée ». Globalement, le niveau des transactions reste extrêmement bas, inférieur de 20 à 25% à ce qu’il était lors de son point culminant de 2007. Or que nous enseigne la crise immobilière des années 1990 ? Primo, que les prix finissent toujours par suivre les volumes, mais avec un retard de trois à douze mois selon la situation des marchés locaux. La baisse, aujourd’hui de 10 à 15%, n’est donc pas finie. Secundo, que plus ces prix tardent à baisser, plus la crise immobilière dure : entre 1991 et 1998, les prix de l’immobilier à Paris, alors artificiellement soutenus par les assureurs qui s’échangeaient des immeubles ont baissé…sept années, pendant lesquelles il y a eut plusieurs faux départs. En clair, artifice et faux-semblants n’aident pas. Tertio, qu’il n’y a pas de vrai retournement de l’immobilier sans véritable reprise de l’emploi. Or là, on n’attend rien de significatif avant la fin 2010. On se calme donc ! »

Sophie Sanchez, dans « La Tribune » du 18 novembre 2009 page 6 :
« La Fondation Abbé Pierre évalue à 3,5 millions le nombre de personnes non logées ou très mal logées. Or le droit au logement opposable, entrés en vigueur en janvier 2008, a un impact limité. 100 000 dossiers ont été déposés au plan national alors que 500 000 à 600 000 ménages sont potentiellement concernés. L’Agence nationale de l’habitat (Anah) chiffre à 2 102 357 les logements vacants en 2005 (sur 32 millions de logements en France), dont 694 128 vacants depuis plus de trois ans. La vacance peut être surestimée, en raison des lacunes statistiques. »

Jean-Pierre Robin dans « Le Figaro » du 2 novembre 2009 page 25 :
« Les panneaux de vente d’appartements sont en voie de disparition à Paris. Non seulement le marché s’est réduit, mais les pratiques en sont bouleversées. Dans 75% des cas, les propriétaires s’adressent à plusieurs professionnels à la fois dans l’espoir de multiplier les prospects. « Or, quand une agence n’a pas l’exclusivité de la vente, il est très difficile de mettre un panneau, sans compter que les syndics de copropriété l’interdisent bien souvent. Etrange coïncidence, les réglementations et la fiscalité se sont durcies juste au moment où le marché commençait à montrer des signes d’essoufflements. La loi du 4 août 2008 « sur la modernisation de l’économie » a autorisé les communes à instaurer une nouvelle « taxe locale sur la publicité extérieure ». La ville de Paris a ainsi créé une taxation des « enseignes temporaires immobilières » à compter du 1er janvier 2009, tant pour la location que pour la vente. Last but no least, dans une période de marché baissier où les négociations tendent à s’allonger comme un jour sans pain, les panneaux de vente risquent d’exercer un effet contre-productif. A force de rester des mois accrochés aux façades, ils semblent montrer que le bien est invendable. « Les propriétaires sont tétanisés par la baisse des prix. Le fait de ne pas porter à publicité évite d’entrer dans un engrenage. En France, les difficultés du marché encouragent les comportements de discrétion.»

 



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