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LOBBY

Virginie Malingre dans "Le Monde" du 25 mars 2010 en page 7 :

Article intitulé : Trois ex-ministres britanniques piégés par des faux lobbyistes.

Cette fois-ci, ce sont trois anciens ministres travaillistes - Geoff Hoon, Patricia Hewitt et Stephen Byers - qui ont plongé, après une opération conjointe du Sunday Times et de Channel Four. On pouvait les entendre sur l'émission "Dispatches", diffusée lundi 22 mars par la chaîne de télévision, donner leurs tarifs. Pour M. Byers, qui fut entre autres ministre des transports, cela peut aller jusqu'à 5 000 livres (5 600 euros) par jour. "Je suis à louer, comme un taxi", a-t-il lancé à ses interlocuteurs, tandis qu'une caméra cachée dans un pot de fleurs immortalisait ses propos. Avant de se vanter d'avoir déjà intercédé, avec succès, en faveur du transporteur National Express ou des supermarchés Tesco auprès de membres du gouvernement. M. Hoon et Mme Hewitt, moins expérimentés, ne demandent que 3 000 livres par jour. L'ancien ministre de la défense s'est dit prêt à mettre son carnet d'adresses et sa connaissance du monde gouvernemental au service de "quelque chose qui rapporte beaucoup d'argent".

Christiohe Tricaud dans « La Tribune » du 12 mars 2010 en page 28 :
Article intitulé : Le voeu pieux de l'AMF.
« Jean-Pierre Jouyet, le président de l'AMF se prononce pour "une class action très encadrée". Outre le fait que les tentatives d'introduire ces procédures en droit fançais aient déjà été tenues en échec sous l'actif lobbying des banques, on doit relever qu'à plusieurs reprises, sans attendre de réforme, les tribunaux français ont réparé le préjudice d'actionnaires lésés."

Marc Roche dans « Le Monde » du 2 mars 2010 en page 14 :
Article intitulé : En Europe, Goldman Sachs recrute des hommes de pouvoir pour asseoir le sien.
 « Ces conseillers recrutés avec grand soin et à prix d’or connaissent les moindres subtilités des coulisses du pouvoir au sein de l’Union européenne. Ils ont l’oreille des décideurs, qu’ils peuvent appeler directement au téléphone dans les moments de crise. En France, la banque bénéficie de l’appui de Charles de Croisset, ex-chef du Crédit commercial de France. Pour Goldman Sachs, l’un des avantages de ce réseau est de pouvoir avancer masqué. Ainsi, dans le Financial Times du 15 février, Omar Issing signe un texte hostile à l’opération de sauvetage  de la Grèce par l’union européenne. L’intéressé signe cette tribune en omettant de préciser que, depuis 2006, il est conseiller international de Goldman Sachs. Et que le département négoce de la banque, qui a spéculé contre la monnaie unique, a tout à perdre d’une intervention européenne. »


Justin Vaïsse, directeur de recherche à la Brookings Institution, dans « La Croix » du 25 février 2010 page 3 :
Article intitulé : La Maison-Blanche a dû composer avec les lobbys.
« Les difficultés du président Obama peuvent-elles être attribuées au pouvoir des « lobbys » ? En partie seulement. Il ne fait aucun doute que l’argent est très présent dans la politique américaine, que les élus passent beaucoup de temps à chercher des moyens de financer leur campagne électorale et que cela les met en partie sous l’influence de ceux qui les financent, particuliers, entreprises ou syndicats. Les lobbyistes sont également présents à Washington dans les couloirs du Congrès pour conseiller et influencer les législateurs, à travers l’expertise spécialisée, les contacts et l’accès fournis à ceux qui rédigent les lois. Que vous soyez républicain ou démocrate, quand vous venez de Virginie-Occidentale, l’Etat le plus dépendant de la production de charbon, vous n’allez pas voter en faveur de la loi « cape and trade » sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. »  La Floride et le Texas produisent du pétrole, la Virginie-Occidentale et l’Ohio produisent du charbon : qu’ils soient pour ou contre Obama, leurs élus voteront pour leurs Etats et non pour leurs partis. »


Sylvain Cypel dans « Le Monde » du 17 février 2010 en page 27 :
Article intitulé : Fin d’un lobbyiste.
« Pour qui se situe dans cette zone grise où enjeux politiques et intérêts économiques et privés s’entremêlent, se tromper de cheval peut s’avérer rédhibitoire. Ainsi Billy Tauzin, puissant président du lobby des laboratoires pharmaceutiques, a-t-il annoncé, le 11 février, sa prochaine démission. Mort symbolique d’un commis voyageur qui, d’élu en élu, vendait sa marchandise avec un talent confirmé – comment promouvoir ou empêcher tel projet de loi – et auquel une seule faute aura été fatale. Billy était un des princes des coulisses du Congrès. Son salaire annuel atteignait 2,5 millions de dollars. Seuls les patrons des lobbies de la finance, de l’assurance, du pétrole et de l’aéronautique-armement peuvent espérer mieux. »


Hélène Rey dans « Les Echos » du 10 février 2010 en page 15 :
Article intitulé : Le fabuleux lobbying de la finance américaine.
« Les régulateurs se sont endormis au volant ou ont été trop complaisants face aux offensives de charme des grandes banques. Les agences de notation ont profité de la manne de Wall Street et n’ont pas fait leur travail. Certains économistes ont mis en garde contre la bulle immobilière mais d’autres ont cherché à justifier par des facteurs rationnels les accroissements faramineux des prix des maisons. Les principales institutions impliquées dans les excès des marchés des « subprimes » sont également celles qui ont dépensé le plus d’argent dans le lobbying des députés américains ? Entre 2000 et 2006, les institutions financières américaines ont investi de 60 à 100 millions de dollars par an pour faire du lobbying. Le secteur financier est engagé à présent dans un lobbying forcené pour limiter la réglementation sur les produits dérivés et sur le marché des « crédit default swaps ». Durant les neuf premiers mois de 2009, les institutions financières ont dépensé aux Etats-Unis 126 millions de dollars pour influencer le Congrès. »


Xavier Harel dans « La Tribune » du 13 janvier 2010 :
Article intitulé : Le FMI accuse le lobbying des organismes de crédit hypothécaire.
«  Une étude du FMI accuse le lobbying des institutions financières d’être en partie responsable de la crise financière. Fin 2007, le « Wall Sreet Journal » relevait que deux des principaux organismes de prêts hypothécaires avaient consacré 20,5 millions et 8,7 millions de dollars en donations politiques et en activité de lobbying de 2002 à 2006. Objectif ? Bloquer un projet de loi contre les pratiques prédatrices des banques, devant notamment déboucher sur la création d’une agence de protection des consommateurs de services financiers. « Pour une poignée de dollars : lobbying et crise financière ». Le FMI a constaté que les organismes financiers ont dépensé 475 millions de dollars entre 1999 et 2006 pour convaincre le législateur d’amender en leur faveur la législation sur les prêts hypothécaires ou la titrisation. »

Bloc-notes de la rédaction de l’AGEFI Hebdo du 7 janvier 2010 page 46 :
« L’Assemblée nationale vient de publier une liste d’une trentaine de représentants de groupes de pression (lobbyistes) - organisations, institutions -, autorisés à accéder au palis Bourbon quotidiennement. Curieusement, aucun organisme ou entreprise du secteur de la banque n’a opté pour cet enregistrement à l’Assemblée. S’ils ne demandent pas à bénéficier d’accès privilégiés, c’est qu’ils n’en ont pas besoin, fait valoir une spécialiste du  lobbying français dans la livraison de décembre de la Revue parlementaire. De deux choses l’une. Ou les banques ont raté le coche et l’heure de l’inscription, ou elle disposent de suffisamment de représentants dans les rangs des députés pour se dispenser d’un lobbying légalisé et réglementé. »

Catherine Chatignoux et Richard Hiault dans « Les Echos » du 8 janvier 2010 en page 7 :
Article intitulé : Crise la résistance contre le retour du « business as usual » donne de la voix.
« Nicolas Sarkosy n’a pas mâché ses mots et a réitéré son message « Il faut changer nos idées et nos comportements », « Ce n’est pas parce que la croissance redémarre qu’il faut arrêter de penser à l’avenir », « La crise que nous avons connue n’est pas un accident conjoncturel. Elle est structurelle et systémique » : le président de l’OFCE, Jean-Paul Fitoussi « Tant que la crise n’a pas été comprise, elle n’est pas finie. Nous nous dirigeons tout droit vers le « business as usual », a-t-il souligné. En clair, les acteurs reprennent leurs anciennes habitudes. « Aujourd’hui, l’ingratitude se fait arrogante ». Les agences de notation, incapables de prévenir la crise et responsables en partie de son déclenchement, redoublent aujourd’hui leur surveillance sur la dette des Etats au risque de générer une nouvelle tempête financière sur les marchés. Bozibar Djelic, ministre des Affaires européennes de Serbie « Tout se passe comme si l’Occident n’avait rien trouvé d’autre que l’endettement pour soutenir l’activité », « Il faudrait que chacun apprenne à vivre selon ses moyens », « La puissance du lobby financier reste très forte, on l’a vu dans le traitement de la crise financières, et il faudrait, selon moi, briser les liens entre la haute fonction publique et les milieux financiers ». »

 



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