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LA FRANCE

 

Sophie Gherardi dans « La Tribune » du 20 juillet 2010 en page 9 :


Article intitulé : La France, sans atout ou tout atout ?
 « Nous sommes bien un pays en déclin, désindustrialisé, bureaucratique, criblé de dettes et bourré de calmants, accablé d'impôts mais chroniquement désargenté, en proie à la gabegie, aux corporatismes, aux grèves, aux je-m'en-foutismes... j'en oublie sans doute. Comment expliquer alors que les investissements internationaux fassent de la France leur troisième destination préférée au monde, et la première en Europe ? Les investisseurs ne sont pas des touristes de passage : quand ils viennent en France, y construisent des laboratoires ou des usines, y développent des forces de vente, ce n'est pas pour la beauté des paysages ou l'excellence des vins, c'est parce que chaque euro dépensé y rapporte plus qu'il ne le ferait ailleurs. Si nous nous en tirons bien en travaillant moins longtemps chaque année et au cours de notre vie, alors à quoi cela sert-il de trimer comme le font Britanniques et Américains ? »
 

« Le Monde» du 15 juillet 2010 en page 2 :


Article intitulé : Jeux en ligne.
« 83 millions d’euros de paris sportifs depuis l’ouverture du marché le 8 juin. »

Cécile Crouzel dans « Le Figaro» du 9 juillet 2010 en page 19 :


Article intitulé : Le patrimoine de la France stagne.
« Mais, à 12 115 milliards d’euros, ce « patrimoine économique national » reste conséquent : il représente 7,4 années de production du pays. Les Français ont continué à remplir leurs contrats d’assurance-vie, dont l’encours a encore progressé de 9% pour atteindre 1 485 milliards. Les ménages s’endettent moins vite. Au bout du compte, leur endettement – 1 234 milliards d’euros – reste très inférieur à leurs actifs – 10 600 milliards. Et leur patrimoine net représente encore plus de 7 années de revenus. La dette publique a atteint 1 489 milliards d’euros soit 78% du PIB. Pour l’instant, le solde entre les biens détenus par la sphère publique et ce passif reste positif de 417 milliards. Notamment parce que l’Etat, la Sécu et les collectivités ont un patrimoine immobilier gigantesque, de 1 245 milliards d’euros. »

Fabien Piliu dans « La Tribune » du 30 juin 2010 en page 6 :


Article intitulé : Le tout petit moral des Français fragilise les espoirs de reprise.
« La confiance des ménages a reculé en juin pour le sixième mois consécutif. Cigales ils étaient, fourmis ils deviennent. Les performances des Bleus en Afrique du Sud n'auront rien arrangé... « Cette crainte est liée au débat sur la rigueur, débat qui couvre d'ailleurs celui des retraites. A ce titre, cette baisse de moral confirme que le débat a été globalement mal posé », estime Nicolas Bouzou chez Asteres. L'idée selon laquelle il faut choisir entre croissance et rigueur serait particulièrement anxiogène pour les ménages, selon l'économiste.
Ce n'est malheureusement pas tout. Alors que la montée du taux de chômage semble terminée, que les destructions et les créations de postes dans le secteur marchand s'équilibrent à peu près, les ménages craignent toujours de perdre leur emploi. Résultat, ils devraient restreindre leur consommation et s'attacher à gonfler encore un peu plus leur épargne de précaution. Pour mémoire, l'encours d'assurance-vie en France a bondi de 10% en 2010 pour s'établir à 1.234 milliards d'euros ! Une mauvaise nouvelle pour la croissance. « Pour 2010, il faudra donc tirer une croix sur une contribution digne de ce nom de la consommation à la croissance. C'est dommage, puisque cette composante a assuré à elle seule entre 50 % et 100 % de l'expansion économique de la France depuis près d'une décennie », regrette Alexander Law chez Xerfi. »

Commentaire : Souvenez-vous de ce qui est expliqué en conférence.
Quand les Mairies vont-elles expliquer l’économie et la finance à leurs administrés pour qu’ils comprennent que tout dépend d’eux et de leur consommation ?
 

Jean-Pierre Robin dans « Le Figaro » du 28 juin 2010 en page 28 :


Article intitulé : La rigueur des finances publiques n’est pas l’ennemie de la croissance
« Les ministres n’expliquent pas, ou peu, la dynamique positive que pourrait enclencher la maîtrise des comptes. Christine Lagarde le dit fugitivement dans ses interviews : « La réforme des retraites aura un effet considérable sur les finances publiques : -0,5% (du PIB) sur le déficit dès 2013 et + 0,3% par an sur la croissance. ». Bercy mise sur une baisse du taux d’épargne des ménages pour justifier sa prévision de croissance de 2,5% à partir de 2011. Les réductions de dépenses publiques plutôt que de relever les impôts. »

Henri de Bodinat, président de Time Equity Partners, dans « Les Echos » du 22 juin 2010 en page 17 :


Article intitulé : Pour un protectionnisme intelligent..
« Les gouvernements occidentaux ont tenté désespérément de surmonter la récession de 2009 en utilisant simultanément l'arme du déficit (Keynes) et celle de la création monétaire (Friedman). Les déficits ont été stupéfiants, montant jusqu'à 8-10 % du PNB en Grèce, en Espagne, en Angleterre et en France. La création monétaire a roulé à tombeau ouvert, les banques centrales prêtant de façon quasi illimitée à des taux voisins de zéro.
Cet effort monumental a peut-être évité la récession, mais la croissance reste en panne. Avec une conséquence dramatique : l'endettement colossal résultant des déficits ne pouvant se résorber par la croissance, il ne peut l'être que par la réduction des dépenses publiques et la hausse des impôts. Cette rigueur, en étouffant une croissance déjà molle, pourrait déclencher un cercle vicieux dramatique dont la perspective panique les Bourses depuis quelques semaines.
L'erreur des Etats est d'avoir oublié, dans leur frénétique fuite en avant, deux nouveautés qui font patiner les politiques budgétaires et monétaires : la globalisation de l'économie mondiale et la stratégie des multinationales.
La mondialisation, permise par un libre-échange exacerbé et la baisse des coûts de transport et d'information, met en concurrence tous les pays du monde pour la production de biens ou de services. Elle a été instrumentalisée par certains pays comme la Chine pour se doter d'un avantage absolu et d'excédents commerciaux structurels. Depuis dix ans, pour 1 euro vendu à la Chine, nous lui achetons 3 euros. La Chine a ainsi aspiré notre industrie et nos versements sans rien donner en échange. La croissance chinoise cannibalise d'autant plus la nôtre qu'elle a pour effet secondaire de faire grimper au ciel le prix des matières premières, facteur aggravant de stagnation.
Résultat : quand nous injectons des revenus ou des liquidités en Europe ou aux Etats-Unis, nous créons de la croissance et des emplois… en Asie, et spécialement en Chine. Keynes et Friedman ont toujours raison, mais au niveau mondial. Les déficits budgétaires et le laxisme monétaire des uns créent des emplois chez les autres… L'Occident est devenu le dindon de la mondialisation. »
 

Marc Landré dans « Le Figaro » du 22 juin 2010 en page 21 :
Article intitulé : Le nombre de bénéficiaire du Revenu de Solidarité Active semble enfin décoller.
« Le nombre de bénéficiaire est reparti à la hausse en avril, à 1,777 million de foyers allocataires, soit une progression de 1,06%. En 11 mois, le nombre de bénéficiaire a augmenté de 51,5% même s’il reste éloigné de l’objectif à l’origine affiché par Martin Hirsch : un tiers de la « population cible » en bénéficie réellement aujourd’hui. « Beaucoup de personnes ont tardé à demander le RSA activité parce qu’elles ne savaient pas qu’elles y avaient droit, parce qu’elles ne voulaient pas se sentir stigmatisées» explique Marc-Philippe Daubresse. »

Natacha Polony dans « Le Figaro » du 14 juin 2010 en page 8 :

Article intitulé : La commission Attali s’inquiète des retards en mathématiques.

 " Une étude de la Direction de l’évaluation et de la prospective du ministère de l’Education nationale a comparé des élèves de CM2 à vingt ans de distance, promotion 1987 et promotion 2007 : le score moyen en mathématique a baissé de sorte que 80% des élèves de 2007 ont un score inférieur au score de l’élève moyen de 1987 ; ils sont 32% à se situer au niveau dès 10% les plus mauvais de 1987, et seulement 4% à atteindre le niveau des  10% les meilleurs de 1987. « Aujourd’hui, un élève qui n’a pas mention bien à son bac S n’a pas un niveau correct en mathématique. »"

Gérard Dussillol, responsable du groupe de réflexion finances de l’Institut Thomas More, dans « La Tribune » du 9 juin 2010 en page 12 :
Article intitulé : Finances publiques : vous avez dit mesures « justes » ?
« Sans voir que la solution vraiment « juste » est ailleurs : le service public français est-il de bien meilleure qualité que son homologue allemand, bien qu'il nous coûte 100 milliards d'euros de plus chaque année ? Est-il « juste » d'avoir encore cinq échelons administratifs contre trois en Allemagne, avec tout ce que cela coûte en élus, emplois, frais de fonctionnement, clientélisme, bâtiments et en temps perdu ? Qu'est-ce que cela apporte réellement aux Français ? Est-il « juste » que les salariés de certaines entreprises publiques partent en retraite à 55 voire 53 ans ? Est-il « juste » que les taux de retraite des fonctionnaires soient très supérieurs à ceux du privé ? Tout le monde sait bien tout cela, à commencer par les jeunes qui à 60 % veulent devenir fonctionnaires.  Mais on continue à ne pas se poser de questions et à croire que moins de services publics, c'est forcément de moins bons services. Le résultat est, que en France, le travail est surfiscalisé par rapport à l'Allemagne : pour 100 de salaire net avant impôt sur le revenu, un salarié français coûte 20 % plus cher à son entreprise qu'en Allemagne - de là, perte de compétitivité, pertes d'emplois, donc nécessité de lever plus d'impôts pour financer la protection sociale, etc.
Depuis trente ans, le secteur privé a fait des efforts d'adaptation et de productivité colossaux. Peut-on en dire autant de la fonction publique ? L'Allemagne qui, sous un gouvernement de gauche, a déjà fait sa réforme, admet de plus en plus mal que nous continuions à donner des leçons à tout le monde, dans une situation économique et sociale que personne ne nous envie. Alors ce qui serait vraiment « juste », ne serait-ce pas que la fonction publique comprenne qu'elle a été largement surprotégée depuis trente ans et que c'est maintenant son tour d'assumer les efforts nécessaires ? Qu'on y réfléchisse : peu de pays ont encore de tels gisements de productivité. Les exploiter, c'est s'ouvrir la voie à une baisse sensible de nos déficits, réduire le coût du travail, tout en stimulant notre compétitivité et notre croissance. C'est enfin restaurer notre crédibilité, raffermir nos liens avec l'Allemagne, et nous permettre de peser ensemble sur la nécessaire réforme européenne et les énormes chantiers en cours concernant la reconstruction d'un ordre monétaire et financier. Cette crise est l'opportunité d'un électrochoc, ne la laissons pas passer ! Et peut-être un jour dirons-nous merci à la Grèce et à madame Merkel. »

Louis Chauvel, sociologue, professeur à Science Po dans "Le Monde" du 27 mai 2010 en page 18 :


Article intitulé : Le débat sur les retraites occulte celui sur l’horizon bouché de la jeunesse.
"Au dernier trimestre 2009, le taux de chômage des jeunes a battu un record historique : 24 %.  Mais tout cela semble ne compter pour pas grand-chose par rapport au seul enjeu qui passionne le public : celui de l'avenir de "notre retraite". Peu importe l'horreur économique, si nous pouvons disposer après 60 ans d'argent et de loisir pour oublier les peines de la vie de travailleur, comme 15 millions de nos concitoyens. La discipline gouvernementale à droite et le bon sens politique à gauche font taire ces voix isolées qui tendent à rappeler, brisant ainsi un tabou, que les jeunes seniors auraient les moyens de contribuer à notre avenir, eux qui ont plus que profité du passé des "trente glorieuses" dans leur jeunesse et qui, souvent, leur a mis le pied à l'étrier. La réalité est que jamais le taux de pauvreté des seniors n'a été aussi bas par rapport à une jeunesse paupérisée. Jamais leur revenu moyen n'a dépassé si nettement celui des générations de travailleurs, jamais leur patrimoine net moyen accumulé n'a été aussi élevé, comparé à celui des nouvelles générations. Jamais le taux de propriété ne les a mieux protégés de la crise du logement vécue par les jeunes. Jamais ils ne sont partis plus longtemps en vacances, aussi, alors que, depuis 1979, cette pratique a régressé chez les adultes d'âge actif. Les jeunes seniors de 2020 seront la variable d'ajustement des problèmes de retraite, comme les jeunes chômeurs et précaires sont celle du monde du travail. Ni les uns ni les autres, par pragmatisme électoraliste sans doute, n'ont intérêt à heurter les sensibilités d'une population de retraités qui n'ont jamais été aussi actifs politiquement. Mais l'injustice suscite l'injustice, avec l'émergence de générations doublement sacrifiées, dans leur jeunesse d'abord, puis dans leur séniorité ensuite. C'est écrit, pour 2025. »

Jean-Pierre Robin dans « Le Figaro » du 25 mai 2010 en page 27 :


Article intitulé : L’Etat français finance plus des deux tiers de sa dette à l’étranger.
«  En pleine crise de la dette souveraine, l’Etat français n’a jamais trouvé de l’argent aussi bon marché. « Et pourtant, les finances publiques de la France sont en réalité plus proches de celles de la Grèce que de l’Allemagne » note The Economiste de ce week-end. La crise des finances publiques en Europe, et notamment en France, apparaît pour le vieux continent comme la réplique de la crise des crédits subprime Outre-Atlantique. L’une et l’autre font intervenir les mêmes ingrédients et les mêmes acteurs, à savoir les délocalisations industrielles, la paupérisation des salariés qui en sont victimes et la morphine du crédit – privé aux Etats-Unis, public en Europe – qui permet d’en atténuer la douleur. Les salaires industriels sont en moyenne de 36 000 euros par an et les revenus de services à la personne de 25 000 euros en France. Les premiers ont disparu en grand nombre et on a essayé de les remplacer par les seconds à coup de subventions publiques. Dans le grand jeu de la mondialisation, les Français ont laissé partir leurs usines et continué de vivre à crédit, avec l’argent des Chinois dix fois moins riches qu’eux. Ce qui s’appelle « vendre son droit d’ainesse pour un pat de lentille. » »

Ghislain De Montalembert dans « Le figaro Magazine » du 10 avril 2010 en page 22 :
Article intitulé : Une fondation au secours du capitalisme.
 « Pour 71% des Français, le capitalisme est perçu comme « négatif ». Et 55% pensent que « le marché n’est pas une bonne chose pour eux », tandis que 73% estiment que le système économique actuel bloque l’ascenseur social. Enquête Opinion Way. »

François Bazin dans "Le Nouvel Observateur" du 8 avril 2010 en page 46 :
Article intitulé : La république est en danger !

« Résultats d’un sondage à l’Assemblée Nationale. 55% des gens se sentent de « moins en moins libres » contre 13% « de plus en plus libre ». 67% pensent qu’il y a « de plus en plus d’inégalité » contre 6% « de plus en plus d’égalité ». 60% pensent qu’il y a « de moins en moins de fraternité » contre 8% « de plus en plus de fraternité ». »

Claire Guélaud dans "Le Monde" du 3 avril 2010 en page 10 :

Article intitulé : Depuis 2004, les inégalités se creusent au profit des plus hauts revenus.

" Le nombre des riches a explosé en France de 2004 à 2007, et cette très forte augmentation est allée de pair avec une explosion de leurs revenus. Il confirme ainsi le diagnostic d'une explosion des hauts revenus en France, posé dès l'été 2007 par Camille Landais, à l'époque chercheur à l'école d'économie de Paris. Mais contrairement à cet économiste, qui date à 1998 le début de ce phénomène, l'Insee fait de 2004 une année charnière. "Alors que les revenus d'activité n'ont progressé que de 11 % entre 2004 % et 2007 %, les revenus du patrimoine et les revenus exceptionnels ont connu des progressions beaucoup fortes", de 46 % et de 55 % respectivement, explique l'étude. Cette évolution est d'autant plus frappante qu'elle va de pair avec une stabilité des inégalités de niveau de vie pour 90 % de la population. Le niveau de vie rapporte le revenu disponible d'un ménage – la somme des revenus dont il dispose après paiement des impôts directs – au nombre d'unités de consommation, qui le composent. C'est par le haut que les inégalités se creusent depuis 2004, à travers l'augmentation des niveaux de vie des 5 % les plus aisés, tandis que la proportion de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté (908 euros mensuels) est passée, en un an, de 13,1 % à 13,4 %. Une hausse, non "statistiquement significative", qui porte à 8 millions le nombre de pauvres. La concentration est la règle. Les 10 % les plus riches reçoivent un quart des revenus d'activité déclarés, près des deux tiers des revenus du patrimoine et plus de quatre cinquièmes des revenus exceptionnels, constitués à près de 90 % par des plus-values de valeurs mobilières et à environ 10 % de gains de levée d'option perçus majoritairement par des cadres dirigeants. Au passage, l'Insee note que les revenus des plus riches sont imposés en moyenne à 20 % alors qu'"en appliquant le barème progressif de l'impôt sur le revenu" et les abattements, ils devraient l'être à 36 %. Les niches fiscales leur profitent."

Alain Barluet dans « Le Figaro » du 24 mars 2010 en page 1 :
Article intitulé : Lady Ashton renvoyée en cours de français par Pierre Lellouche.
« Dernière en date des critiques essuyées par lady Ashton, celle de ne pas maîtriser le français. C’est Pierre Lellouche qui lui a vertement conseillé de faire un séjour linguistique en France ! Ce patriotisme linguistique confortera l’image d’un pays arrogant et donneur de leçons, après celles administrées à l’Allemagne par Christine Lagarde. Ne devrait-on pas balayer d’abord devant notre porte quand tant de nos responsables bredouillent à peine l’anglais ? »

Adrien de Tricornot dans « Le Monde » du 24 mars 2010 en page 5 :
Article intitulé : Le coût du travail est plus élevé au Royaume-Uni ou en Allemagne qu’en France.
« Le coût du travail est fréquemment désigné comme un handicap pour le développement de l'emploi industriel en France. Est-ce aussi votre point de vue ? La hausse - plus importante depuis 2000 - du coût du travail français par rapport au coût du travail allemand est systématiquement mise en avant. Mais en réalité, le coût du travail français reste inférieur à celui du travail allemand. En effet, si, en France, les cotisations patronales versées pour une heure de travail sont supérieures à ce qu'elles sont en Allemagne, le salaire y est inférieur. Au total, le coût d'une heure de travail est donc plus bas en France qu'en Allemagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et bien entendu au Danemark, en Suède ou au Luxembourg. Par ailleurs, il ne faut pas limiter la question de la désindustrialisation à celle du coût du travail. La compétitivité passe aussi par l'innovation et le service, qui sont autant d'éléments permettant de rester compétitif sans forcément réduire les avancées sociales. C'est la "compétitivité par le haut". »

Grégoire Allix dans « Le Monde » du 19 mars 2010 en page 5 :
Article intitulé : La France veut interdire l’urbanisation en zone inondable.
« Les constructions en zone inondable, c'est terminé. En visite en Charente-Maritime et en Vendée, mercredi 16 mars, Nicolas Sarkozy a prévenu : "Là où il y a risque mortel, personne ne reviendra y habiter."  Si ces directives sont appliquées à la lettre, des centaines de maisons devront être détruites : 150 maisons sont déjà jugées inhabitables en Charente-Maritime et 563 autres en Vendée. 46 communes seulement sur les 864 exposées au risque d'inondation par la mer en sont dotées. Une tempête plus tard, les architectes du Grand Paris à l'origine de cette inspiration, Yves Lion et Roland Castro, n'ont, eux, pas changé d'avis. "Nous savons construire en zone inondable, seulement cela demande de l'attention, or notre époque n'a eu de cesse de s'affranchir de toutes les contraintes", analyse M. Lion. Pour lui, "le comble de la catastrophe, c'est d'avoir imposé n'importe où le modèle de la maison de pêcheur vendéenne, de plain-pied, au nom du pittoresque rural, là où un étage ou des pilotis auraient offert aux habitants la sécurité et une vue sur la mer, et non sur la digue". Roland Castro va plus loin. "Il y a en France une pensée obsessionnelle du risque : à chaque nouveau problème, on invente un règlement, on élargit les PPRI, conçus pour permettre aux préfets de dormir tranquilles." C'est en fonction de la qualité des projets que l'on doit délivrer ou non des permis, estime M. Castro, et non "de pointillés sur une carte". "On n'est plus complètement dans l'approche sécuritaire, les documents de l'Etat intègrent la culture du risque, mais ses services la pratiquent de manière incohérente", estime Helga Scarwell, directrice de l'UFR de géographie et d'aménagement à l'université Lille-I. Cette spécialiste de l'urbanisation en zone inondable souligne que "les permis de construire pour des maisons sur pilotis sont refusés une fois sur deux". Pour la chercheuse, "l'Etat pratique une culture du risque en vase clos : c'est une culture de la négociation entre les élus locaux et les services du préfet, sous la pression du développement économique et démographique. »

Eric Le Boucher dans « Les Echos » du 19 mars 2010 en page 17 :
Article intitulé : Le pays des gens malheureux.
« Ils ont les dépenses sociales les plus élevées du monde, la crise les a, objectivement, moins frappés que les autres, et il n'est question que « d'hésitation entre l'abattement et la colère », de « désillusions », de sentiments de « très grandes difficultés », de « détresse », de « vulnérabilité ». Jean Paul Delevoye, le médiateur de la République, s'alarmait dans les mêmes termes psychologiques dans son rapport remis en février. La société est « en grande tension nerveuse ». Elle est « fatiguée psychiquement ». Pire, elle « se fragmente », elle se disloque au point, note-t-il, que « le chacun pour soi a remplacé le vivre ensemble ». Mais d'où çà vient ? La première explication est élémentaire, elle concerne les sans-travail ou ceux qui ne peuvent, malgré un travail, joindre les deux bouts. Ils sont 15 millions, estime M. Delevoye, à compter chichement pour terminer le mois à 100 euros près. Un Français sur quatre ! C'est énorme. Seuls 20 % des Danois voient dans la mondialisation « une menace pour l'emploi », 38 % des Allemands, 40 % des Italiens et 73 % des Français. Mais d'où ça vient ? Il faut se reporter à Yann Algan et Pierre Cahuc pour avancer dans la compréhension du « mal français ». Les deux économistes avaient décrit « La société de défiance » qu'est la France dans un livre en 2007. 52 % des Français pensent que « de nos jours, on ne peut arriver au sommet sans être corrompu ». « Trouvez-vous injustifiable de réclamer indûment des aides publiques ? » : 89 % des Danois disent « oui, c'est injustifiable », 70 % des Britanniques mais seulement 38 % des Français, bons derniers. Profitez du système ! puisque les autres le font. Du coup, seuls 25 % des Français « font confiance aux autres ». Rappelons que nous sommes le pays qui donne des leçons de « solidarité »… Avant Vichy les Français étaient dans la moyenne européenne, ils faisaient confiance. C'est après qu'ils décrochent. Est-ce la défaite ? La collaboration ? Probablement. Mais aussi la suite. Selon Algan et Cahuc, c'est la forme de notre modèle social, étatiste et corporatiste, construit à la Libération qui est à l'origine profonde du mal français. « Le corporatisme, qui octroie des droits sociaux associés au statut et à la profession de chacun, segmente et opacifie les relations sociales. » « L'étatisme qui réglemente l'ensemble des domaines vide le dialogue social, entrave la concurrence et favorise la corruption. » La France des statuts n'accepte pas le traitement égal de tous. Sortir de la défiance devrait être la ligne de « réformes profondes du modèle social » pour assurer les mêmes droits pour tous. Le bonheur commence quand on cesse d'envier, grincheux, l'herbe de ses voisins. »

Alfred Grosser dans « La Croix » du 23 décembre 2009 page 26 :
«  Il y a peut-être pire. Regardez la « clientèle » sans cesse accrue du Secours catholique ou des Restos du cœur ou considérez ce que signifie le nombre de six millions de Français vivant au-dessous du niveau de pauvreté. »

Monsieur Alexis Brézet dans « Le Figaro » du 12 septembre 2009 :
« Il y a le trou effrayant, de la sécurité sociale : 10 milliards d’euros en 2008, 20 milliards en 2009, 30 milliards  en 2010 ! Il y a le gouffre, vertigineux, du déficit budgétaire : 130 milliards de déficit attendus en 2009, pour 240 milliards de recettes ! Le précipice abyssal, de la dette publique : 1400 milliards d’euros début 209, 73 % du PIB, bientôt 80 %. La sécurité sociale est en déficit structurel depuis quinze ans. Le seul intérêt de la dette actuelle ponctionne chaque année 3 % du PIB. Il faudrait au bas mot une croissance de 5 % pour remettre à flot nos comptes publics. Quand faudra-t-il poser la question des arrêts maladie abusifs ou celle de la gratuité des hôpitaux pour les étrangers ? Et quand faudra-t-il dire aux fonctionnaires qu’en ces temps d’inflation nulle, leur rémunération ne saurait augmenter chaque année de 3 % ? Aux entreprises, que les exonérations de charges consenties en échange des 35 h n’ont plus raison d’être ? Ou aux ménages, qu’un certain nombre de niches fiscales dont ils font leur miel ne peuvent plus être financées ? »


Jacques Delpla dans « Les Echos » du 15 juillet  2009 :
« Que faire ? Avec une dette à 90 % du PIB, il faut un déficit public de 3,6 % du PIB pour seulement stabiliser la dette à ce niveau ; et un déficit de 1,6 % pour ramener la dette à 60 % du PIB en quinze ans. »

Nouvel Observateur 24/07/09 : Parents solos 1,8 million en France, un cinquième des foyers avec enfants, deux fois et demi de plus que fin des années 1960. 46 % vive,t au-dessous du seuil de pauvreté, un tiers gagnent moins de 1000 €/mois, près de la moitié travaille à temps partiel, 38 % habitent un HLM, un tiers touche les minima sociaux, un cinquième occupe un logement trop petit.
38 % d’enfants pauvres, 46 % en dessous du seuil de pauvreté, 2,9 millions d’enfants de moins de 25 ans concernés. »


Le Monde 5 juillet 2009 : 42 % des jeunes travailleurs de moins de 30 ans reçoivent une aide de leurs parents.

Figaro 2/07/09 : Dépenses de carburant et de fioul = 7,55 % du budget d’un ménage en milieu rural.

Figaro du 6 mai 2009 : selon l’insee, un ménage sur deux dispose d’un revenu inférieur à 2260 euros par mois.
7 900 000 de personnes pauvres (880 euros par mois) soit 13 % de la population.


Figaro du 17 mars 2009 : valeur estimée de la France 12 513 milliards (INSEE).

 



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