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PAUVRETE

 

E.T, propos de Olivier de Schutter, rapporteur spécial sur le droit de l’alimentation aux Nations unies, dans « La Croix » daté du 30 juillet 2010 en page 3 :
Article intitulé : Le monde n’a pas tiré les leçons des émeutes de la faim de 2008
« Il y a deux ans, il s’agissait en grande partie d’un phénomène de bulle spéculative sur les marchés à terme des matières premières agricoles. L’arrivée soudaine de fonds d’investissement avait débouché sur une flambée des cours. Cela avait conduit des opérateurs et des Etats à imposer des limites aux exportations, à stocker des marchandises sans les écouler, spéculant sut la hausse continue des prix des matières premières agricoles. Tous les ingrédients qui avaient conduit à cette spéculation demeurent présents. Rien n’a été fait pour mieux réguler les marchés, pour réduire la dépendance aux importations de denrées alimentaires, pour entraver l’extension des biocarburants au détriment des cultures vivrières, pour constituer des stocks d’urgence. C’est la ruée sur les terres arables de groupes privés étrangers. Ce type d’investissement ne va pas faire reculer la pauvreté. »

Catherine Sabbah, propos de Thierry Repentin président de l’Union sociale pour l’habitat dans « Les Echos » du 24 juin 2010 en page 34 :


Article intitulé : L’Anru II doit être lancée.
« J’ai constaté une précarisation accrue, avec une augmentation des loyers impayés de plus de trois mois de 13% entre 2008 et 2009 et les bailleurs prévoient la poursuite de cette tendance. Cette fragilité se ressent chez tous les locataires et dans une proportion encore plus grande chez les nouveaux entrants, dont 72% vivent avec moins de 1.129 euros par mois, ce chiffre incluant les prestations sociales et familiales.»

Marc Landré dans « Le Figaro » du 22 juin 2010 en page 21 :
Article intitulé : Le nombre de bénéficiaire du Revenu de Solidarité Active semble enfin décoller.
« Le nombre de bénéficiaire est reparti à la hausse en avril, à 1,777 million de foyers allocataires, soit une progression de 1,06%. En 11 mois, le nombre de bénéficiaire a augmenté de 51,5% même s’il reste éloigné de l’objectif à l’origine affiché par Martin Hirsch : un tiers de la « population cible » en bénéficie réellement aujourd’hui. « Beaucoup de personnes ont tardé à demander le RSA activité parce qu’elles ne savaient pas qu’elles y avaient droit, parce qu’elles ne voulaient pas se sentir stigmatisées» explique Marc-Philippe Daubresse. »

« La Croix » du 9 juin 2010 en page 11 :

Article intitulé : L’Union européenne se fixe un objectif de réduction de la pauvreté.

« L’UE a arrêté lundi un objectif commun inédit, sortir 20 millions de citoyens européens de la pauvreté ou de l’exclusion en dix ans et porter le taux d’emploi des 20-64 ans à 75%. 120 000 millions d’européens seraient dans une situation de pauvreté ou d’exclusion. »
Commentaire : Pour rappel, L’Union européenne compte 495 millions d'habitants et arrive en troisième position au classement mondial, derrière la Chine et l’Inde.
Commentaire : 120 millions de pauvres ou d’exclus sur une population de 495 millions, voilà le résultat de l’absence d’une Fédération Européenne.


Pierre-Antoine Delhommais dans « Le Monde » du 7 juin 2010 en page 18 :
Article intitulé : Lao-tseu a dit : « gare aux bulles spéculatives »

« Beaucoup craignaient qu'en cassant la croissance (le PIB des pays émergents est revenu de 8,3 % en 2007 à 2,3 % en 2009), la crise stoppe aussi la baisse, fulgurante, sans précédent dans l'histoire de l'humanité, de la pauvreté que le monde a connue depuis vingt ans. Qui se résume en quelques chiffres fournis il y a quelques semaines par la Banque mondiale (BM). Entre 1990 et 2005, le pourcentage de pauvres est passé de 42 % à 25 %. L'essentiel de ce recul est venu de la Chine communiste, grand vainqueur de la mondialisation libérale, où le taux de pauvreté a fondu de 60 % à 16 % (de 683 millions à 208 millions de personnes). La bonne nouvelle, c'est que, malgré la crise, cette augmentation du bien-être matériel, même infime, le passage du rien au presque rien, devrait se poursuivre. N'en déplaise à nos chers amis les décroissants, dont les conseils avisés d'Occidentaux confortablement logés et grassement nourris n'intéressent en vérité que très peu les dirigeants des pays émergents. Ces derniers, cela paraît incroyable et insensé, se soucient d'améliorer le sort misérable d'une partie de leurs populations, et ils veulent de la croissance, beaucoup de croissance. Le premier ministre indien s'est fixé un objectif de 10 %. Le Brésil vise plus de 6 %, ce qui permettrait d'ajouter quelques millions supplémentaires aux 31 millions de Brésiliens qui sont sortis, en sept ans, "d'une pauvreté abjecte" pour reprendre la formule du président Lula. Quant à la Chine, elle paraît bien partie (12 % au premier trimestre) pour dépasser les 10 %. »


Anne Michel dans « Le Monde » du 10 avril 2010 en page 12 :
Article intitulé : Des sociétés se préoccupent du surendettement des leurs salariés.
 « A la poste, entreprise de main d’œuvre, les petits salaires sont légion : 74 376 personnes, soit plus du quart des effectifs, gagnent entre 1 200 et 1 400 euros net par mois, et 9 358 autres, employés à temps partiel, moins de 1 200 euros par mois. De plus en plus d’agents, malgré une gestion rigoureuse (…), n’arrivent plus à boucler leur fin de mois, indique le rapport. Dans ce cas, on ne peut plus prévenir le risque et le service social se trouve démuni. Pour Emmanuel Bouriez, directeur adjoint de CMP Banque, le partenariat avec la direction nationale des activités sociales de La Poste constitue une réponse intelligente à la crise, et à la paupérisation des salariés les plus fragiles. Ceux que le moindre incident (perte de prestations familiales, diminution de revenus etc.) peut faire basculer dans le surendettement. » 

Clément Lacombe dans « Le Monde » du 10 avril 2010 en page 4 :
Article intitulé : Une grave crise alimentaire frappe l’est du Sahel.
 « L’ONG Oxfam estime que « 10 millions de personnes pourraient être victimes d’une grave crise alimentaire. » Alhousseini Bretaudeau, le secrétaire exécutif du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel, « La production de céréales dans le Sahel a atteint 16 millions de tonnes en 2009, pour des besoins estimés à 14 millions de tonnes. Le vrai problème, c’est la mauvaise circulation des denrées, qui crée des poches de populations sous-alimentées. » Bertrand Bachelier, président de la Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde (FARM), « Et pourtant, à la suite des émeutes de la faim, les pays riches avaient promis d’aider au développement de cultures vivrières dans le monde en débloquant 20 milliards d’euros en 2008, puis 23 milliards en 2009. Or ces sommes n’ont toujours pas été décaissées. » « Nous sommes en train de rater le coche, de réagir trop tard, juge un diplomate. Nous ne sommes déjà plus dans une logique de prévention mais d’atténuation de la crise. Cela ne servira à rien de se réveiller en juin quand les caméras de la BBC seront là. »

Isabelle Moreau dans « La Tribune » du 12 avril 2010 en page 6 :
Article intitulé : Le dossier des chômeurs en fin de droits continue de faire des remous.
" En 2010, Pôle emploi chiffre à un million le nombre de demandeurs d’emploi qui seront en fin de droits à l’Unedic."

Claire Guélaud dans "Le Monde" du 3 avril 2010 en page 10 :

Article intitulé : Depuis 2004, les inégalités se creusent au profit des plus hauts revenus.

" Le nombre des riches a explosé en France de 2004 à 2007, et cette très forte augmentation est allée de pair avec une explosion de leurs revenus. Il confirme ainsi le diagnostic d'une explosion des hauts revenus en France, posé dès l'été 2007 par Camille Landais, à l'époque chercheur à l'école d'économie de Paris. Mais contrairement à cet économiste, qui date à 1998 le début de ce phénomène, l'Insee fait de 2004 une année charnière. "Alors que les revenus d'activité n'ont progressé que de 11 % entre 2004 % et 2007 %, les revenus du patrimoine et les revenus exceptionnels ont connu des progressions beaucoup fortes", de 46 % et de 55 % respectivement, explique l'étude. Cette évolution est d'autant plus frappante qu'elle va de pair avec une stabilité des inégalités de niveau de vie pour 90 % de la population. Le niveau de vie rapporte le revenu disponible d'un ménage – la somme des revenus dont il dispose après paiement des impôts directs – au nombre d'unités de consommation, qui le composent. C'est par le haut que les inégalités se creusent depuis 2004, à travers l'augmentation des niveaux de vie des 5 % les plus aisés, tandis que la proportion de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté (908 euros mensuels) est passée, en un an, de 13,1 % à 13,4 %. Une hausse, non "statistiquement significative", qui porte à 8 millions le nombre de pauvres. La concentration est la règle. Les 10 % les plus riches reçoivent un quart des revenus d'activité déclarés, près des deux tiers des revenus du patrimoine et plus de quatre cinquièmes des revenus exceptionnels, constitués à près de 90 % par des plus-values de valeurs mobilières et à environ 10 % de gains de levée d'option perçus majoritairement par des cadres dirigeants. Au passage, l'Insee note que les revenus des plus riches sont imposés en moyenne à 20 % alors qu'"en appliquant le barème progressif de l'impôt sur le revenu" et les abattements, ils devraient l'être à 36 %. Les niches fiscales leur profitent."

"Les Echos" du 31 mars 2010 en page 24 :
Article intitulé : Frédéric Mitterrand débloque 100 millions d’euros pour la lecture.

«  100 millions d’euros par an pour la lecture d’ici à 2015 pour informatiser l’ensemble des bibliothèques et médiathèques des communes de plus de 20.000 habitants. »

Mon commentaire : Etant un fervent de la lecture sous toutes ses formes, je ne peux toutefois ne pas émettre la plus grande réserve devant l’utilisation de ces fonds alors que quantité de français n’ont plus rien. Dorénavant, j’aurai une pensée pour les SDF et les pauvres lorsque j’irai à la bibliothèque ou à la médiathèque.

Rémi Barroux dans « Le Monde » du 24 mars 2010 en page 13 :
Article intitulé : Chômeurs en fin de droits : l’épreuve de force continue entre le gouvernement et les syndicats.
« Aucune proposition concrète pour les quelques 360 000 chômeurs qui arriveront en fin d’indemnisation cette année et ne disposeront plus d’aucun revenu. »


Michel Waintrop dans « La Croix » du 17 mars 2010 en page 3 :
Article intitulé : Un ménage français sur deux a contracté au moins un crédit.
« La proportion des ménages de plus de 65 ans remboursant un crédit de consommation a crû (dépenses de la vie courante) régulièrement depuis le milieu des années 2000. »

Yves Bordenave dans « Le Monde » du 24 février 2010 en page 10 :
Article intitulé : Le malaise des adjoints de sécurité illustre les craintes de précarisation dans la police.
« Les adjoints de sécurité ont du vague à l’âme. Recrutés « sans condition de diplôme » pour cinq ans par la police nationale afin d’effectuer « un premier pas vers le métier de policier » - comme c’est écrit dans les annonces -, ces apprentis gardiens de la paix revêtus de l’uniforme réglementaire et armés comme leurs collègues, sont aujourd’hui en proie à la précarité. »


AFP dans « Les Echos » du 24 février 2010 en page 6 :
Article intitulé : 76 000 affaires transmises au médiateur en 2009.
Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République « « Je sens une société en tension et en usure psychique » « Avant, on était crevé au boulot, maintenant on est usé dans sa vie, on est tendu tout le temps ». Le rapport publié hier, insiste sur la nécessité pour les politiques de donner une voix à « la France des invisibles ». »


Yves de Kerdrel dans « Le Figaro » du 22 février 2010 en page 17 :
Article intitulé : Où est passé notre modèle social ?
« Et si nos politiques pensaient à la prochaine génération, plutôt qu’à la prochaine élection, ils constateraient que la question posée par ce système de retraites tient d’abord à l’incapacité de notre économie à maintenir des emplois, au-delà simplement de l’âge de 55 ans. Comment expliquer que 56% des Français (selon un sondage CSA réalisé en novembre dernier) estiment qu’il leur est possible de se retrouver SDF du jour au lendemain ? Il y a deux ans, ce chiffre était de 46%. Dans un cas comme dans l’autre, ce sentiment de précarité potentielle est stupéfiant. Comment est-ce possible que plus de la moitié de nos concitoyens se voient « sous un pont » alors que la France est le seul Etat qui consacre encore 36 à 37% de sa richesse à ce que l’on appelle « les transferts sociaux », soit cinq points de plus que les Etats du nord de l’Europe ? Notre pays est aussi celui où le sentiment de précarité au travail est le plus élevé au monde, avec un taux de 79% ! 100 000 salariés en contrat à durée indéterminée vivent aujourd’hui dans leur voiture, une caravane ou une cabane en bois de Meudon, n’est pas digne d’un pays qui se targue de son modèle social. A commencer par ce million de chômeurs qui va se retrouver cette année en fin de droits. Puisse « Le Quai de Ouistreham » livre de Florence Aubenas, ouvrir les yeux des experts qui restent en pâmoison devant le pacte social français. Vite ! Avant que la célèbre prophétie de Lincoln se réalise : « Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps. Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps. »


Françoise Fressoz et Cécile Prieur dans « Le Monde » du 22 février 2010 en page 11 :
Article intitulé : Jean-Paul Delevoye : « Je suis inquiet, le chacun pour soi a remplacé l’envie de vivre ensemble ».
« La société est en « grande tension nerveuse », estime le médiateur de la République, qui remet son rapport annuel mardi. « J’estime à 15 millions le nombre de personnes pour lesquelles les fins de mois se jouent à 50 ou 150 euros près ». »


Denis Peiron dans « La Croix » du 18 février 2010 en page 2 :
Article intitulé : Des aînés de plus en plus exposés à la précarité.
« Longtemps, elles sont restées « invisibles ». Les personnes âgées, par fierté, préféraient souffrir en silence ou, tout simplement, ne ressentaient pas le besoin de pousser la porte des organisations caritatives. Mais à en croire Didier Piard, le directeur de l’action sociale à la Croix-Rouge « quelque chose a craqué ». Les retraités représentent 15% des personnes venant solliciter une aide alimentaire ou un soutien financier pour régler un loyer, une facture d’électricité ou de gaz. Cette année-là (2007), 8,8% des femmes âgées de 60 à 74 ans vivaient au-dessous du seuil de pauvreté (60% du revenu médian, soit 908 euros pour une personne seule), contre 8,3% pour les hommes au-delà du même âge. Au-delà de 75 ans, ces chiffres grimpent à 14,3% pour les femmes et 8,9% pour les hommes. « La pauvreté des personnes âgées est bien moindre que celle des jeunes » relève néanmoins Didier Gélot, directeur général de l’Observatoire national de la pauvreté et l’exclusion sociale. »


Eric Le Boucher dans « Enjeux les Echos » de février 2010 en page 6 :
Article intitulé : Le recul de la liberté.

« La belle croissance laisse pour compte 600 millions de pauvres dans le monde avec moins de 1,25 dollars par jour. Et voilà qu’on lit que ma démocratie reflue, au lieu de s’imposer en parallèle avec la hausse de la richesse mondiale. La prospérité n’assure plus la liberté. »


Dans "Alternatives Economiques n°288" du 28 janvier 2010 en page 26 :
Article intitulé : Fracture énergétique.
«  Pas moins de 3,4 millions de ménages (13% de l’ensemble) sont considérés comme étant en situation de précarité énergétique en France. Ils consacrent un dixième ou plus de leur budget aux dépenses d’énergie, contre 5% en moyenne, indique un rapport remis au gouvernement par Philippe Pelletier, président du comité stratégique du Plan bâtiment Grenelle. 70% de ces ménages appartiennent au quart des foyers les plus défavorisés et 55% ont plus de 60 ans. Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre « La montée des charges énergétiques, mais aussi des loyers génèrent de profondes inégalités que ne compensent pas que partiellement les aides publiques ».


Gabriel Marc, ancien président du CCFD, dans "La Croix" du 19 janvier 2010 en page 27 :
Article intitulé : Le mépris des pauvres.
" Pourvu des liquidités reçues, le système, juste un peu dégraissé, reprend goût à ses anciennes pratiques. Plutôt que d'engager ses ressources rétablies pour financer l'investissement à long terme, il préfère le rendement immédiat du marché spéculatif pour se refaire du gras. Tant mieux pour les gagnants du jeu. Tant pis pour les autres : le chômage devient endémique, les salaires sont bloqués, sauf pour une minorité qui se les attribue jusqu'à l'invraisemblance, et les peuples de la pauvreté tirent la langue. La troisième crise est latente. C'est la crise alimentaire. Une personne sur cinq dans l'humanité ne mange pas à sa faim, ne dispose pas des calories nécessaires au maintien de son corps. Jusqu'à quand les peuples vont-ils courber l'échine sans rien dire face à l'arrogance des élites ?"


Anne Rodier et Adrien de Tricornot dans "Le Monde Economie" du 19 janvier 2010 en page 1 :
Article intitulé : Un million de chômeurs en fin de droits en 2010.
" Si rien n'est fait, 600 000 d'entre eux n'auront aucune aide de l'Etat. Les syndicats dénoncent un risque de paupérisation."

Valérie Demon dans « La Croix » du 8 janvier 2010 :
Article intitulé : L’Europe fait l’union contre la pauvreté.
« L’Union européenne et les Etats membres lancent pour 2010 l’Année de luette contre l’exclusion sociale. Il y a urgence, car 79 millions d’Européens vivent aujourd’hui au-dessous du seuil de pauvreté. »

 

 

 

 



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