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Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010
Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?
Comprendre :
- la Mondialisation et l'Europe
- les cycles boursiers
- les cycles immobiliers
- l'économie et les cycles financiers
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The Economist, traduit par Rachel Bouyssou, dans « Alternatives économiques » du 25 janvier 2012
Article intitulé : Rerégulées, mais indomptées
« Il ne fait aujourd’hui guère de doute que la défaillance réglementaire a contribué à la crise financière de 2007/2008 et notamment à l’effondrement du marché hypothécaire américain en 2007. Le secteur financier a-t-il réussi à neutraliser des mesures qui auraient permis d’encadrer au moment opportun certaines des pratiques dans les subprimes et prévenir l’éclatement de la crise ? Il existait clairement un lien entre les dépenses de lobbying et le vote des parlementaires sur les grands projets de loi examinés avant la crise. Plus les pressions exercées étaient intenses, plus les élus tendaient à voter en faveur de la déréglementation. On peut ainsi affirmer aujourd’hui que le lobbying et les réseaux de relations ont fortement contribué à façonner la réglementation financière aux Etats-Unis. »
Commentaire : Si ce n’était qu’aux Etats-Unis…Comment expliquer la persistance du système de cotation des OPCVM qui, indépendamment de donner une fausse information, fait courir un risque systémique d’illiquidité très important.
Jack Dion, à propos du livre d’Isabelle Pivert « La création de valeur pour l’actionnaire ou la destruction de l’idée démocratique », dans « Marianne » du 11 novembre 2011
Article intitulé : Un concept financier qui tient du hold-up
« La création de valeur pour l’actionnaire est une notion inventée par les banques d’affaires anglo-saxonnes, dans les années 80, afin de franchir un nouveau palier dans la course effrénée à la rentabilité financière. Ainsi aboutira-t-on à ces retours sur investissement financiers atteignant des taux déments de 15%, générateurs de prélèvements massifs sur la « valeur ajoutée » (la vraie, celle qui correspond à la richesse produite). D’où la crise. Plus rien n’échappe à la logique de ce que l’auteur appelle l’ « emprise totalitaire d’un concept financier ». Désormais, l’entreprise est conçue uniquement comme un instrument destiné à produire du cash au profit de l’élite des affaires. »
Jean-Michel Bezat dans « Le Monde » du 11 janvier 2012
Article intitulé : L'" amendement Lacq " qui soulage Total
« Le mouvement France nature environnement (FNE) s'est rendu compte, début janvier, qu'un amendement glissé dans la loi de finances 2012 exonérait Total de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), même s'il injecte de l'eau contenant des produits chimiques dans le bassin industriel de Lacq-Mourenx (Pyrénées-Atlantiques). Les douanes, qui collectent la TGAP, avaient obtenu du tribunal de Paris, le 8 avril 2011, le versement à l'Etat par la compagnie pétrolière de 4,43 millions d'euros. " Le gouvernement et les députés viennent d'effacer par l'article 22 de la loi de finances cette jolie dette, qui aurait pourtant abondé de façon utile le budget de l'Etat en ces temps de crise ", a protesté Bruno Genty, le président de FNE. Il semble que Total n'aura pas à payer, ni pour le passé ni à l'avenir. " C'est une entorse au principe pollueur-payeur ", dénonce Marc Sénant, chargé des risques industriels au sein de l'association, pour qui il ne fait aucun doute - jugement du tribunal de Paris à l'appui - qu'une partie des liquides injectés dans le réservoir de gaz de Lacq désormais vide, à 4 500 mètres de profondeur, contiennent des polluants. Les défenseurs de l'environnement voient dans cet amendement " scélérat " la main des puissants lobbyistes de Total. »
Dans « Le Nouvel Observateur » du 8 septembre 2011
Article intitulé : Le lobby bancaire américain en forme
« Dans les banques américaines, le lobbying est le seul poste qui ne connaisse pas la crise : après six années de hausse consécutive, 2011 pourrait accuser un nouveau record, avec 47 millions de dollars dépensés fin septembre dernier. La palme revient à la banque californienne Wells Fargo&Co, très touchée par la crise des subprimes, qui a augmenté ce poste de…80% ! Objectif : obtenir le meilleur traitement possible de la part du gouvernement fédéral, qui avait promis, dès 2008, plus de régulation. Sans résultats très convaincants pour l’instant. »
Commentaire : A quand un tracker basé sur le résultat lobbies ?
Dans « Alternative Economique » du 8 septembre 2011
Article intitulé : Le texto de la semaine
« La pizza est un légume. Ce sont les Américains qui l'affirment. Les parlementaires se sont prononcés mi-novembre pour que la pizza, grâce à la sauce tomate qu'elle contient, continue à être classifiée comme légume dans les menus des cantines scolaires. Mettant ainsi à mal le projet de l'administration Obama de rendre plus saine la nourriture offerte aux enfants. Le lobby de l'industrie agroalimentaire se porte bien, tout comme les 17 % de jeunes de 2 à 19 ans qui souffrent d'obésité aux Etats-Unis. »
Dans « Challenges » du 13 octobre 2011
Article intitulé : Le lobby du gaz de schiste menace le rating de la France
« Les lobbyistes des sociétés ayant obtenu des licences d’exploration de gaz de schiste ont trouvé un argument pour faire peur au gouvernement français, en pleine marche arrière sur le sujet. Un critère de l’agence Standard& Poor’s pour le risque souverain impose en effet « l’application stricte des contrats et le respect de la loi, notamment en ce qui concerne le domaine des droits de propriétés et la garantie des intérêts des investisseurs. »
Commentaire : Ou comment le gouvernement après avoir « succombé » aux charmes des lobbies se trouve coincé …et les citoyens aussi. Combien de personnes ont succombé et qui ? N’est-ce pas l’ère de la transparence ? Comment envisager sereinement le futur lorsque le gouvernement français est sous la dépendance de ses propres peurs et « déviances ».
Marions Leblanc-Wohrer dans « L’Agefi Hebdo » du 3 au 9 novembre 2011
Article intitulé : Occasion manquée pour la MIF
« En mettant fin au monopole des marchés réglementés, la première directive, dite MIF I, avait littéralement ouvert la boîte de pandore. Car les évolutions technologiques accélérées dans la négociation des ordres, et surtout la capacité d’adaptation des opérateurs qui ont profité des zones d’ombre de la législation pour se développer en dehors de toute contrainte réglementaire, ont conduit à une profonde fragmentation et désorganisation des marchés avec l’émergence de puissants acteurs. La tâche de remettre les marchés en ordre, de réintroduire de la transparence et de réduire les coûts était titanesque, un combat dans lequel la Commission s’est retrouvée bien isolée face à d’innombrables lobbies. »
Commentaire : Comment une Commission qui a tous les pouvoirs peut elle se dire « isolée face à d’innombrables lobbies » ? Qui mène la danse ? Les Etats, les Institutions internationales ou les lobbies ? Qui met en place les politiques d’austérités, les Etats, les Institutions internationales ou les lobbies ? Si les Etats ne sont plus les représentants des Peuples que pour pratiquer l’austérité en pleine pauvreté, alors les Peuples se doivent de reprendre leur destinée en mains. Les politiques trahissent la Charte de l’Atlantique, non par des décisions politiques, mais pire, par des vilénies personnelles et/ou financières. Et nous, désirons-nous y participer ? Fermerons-nous les yeux ou serons-nous dignes de la liberté qu’on nous a léguée ? Regardons et maîtrisons l’utilisation de nos fonds afin de ne pas participer à cette financiarisation destructrice. Refusons de travailler avec les produits dérivés spéculatifs. Refusons de parler de performances illiquides. Refusons la spéculation sur les matières premières. Refusons la « normalisation » de règles stupides. Les normes ne sont plus là pour organiser, elles sont devenues un exutoire de responsabilité. Refusons l’économie virtuelle car il est grand temps de revenir à la Volonté de bien faire sans nuire à autrui. En un mot, travaillons avec et pour l’Humanité. Si nous fermons les yeux sur les causes de la pauvreté actuelle, nous lèguerons cette dernière à nos enfants et à nos petits-enfants. La financiarisation ne vit et ne prospère que sur la pauvreté. C’est pour cela qu’elle n’a pas d’Avenir. Souvenons-nous : « Sachons dire non pour être digne de votre liberté. Ne jamais accepter de devenir, petit à petit, de façon insidieuse le terreau fertile de l’asservissement et de l’acceptation de l’inacceptable. »
Julien Martin dans « Le Nouvel Observateur » du 15 septembre 2011
Article intitulé : Lobby. Comme une lettre à l’Assemblée
« Les deux amendements en question ont été entièrement rédigés, sur papier à en-tête du nom du député, par... deux cadres de la FFSA (Fédération française des sociétés d'assurances) ! Une simple inspection informatique des deux documents suffit à faire apparaître leurs noms." Tous les lobbys s'entourent de juristes qui savent parfaitement rédiger des amendements. Après, les députés les déposent ou non en conscience." La FFSA ne dit pas autre chose. On n'est jamais mieux servi que par soi-même. »
Yves de Kerdrel dans « Le Figaro » du 6 septembre 2011
Article intitulé : La France préfère ses manèges à ses cadres
« Depuis le fameux rapport Pébereau, commandé par Thierry Breton, qui tirait déjà la sonnette d’alarme, il s’est écoulé bien trop d’eau sous les ponts. La dette a enflé de 500 milliards d’euros dans l’indifférence quasi générale. Une indifférence qui s’apparente à de l’irresponsabilité de la part de parlementaires qui votent sans sourciller, depuis trente-six ans, des budgets en déficit. Quelle entreprise, quelle commune, quel foyer pourrait ainsi se permettre de vivre pendant plus de sept lustres sans jamais remettre ses comptes au carré ? C’est pourquoi les gesticulations d’un Jean-pierre Raffarin pour obtenir que les parcs d’attraction conservent un taux de TVA réduit sont regrettables. De même que celles des lobbys qui s’activent pour protéger les boissons sucrées ou les avantages accordés jusqu’ici à certains investissements immobiliers. Mais comment faire valoir que gauche et droite doivent voter de manière unanime la règle d’or, lorsqu’un ancien premier ministre privilégie l’intérêt particulier de son département à l’intérêt général ? Et quel signal désastreux ce caprice constitue-t-il pour l’ensemble des Français ? Les temps changent. Les Français aussi. Il n’est plus possible de les tenir « pour des veaux ».
Dans « Boursorama » du 3 septembre 2011
Article intitulé : TVA sur les parcs à thème : le gouvernement contraint à faire machine arrière
« Le gouvernement a été contraint de renoncer à son projet de relever la TVA sur les parcs à thème sous la pression de sa propre majorité et devra trouver ailleurs les 90 millions d'euros qui vont manquer à son budget de rigueur pour 2012, en pleine crise de la dette. Très décriée à droite comme à gauche, cette hausse de la TVA, de 5,5% à 19,6%, faisait partie des mesures du plan de rigueur que le Premier ministre François Fillon a présenté fin août. »
Commentaire : Comment un gouvernement peut-il être « contraint à faire machine arrière » par ses propres membres, ses propres amis, ses propres adhérents concernant l’application d’une de ses propres décisions basée sur ses propres travaux ? Où est la légitimité des politiques (valable pour toutes les tendances) dans la représentation de la Nation ?
Dans « Boursorama » du 1 septembre 2011
Article intitulé : Parcs à thème : défendues par les lobbies, les niches fiscales ont la vie dure
« Le vif débat sur le relèvement de la TVA pour les parcs à thème est symptomatique de la difficulté, malgré la priorité donnée à la chasse aux déficits, de s'attaquer de front aux niches fiscales, défendues par des lobbys relayés par des élus de tous bords. L'épisode se révèle ainsi être l'illustration parfaite de l'adage selon lequel "dans chaque niche, il y a un lobby qui aboie". Le constat est paradoxal: alors que le plan d'austérité gouvernemental doit faire rentrer onze milliards d'euros supplémentaires dans les caisses publiques en 2012, c'est la mesure qui rapporte le moins, à peine 90 millions par an, qui a provoqué la principale levée de boucliers. Dur dur, donc, de réduire les niches fiscales, alors même que les rapports sur l'inutilité d'une grande partie d'entre elles se multiplient. L'inspection générale des finances recense ainsi plus de cinquante milliards de mesures peu ou pas efficaces. »
Commentaire : Les niches fiscales doivent être supprimées car de facto elles s’autodétruisent par l’inflation (ou les détournements comptables et autres) qu’elles créent. Par contre, il faut développer le principe « Qu’avez-vous fait pour le pays et sa population » et à ce titre négocier une fiscalité dégressive en fonction de l’utilisation des gains et bénéfices. L’avantage de cette logique est qu’il n’y a pas appauvrissement de l’Etat mais coopération avec l’entreprise dans le développement du pays.
Solenn Poullennec dans « WanSquare » du 30 août 2011
Article intitulé : Qu’est-ce qu’un marché actif ?
« D'après l'IASB, le marché des obligations grecques était encore actif au moment où les banques ont enregistré leurs dépréciations. Elles auraient donc dû s'y référer.
Dans une lettre au régulateur des marchés européens, ESMA, le normalisateur comptable international, l'IASB, déplore que toutes les banques européennes ne se soient pas référées à la valeur de marché pour déprécier les titres d'Etats grecs détenus en portefeuille. Selon lui, le marché était suffisamment actif pour appliquer la "mark-to-market". Une analyse que ne partage pas BNP Paribas. Dans sa lettre rendue publique aujourd'hui, le président de l'IASB, Hans Hoogervorst, s'alerte de l'application incohérente de la norme IAS 39 par les banques. L'ex-patron du gendarme boursier néerlandais souligne que les banques auraient dû utiliser la valeur de marché pour valoriser leurs titres à partir du moment où le marché était actif. "Il est difficile d'imaginer qu'il y a des acteurs prêts à acheter les obligations grecques aux prix déterminés par les modèles d'évaluation interne [des banques comme BNP Paribas]", souligne-t-il. En vertu d'IAS 39, un marché est actif quand des transactions y sont réalisées dans les conditions normales de la concurrence. Pour le normalisateur, "la question n'est pas de savoir quel est niveau d'activité du marché mais de savoir si une transaction observée représente la juste valeur". Et d'ajouter : "une entreprise ne peut pas ignorer le prix des transactions observées quand il est clair que des acteurs de marché réalisent des opérations pour les mêmes instruments financiers ou des instruments similaires. Même si ces acteurs le font moins fréquemment que dans le passé". Aux dires de l'IASB, les banques n'auraient dû recourir à leurs propres modèles d'évaluation que si elles avaient eu la preuve que les transactions ne représentaient pas la juste valeur. Par exemple, si les opérations avaient été forcées ou s'il y avait eu un décalage trop grand entre la date de la transaction et celle de la valorisation. Ce n'est pas l'analyse des banques qui se sont référées à la dépréciation de 21% déterminée par le lobby bancaire l'Institute of International Finance dans son programme de participation du secteur privé au plan de sauvetage. Quoi qu'il en soit les dépréciations ont été validées par les commissaires aux comptes des banques. Et, comme le souligne justement Hans Hoogervorst dans sa lettre, "l'IASB n'a pas d'autorité pour s'assurer de la bonne application des IFRS".
Commentaire : Le lobby bancaire plus fort que les autorités ! D’autant plus qu’il est « aidé » et « soutenu » par les commissaires aux comptes. Est-ce pour cela que Christine Lagarde milite pour une recapitalisation rapide des banques ? A force de travailler des valeurs irréalisables (cours de Bourse virtuels), il est clair que lorsque l’on veut les réaliser il y a une crise de liquidité et donc de solvabilité. Crise de solvabilité fabriquée par la valorisation comptable qui a servi de réalité momentanée. Ce ne sont pas les Banques qui ne sont pas solvables, ce sont les méthodes comptables employées. La comptabilité en créant une richesse déconnectée de toute faisabilité, met en place les germes de la crise de liquidité lorsque les investisseurs veulent transformer l’information comptable en liquidité. De nouveau, ce ne sont pas les banques qui sont insolvables mais les chiffres certifiés par les commissaires aux comptes qui sont insolvables. J’écrivais le 16 août 2011 : Je rappelle qu’il y a une très grande différence entre la valeur qui est économique car elle résulte à la fois d’un (ou des) chiffre(s) et d’une prise de risque sur le futur, le prix qui est financier car il résulte d’un échange matérialisé par un mouvement financier et la valorisation qui est comptable. Le problème actuel est que la valorisation n’a plus aucun lien avec la valeur, ni le prix. Pour rappel, quelques titres échangés à la hausse ou à la baisse et l’on annonce des euphories ou des catastrophes du simple fait que cette variation est extrapolée à tous les titres (en dehors de toute réalisation possible en terme de prix) et « officialisée » par les normes comptables comme une valorisation. Il n’y a pas de destruction de richesse, il y a simplement retour vers une logique de prix et donc une certaine réalité. Cessons de transposer un prix réalisé sur un échange limité à l’ensemble des titres et nous aurons fait un grand pas vers la sagesse.
Lien sur ce thème : http://www.socioecopofi.com/admin/pages/modify.php?page_id=77
Andréas Gross dans « Bilan » du 22 juillet 2011
Article intitulé : « Trop de députés se reposent sur les lobbies »
« Les groupes de pression préparent même les propositions législatives que feront les parlementaires au sein des commissions et devant le plénum. Car trop de députés ne maîtrisent pas leurs sujets. Ils préfèrent donc se reposer sur les groupes de pression qui financent leur parti et/ou leur propre élection.»
Jean-Pierre Langellier dans « Le Monde » du 26 mai 2011
Article intitulé : Au Brésil, la forêt victime du lobby agricole
« Le lobby agricole brésilien marque des points contre les écologistes, au grand dam du gouvernement, supposé protéger au mieux l'environnement, mais lâché par une partie de sa base parlementaire. Au terme d'un débat débuté il y a plus d'un an, la Chambre des députés a approuvé, mardi 24 mai, par 410 voix contre 63 et 10 abstentions, un projet de réforme du code forestier qui assouplit la protection des immenses forêts du pays, notamment en Amazonie. La réforme concerne, pour l'essentiel, deux mécanismes de sauvegarde de la flore : la " réserve légale " et les zones de préservation permanentes (APP). Les députés du lobby " ruraliste " (agriculteurs et éleveurs) ne cachent pas leur satisfaction devant la perspective de pouvoir repousser les frontières agricoles. Pour le rapporteur du projet, Aldo Rebelo, un élu communiste, son texte ne fait que refléter la réalité du terrain : plus de 90 % des propriétés rurales du pays ne respectent pas les quotas exigés par la loi ; 600 000 km2 de terres devraient être replantées et ne le sont pas. »
Commentaire : Au « grand dam des gouvernements », cela veut tout dire ! Nous avons encore un exemple de l’influence des lobbyies sur les gouvernements. Les jeunes vont-ils encore accepter longtemps la compromission (la collaboration) des « élites » ou des « gouvernants » ?
Marine Relinger dans « Management » de juin 2011
Article intitulé : Un homme d’influence
« Pascal Tallon, il fait le siège des élus pour orienter les lois dans l’intérêt de ses clients. Au grand jour ? Pas forcément…Dans son carnet d’adresses à faire pâlir un ambassadeur figurent des députés, des sénateurs, de hauts fonctionnaires européens, des membres de cabinets ministériels, des responsables d’ONG, des journalistes… Le lobbyiste organise ainsi, pour le compte de grands groupes, des « club de décideurs » qui rassemblent des patrons, des parlementaires, des conseillers de ministres et des hauts fonctionnaires. « La nouvelle génération de lobbyistes – qui a bénéficié de cursus exigeants, créés dans les années 1990 – se détache de la culture du « réseautage » issu des rands corps (ENA, Mines, Cours des comptes….). Elle est plus technicienne et plus éthiques », assure Michel Clamen, professeur de lobbying à l’Institut catholique de Paris. Mais il reste encore des progrès à faire. « Paris n’est pas encore au niveau de Bruxelles en terme de transparence et de traçabilité des acteurs et des pratiques, notre Viviane de Beaufort, qui codirige, à l’Essec, le Centre européen de droit et d’économie. »
Commentaire : Et dire que je pensais que les élus et « l’élite » fabriquées par la Nation étaient au service de citoyens ! Le temps passant tout ce que pensent les citoyens est qualifié de « populisme » par les élus et les « élites » qui, eux, se font dicter leurs « croyances » et leurs actions par des gens qui ont acheté (d’une façon ou d’une autre) leur conduite. Je propose aux élus et aux « élites » de se souvenir que la liberté dont ils jouissent et dont ils abusent, selon cet article, ils la doivent aux Peuples et non à leurs prédécesseurs, toute « élite » qu’ils se pensaient être. En tant que catholique, je ne peux que regretter la présence de l’Institut catholique de Paris dans cet article.
Ci-après un commentaire déjà fait le 5 janvier 2011 : « Et pendant ce temps là, les Etats qui se sont endettés pour relever les financiers sont mis en difficulté par ces mêmes financiers pour ce même endettement. Mise en difficulté qui accroît encore plus la main mise des financiers sur les Etats. Situation paradoxale et ubuesque si la majorité des peuples n’en souffrait pas.
A quoi servent encore les Etats si cela continue ? Les politiciens suivent les lobbies et les raisonnements standardisés et les financiers maîtrisent les lobbies. Les raisonnements standardisés et l’histoire ont montré, qu’en plus, ils (financiers, lobbies..) travaillent main dans la main avec les big four (et certains autres Commissaires aux comptes) pour couvrir (enterrer) le tout. Nos politiciens (hormis certaines individualités) ne sont plus que des « animaux » de cirque ayant été « drivés » par des « hommes de communication » pour mieux faire avaler la pilule aux peuples. Peuples qui, sclérosés par la peur de perdre ou de se faire attaquer sur leur réputation ou sur leurs biens par des fonctionnaires abusant de leur pouvoir, ne disent plus rien et ferment les yeux sur la pauvreté et le malheur des autres. Comment sortira-t-on de cette situation ? Pour ma part, je pense que les années qui viennent, avec leur perspective économique très positive, vont mettre fin, momentanément, aux effets de cette situation. Mais attention à la prochaine crise, car si l’Etat continue à n’être qu’un vassal de la finance artificielle et du privé, la déliquescence des systèmes finira par imposer aux peuples de dire NON.
Et là…
Rien ne remplace l’Etat ! Encore faut-il que ce dernier cesse d’être influencé par les lobbies et que les politiques restent à leur place.
Hier, la Police remplacée dans certaines missions par des officines privées ; aujourd’hui, c’est l’Armée qui sous-traite au civil. La logique financière devient dans ce cas de l’imbécilité. L’intérêt des lobbies est contraire aux intérêts de l’Etat. Homme politique ou politicard des lobbies ? A nous de choisir par notre vote ! Il est vrai que vu comme cela, il ne reste personne. Car ceux qui pourraient « postuler » ne le font pas parce que non adhérents aux regroupements des fumistes.
Et je ne peux m’empêcher de remettre les paroles dites par Jean Gabin dans le film « Le Président » : « Assemblée où les partis ne sont plus que des syndicats d’intérêts. La politique devrait être une vocation, mais pour le plus grand nombre, elle est un métier. Un métier qui ne rapporte pas aussi vite que beaucoup le souhaiteraient et qui nécessite de grosses mises de fonds. Une campagne électorale coûte cher, mais pour certaines sociétés c’est un placement amortissable en quatre ans et pour peu que le protégé se hisse à la présidence du conseil alors là le placement devient inespéré. Les financiers d’autrefois achetaient des mines ceux d’aujourd’hui ont compris qu’il valait mieux régner à Matignon et que fabriquer un député coûtait moins cher.» »
Simon Johnson, professeur au MIT, dans « Challenges » du 10 mars 2011 :
Article intitulé : Détrôner l’oligarchie de Wall Street
« Pour éviter de nouvelles crises, il faut absolument casser le pouvoir des grandes banques » La nouvelle oligarchie américaine, constituée par les grandes banques américaines, « un groupe qui assoit son pouvoir politique grâce à son pouvoir économique et qui utilise ensuite son pouvoir politique pour son propre profit. » « Si le FMI appliquait aux Etats-Unis le même traitement qu’il impose aux pays émergents, il exigerait en premier que soit cassé cet oligopole. C’est un degré de concentration financière jamais atteint dans l’Amérique moderne. » L’économiste songe même à lancer un appel pour que les citoyens américains, clients des grandes banques, clôturent leurs comptes pour les ouvrir dans de petits établissements. »
Dans « Boursorama » du 12 mars 2011 :
Article intitulé : Les sociétés de gestion augmentent leurs dépenses de lobbying
« The Wall Street Journal. Selon OpenSecrets.org, BlackRock a dépensé près de 1,7 million de dollars pour des actions de lobbying en 2010, contre 390.000 dollars en 2009 et… rien en 2006. Fidelity Investments a augmenté ses dépenses de 21 % l’an dernier à 3,5 millions. Legg Mason a de son côté déboursé 1,07 million l’an dernier, contre 580.000 dollars en 2009. Vanguard Group a dépensé 1,2 million de dollars l’an dernier, ce qui est stable par rapport à 2009 mais plus du double des frais de lobbying en 2006. »
Thierry Coste dans « www.linternaute.com » :
Article intitulé : Thierry Coste : "Un bon lobbyiste doit être un bon espion avant d'être un manipulateur"
« Un lobbyiste ne conseille pas des hommes politiques mais passe son temps à les influencer. J'ai déjà influencé tous les Premiers ministres des dix dernières années. La plupart sont des ministres de l'Ecologie, de l'Agriculture et de l'Intérieur, tout simplement parce que je suis spécialisé dans ces secteurs-là. Le monde politique est de moins en moins en contact avec la réalité parce que la moitié des parlementaires sont des fonctionnaires et que 90 % des conseillers qui entourent les politiques sont issus de la fonction publique. Tout est bon pour influencer le pouvoir politique. Ma seule limite, c'est la législation française. Cependant, il y a encore des lobbyistes qui franchissent la ligne jaune et qui pratiquent la corruption. Heureusement, ils sont extrêmement rares en France, mais encore très présents dans certaines négociations internationales. Pour être un bon lobbyiste, il faut d'abord être un bon espion avant d'être un manipulateur. »
Dominique Nora, entretien avec Eric Verhaeghe, lycée Henri IV et énarque, dans « Le Nouvel Observateur » en date du 14 janvier 2011 :
Article intitulé : Un énarque accuse les élites
« « L’Etat français n’est plus un recours puisqu’il est lui-même devenu l’instrument de prédation d’une « aristocratie » politico-administrative qui a perdu le sens de l’intérêt public. » « La vague des privatisations que la France a connue à partir des années 1980 a permis à une noblesse d’Etat d’accaparer la direction des grandes entreprises » « Sous couvert de mener de grandes réformes économiques libérales, une aristocratie a dévoyé notre régime démocratique et l’a capté à son profit » « Très largement pour préserver les taux de profit de cette aristocratie, les sociétés industrielles ont laissé se développer de nouvelles catégories de miséreux, qui représentent une part croissante de la population. ».
Paul Jorion, économiste et anthropologue, dans « Le Monde » en date du 11 janvier 2011 :
Article intitulé : WikiLeaks dévoile aussi comment fut gérée la crise bancaire
« Un câble diplomatique américain mettant en scène Mervyn King, le président de la Banque d'Angleterre, Robert Kimmitt, alors sous-secrétaire au Trésor américain, et Robert Tuttle, l'ambassadeur des Etats-Unis en Grande-Bretagne, a été divulgué par WikiLeaks (http ://213.251.145.96/cable/2008/03/ 08LONDON797.html). Il montre ces acteurs s'accordant, le 17 mars 2008, sur un diagnostic de la crise : celle-ci, admettent-ils, a cessé dès l'été 2007 d'être une crise de liquidité pour devenir une crise d'insolvabilité généralisée du secteur bancaire. Bien que largement partagé par les commentateurs de la presse financière à l'époque, ce sera cependant le diagnostic inverse que ces acteurs choisiront de présenter à l'opinion, position dont ils ne se départiront jamais. Ce câble offre une réponse tardive à une question que l'on se posait alors, tant les décisions prises contrevenaient à celles qu'il aurait fallu prendre : les instances dirigeantes faisaient-elles preuve d'incompétence ou de rouerie ? La réponse est claire désormais : il ne s'agissait pas d'incompétence. Il fallait faire prévaloir l'intérêt particulier de la coterie à laquelle appartiennent ces preneurs de décisions contre l'intérêt général. Il y a donc deux versants à l'information financière, dont le contenu est cependant le même : la face visible que l'on trouve dans les écrits de commentateurs sans responsabilité que sont les journalistes, chercheurs et autres blogueurs, s'exprimant au nom de l'intérêt général ; et la face cachée des décideurs, qui partagent la vision des premiers, mais en affirmant le contraire pour pouvoir mettre en application des mesures qui ne bénéficieront qu'au petit groupe de privilégiés dont ils font partie. Il y eut une époque où des fonctionnaires intègres, empreints du sens de l'Etat, constituaient un rempart. Leur credo était précisément que leur intérêt particulier devait s'effacer devant l'intérêt général dont ils se considéraient les porte-parole et les défenseurs. La pratique du lobbying a eu raison d'eux. Il n'y a pas deux cultures financières, il n'y en a en réalité qu'une, faite d'hommes et de femmes compétents mais partagés : d'un côté, ceux qui veillent à la défense de leurs propres intérêts et qui ont accès aux manettes du pouvoir ; de l'autre, ceux qui dénoncent ce scandale et sont soigneusement maintenus à distance des centres de décision. »
Commentaire : Paul Jorion est une des rares personnes à avoir mis en garde contre la crise. Il est l’animateur d’un site remarquable.
Yann-Antony Noghès dans « La Tribune » du 5 novembre 2010 en page 33 :
Article intitulé : Michel Barnier veut diminuer l’influence des lobbyistes bancaires.
« Michel Barnier souhaite contre balancer l’influence des banquiers au sein des « groupes d’experts » officiels composés de lobbyistes qui conseillent la Commission et pré formatent les projets de directive. L’influence coûte cher : 23 entreprises du CAC 40 déclarent dépenser au total 8 millions d’euros par an pour être présentes et peser à Bruxelles »
Irène Inchauspé Litzler dans « Challenges » daté du 2 septembre 2010 en page 34 :
Article intitulé : Le lobby bancaire est efficace.
« En décembre 2009, la Comité de Bâle, émanation de la Banque des règlements internationaux (BRI) avait semé la panique en publiant un projet de réglementation, baptisé Bâle III, jugé drastique par les banquiers. « Les régulateurs, pressés par les politiques, ont dû agir très vite, explique Jean-Baptiste Bellon, analyste chez Trapeza Conseil. « Leur texte était brouillon ». Une aubaine pour la profession qui comme dans tous les pays, c’est aussitôt mobilisée. Neuf mois plus tard, certaines règles de Bâle III ont été assouplies, d’autres repoussées à 2018 ! » »
Virginie Malingre dans "Le Monde" du 25 mars 2010 en page 7 :
Article intitulé : Trois ex-ministres britanniques piégés par des faux lobbyistes.
Cette fois-ci, ce sont trois anciens ministres travaillistes - Geoff Hoon, Patricia Hewitt et Stephen Byers - qui ont plongé, après une opération conjointe du Sunday Times et de Channel Four. On pouvait les entendre sur l'émission "Dispatches", diffusée lundi 22 mars par la chaîne de télévision, donner leurs tarifs. Pour M. Byers, qui fut entre autres ministre des transports, cela peut aller jusqu'à 5 000 livres (5 600 euros) par jour. "Je suis à louer, comme un taxi", a-t-il lancé à ses interlocuteurs, tandis qu'une caméra cachée dans un pot de fleurs immortalisait ses propos. Avant de se vanter d'avoir déjà intercédé, avec succès, en faveur du transporteur National Express ou des supermarchés Tesco auprès de membres du gouvernement. M. Hoon et Mme Hewitt, moins expérimentés, ne demandent que 3 000 livres par jour. L'ancien ministre de la défense s'est dit prêt à mettre son carnet d'adresses et sa connaissance du monde gouvernemental au service de "quelque chose qui rapporte beaucoup d'argent".
Christiohe Tricaud dans « La Tribune » du 12 mars 2010 en page 28 :
Article intitulé : Le voeu pieux de l'AMF.
« Jean-Pierre Jouyet, le président de l'AMF se prononce pour "une class action très encadrée". Outre le fait que les tentatives d'introduire ces procédures en droit fançais aient déjà été tenues en échec sous l'actif lobbying des banques, on doit relever qu'à plusieurs reprises, sans attendre de réforme, les tribunaux français ont réparé le préjudice d'actionnaires lésés."
Marc Roche dans « Le Monde » du 2 mars 2010 en page 14 :
Article intitulé : En Europe, Goldman Sachs recrute des hommes de pouvoir pour asseoir le sien.
« Ces conseillers recrutés avec grand soin et à prix d’or connaissent les moindres subtilités des coulisses du pouvoir au sein de l’Union européenne. Ils ont l’oreille des décideurs, qu’ils peuvent appeler directement au téléphone dans les moments de crise. En France, la banque bénéficie de l’appui de Charles de Croisset, ex-chef du Crédit commercial de France. Pour Goldman Sachs, l’un des avantages de ce réseau est de pouvoir avancer masqué. Ainsi, dans le Financial Times du 15 février, Omar Issing signe un texte hostile à l’opération de sauvetage de la Grèce par l’union européenne. L’intéressé signe cette tribune en omettant de préciser que, depuis 2006, il est conseiller international de Goldman Sachs. Et que le département négoce de la banque, qui a spéculé contre la monnaie unique, a tout à perdre d’une intervention européenne. »
Justin Vaïsse, directeur de recherche à la Brookings Institution, dans « La Croix » du 25 février 2010 page 3 :
Article intitulé : La Maison-Blanche a dû composer avec les lobbys.
« Les difficultés du président Obama peuvent-elles être attribuées au pouvoir des « lobbys » ? En partie seulement. Il ne fait aucun doute que l’argent est très présent dans la politique américaine, que les élus passent beaucoup de temps à chercher des moyens de financer leur campagne électorale et que cela les met en partie sous l’influence de ceux qui les financent, particuliers, entreprises ou syndicats. Les lobbyistes sont également présents à Washington dans les couloirs du Congrès pour conseiller et influencer les législateurs, à travers l’expertise spécialisée, les contacts et l’accès fournis à ceux qui rédigent les lois. Que vous soyez républicain ou démocrate, quand vous venez de Virginie-Occidentale, l’Etat le plus dépendant de la production de charbon, vous n’allez pas voter en faveur de la loi « cape and trade » sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. » La Floride et le Texas produisent du pétrole, la Virginie-Occidentale et l’Ohio produisent du charbon : qu’ils soient pour ou contre Obama, leurs élus voteront pour leurs Etats et non pour leurs partis. »
Sylvain Cypel dans « Le Monde » du 17 février 2010 en page 27 :
Article intitulé : Fin d’un lobbyiste.
« Pour qui se situe dans cette zone grise où enjeux politiques et intérêts économiques et privés s’entremêlent, se tromper de cheval peut s’avérer rédhibitoire. Ainsi Billy Tauzin, puissant président du lobby des laboratoires pharmaceutiques, a-t-il annoncé, le 11 février, sa prochaine démission. Mort symbolique d’un commis voyageur qui, d’élu en élu, vendait sa marchandise avec un talent confirmé – comment promouvoir ou empêcher tel projet de loi – et auquel une seule faute aura été fatale. Billy était un des princes des coulisses du Congrès. Son salaire annuel atteignait 2,5 millions de dollars. Seuls les patrons des lobbies de la finance, de l’assurance, du pétrole et de l’aéronautique-armement peuvent espérer mieux. »
Hélène Rey dans « Les Echos » du 10 février 2010 en page 15 :
Article intitulé : Le fabuleux lobbying de la finance américaine.
« Les régulateurs se sont endormis au volant ou ont été trop complaisants face aux offensives de charme des grandes banques. Les agences de notation ont profité de la manne de Wall Street et n’ont pas fait leur travail. Certains économistes ont mis en garde contre la bulle immobilière mais d’autres ont cherché à justifier par des facteurs rationnels les accroissements faramineux des prix des maisons. Les principales institutions impliquées dans les excès des marchés des « subprimes » sont également celles qui ont dépensé le plus d’argent dans le lobbying des députés américains ? Entre 2000 et 2006, les institutions financières américaines ont investi de 60 à 100 millions de dollars par an pour faire du lobbying. Le secteur financier est engagé à présent dans un lobbying forcené pour limiter la réglementation sur les produits dérivés et sur le marché des « crédit default swaps ». Durant les neuf premiers mois de 2009, les institutions financières ont dépensé aux Etats-Unis 126 millions de dollars pour influencer le Congrès. »
Xavier Harel dans « La Tribune » du 13 janvier 2010 :
Article intitulé : Le FMI accuse le lobbying des organismes de crédit hypothécaire.
« Une étude du FMI accuse le lobbying des institutions financières d’être en partie responsable de la crise financière. Fin 2007, le « Wall Sreet Journal » relevait que deux des principaux organismes de prêts hypothécaires avaient consacré 20,5 millions et 8,7 millions de dollars en donations politiques et en activité de lobbying de 2002 à 2006. Objectif ? Bloquer un projet de loi contre les pratiques prédatrices des banques, devant notamment déboucher sur la création d’une agence de protection des consommateurs de services financiers. « Pour une poignée de dollars : lobbying et crise financière ». Le FMI a constaté que les organismes financiers ont dépensé 475 millions de dollars entre 1999 et 2006 pour convaincre le législateur d’amender en leur faveur la législation sur les prêts hypothécaires ou la titrisation. »
Bloc-notes de la rédaction de l’AGEFI Hebdo du 7 janvier 2010 page 46 :
« L’Assemblée nationale vient de publier une liste d’une trentaine de représentants de groupes de pression (lobbyistes) - organisations, institutions -, autorisés à accéder au palis Bourbon quotidiennement. Curieusement, aucun organisme ou entreprise du secteur de la banque n’a opté pour cet enregistrement à l’Assemblée. S’ils ne demandent pas à bénéficier d’accès privilégiés, c’est qu’ils n’en ont pas besoin, fait valoir une spécialiste du lobbying français dans la livraison de décembre de la Revue parlementaire. De deux choses l’une. Ou les banques ont raté le coche et l’heure de l’inscription, ou elle disposent de suffisamment de représentants dans les rangs des députés pour se dispenser d’un lobbying légalisé et réglementé. »
Catherine Chatignoux et Richard Hiault dans « Les Echos » du 8 janvier 2010 en page 7 :
Article intitulé : Crise la résistance contre le retour du « business as usual » donne de la voix.
« Nicolas Sarkosy n’a pas mâché ses mots et a réitéré son message « Il faut changer nos idées et nos comportements », « Ce n’est pas parce que la croissance redémarre qu’il faut arrêter de penser à l’avenir », « La crise que nous avons connue n’est pas un accident conjoncturel. Elle est structurelle et systémique » : le président de l’OFCE, Jean-Paul Fitoussi « Tant que la crise n’a pas été comprise, elle n’est pas finie. Nous nous dirigeons tout droit vers le « business as usual », a-t-il souligné. En clair, les acteurs reprennent leurs anciennes habitudes. « Aujourd’hui, l’ingratitude se fait arrogante ». Les agences de notation, incapables de prévenir la crise et responsables en partie de son déclenchement, redoublent aujourd’hui leur surveillance sur la dette des Etats au risque de générer une nouvelle tempête financière sur les marchés. Bozibar Djelic, ministre des Affaires européennes de Serbie « Tout se passe comme si l’Occident n’avait rien trouvé d’autre que l’endettement pour soutenir l’activité », « Il faudrait que chacun apprenne à vivre selon ses moyens », « La puissance du lobby financier reste très forte, on l’a vu dans le traitement de la crise financières, et il faudrait, selon moi, briser les liens entre la haute fonction publique et les milieux financiers ». »