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Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010
Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?
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- l'économie et les cycles financiers
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L. Boi dans « Les Echos » du 4 janvier 2012
Article intitulé : L’or va tenter d’engranger une douzième année de hausse
« Onze années consécutives de hausse, c’est beaucoup. Surtout lorsque le gain est substantiel. Depuis 2000, l’or s’est apprécié de 459 % pendant que le CAC 40 perdait 42 % de sa valeur. En 2011, il a gagné 10 %. Début septembre, il avait grimpé davantage, de 35 % par rapport à janvier. Mais, depuis, le métal jaune a évolué au gré des besoins de liquidité des investisseurs et des espoirs déçus d’assouplissement monétaire américain – la croissance de la masse monétaire des Etats-Unis n’a crû que de 4 % sur le troisième trimestre contre 13 % sur le trimestre précédent. Le prix de l’once a terminé l’année non loin des 1.600 dollars, contre 1.921 dollars quatre mois auparavant. »
Laurence Boisseau dans « Les Echos » du 21 décembre 2011
Article intitulé : Pour la première fois, les mines d’or sont décotées en Bourse
« Pour acheterEuropean Goldfields,Eldorado Golda payé 56 % de plus que la moyenne des 20 derniers cours de Bourse. Cette prime démontre la sous-valorisation du secteur aurifère qui se paie 9,6 fois les résultats 2012, contre 11,3 fois pour le S&P 500. Dominique Casaï, fondateur d’Uram, société de gestion spécialisée dans les matières premières à Genève. « Pourtant, avec la hausse de 12 % du cours de l’or depuis janvier, les sociétés aurifères vont générer en 2011 des marges et des cash-flow plus élevés qu’en 2010 et qu’en 2009, même si leurs coûts d’exploitation se sont accrus aussi »,commente Raphaël Dubois, gérant de fonds matières premières chez Edmond de Rothschild AM.« Sur l’année, elles vont distribuer plus de dividendes que par le passé. Certaines afficheront même un rendement égal à celui du S&P 500, de 2 % »,ajoute-t-il. Tous les ingrédients semblent réunis pour que les opérations de rachat s’accélèrent. Eldorado Gold n’a pas été le seul à payer sa cible plus que sa valeur de marché.« AuRico a payé 46 % de plus pour s’emparer de Northgate ; Agnico, 67 % pour Grayd Resource », rappelle Raphaël Dubois. Pour l’instant, cela n’a pas suffi à empêcher l’indice FTSE Gold Mines de perdre 15 % de sa valeur depuis janvier, ou le XAU, qui comprend davantage de sociétés juniors, de baisser de 20 %. Mais, à force, cela pourrait avoir un impact sur les niveaux des valorisations. »
Laurence Boisseau dans « Les Echos » du 18 novembre 2011
Article intitulé : Les banques centrales n’ont pas acheté autant d’or depuis 40 ans
« Au troisième trimestre, les banques centrales ont acheté 148,4 millions de métal jaune, contre 22,6 millions l’an dernier sur la même période. Depuis le début de l’année, leur demande s’élève à 348 tonnes. Un record depuis 1972 et la fin de Bretton Woods. »
Aline Robert dans « La Tribune » du 27 septembre 2011
Article intitulé : La soif de liquidités fait plonger l'or
« Voilà onze ans que l'or grimpe à une cadence régulière, à l'abri des chaos de l'économie mondiale. L'effondrement de l'once, qui a perdu jusqu'à 300 dollars sur les trois dernières séances, et affiche un retrait de 16 % depuis son plus haut à 1.921 dollars début septembre, rompt radicalement cette tendance. La dégringolade a pourtant un petit goût de déjà-vu. En septembre 2008, juste avant la chute de Lehman Brothers, le métal jaune avait brusquement reculé alors qu'une panne de liquidité forçait les investisseurs à céder ce qui pouvait l'être. « C'est le même phénomène qui se produit : quand ça va vraiment mal, le cash est roi, il n'y a plus que ça qui compte », assure un gérant de fonds. « Les marchés ont soif de liquidité. La prime aux liquidités a fortement progressé, même elle n'est pas encore aussi élevée qu'en 2008 » modère Leon Westgate, expert des métaux précieux chez Standard Bank. Un aspect technique s'est aussi greffé à la déconfiture du lingot. Le CME, principale place de marchés des dérivés, qui gère les opérations du Comex sur les métaux précieux, a relevé vendredi le montant du dépôt obligatoire de cash. Pour parier sur le prix de l'or, il faut désormais débourser 9.450 dollars en cash pour parier sur un contrat d'une centaine d'onces d'or sur le CME. Sur le fond, le métal jaune conserve certains atouts. Deux des pilliers de la hausse de l'or se sont récemment effondrés : la crainte de l'inflation et la chute du dollar américain. Mais les autres restent solides : la perspective d'une politique monétaire accommodante, ainsi que la celle d'escalade de la crise en zone euro ne peuvent qu'attiser le repli sur le métal sur le moyen terme. Car contrairement à tous les autres actifs, « la valeur de l'or ne dépend pas de la solidité et la capacité de remboursement d'un gouvernement ou d'une banque », explique Julian Jessop chez Capital Economics. »
Jean-Marc Vittori dans « Les Echos » du 24 août 2011
Article intitulé : L’or, des sommets aux extrêmes
« Seul l’or brille encore. Sur des marchés dévastés par une effroyable tornade estivale, le métal jaune a pointé à plus de 1.900 dollars l’once. Son cours a pris 15 % en un mois, 100 % en deux ans et plus de 600 % en une décennie. En termes réels, une fois déflaté de la hausse générale des prix, il vaut désormais plus cher que son record de 1980. Aux yeux de beaucoup d’investisseurs qui nagent entre les épaves en redoutant la noyade, c’est le seul rocher auquel s’accrocher, bien qu’il ne rapporte aucun revenu et qu’il coûte cher à conserver en toute sécurité. Les matières premières sont à la merci du retournement conjoncturel qui semble se profiler dans les pays développés. Mais si l’or peut encore servir à rassurer, il ne doit pas redevenir le cœur du système monétaire mondial. Il a certes limité l’instabilité monétaire dans les siècles passés, il a aussi dramatiquement entravé la croissance économique. Au XXIe siècle, la valeur de la monnaie ne peut que reposer sur la confiance inspirée par les hommes et les institutions. »
Laurence Boisseau dans « Les Echos » du 20 juin 2011
Article intitulé : L'or suscite encore beaucoup d'appétit
« « Tant que les taux d'intérêt réels resteront bas, voire négatifs, le prix de l'or sera élevé. Quant à la perspective d'une hausse des taux de 25 ou 50 points de base par la BCE, en juillet prochain, elle a finalement moins d'importance sur le cours de l'or que le maintien du taux directeur de la Fed », commente Anne-Laure Tremblay, analyste métaux précieux chez BNP Paribas à Londres. Outre des politiques monétaires plutôt accommodantes aux Etats-Unis comme en Europe, l'or profite toujours des craintes d'inflation et de la faiblesse du dollar et de l'euro, devises qui souffrent des crises de la dette de leurs pays. Enfin, le métal jaune suscite aussi beaucoup d'appétit de la part des Chinois et des Indiens. L'objectif de la banque centrale chinoise est de multiplier par huit ses réserves d'or, qui s'élèvent à 1.054 tonnes. Quant aux investisseurs chinois, au premier trimestre 2011, leurs achats de lingots, pièces, et médaillons en or ont bondi de 55 % par rapport à la fin de l'année 2010 et dépassé ceux de l'Inde. La frénésie des investisseurs est telle qu'après avoir longtemps freiné des quatre fers - c'est fin 2010 seulement que le gouvernement chinois a autorisé la création d'un fonds dont la mission est d'investir sur des ETF étrangers adossés au métal jaune -la Bourse de Shanghai réfléchit à la cotation d'un ETF or en renminbi. Délaissées, les mines d'or, elles, ne profitent absolument pas de l'envolée des cours. Elles continuent à sous-performer l'or physique. « Elles valorisent aujourd'hui un cours de l'or à 1.000 dollars. Depuis début avril, elles ont perdu 8 % alors que le métal jaune s'est apprécié de 7 % », se désole Raphaël Dubois. « Une explication peu pertinente car avec un prix de vente qui ne cesse de croître, les marges de ces compagnies augmentent », note Raphaël Dubois. Historiquement, ces sociétés se valorisaient avec une prime par rapport au cours de l'or. »
Commentaire : Et si nous étions en pleine bulle de l’or papier ?
BD dans « Trends Money Talk » n° 17 4 mai 2011 :
Article intitulé : Qui des cations aurifères ?
« Alors que le prix de l’or bat des records, les fonds actions aurifères affichent en moyennent des rendements négatifs depuis janvier et sont même relégués aux derniers rangs de toutes les catégories de fonds répertoriées par Morning-star. La réponse se trouve dans les mouvements sur les marchés dérivés. Les positions nettes des spéculateurs ont diminué en mars, la liquidité des positions longues après l’accident de Fukushima ayant été plus importante que la réduction des positions short. Il n’y a aucune raison fondamentale à ce mouvement, mais les titres aurifères ont chuté en sympathie avec le reste des marchés boursiers. Toutefois, le mouvement d’augmentation de la part de l’or dans les réserves des banques centrales des pays émergents s’amplifie et les facteurs macroéconomiques restent favorables. D’ailleurs, la performance de l’or est positive tant que les taux d’intérêt réels ne dépassent pas 2% et il est très improbable que ce niveau soit dépassé avant longtemps. »
Commentaire : Cet article montre encore l’influence des marchés dérivés. Marchés dérivés qui avaient été créés pour protéger l’économie de la cyclicité de la finance et qui avec le temps sont devenus des produits purement financiers déconnectés de l’économie et créateurs et accélérateurs de volatilité (variations à la hausse et à la baisse) des cours.
Ian Campbell dans « Le Monde» du 22 avril 2011 :
Article intitulé : Les bulles sur l'or et l'argent vont finir par se dégonfler
« Marchés, la zone euro vous fait peur ? Achetez de l'or. Le déficit américain vous fait peur ? Achetez de l'or. Vous avez une petite envie de spéculer ? Vous n'avez rien à perdre en misant sur l'or, qui a battu, mercredi 20 avril, son record historique, en franchissant le cap des 1 500 dollars l'once. Vous pouvez aussi miser sur l'argent, dont les cours ont pratiquement triplé en un peu plus de six mois. Mais les métaux précieux ne peuvent être à la fois un refuge et un pari spéculatif. Et comme les marchés d'actions se redressent partout dans le monde et qu'il faut s'attendre à une vague de relèvements des taux d'intérêt, ces bulles spéculatives ne vont pas tarder à éclater. Face à la menace d'inflation, les taux commencent à augmenter en dehors des Etats-Unis. La reprise mondiale est entamée. Intel ou IBM ont annoncé de solides bénéfices. Selon l'indice ISM, concernant l'industrie manufacturière américaine, la récente tendance à une " croissance rapide " s'est poursuivie en mars. Des études confirment l'expansion de la production manufacturière en Allemagne. Au premier trimestre, la croissance du produit intérieur brut (PIB) en Chine s'est établie à 9,7 %. Si les excès spéculatifs se calment, rien ne paraîtra plus vulnérable que les métaux précieux, jusqu'ici valeurs refuges. »
Muriel Motte dans « Les Echos » daté du 31 janvier 2011
Article intitulé : L’or fait grise mine
« L’or, placement le plus gratifiant au monde l’an dernier grâce à une hausse de 30 % de son cours en dollars, a décroché la lanterne rouge en janvier avec une chute de plus de 7 % du prix de l’once sur le marché spot. Nul ne sait si la demande de joaillerie, qui avait bondi de 18 % sur un an au cours des neuf premiers mois de 2010, a brutalement calé. En revanche, les investisseurs financiers, qui font les beaux jours du métal jaune depuis le début de la crise, ont lâché prise. Baromètre de leur appétit, le stock d’or qu’ils détiennent via des fonds indiciels cotés (ETF) recule après avoir bondi en 2009 et continué à progresser l’an dernier. L’or, valeur refuge et rempart contre l’inflation, a moins d’attrait depuis que le risque (c’est-à-dire les actions) retrouve les faveurs du public. Que le principal actionnaire du fonds SPDR Gold – son actif était évalué à 4 milliards de dollars fin septembre – inverse sa position et le marché suivrait comme un seul homme celui qui fit (déjà) fortune sur les crédits « subprime ». Depuis qu’enflent les cours du métal précieux, les gérants ne cessent de souligner l’étroitesse et le manque de transparence du marché de l’or qui, moins que beaucoup d’autres, est à l’abri d’une brutale correction. »
Jean-Marc Daniel, professeur à l’Escp Europe, dans « La Tribune » en date du 24 janvier 2011 :
Article intitulé : Le nouveau slogan de Bercy : construire plus pour se loger mieux
« En 1974 très exactement. Raymond Barre, qui vient de quitter la Commission européenne, commente l'actualité. L'audace de Raymond Barre est alors de lier les deux problèmes. Il annonce en effet que, si on laisse le marché fixer librement les cours de l'or, il y aura un rapport fixe entre le prix de l'once et celui du baril de pétrole. Pour Barre, tendanciellement l'once d'or coûtera l'équivalent de 10 barils. Et, de fait, lorsqu'il intervient à Harvard sur le sujet en 1981, ce que certains se mettent à appeler la loi de Raymond Barre - c'est-à-dire l'évolution parallèle des cours de l'or et du pétrole - s'est globalement vérifié. La position de Barre est que l'inflation n'est pas due à la hausse du cours des matières premières mais que la hausse du cours des matières premières est due à l'inflation. Qu'il nous soit permis de dire qu'il avait raison. Les prix montent parce qu'il y a trop de monnaie en circulation. Dans les années 1970, quand Raymond Barre s'exprimait, l'excès de monnaie en circulation avait dans un premier temps enclenché une boucle prix-salaires avant de dégénérer en hausse du cours général des matières premières. Aujourd'hui, l'enchaînement est identique. Seule différence, la boucle prix-salaires se concentre dans les pays émergents. Phénomène d'ailleurs prévisible. Cette inflation dans les pays émergents a même un nom en théorie économique : cela s'appelle l'effet Balassa Samuelson. Derrière ce terme savant, il y a le fait que les pays dont le développement économique est inférieur à celui du pays dominant, à savoir en l'occurrence les États-Unis, ont des prix et des salaires largement inférieurs à ceux du pays dominant en question. Au fur et à mesure que leur efficacité économique et donc leur type de production se rapprochent de ceux des États-Unis, leurs prix et leurs salaires vont vers des niveaux américains. À cette boucle prix-salaires « Balassa Samuelson » vient s'ajouter une hausse du cours des matières premières. Et maintenant, que va-t-il se passer ? Si la Réserve fédérale ne change pas sa politique, le prix du pétrole va continuer à monter - jusqu'à 130 dollars, soit un dixième du prix de l'once d'or- , mais aussi le prix du blé avec le risque d'émeutes de la faim... En revanche, un changement d'attitude de la Réserve fédérale, comme à l'époque de Volcker, au début des années 1980, nous donnera un contre-choc pétrolier et une baisse sensible du prix de l'or. »
Anne-Laure Tremblay, responsable de la recherche sur les métaux précieux chez BNP Paribas, dans « Les Echos » en date du 21 décembre 2010 :
Article intitulé : L’or, un choix par défaut
« L’envolée du cours de l’or depuis 2008 suscite de nombreuses interrogations quant à son bien-fondé. « L’accroissement des liquidités, en l’absence de perspectives claires d’opérations de stérilisation des banques centrales, entraîne une hausse des anticipations inflationnistes, du moins à moyen-long terme ; ce qui soutient aussi l’engouement pour l’or », commente Anne-Laure Tremblay, responsable de la recherche sur les métaux précieux chez BNP Paribas. « Mais cette hausse des anticipations inflationnistes a aussi d’autres conséquences : dans un contexte de taux d’intérêt nominaux bas, celui de réduire, voire de rendre négatifs, les taux de rendement réel anticipés. Ainsi, le coût d’opportunité de ne pas être investi en obligations d’Etat par exemple diminue. L’augmentation de liquidités peut alors venir se porter sur des actifs comme les actions ou les matières premières, gonflant le niveau des cours. Enfin, l’accroissement quantitatif de dollar américain initié par la Réserve fédérale a entraîné des épisodes de dépréciation forte de cette devise de référence, entamant par là même la confiance qu’accordent les investisseurs et certains Etats au système monétaire international »,ajoute-t-elle.« Comme aucune autre monnaie n’est aujourd’hui en mesure de remplacer le dollar, l’or devient un choix par défaut, une monnaie alternative plus sûre, d’où une diversification accrue vers l’or des réserves de change par certaines banques centrales », conclut Anne-Laure Tremblay. »
Charles Faugeron dans « La Tribune » daté du 9 novembre 2010 en page 27 :
Article intitulé : Est-il encore temps d’investir dans le métal jaune ?
« L’attrait de l’or comme « valeur-refuge » explique en grande partie cet engouement. Mais pas seulement. La démocratisation, de certains produits répliquant les indices de l’or (trackers-ETF) a beaucoup joué dans cette envolée. « On pourrait effectivement voir apparaître une bulle, comme sur l’immobilier ou l’internet », reconnait John Hathaway, gestionnaire de portefeuille spécialisé chez Tocqueville. Une chose est sûre : le cours de l’or ne ressemblera pas à un long fleuve tranquille. Cela tombe bien, il existe des ETF pour jouer la hausse comme la baisse. »
Dans « H24 », source Edram, daté du 4 octobre 2010 :
Article intitulé : Record battu.
« L'or a de nouveau battu son record cette semaine, il a atteint 1315,95 USD/oz hier. Notons que le record ajusté de l'inflation date de 1980 et qu'il se situe au-dessus de 2000 USD/oz en utilisant les dollars d'aujourd'hui. La saisonnalité est un facteur positif pour le cours de l'or actuellement puisque nous entrons dans la saison des festivals en Inde ; le fait que les pays se " battent " pour diminuer la valeur de leurs devises (Suisse, Etats Unis, Japon, Corée du Sud...) incite d'autant plus les investisseurs à se tourner vers l'or puisque celui-ci ne peut être manipulé comme une devise classique. Au même moment, si le FMI poursuit ses ventes d'or (18,5 tonnes en août), d'autres pays continuent d'acheter ; la Russie a par exemple augmenté ses réserves d'or de 9,2 tonnes. Notons également que l'Allemagne a annoncé ne pas avoir l'intention de vendre de l'or cette année. »
Xavier Patrolin, président d’Albatros Capital dans « Les Echos » du 20 septembre 2010 en page 33 :
Article intitulé : L’or est redevenu un actif éligible pour les banques centrales.
« « Fait nouveau, depuis le premier semestre 2009, les banques centrales, historiquement vendeuses d'or, ne le sont plus », constate Xavier Patrolin, le président d'Albatros Capital. « Elles sont acheteuses pour 12 tonnes d'or par mois, soit en valeur 542 millions de dollars, alors qu'elles vendaient pour 36 tonnes par mois jusqu'en juin 2008. Ce retour apparent des achats d'or témoigne de l'intérêt nouveau qu'elles ont pour le métal jaune comme actif de réserve, après la crise Lehman Brothers. « Il y a dans cette situation un paradoxe intéressant. Les banques centrales qui mettent en oeuvre des politiques monétaires pour stimuler leurs économies semblent inquiéter leurs pairs sur les conséquences à moyen terme. Car les risques contre lesquels ces dernières voudraient bien se couvrir sont justement une forte dépréciation du dollar, la monnaie de réserve mondiale, et/ou la résurgence de tensions inflationnistes futures. » Alors, conclut Xavier Patrolin, « si, dans l'allocation d'actifs des réserves de ces dernières, l'or est redevenu un actif éligible, il pourrait le devenir aussi, dans les prochaines années, pour beaucoup d'institutionnels et d'épargnants, tant que demeurera un doute profond sur les finances publiques des économies industrielles ».
Commentaire : Ou à l’inverse, lorsque les Etats et les citoyens auront choisi de prendre conscience de la reprise, la « bulle » de l’or se transformera en « super bulle » boursière. Jouer l’or aujourd’hui ou investir dans l’économie et anticiper les hausses boursières de demain, telle est la question.
M. RN. dans « Les Echos » daté du 5 août 2010 en page 20 :
Article intitulé : Les décisions de la Chine relancent les cours de l’or.
« La Banque centrale de l'empire du Milieu a indiqué mardi qu'elle laisserait plus de banques importer et exporter du métal jaune et qu'elle autoriserait des sociétés étrangères à participer aux échanges du précieux sur le sol chinois. La Chine est le principal producteur d'or et son deuxième consommateur derrière l'Inde. Les signes d'ouverture du marché intérieur chinois sont interprétés très positivement sur les marchés. Internationalisation, cela pourrait bel et bien être le cas si jamais les autorités chinoises se décident à complètement libéraliser leur marché en autorisant la création de fonds indexés sur le prix du métal jaune (« exchange-traded funds » ou ETF) ou la commercialisation de produits financiers venus de l'étranger. Mais la banque centrale chinoise ne va pas jusque-là. Ses mesures consistent à autoriser les banques à couvrir leurs positions en lingots sur les marchés étrangers ; à pousser ces mêmes établissements à prêter davantage aux sociétés spécialisées dans le commerce de l'or qui cherchent à traiter avec l'étranger et à développer les dérivés de métal jaune libellés en yuans. Les particuliers ne sont donc pas concernés. Ceux-ci ont prouvé dans le passé récent leur appétit pour le métal jaune, aussi bien sous forme de bijoux que d'investissement pur et dur, notamment pour se couvrir contre l'inflation. »