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Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010
Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?
Comprendre :
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- les cycles immobiliers
- l'économie et les cycles financiers
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Jacques Hubert-Rodier dans « Le Figaro » du 19 mai 2011 :
Article intitulé : Le jour où les Etats ont arrêté de se faire la guerre...
« Make love, not war », chantait John Lennon dans les années 1970, en pleine guerre du Vietnam. Et si finalement les Etats l'avaient écouté et arrêté de se faire la guerre entre eux ? Sur ce point, le monde semble avoir franchi une étape en ce début de XXI e siècle. « Guerres interétatiques et civiles sont toujours une menace dans de nombreuses régions dans le monde, mais, au cours des vingt-cinq dernières années, leur nombre a nettement diminué », affirme la Banque mondiale dans un récent et très détaillé rapport sur le développement, les conflits et la sécurité (1). Surtout, ces deux types de violence font moins de morts que les conflits pendant les années de la guerre froide.
De plus de 200.000 morts en 1988, un an avant la chute du mur de Berlin, cette statistique a chuté, vingt ans après, en dessous de 50.000 morts par an. Après avoir diminué depuis le début des années 1970, note Bruno Tertrais, de la FRS (Fondation pour la recherche stratégique) dans son dernier ouvrage (3), « elle a pratiquement disparu du monde moderne ». D'après la Banque mondiale, au moins 1,5 milliard de personnes vivent ainsi aujourd'hui dans des pays en proie à des cycles répétés de violences politiques, criminelles, sociales. Ce qui représente une population supérieure à celle de la Chine ou environ 14 % de la population du globe. Ce qui, en fait, a changé, c'est qu'à la différence du XIX e ou du XX e siècle, les principaux motifs des conflits ne sont pas la conquête d'un territoire au détriment d'un autre Etat, mais la conséquence de nouvelles menaces qui se sont substituées à celles du passé, comme le trafic d'êtres humains, le crime organisé avec ses ramifications mondiales, les troubles sociaux liés à des chocs économiques mondiaux, voire le terrorisme global, ou des raisons idéologiques - religieuses notamment. »
Commentaire : Pour ceux que cela intéresse, deux liens vers des articles que j’ai écrits en 2006 :
Nouvelle économie ou économie de la Paix ? http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/economie/nouvelle-economie-ou-economie-de-la-paix.php
Finance de la Paix
http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/economie/finance-de-la-paix.php
Jacques Hubert-Rodier dans «Les Echos » du 30 juin 2010 en page 18 :
Article intitulé : Un monde de moins en moins pacifique.
« Deux ans après le début de la « grande récession », les relations internationales n'ont pas connu de bouleversements de l'ampleur de ceux qui avaient suivi la chute du mur de Berlin. Dans ses perspectives sur « l'ordre international à l'horizon 2050 », la fondation Carnegie pour la paix internationale observe que la balance des pouvoirs est en train de basculer rapidement du côté de la Chine et prédit que celle-ci devrait surpasser les Etats-Unis d'ici à trente ans. L'espace d'une génération. Certes, le nombre de guerres entre Etats continue de reculer par rapport au début des années 1990 : l'institut de Heidelberg pour la recherche sur les conflits en dénombrait 7 en 2009 contre 9 en 2008. Mais le nombre de conflits « politiques », le plus souvent à l'intérieur des nations et sans qu'il y ait forcément recours à la force, a, lui, nettement progressé au cours des derniers mois. »
Commentaire : Nous retrouvons la paix, la génération de 30 ans.
Bertrand Badie dans "La Croix" du 27 avril 2010 en page 31 :
Article intitulé : Ordre régional, solution de Paix ?
« C’est ainsi que l’Europe s’est construite, sur les ruines et les atrocités du second conflit mondial. C’est selon cette logique aussi que l’Amérique latine (notamment avec le Mercosur), mais également l’Afrique et des fragments d’Asie rencontrent la modernité. Le vieux continent sut jadis satisfaire de telles exigences : il n’est pas sûr aujourd’hui que les conditions y restent favorables et qu’au-delà du défaut de leadership, la plupart des Etats n’aient pas choisi une intégration sélective, renouant partiellement avec une logique de compétition à laquelle l’élargissement à l’est n’est pas étranger. »
Jean Daniel, éditorialiste, dans « Le Nouvel Observateur » du 22 octobre 2009 page 5 :
« On ne le répétera jamais assez : la civilisation capitaliste a bel et bien vaincu sans guerre, sans livrer la moindre bataille. Tout s’est passé comme si la planète entière plébiscitait l’économie de marché en même temps que la démocratie. Comme si elle condamnait, non pas les luttes syndicales et les mouvements populaires, non pas les corrections du libéralisme sauvage ou la social-démocratie, mais les idéaux collectivistes.»