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Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010
Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?
Comprendre :
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- les cycles immobiliers
- l'économie et les cycles financiers
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R.H dans « Les Echos » du 18 mars 2011 :
Article intitulé : Les argentiers du G7 évoquent les conséquences sur la croissance du drame japonais
« « Le Japon présentera les dégâts du séisme, les mouvements du marché financier et les efforts du gouvernement », a pour sa part indiqué hier le ministre de l’Economie japonais, Kaoru Yosano, ajoutant que, pour l’heure, malgré l’envol du yen sur le marché des changes, aucune intervention des banques centrales n’est nécessaire. « Je ne pense pas que les marchés financiers et monétaires soient dans un état d’effervescence », a-t-il souligné. Interrogé par Reuters, Kaoru Yosano, le ministre japonais de l’économie, a indiqué que le budget exceptionnel destiné à financer les dépenses de reconstruction serait supérieur à celui qui avait été mis en place après le séisme de Kobe en 1995. Selon les estimations du gouvernement, les dommages directs et indirects de la catastrophe actuelle seraient supérieurs à 20.000 milliards de yens (181 milliards d’euros). Mais le financement de ces dépenses ne devrait pas poser de problème selon lui. « Ce sera juste quelques milliers de milliards de yens d’obligations du Trésor. Tant le secteur privé que le gouvernement ont les fonds nécessaires et la Banque du Japon fournit d’amples liquidités. Il n’y a pas à s’inquiéter du financement », a martelé le ministre. »
Cyrille Lachèvre, propos de Jean-Michel Petit, dans « Le Figaro » du 16 mars 2011 :
Article intitulé : Une récession au Japon n’aurait pas beaucoup d’impact sur le monde
« C'est terrible à dire mais les catastrophes ont toujours un effet de stimulation à court/moyen terme sur l'économie, lorsque l'État lance la reconstruction. Le PIB japonais avait progressé de 5% en rythme annualisé durant les trois trimestres qui avaient suivi la catastrophe de Kobé. Dans l'absolu, le Japon a un problème de dette, qui représente 200% de son PIB mais cela ne l'empêchera pas d'emprunter dans de bonnes conditions car 95% de cette dette est détenue par des Japonais. Une récession japonaise n'aurait pas beaucoup d'impact sur l'économie mondiale. À son plus haut, au début des années 1990, le Japon représentait 18% du PIB mondial en dollars courant. Aujourd'hui, il ne représente plus que 9%. Le Japon est - avec les États-Unis - le moins ouvert des grands pays développés, il agit en début de chaîne de la production et il est exportateur net. Un ralentissement de son économie pèse donc peu sur la demande finale mondiale et sur l'activité. Vu autrement, la croissance mondiale s'est élevée à 3,6% depuis 2000 et le Japon n'y a quasiment pas contribué! Quant au coût total des catastrophes naturelles (dont le nombre progresse), il a augmenté, mais à un rythme proche de celui du PIB américain (6% par an environ). Autrement dit, le coût des catastrophes rapporté au PIB mondial est stable depuis 1900: les événements sont plus fréquents mais les risques mieux gérés et l'impact reste donc globalement faible. »
Article intitulé : Tokyo mis sur une nouvelle stratégie à l’export.
« La force industrielle japonaise est désormais davantage dans les composants que dans les produits finis. La domination japonaise s’est en réalité déplacée en amont de la production. Elle se situe désormais au niveau des composants sophistiqués. Partout les prestigieux noms japonais d’hier sont remplacés par leurs concurrents sud-coréens et demain chinois. L’électronique est le secteur emblématique de cette mutation. Les Japonais Shin-Etsu et Sumco produisent depuis 20 ans la plupart des tranches de silice qui servent de base aux circuits intégrés des ordinateurs du monde entier. »
Article intitulé : Le Japon et le syndrome de la dépression..
« A écouter les dirigeants américains, européens ou chinois, personne ne veut d’un avenir économique similaire à celui du Japon. Pour justifier le rachat des banques et les programmes de relance des banques et les programmes de relance massive, les responsables du monde occidental ont expliqué à leurs électeurs : « Nous sommes obligés de passer par là, ou nous terminerons comme le Japon, enlisés dans la récession et la déflation pour une dizaine d’années au moins. » Les dirigeants chinois aiment prendre le Japon à titre de contre-exemple pour ne pas réévaluer leur devise. Et pourtant, de passage à Tokyo, le visiteur voit la prospérité partout. Magasins et bureaux débordent d’activité. Les restaurants font recette, leurs clients y sont du reste mieux habillés qu’à New York ou à Paris. Après tout, même après presque vingt ans de « récession », le revenu par tête au Japon est supérieur à 40 000 dollars. Le Japon est toujours la troisième économie mondiale après les Etats-Unis et la Chine. Son taux de chômage ne dépasse pas les 5%. Même si le Japon n’est pas encore en crise, sa situation budgétaire est chaque jour plus alarmante. A ce jour, le gouvernement a été capable de financer sa dette à 95% en recourant à l’épargne privée, malgré des taux d’intérêt dérisoires. Malheureusement, même si le Japon s’est maintenu jusqu’à maintenant, de grands défis l’attendent. Le tout premier problème est sa main-d’œuvre qui ne cesse de s’amenuiser, en raison d’un très faible taux de natalité et d’une forte résistance à l’immigration étrangère…Les investisseurs qui ont misé contre le Japon dans le passé ont eu tort, sous-estimant grossièrement l’extraordinaire résilience et souplesse nippones. »