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Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010
Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?
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Général Jean-Patrick Gaviard, Olivier Hubac et Luc Viellard dans « Le Figaro » du 20 juillet 2011
Article intitulé : Que serait l’otan sans les États-unis ?
« L’intervention militaire en Libye impose un double constat : très peu de nations européennes sont en mesure d’aligner des réelles capacités militaires de premier plan et moins nombreuses encore sont celles qui entendent les engager. C’est aussi la dure expérience d’un premier désengagement brutal américain. Ces facteurs ont rapidement provoqué une remise en question de l’autonomie capacitaire de la coalition. L’Otan a donc été appelée à la rescousse. Les dysfonctionnements révélés par l’intervention libyenne sont cependant en partie compensés par la présence à minima des Américains au moyen de leur capacité de soutien et de leur accord pour impliquer l’Otan, dont ils sont le principal acteur. Et c’est bien là le problème ! En juin, l’ancien secrétaire d’État à la défense Robert Gates a asséné : « Si l’actuel déclin des capacités militaires européennes n’est pas stoppé, voire renversé, les futurs dirigeants américains (…) risquent tout simplement de considérer que le retour sur investissement des États-Unis dans l’Otan ne vaut pas le coup. » Simple ritournelle, comme certains se plaisent à le croire, ou véritable changement stratégique? La mise en garde par les Américains obéit tout d’abord à une réalité budgétaire. L’annonce faite début 2010 par Washington de renoncer à sa capacité d’assurer simultanément deux théâtres d’opérations majeurs avait constitué un premier signal fort. La priorité est aujourd’hui donnée aux questions nationales. En parallèle à un recentrage sur les questions de politique intérieure, on assiste à la désignation d’une menace chinoise désormais clairement identifiée. Un retrait partiel de l’Otan signifierait donc la possibilité pour les Américains de réallouer plus librement et prioritairement une partie de leur effort militaire sur l’Asie-Pacifique. Il s’agit en somme d’une injonction à la responsabilisation pleine et entière des défenses européennes. D’allié sous perfusion, nous devons devenir un allié véritablement autonome en termes de moyens militaires. Il est probable que les Américains entendent se concentrer sur le Pacifique en s’assurant d’être couverts par les Européens sur leur flanc occidental. »
Commentaire : SI VIS PACEM, PARA BELLUM (Si tu veux la paix, prépare-toi à la guerre.) Une réelle force de frappe Européenne ne sera possible que lorsque la Fédération Européenne sera créée. En attendant, nous sommes dépendants des Etats-Unis…et de l’Angleterre. L’Histoire l’a montré. Espérons qu’elle n’aura plus jamais à le démontrer
Isabelle Lasserre dans « Le Figaro » du 9 juin 2010 en page 15 :
Article intitulé : Quand l’Europe baisse la garde.
« Selon le dernier rapport de l’Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (SIPRI), les dépenses militaires ont atteint de nouveaux records en 2009, en hausse de 5,9% par rapport à l’année précédente. Dans ce panorama, une exception : l’Europe. Ses budgets défense stagnent ou diminuent année après année, alors que la sophistication technologique augmente les coûts. Convaincus du caractère inéluctable de la Paix sur le vieux continent, les peuples européens sont dans l’ensemble hostiles à une augmentation des dépenses militaires dans leur pays. Les Européens réussiront-ils à s’affirmer comme une puissance militaire ? »