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PAUVRETE

 

Etienne Caniard, président de la Mutualité Française, propos recueillis par Laura Fort, dans « La Tribune » du 30 décembre 2011

Article intitulé : Les mutuelles devraient plutôt rembourser les soins que payer des taxes ! »
« Le gouvernement a voté le relèvement de la taxe spéciale sur les conventions d'assurance (TSCA) de 3,5 % à 7 %. Sera-t-elle répercutée en totalité sur les assurés ? Globalement, oui. Cependant, la situation est différente selon les mutuelles. Celles qui peuvent encore puiser dans leurs réserves pourront étaler leurs augmentations de tarifs dans le temps. La plupart des observateurs estiment la moyenne de l'augmentation des tarifs des complémentaires santé entre 6 % et 7 % en 2012. Les politiques n'ont pas compris que le coût d'une mutuelle est devenu tel que les phénomènes de renoncement à l'assurance complémentaire ou de choix de garanties moins protectrices sont en train d'augmenter. Certes, l'État va trouver, par l'augmentation de cette taxe, 2 milliards d'euros de recettes, mais cela aura un coût social et politique élevé. Il vaudrait mieux que les mutuelles remboursent les dépenses de santé plutôt qu'elles paient des taxes ! Aujourd'hui les dépassements d'honoraires s'élèvent à 2.5 milliards d'euros. Et nous sommes dans une situation où le nombre de professionnels pratiquant des dépassements augmente, tout comme leur montant. Il y a donc un décrochage entre le montant des remboursements de la Sécurité sociale et les prix effectivement pratiqués. Il est indispensable de revenir sur cette mesure, quitte à ce que les mutuelles utilisent plutôt les 2 milliards de recettes de la taxe pour améliorer le montant des honoraires remboursés. En 2011, il y a eu une augmentation sensible du renoncement aux soins ou des soins différés. Le taux réel de renoncement tourne autour de 20 % de la population française. Et les personnes qui y renoncent sont celles qui sont déjà en difficulté : les personnes en rupture dans leur parcours professionnel, les personnes âgées ou les jeunes qui ont du mal à s'insérer dans la vie professionnelle. »


Dans « Le Dauphiné Libéré » du 11 décembre 2011

Article intitulé : Chauffage : 8 millions de Français n’ont pas les moyens

« En France, aujourd’hui, 3,8 millions de ménages souffrent de précarité énergétique, soit un ménage sur six, correspondant à 8 millions de personnes. La précarité énergétique » n’a cessé de se développer ces dernières années. En cause : des loyers « qui ont bondi de 50% en 10 ans » et une « hausse dramatique des charges (gaz, électricité, fuel) ». Plus de un million de propriétaires occupants ne peuvent se chauffer et s’éclairer normalement. »
Commentaire : Et si toutes ces personnes, qui pourraient être (voire qui seront si cela continue) nos enfants dans le futur, allaient dans les édifices publics pour se chauffer, pour se nourrir etc… Après tout, les Droits de l’Homme l’autorisent et la liberté de la France a été gagnée par leurs parents. Parents qui ont du se battre et à qui l’Etat actuel doit tout, car l’état passé avait capitulé et avait sombré dans ce qu’il y a de plus méprisable et de plus vil. Tendance qui revient à une certaine mode puisque dans certaines villes, les SDF ne pourront plus se montrer. Attention, la résultante de la vilénie financière et de la collaboration des politicards (lobbies) se solde, pour le moment, à plus 13 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté en France. 13 millions sur 65 millions de personnes, cela fait du monde. Comme je l’écrivais en 2009 : « Souvenons-nous des propos de Gandhi : « Si quelques milliers de Britanniques peuvent imposer leur domination à quelques millions d’Indiens, ce n’est pas grâce à la capacité de violence des Britanniques, mais plutôt à la résignation, à la complicité, à la coopération des Indiens. Les opprimés deviennent coresponsables de l’oppression qu’ils subissent dans la mesure où ils s’en accommodent et obéissent à ses lois. » » Et si un jour les mal-logés, les SDF, les « nouveaux pauvres » (ceux qui travaillent mais qui ne gagnent pas assez pour vivre « normalement ») infirmaient volontairement les propos de Gandhi sur la résignation ?
J’ai la chance d’habiter Annecy. Même ici, depuis un an, je peux constater que des retraités font la « manche » au marché car ils ne peuvent plus vivre avec ce qui leur est versé. Une des piscines municipales est réservée pour les SDF et les nécessiteux pendant que des millions ont été pariés sur les jeux olympiques. Cherchez l’erreur ! Même l’Assemblée Nationale dirigée par le maire d’Annecy le Vieux a structuré ses lobbies* « autorisés ». Cherchez l’erreur ! Se taire jusqu’où, jusqu’à quand ? Ceci n’est en aucun cas une attaque contre la personne de Monsieur Bernard Accoyer, président de l’Assemblée Nationale. C’est simplement une constatation sur l’état de délabrement du système actuel dans sa globalité…et aussi des qualités de visionnaire de Georges Simenon.
*Réplique du film « Le Président » de Simenon : « Assemblée où les partis ne sont plus que des syndicats d’intérêts. La politique devrait être une vocation, mais pour le plus grand nombre, elle est un métier. Un métier qui ne rapporte pas aussi vite que beaucoup le souhaiteraient et qui nécessite de grosses mises de fonds. Une campagne électorale coûte cher, mais pour certaines sociétés c’est un placement amortissable en quatre ans et pour peu que le protégé se hisse à la présidence du conseil alors là le placement devient inespéré. Les financiers d’autrefois achetaient des mines ceux d’aujourd’hui ont compris qu’il valait mieux régner à Matignon et que fabriquer un député coûtait moins cher.»
Et si modifier le système de cotation permettait à la fois d’accélérer les mutations qui doivent arriver dans le secteur financier et d’éviter le prochain krach de surchauffe ?
À quand la « nationalisation » de certaines techniques financières afin de permettre le rétablissement financier des Etats et mettre fin à leur « destruction » et/ou à leur « dépendance » ?

Joëlle Stolz dans « Le Monde » du 17 novembre 2011

Article intitulé : Le gouvernement hongrois s'en prend aux sans-abri

« L'hiver s'annonce rude, en Hongrie, pour les sans-domicile-fixe (SDF). Lundi 14 novembre, le Parlement de Budapest a adopté une loi qui punit les sans-abri récidivistes : ceux qui seront surpris deux fois en six mois en train de camper dans les espaces publics devront s'acquitter d'une amende de 150 000 forints (480 euros), ou passer soixante jours en prison. Le travail devient, par ailleurs, obligatoire pour les détenus, sauf s'ils sont invalides. En vigueur le 1er décembre, ces mesures ne s'appliqueront que dans les communes qui peuvent offrir aux SDF des places dans des centres d'accueil. Selon l'Ordre de Malte, une organisation caritative, 20 000 Hongrois (30 000, selon d'autres estimations) sont sans abri, pour 9 000 lits disponibles. " Ces mesures sont ouvertement anti-pauvres et viennent d'un gouvernement qui veut s'appuyer sur les couches moyennes mais oublie qu'un million de Hongrois vivent dans l'exclusion sociale ", s'indigne le pasteur Gabor Ivanyi, chef de l'Eglise méthodiste de Hongrie. Comme bien d'autres, ce mouvement protestant a été rayé de la liste des communautés religieuses bénéficiant de subventions, alors qu'il accueille, chaque jour, 1 500 SDF et personnes âgées et scolarise 3 000 enfants " qui, souvent, n'ont rien mangé entre le vendredi et le lundi matin, quand ils reviennent en classe ". D'après une étude du bureau européen Eurostat, fondée sur des données recueillies en 2008, 37 % des Hongrois (troisième plus mauvais chiffre de l'Union européenne après la Roumanie et la Bulgarie) souffraient de pauvreté matérielle : le quart de la population consommait peu de viande, deux tiers ne partaient jamais en vacances, 10 % ne pouvaient se chauffer correctement. Ce problème s'est aggravé depuis 2010 dans les zones rurales, où il est maintenant interdit de ramasser du bois mort. »

Marie Bellan dans « Les Echos » du 8 novembre 2011

Article intitulé : Les jeunes plus nombreux à sombrer dans la pauvreté  
« Secours catholique, qui publie pour la seizième année d’affilée une analyse statistique de la pauvreté en France, sur la base des situations rencontrées dans ses centres d’accueils. Le volume des personnes secourues (1,5 million en 2010) lui permet d’avoir un panel suffisamment large pour dresser quelques constats solides. D’abord que le nombre de personnes en très grande précarité (c’est-à-dire bien en dessous du seuil de pauvreté monétaire fixé à 60 % du revenu médian, soit 950 euros pour une personne seule) s’accroît : « Depuis trois ans, nous sommes sur une progression de + 2 à 3 % par an de personnes qui fréquentent nos accueils, alors que l’évolution était à la baisse entre 2005 et 2008. Et parmi elles, les très pauvres, ceux qui vivent avec moins de 630 euros par mois, sont de plus en plus nombreuses »,souligne Bernard Thibaud, secrétaire général du Secours catholique. Mais c’est surtout la présence de plus en plus fréquente des moins de 25 ans qui est marquante. « On a souvent une image de la pauvreté stéréotypée, celle d’un l’homme âgé qui vit à la rue, or le risque de pauvreté est aujourd’hui beaucoup plus fort chez les jeunes, y compris étudiants. Et ce phénomène est en augmentation constante depuis 2002 », insiste-t-on au Secours catholique. Selon l’Insee, le taux de pauvreté chez les 18-25 ans est de 22,5 % contre13,5 % dans la population générale. » 


Dans « L’Agefi Suisse » du 1er novembre 2011

Article intitulé : L’explosion démographique
« 950 millions d’êtres humains s’endorment chaque soir le ventre vide et 1,3 milliard survivent dans un état permanent de grande pauvreté, avec un euro par jour, voire moins. Cher sept milliardième enfant, nul ne peut affirmer que tu auras la vie facile. »
Commentaire : Lorsque nous nous promenons, imaginons que sur dix personnes croisées trois sont dans un état permanent de grande pauvreté.

Dans « Les Echos » du 20 octobre 2011

Article intitulé : Polémique sur les chiffres de la pauvreté
« Le taux de pauvreté a diminué en 2009, selon un rapport publié par le gouvernement, mais les associations d’aide aux démunis contestent le mode de calcul retenu, lui préférant celui de l’Insee, qui fait état d’une hausse. L’Insee compte la proportion de personnes vivant avec moins de 60 % du revenu médian, soit, en 2009, 954 euros mensuels. Le gouvernement préfère un autre indicateur : le taux de pauvreté« ancré dans le temps », qui prend comme point de départ le seuil de pauvreté de 2006 (880 euros) en ne le revalorisant que de l’inflation, soit 915 euros en 2009. »


Commentaire : Qu’il est difficile de garder son calme face à de tels propos. Quant on a plus rien, 35 euros = plusieurs « repas », plusieurs nuits dans un « bouge » etc.... Je propose que les membres du gouvernement, pour asseoir leur « compétence », fasse un stage de 6 mois dans la rue. Je propose que l’on mette fin à leur salaire à vie etc… Qu’ils se souviennent qu’il y a certainement dans les rues des descendants des personnes à qui ces fonctionnaires et leur famille doivent leur Liberté. Liberté qu’ils ont détournée et bafouée en privilèges. Qu’ils n’oublient pas que ce sont eux les responsables de la pauvreté car cette dernière est issue de leurs décisions. Je présente mes excuses au lecteur que ces propos auraient choqué mais se taire jusqu’à où, jusqu’à quand ? Madame Lucie Aubrac : « Sachez dire non pour être digne de votre liberté. Ne jamais accepter de devenir, petit à petit, de façon insidieuse le terreau fertile de l’asservissement et de l’acceptation de l’inacceptable. »

Marc Fiorentino dans « La Tribune » du 14 octobre 2011

Article intitulé : Quand les spéculateurs ne savent plus quoi faire de leurs matières premières

« Il n'y aura peut-être plus de pétrole dans trente ans mais aujourd'hui les cuves sont pleines. Il n'y a pas non plus de pénurie d'or ou d'argent. Et sur les matières premières alimentaires, ce sont les grandes banques, les hedge funds et les firmes spécialisées de trading qui gagnent des fortunes en s'amusant à rendre impossible le droit à un repas par jour pour les centaines de millions de défavorisés de la planète. Il y a un mois, Goldman Sachs a conseillé à ses clients de prendre leurs profits en se mettant à la vente sur les matières premières. Voici quelques jours, Morgan Stanley a répliqué en conseillant, au contraire, à ses clients de profiter de la baisse actuelle pour se remettre à acheter massivement. Du coup, chaque jour, on assiste à des "swings" de 3 ou 4 % sur toutes les matières premières. Un jour, un point pour Goldman Sachs, le lendemain Morgan Stanley égalise, le surlendemain c'est Goldman qui reprend l'avantage. En attendant, Glencore aura fait quelques milliardaires, un G8 ou un G20 aura sûrement encore fait des déclarations qu'il n'appliquera jamais, le prix de l'essence aura atteint de nouveaux records même si le cours du pétrole baisse et quelques milliers d'enfants seront morts de malnutrition. Vive la spéculation sur les matières premières... »

Commentaire : La Bourse n’est plus seulement un lieu d’échange, elle est devenue, en priorité, un lieu de mensonge et de combat d’égo servant à enrichir certains, au détriment des autres. La comptabilité, en transformant le réel en valorisation virtuelle, a détourné les capitaux destinés à l’économie, et donc aux Etres Humains, vers les jeux du cirque de la virtualité comptable et financière. Les décisions étatiques n’ont plus aucun lien avec le réel puisqu’elles sont prises dans le cadre de la gestion du monde (jeu) virtuel comptable. Monde virtuel comptable qui n’a plus de réel que les honoraires, les commissions prélevées par les organisateurs et ceux qui les couvrent. Pour le reste, trop souvent, il ne reste qu’un champ de bataille constitué de famine et d’indignés. « Coup de gueule » du 23 avril 2008 http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/divers/coup-de-gueule.php

http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/divers/financiarisation---bourse.php
Apporter de la liquidité et non valoriser artificiellement des mouvements financiers, tel est le rôle du marché Boursier.

                                                                          
Dans « Boursorama » source AFP du 15 octobre 2011


Article intitulé : Violences à Rome lors de la journée planétaire des "indignés", 70 blessés :

« Des violences ont éclaté samedi à Rome, faisant quelque 70 blessés, en marge du défilé des "indignés" qui a réuni des dizaines de milliers de personnes dans la capitale italienne, lors de la première journée mondiale organisée par ce mouvement. Sous les slogans "Peuples du monde, levez-vous" ou "Descends dans la rue, crée un nouveau monde", les "indignés" avaient appelé à manifester dans 951 villes de 82 pays, selon le site 15october.net, contre la précarité liée à la crise et le pouvoir de la finance. "Une seule solution, la Révolution!" ou "Nous ne sommes pas des biens dans les mains des banquiers". A Londres, où des heurts mineurs avec la police se sont produits à la mi-journée, 800 "indignés" se sont rassemblés dans la City et ont reçu le renfort inopiné du fondateur de WikiLeaks Julian Assange. "Nous soutenons ce qui se passe ici parce que le système bancaire à Londres est le bénéficiaire d'argent issu de la corruption", a lancé le fondateur de WikiLeaks sur les marches de la cathédrale Saint-Paul, où étaient massés les manifestants.Les "indignés" ont bénéficié aussi de la compréhension du gouverneur de la Banque d'Italie, Mario Draghi, qui doit prendre la tête le mois prochain de la Banque centrale européenne (BCE). Cinq mois après l'apparition du mouvement, le 15 mai à Madrid, les "indignés" ou d'autres groupes comme "Occupy Wall Street" ont ciblé tout particulièrement de hauts lieux de la finance mondiale, comme le quartier des affaires de New York, la City de Londres ou la BCE à Francfort, devant laquelle 5.000 à 6.000 personnes se sont rassemblées, aux cris de "Ne bradons pas notre avenir à la BCE". "D'Amérique jusqu'en Asie, d'Afrique à l'Europe, les peuples se lèvent pour revendiquer leurs droits et réclamer une vraie démocratie", affirme le manifeste du 15 octobre. "Les puissances travaillent pour le bénéfice de quelques-uns, ignorant la volonté de la grande majorité. Cette situation intolérable doit cesser", proclame encore le texte. A New York, où le mouvement "Occupy Wall Street", qui s'est nourri aux Etats-Unis du chômage des jeunes et de l'accroissement des inégalités, occupe un parc depuis le 17 septembre, des milliers de personnes ont manifesté dans le calme dans le quartier de la finance, escortées par une forte présence policière. Des milliers de personnes ont aussi manifesté dans plusieurs villes du Canada: plus de 1.000 à Toronto et des centaines à Halifax, à Ottawa, la capitale, à Vancouver et à Montréal. A Lisbonne, quelque 50.000 personnes de tous âges ont défilé aux cris de "FMI dehors", rangées derrière une banderole proclamant "Stop troïka", en référence aux créanciers du Portugal (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international). Aux Pays-Bas, un millier de manifestants se sont rassemblés à La Haye, autant sur la place de la Bourse à Amsterdam, et un millier aussi sur la Paradeplatz à Zurich, place emblématique de la finance suisse, tandis que Paris a rassemblé plusieurs centaines d'"indignés". Des rassemblements ont aussi eu lieu en Amérique latine. Plus de 5.000 "indignés" chiliens ont défilé à Santiago, selon les organisateurs, et 400 manifestants se sont réunis à Mexico. »

Dans « La Croix » du 12 octobre 2011
Article intitulé : Royaume-Uni Les enfants pauvres pourraient être 3 millions en 2013  

« Le revenu moyen au Royaume-Uni devrait baisser de 7% entre 2009 et 2012, une chute sans équivalent depuis trente-cinq ans qui fera entrer 600 000 enfants supplémentaires dans la pauvreté, selon l’Institute for Fiscal Studies (IFS). Le Royaume-Uni comptera au total 3,1 millions d’enfants vivant sous le seuil de pauvreté »

Marc Tarabella, Eurodéputé belge, propos recueilli par Nathalie Vandystadt, dans « La Croix » du 21 septembre 2011

Article intitulé : Que peut proposer l’Europe pour ne pas abandonner les plus démunis ?   
« Il est inacceptable d’envisager qu’on abandonne les plus démunis en pleine crise, que l’Europe décide de couper 75 à 80 % de l’aide alimentaire à 13 ou 14 millions de personnes, dont quatre millions en France et 224 000 familles en Belgique. On ne peut même pas imaginer de supprimer ces 387 millions d’euros pour ceux qui n’arrivent pas à manger à leur faim, alors qu’on débloque des milliards pour les banques ou pour colmater les brèches créées par les spéculateurs ! La solution est facile : on doit faire de l’humanitaire et pas du bête fonctionnaire.»


Commentaire : Que dire ! Le temps n’est-il pas venu d’Agir ? Et si, seule une montée des plus démunis à Bruxelles pouvait donner l’opportunité aux « politiques » d’agir ? Pourquoi ne pas lancer un appel aux dons pour permettre aux plus démunis d’aller à Bruxelles ? Vu le nombre, comment ne pas croire qu’après cela ils ne seraient plus obliger de « mendier » et/ou de vivre dans des conditions incohérentes avec les temps actuels. Finançons leur voyage pour qu’ils ne soient plus dépendants de nos dons pour vivre et pour dormir au chaud en hiver. Tout le monde peut un jour connaître ce qu’ils vivent, y compris nos enfants… Il est impensable que Monsieur Tarabella soit le seul résistant à la misère et tous les autres des collabos « technocratiques » de la misère. Et si nous, les financiers nous commencions (pour ceux qui ne l’ont pas déjà fait) par faire attention aux produits que nous conseillons ? Et si vous les clients, vous nous autorisiez à faire notre travail et à vous conseiller d’autres produits que les plus marketings qui sont, bien souvent, les plus « pourris » à tout point de vue ? Trop souvent, les professionnels se trouvent en face de clients qui croient en savoir plus qu’eux à la suite de la lecture dans la presse people financière d’articles « financiers » ou de comparatifs de performances « bidons » et « fallacieux », quand ce n’est des « prescriptions » prises sur internet ? Cela dit, notre profession n’est pas la seule touchée. Un ami médecin m’a expliqué que de plus en plus de « clients » venaient le consulter, non pour avoir son diagnostic, mais pour avoir la confirmation qu’ils souffraient bien de ce qu’ils avaient lu dans la presse people médicale ou sur internet. Parents, si vos enfants font Médecine, dites leur que cela ne sert plus rien. Pour la médecine, il y a la presse people médicale et internet…Et s’ils devenaient avocat ?

Dans « Boursorama » du 10 septembre 2011

Article intitulé : Les associations inquiètent pour l'aide alimentaire européenne :
« L'aide alimentaire européenne, qui bénéficie à 13 millions de pauvres, va fondre brutalement en 2012, avant une possible disparition, si l'Union européenne ne rallonge pas le 20 septembre un budget drastiquement réduit, alertent les associations. »
Commentaire : 10 millions de Belges et 13 millions de pauvres en Europe ! 


Emmanuelle Auriol, Ecole d’économie de Toulouse, dans « Le Monde » du 13 septembre 2011

Article intitulé : Famine, la part de l'homme
« Alors que, dans la Corne de l'Afrique, des millions de gens sont menacés par la famine, l'aide internationale peine toujours à se matérialiser. Cette indifférence traduit une certaine lassitude des opinions publiques des pays riches vis-à-vis de la famine, perçue comme anachronique. Le Prix Nobel d'économie Amartya Sen a démontré, en s'appuyant sur l'étude de la famine au Bengale de 1942-1944, que les famines modernes ne sont pas dues au manque de nourriture, mais plutôt aux inégalités provoquées par des mécanismes déficients de distribution de la nourriture. Ainsi, le prix des céréales a augmenté de 240 % en un an dans la ville de Baidoa, en Somalie, et celui du maïs de 117 % dans certaines régions d'Ethiopie. Cet emballement des prix, caractéristique des famines, affecte beaucoup plus durement les pauvres que les riches et tue, au final, plus d'enfants que d'adultes. »

F.S dans « Les Echos » du 30 août 2011

Article intitulé : Le niveau de vie des Français préservé en dépit de la crise  
« Selon une étude de l’Insee publiée aujourd’hui, le niveau de vie médian (partageant la population en deux moitiés égales) a progressé de 0,4 % en 2009 en euros constants, année durant laquelle l’économie a enregistré sa plus lourde récession d’après-guerre. Correspondant au revenu disponible du ménage (net des impôts directs) divisé par le nombre d’« unités de consommation » (une au premier adulte, une demie aux autres personnes de 14 ans et plus, 0,3 pour les plus jeunes), il s’élevait à 1.590 euros par mois, soit 19.080 euros par an. Ce tableau cache toutefois des disparités : le niveau de vie des 10 % des personnes les plus modestes a baissé de 1,1 % en 2009 (il est inférieur à 867 euros par mois), tandis que celui des 10 % les plus aisés a crû de 0,7 % (au moins 2.987 euros mensuels) « ce qui marque un ralentissement dans la progression », constate tout de même l’Insee. Les plus modestes ont donc été les plus touchés par la crise, comme en témoigne aussi la hausse du taux de pauvreté. Après avoir décru de 1996 à 2004 puis s’être stabilisé autour de 13 %. Fixé à 60 % du niveau de vie médian, le seuil de pauvreté était de 954 euros par mois, concernant 13,5 % des Français en 2009, soit 8,17 millions de personnes, dont la moitié vivait avec moins de 773 euros par mois. »


Commentaire : Et si les 8,17 millions de personnes demandaient l’application des Droits de l’Homme et se présentaient devant les restaurants de l’administration publique. Et si les 8,17 millions faisaient un blocage de la survie devant certaines institutions. Qui oserait les déloger ? S’il peut toujours y avoir des polémiques sur les statistiques, il n’en demeure pas moins qu’au 21ème siècle 13,5% des Français soit 8,17 millions de personnes vivent avec 954 euros par mois.

Bertrand Bissuel dans « Le Monde » du 20 juillet 2011
Article intitulé : La démission de Xavier Emmanuelli met en lumière les ratés de l'urgence sociale


« Une figure de la lutte contre l’exclusion vient de claquer la porte de manière totalement inattendue. Dans un long entretien à l’hebdomadaire Charlie Hebdo, daté du mercredi 20 juillet, le président du SAMU social de Paris, Xavier Emmanuelli, déclare qu’il quitte ses fonctions "parce que ce n’est plus gérable". Des "maraudes" ont été mises en place, afin de voler à la rescousse des clochards et des sans-logis. Le SAMU social s’est également occupé du "115", ce numéro d’appel gratuit que les SDF peuvent composer pour obtenir un hébergement. En 2009, les "équipes mobiles" de M. Emmanuelli ont effectué près de 40 000 "rencontres", et le "115" a répondu à plus de 400 000 coups de fil. Aujourd’hui, il "passe [son] chemin" car "l’urgence sociale, personne n’y croit", confie-t-il à Charlie Hebdo. "Ça appartient aux petits hommes gris (…). Les technos, les mecs qui pensent structure, budget et pas souci de l’autre", ajoute-t-il dans un langage polémique, inhabituel chez ce personnage rétif aux coups d’éclat. Rigueur financière oblige, la plupart des crédits consacrés à l’urgence sociale ont été revus à la baisse, en particulier celui pour les nuitées à l’hôtel offertes à des milliers de personnes – des étrangers, bien souvent, candidats au statut de réfugié ou en situation irrégulière. Sur le terrain, la situation est parfois dramatique : ne pouvant pas être prises en charge par le "115", des familles entières déboulent dans les urgences d’hôpitaux. Fin juin, un collectif de plus de 30 associations, parmi lesquelles Emmaüs et la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale, a dénoncé le "mépris des plus hautes instances de l’Etat envers toutes les situations d’exclusion et de détresse sociale" laissées sans réponse. Quelques jours plus tôt, la fermeture d’une structure d’accueil gérée par le SAMU social de Paris avait soulevé un flot de critiques. »


Bruno Le Maire dans « Le Monde » du 20 juillet 2011
Article intitulé : La faim : un scandale de notre temps
« Une famine dramatique frappe la Corne de l'Afrique. Elle provoque des milliers de morts. Elle pousse des familles à l'exode. Elle laisse des millions de femmes et d'enfants dans le dénuement le plus total. Depuis des années, nous connaissons ces crises à répétition. Pourtant nous devons refuser l'indifférence et combattre la résignation. Car la faim ne rime pas avec des époques révolues et ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Elle est le quotidien de millions de personnes à travers la planète. Elle est la première source de la misère et une des causes majeures d'instabilité politique. »
Commentaire : Le même jour dans le même journal, nous pouvons relever une position ambigüe. En France, diminution des aides consacrées à l’urgence sociale (qui ne représentent rien en fonction des montants dépensés dans d’autres domaines) et dans le monde un appel technocratique et politique à un refus de l’indifférence et de la résignation par un ministre Français concernant l’Afrique. Cherchez l’erreur ! D’un coté, les pauvres en France qui ne se font pas entendre et de l’autre une utilisation politique de la famine Africaine. 


Samir Hamladji dans « Le Monde » du 20 juillet 2011
Article intitulé : Dormir aux urgences de l'hôpital et attendre au square un logement
« Une bâche bleu marine faisant office de toiture, des tentes qui vacillent au moindre coup de vent, des bouts de ficelle pour maintenir le tout... Une vingtaine de sans-logis ont pris leurs quartiers depuis samedi 16 juillet dans le square Boucicaut, dans le 7e arrondissement de Paris. Les militants de Droit au logement (DAL) dénoncent les restrictions budgétaires en matière d'hébergement d'urgence, à quelques encablures d'un grand magasin de la capitale.
Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole de l'association, s'indigne de l'inertie des pouvoirs publics. "Tout le monde se rejette la faute. L'Etat refile la patate chaude à la Mairie de Paris, qui accuse à son tour l'Etat. Ça ne finit jamais. Je comprends que Xavier (Emmanuelli) ait craqué. Toutes ces histoires ont eu raison de son courage et de sa détermination." Mamadou, peintre en bâtiment et père de deux enfants, est à la rue depuis février. Errant d'hôtel en foyer d'urgence, il n'a eu d'autre choix que de se tourner vers le service d'urgences de l'hôpital Tenon, dans le 20e arrondissement, où il a passé trois nuits qu'il ne semble pas près d'oublier : "Voir mes enfants dormir sur des brancards avec des couvertures en papier, ça ne s'effacera jamais de ma mémoire." Elinam, sans domicile, et pourtant employée dans un grand hôtel parisien depuis sept ans, n'a pas de mots assez durs pour fustiger ces "nouveaux" hébergements d'urgence. "Faire dormir des gens dans un hôpital est une honte. Mais c'est tout aussi indigne de recevoir un SMS à 23 h 30 vous indiquant qu'il y a une place de libre dans un hôtel en banlieue, au Blanc-Mesnil ou à Clichy-sous-Bois."

Dans « Que Choisir » de juillet-août 2011
Article intitulé : Un poids pour les ménages

« Entre 1998 et 2010, les prix de l’immobilier ont augmenté de 141%. A l’aune du revenu disponible  des ménages (après impôt), ils ont augmenté de plus de 40%. Alors que l’investissement immobilier n’a jamais été aussi encouragé, le rendement annuel des loyers est probablement inférieur à 4% brut ! L’Insee a comptabilisé les personnes qui déclarent avoir souvent froid à leur domicile. 3,5 millions de ménages sont en situation de précarité énergétique. Celles qui dépensent plus de 10% de leur revenu pour se chauffer sont 3,8 millions. »

Dans « Boursorama » du 20 juin 2011

Article intitulé : Bruxelles met les pauvres à la diète en réduisant par près de 4 son budget d'aides :
« La Commission européenne a annoncé lundi une sévère réduction l'an prochain de l'allocation au programme d'aide alimentaire destiné aux plus démunis des Européens, ramenée à 113 millions d'euros, soit 400 millions de moins que cette année. Selon plusieurs associations caritatives, cette baisse drastique de l'aide aux plus démunis pourrait priver au moins 2 millions d'Européens de l'aide alimentaire dont ils ont besoin. Selon les estimations, 43 millions de personnes dans l'UE sont menacées par la pauvreté alimentaire. "Cette réduction (des fonds) est le fait d'un arrêt rendu par (la justice européenne) en avril dernier dans lequel la juridiction européenne établit que la réglementation actuelle impose que les denrées couvertes par ce régime proviennent des stocks publics de l'UE" et non de fonds issus du budget de la Politique agricole commune (PAC), a expliqué la Commission dans un communiqué. Du fait de cette décision de justice, les années où l'UE ne dégage pas de stocks, le Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD) voit ainsi ses moyens drastiquement réduits. Mais, l’Allemagne, soutenue par la Suède, a déposé une plainte devant la Cour Européenne de Justice au motif que les 500 millions d’euros émanant du budget de la PAC constituaient, selon elles, une aide financière purement sociale qui "aurait perdu tout lien avec la Politique agricole commune" et qui enfreint les principes de l’OMC (Organisation mondiale du commerce). La Cour européenne de Justice a donné raison à l'Allemagne dans un arrêt rendu en avril dernier. La Commission n'avait pas fait appel. »


Commentaire : Je pense avoir bien compris qu’il y a un problème juridique dans ce dossier. Mais de là à comprendre que cela débouche sur la non fourniture d’aide alimentaire au plus démunis, je dois dire que j’ai des difficultés d’acceptation. D’un coté la vie, de l’autre la Politique Agricole Commune, l’Organisation Mondiale du Commerce et le juridique.

 Et les perdants sont : 2 millions d'Européens privés de l'aide alimentaire dont ils ont besoin et 43 millions de personnes dans l'UE qui sont menacées par la pauvreté alimentaire. Au fait, à combien s’élèvent les fonds de la collectivité qui ont été détournés vers les banques ? Cela me rappelle les propos de Monsieur Pascal Lamy, Directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), répondant à une interview dans « Les Echos » du 13 mai 2008 : Question posée : Le monde connaît une grave crise alimentaire. Comprenez-vous que des pays comme l’Argentine, la Chine ou l’Inde restreignent leurs exportations ? Réponse : En tant qu’économiste, j’estime qu’assécher l’offre va dans le mauvais sens. En tant qu’homme politique, je comprends. Les économistes voient cela globalement ; les politiques pensent à leur prochain mandat…. http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/divers/financiarisation---bourse.php

Sara Sampaio dans « La tribune » du 16 juin 2011


Article intitulé : Les jeunes de plus en plus vulnérables face à la pauvreté

« Parmi les 18-24 ans, ils sont 20 % à vivre avec moins de 60 % du revenu médian, alors qu'ils étaient 12% seulement dans cette situation il y a trente ans. C'est ce souligne l'Insee qui publie, ce jeudi, une étude sur les inégalités entre les générations. Dans les années 1970, c'était, à l'inverse, la population âgée la plus touchée, puisque 40 % des 75-79 ans étaient catalogués comme pauvres. Cette proportion est tombée à 15% en 2008, après un passage sous la barre des 10% dans les années 1990. L'étude de l'Insee rappelle qu'au cours des fameuses Trente Glorieuses (1945-1974), chaque nouvelle génération était assurée de gagner en niveau de vie par rapport à la génération précédente. Ce mouvement a été stoppé dans les années 1980 et 1990, la croissance étant alors « tout juste suffisante pour assurer un maintien » des acquis d'une génération à l'autre. Ainsi, le niveau de vie des jeunes s'est dégradé relativement au reste de la population. Cependant, à la fin des années 1990 et au début des années 2000, le mouvement s'est à nouveau inversé, et la situation des nouvelles générations s'est améliorée grâce à une bonne conjoncture économique. »

Dans « Boursorama » du 2 juin 2011
Article intitulé : L'OIT doit devenir le chef de file d'une nouvelle ère de justice sociale :
« De la place Tahrir à la Puerta del Sol, dans les rues et places de nombreux pays, nous sommes témoins de la naissance d'un mouvement social et populaire mené par la jeunesse, qui peut changer le monde", a expliqué M. Somavia directeur du secrétariat de l'Organisation Internationale du Travail. Ces jeunes sont "les porte-parole des 3,5 milliards de personnes silencieuses" dont les revenus sont équivalents à ceux des 61 millions de personnes les plus riches du monde, a-t-il poursuivi devant les milliers de délégués réunis à Genève jusqu'au 17 juin. Ces espoirs appellent toutefois des modifications profondes du modèle actuel de croissance, qui selon l'OIT, a montré son inefficacité en creusant sans cesse les inégalités, conduisant également à des niveaux de chômage record depuis 2009 avec plus de 200 millions de sans-emploi dans le monde. "Si nous recommençons comme avant, nous retomberons tôt ou tard dans la crise", prévient M. Somavia, plaidant pour une "croissance efficace sur le plan économique et social". Cette nouvelle ère est devenue une "urgence" pour le secrétaire de l'OIT car pendant que le chômage des jeunes explose, on assiste à "un niveau indécent des revenus concentrés" parmi une toute petite part de la population. »

Dans « Les Echos » du 20 mai 2011
Article intitulé : Social Le dispositif aura deux ans le 1er juin
« Le revenu de solidarité active (RSA), qui fournit un complément de revenu lors d’une reprise d’emploi à salaire modeste, a permis à 140 .000 ménages de franchir le seuil de pauvreté en 2010. »

Gaël Vautrin dans « La Tribune » du 15 avril 2011 :
Article intitulé : Nourriture et emplois, questions d'urgence pour le FMI et la Banque mondiale : 


« Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale sont allés au plus simple jeudi en demandant au G20, qui se retrouvait à Washington, de se concentrer sur deux questions d'urgence: nourrir le monde et créer des emplois. Ne comptez pas sur l'idée que la croissance sera suffisante. Nous avons besoin de plus que de la croissance, nous avons besoin de politiques actives", a déclaré M. Strauss-Kahn lors de sa conférence de presse. "Je ne suis pas sûr d'être d'accord [...] avec l'idée que nous sommes dans une période d'après-crise. Nous sommes toujours en crise. Et les retombées de cette crise sont toujours très fortes", a souligné le directeur du FMI. Après les révoltes qui ont éclaté dans les pays arabes depuis janvier, le FMI a beaucoup insisté sur la lutte contre le chômage et les inégalités, qui étaient une question qu'il traitait rarement. La Banque mondiale s'est fixé de son côté comme priorité de répondre à la hausse des prix de l'alimentation, proches aujourd'hui de leurs records de 2008. "Nous sommes dans la zone dangereuse, parce que les prix ont déjà augmenté, et que les stocks pour beaucoup de matières premières sont relativement bas", a expliqué son président Robert Zoellick. Selon son institution, 935 millions de personnes souffrent de malnutrition chronique. »

Nicolas Clément, Claude Chaudières, directeur général et vice-président d’Emmaüs dans « Le Monde » du 31 mars 2011 :
Article intitulé : Un bouclier social pour les sans-abri
« Jeudi 31 mars, l'hiver est considéré comme terminé. Les sans-abri peuvent retourner à la rue ! Dès le 1er avril à Paris, 600 personnes actuellement hébergées dans le cadre du plan hiver seront mises dehors. D'autres centres fermeront dans les jours suivants, et on atteindra plus de 1 000 personnes rendues à l'errance à Paris. Dans le Val-de-Marne, ils seront plus de 800 dans la même situation et près de 1 000 en Seine-Saint-Denis. Au total, ce seront près de 3 000 personnes qui n'auront plus de lieu couvert où dormir dans les prochains jours dans l'agglomération parisienne. C'est un drame. Et nous sommes tous concernés. C'est l'usure qui tue ! Usure de devoir une fois encore expliquer avec de pauvres mots pourquoi on ne trouve pas de travail dans un pays où tant de gens qualifiés et bien intégrés ont du mal à retrouver un emploi. En dehors même du plan hivernal, rien que ces huit derniers mois, l'Association Emmaüs a été contrainte, faute de financements, de fermer trois centres d'hébergement " pérennes " et de remettre dans la rue plus de 150 personnes. Au même moment vient d'être votée une loi qui oblige les personnes sans papiers à payer 30 euros pour bénéficier de l'aide médicale d'Etat. Or, même si cette somme est pour beaucoup de gens acceptable, nous savons qu'un certain nombre de personnes sans papiers ne pourront pas la payer. Un rapport de l'administration démontre que c'est une fausse bonne idée, les personnes qui ne se soigneront pas verront leur santé se dégrader et elles seront prises en charge un jour dans un état sanitaire très dégradé qui occasionnera des dépenses bien plus importantes. Nous propose-t-on de les laisser mourir sans être soignées, pour faire des économies ? »


Commentaire : Comment est-ce encore possible ?
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Dans  « Boursorama » en date du 22 janvier 2011 :
Article intitulé : La libéralisation du commerce contre la pénurie alimentaire et la flambée des prix 


« La libéralisation du commerce et la lutte contre la spéculation sont des pistes contre l'envolée des prix alimentaires et les risques de pénurie qu'ils provoquent, ont estimé les ministres de l'Agriculture d'une cinquantaine de pays réunis à Berlin. "Le combat contre la faim figure tout en haut des priorités de la communauté internationale", a assuré samedi la ministre allemande, Ilse Aigner, au terme de ce sommet organisé dans la cadre de la Grüne Woche de Berlin, le plus important salon agricole au monde. Selon la Banque internationale de développement "investir dans l'agriculture produit quatre fois plus de résultats dans le domaine de la lutte contre la pauvreté que d'investir dans n'importe quel autre secteur", a-t-elle souligné. Les ministres se sont montrés aussi unanimes sur les causes de la pénurie que sur les conséquences: instabilité sociale et émeutes de la faim menacent à nouveau. "Nous (en) connaîtrons à nouveau en 2011 ou en 2012 (...) si nous ne prenons pas rapidement tous ensemble les décisions nécessaires", a prévenu le ministre français Bruno Le Maire. "Le commerce est une partie de la solution, pas du problème", a assuré le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le Français Pascal Lamy. Tout en reconnaissant que "les fluctuations de prix font partie du marché", Mme Aigner a estimé que "les produits agricoles (n'étaient) pas comme les autres" et ne (devaient) pas devenir "des instruments pour flambeurs". »

Catherine Rollot dans  « Le Monde » en date du 11 janvier 2011 :
Article intitulé : Au-delà des statistiques, les associations caritatives constatent l’envolée de la pauvreté

« A la veille de Noël, les associations caritatives ont failli s'étrangler. Dans son deuxième rapport de suivi des objectifs de lutte contre la pauvreté, rendu public le 21 décembre 2010, le gouvernement évoquait des " signes d'amélioration encourageants ". Sur le terrain, les associations caritatives observent l'inverse : les besoins sont en augmentation et la crise est loin d'être rangée au rayon des mauvais souvenirs. En novembre 2010, le rapport annuel du Secours catholique qui, contrairement aux statistiques publiques ne s'arrête pas en 2008 (donc avant la crise), faisait état de la montée de la précarité et de la vulnérabilité de nouvelles catégories sociales. En 2009, près de 1,5 million de personnes ont été accueillies par les 63 000 bénévoles de l'association, soit 800 000 de plus qu'en 2008. Autre signe d'inquiétude, l'arrivée de nouveaux publics comme les familles avec enfants, les moins de 40 ans et des personnes " incluses " dans la société, mais qui n'arrivent plus à boucler leurs fins de mois. A la Croix-Rouge française, personne non plus ne croit à une quelconque diminution de la précarité. En 2009, l'association a ainsi distribué 50 millions de repas à plus de 500 000 personnes. En 2010, les 58 millions ont été atteints. " Depuis 2008, les demandes d'aide alimentaire s'accroissent de 10 % chaque année, explique Didier Piard, directeur de l'action sociale à la Croix-Rouge. Cette tendance, que nous pensions conjoncturelle, est devenue structurelle.

Etienne Godinot, membre du mouvement pour une alternative non violente, dans « La Croix » en date du 23 décembre 2010 en page 27 :
Article intitulé : Une marche de 100 000 exclus pour la vie
«  La question de l’alimentation est une des plus graves qui se posent aujourd’hui à l’humanité. Olivier de Schutter et Pierre Rabhi (1) tirent la sonnette d’alarme : sols détruits par l’érosion, pratiques agronomiques préjudiciables à la vitalité biologique, eau polluée et insalubre, 60 % du patrimoine semencier constitué par l’humanité depuis dix mille ans déjà perdus au profit des hybrides et des OGM, affectation des sols après déforestation à la production d’agrocarburants, disparition des insectes pollinisateurs, etc. En soixante ans, l’efficacité énergétique de l’agriculture industrielle a été divisée par deux. L’agriculture moderne (carburant des engins agricoles, engrais, transports) repose totalement sur le pétrole, ressource en voie d’épuisement. Sauf réaction rapide, la crise financière actuelle sera bientôt perçue comme une plaisanterie, comparée à la crise alimentaire qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Jusqu’à 30 millions d’hectares de surfaces cultivées, l’équivalent de l’Italie, sont perdus chaque année, 10 millions du fait de la dégradation de l’environnement, 20 millions du fait de l’urbanisation. Les conséquences sont dramatiques pour des centaines de millions d’agriculteurs, de pêcheurs et de membres des populations indigènes. La terre, l’eau, les semences, les forêts, les minerais – biens communs de l’humanité – sont accaparés par les investisseurs avec l’assentiment des États ou dans leur impuissance. Chaque année, des investisseurs acquièrent plus de 40 millions d’hectares de terres arables. Partout sur la planète, exploitations minières ou forestières, grands barrages, zones touristiques, monocultures hyperintensives d’exportation à base d’OGM ou production d’agrocarburants remplacent les cultures vivrières.Parallèlement, l’afflux sur les marchés du Sud de denrées alimentaires produites dans les pays riches avec d’énormes moyens mécaniques et massivement subventionnées génère une concurrence déloyale qui ruine les paysanneries locales. En 2012, des actions non-violentes (marches, sit-in, chaînes humaines, moments de silence, etc.) seront organisées sur plusieurs continents en lien avec la marche indienne, particulièrement entre le 2 octobre, Journée internationale de la non-violence, et le 17 octobre, Journée internationale de refus de la misère. Les deux revendications présentées aux instances internationales (OMC, Union européenne, ONU, G20, Banque mondiale, OCDE) seront – Le droit d’accès des populations locales aux ressources naturelles (terre, eau, semences, forêts), ce qui implique le respect des législations existantes et leur renforcement par des mécanismes de régulation et de contrôle ;
– La reconnaissance du droit à la souveraineté alimentaire comme supérieur aux droits du commerce.
Comme disait Winston Churchill, « mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge ».

M.P  dans « Les Echos » daté 9 décembre 2010 :
Article intitulé : Paradis fiscaux : une ONG française dénonce les multinationales
« Les groupes européens les plus internationalisés n’hésiteraient pas à s’installer dans les paradis fiscaux. Terre solidaire pointe le manque de transparence de leurs comptes. Mouvement de l’Eglise catholique, le Comité catholique contre la faim et pour le développement-Terre solidaire est une ONG des plus puissantes et des plus sérieuses. En 1993, elle a obtenu le label de Grande Cause nationale. Ses avis sur les sujets qui ont trait au développement sont donc des plus écoutés. « Chaque année, l’évasion fiscale des multinationales fait perdre aux pays en développement 125 milliards d’euros de recettes fiscales, soit quatre fois le montant nécessaire estimé par la FAO pour éradiquer la faim », accuse Terre solidaire. Les banques seraient les premières clientes des paradis fiscaux. Deutsche Bank y aurait installé 446 filiales qui s’ajouteraient à 632 entités domiciliées à Londres et au Delaware. Barclays suit, avec 383 filiales de cette nature, 36 % du total. Sans oublier BNP Paribas (347) ou l’italienne Uni Credit (345). Etre présent dans une place offshore permet de mieux agir sur les prix de transfert relatifs aux opérations matérielles ou immatérielles entre filiales, dénonce Terre solidaire. »

Frédéric Schaeffer dans « Les Echos » daté du 17 novembre 2010 :
Article intitulé : Nouvelles données sur les conditions de vie des Français
« L’Insee s’intéresse notamment à la« pauvreté en conditions de vie », c’est-à-dire aux personnes privées d’un certain nombre d’éléments de bien-être matériel dans leur vie quotidienne. Cette approche  diffère de celle monétaire fixant conventionnellement le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian (13 % des Français vivaient sous ce seuil en 2008). « La pauvreté en conditions de vie n’est pas un phénomène rare », elle a concerné 12 % des Français de seize ans et plus. Surtout,« entre 2004 et 2007,la pauvreté en conditions de vie a touché plus d’une personne sur cinq » (22 % précisément). Le coût du logement a augmenté plus fortement pour les ménages modestes que pour les plus aisés. L’augmentation a été de 5 points pour les ménages « à faibles ressources », qui consacrent 39 % de leur budget pour se loger. Ce coût croissant tient à la hausse plus rapide des loyers des ménages modestes (+ 42 % en moyenne) que des autres ménages (+ 28 %) Cela s’explique« en partie »par la légère augmentation de la surface de leurs logements (61 m2, contre 70 m2en moyenne) ou par l’amélioration des caractéristiques du logement. Mais l’essentiel vient d’un « pur effet prix » général, explique l’Insee. »

Virginie Montvignier dans « Le Dauphiné » daté du 16 novembre 2010 en page 36 :
Article intitulé : Deux millions d’enfants pauvres
« Huit millions de personnes vivent avec moins de 950 euros par mois. Réalité dévoilée par un rapport de Dominique Versini.»

Jean-Baptiste François dans « La Croix» daté du 8 novembre 2010 :
Article intitulé : Le fardeau des dépenses contraintes
« Dans son rapport annuel, le Secours catholique constate une recrudescence de la pauvreté et s’alarme de voir apparaître des crises budgétaires chez des personnes disposant de revenus modestes, mais réguliers. Le nombre de personnes aidées par l’association l’an dernier est reparti à la hausse : 1 480 000 personnes, contre 1 400 000 en 2008. Les familles, exsangues financièrement, ne peuvent plus acquitter leurs dépenses, y compris celles qui sont en principe incompressibles. Le montant médian des factures impayées grimpe en flèche, passant de 692 € à 765 € (+ 10,5 %). Le spectre du surendettement plane plus que jamais : 10 % des foyers en sont déjà victimes. Il ne menace pas les personnes les plus démunies, mais enfonce un peu plus dans la précarité les ménages aux ressources modestes. Car le pouvoir d’achat des personnes rencontrées s’est considérablement élimé, malgré une hausse de leur revenu moyen, qui passe de 852 € à 878 €, soit 3 % de plus. Les dépenses, elles, ont augmenté plus vite : + 5,7 % rien que pour les loyers. Leurs dépenses contraintes (loyer, factures énergétiques, téléphoniques, assurances…), additionnées à leurs dépenses dites «souples» (nourriture, habillement) et à la charge de leur dette, dépassent largement le montant de leurs revenus. Après qu’ils se sont acquittés de ces frais incontournables, leurs finances basculent dans le rouge, avec un solde médian de – 141 €.  À elles seules, les dépenses contraintes pèsent pour 67,9 % dans le budget des ménages qui ont participé à l’enquête. À titre de comparaison, la part de ces frais incompressibles était de moins de 50 % en 2001, selon l’Insee. »

Robert B. Zoellick, président de la Banque mondiale, dans « Le Monde » du 17 septembre 2010 en page 22 :
Article intitulé : C’est la croissance qui éradiquera la pauvreté.
« En 1981, 52 % des habitants des pays en développement se trouvaient en situation de pauvreté extrême ; en 2005, ce taux était de 25 %. Jusqu'à l'avènement des crises, les efforts déployés par les pays et leurs partenaires commençaient ainsi à porter leurs fruits, la pauvreté diminuant sensiblement en Asie de l'Est, en Amérique latine, en Europe centrale et de l'Est. La Banque mondiale estime que 64 millions de personnes supplémentaires ont sombré dans la pauvreté extrême en 2010 (vivant avec moins de 1,25 dollar par jour). D'ici 2015, 1,2 million d'enfants de plus, âgés de moins de cinq ans, risquent de décéder, 350 000 écoliers supplémentaires risquent de ne pas achever le cycle primaire et environ 100 millions de personnes en plus risquent de rester privées d'accès à l'eau potable. La crise alimentaire de 2008 semble appartenir au passé. Mais elle n'a pas disparu. Pour la première fois de l'histoire, plus d'un milliard de personnes se coucheront tous les soirs le ventre vide. »

Jean-Baptiste François, entretien avec Julien Damon, ancien président de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, dans « La Croix » daté du 14 septembre 2010 en page 5 :
Article intitulé : Il est possible de passer de huit à cinq millions de pauvres d’ici à 2012.
« Il est fondamental d’avoir des objectifs ambitieux. Leur réalisme dépend surtout de la manière dont on définit la pauvreté. Si on considère que les pauvres sont les 10 % les moins riches d’une population, alors la cible est impossible à atteindre. En revanche, si on fixe un seuil de ressources à atteindre, alors il est possible d’éliminer la pauvreté, ou, du moins, une certaine forme de pauvreté.  La France s’est donné pour objectif de réduire du tiers le nombre de pauvres d’ici à 2012. Elle a choisi comme indicateur central de la pauvreté le seuil de pauvreté monétaire, qui correspond à 60 % du revenu médian des ménages, soit un revenu mensuel avoisinant les 900 €. En 2007, huit millions de Français, étaient au-dessous de ce seuil, soit 13 % de la population. Il me paraît possible de réduire ce nombre à un peu plus de cinq millions en 2012. La remontée des chiffres arrivant avec beaucoup de retard, nous ne saurons qu’en 2015 si cet objectif a été atteint.   Le taux de pauvreté, après avoir fortement diminué de 1970 à 1990, s’est stabilisé pour repartir à la hausse très récemment. Au-delà du nombre de pauvres, ce qui compte, c’est leur situation. Les 20 % les moins riches, à la fin des années 1990, disposaient encore librement de la moitié de leurs ressources après avoir réglé les dépenses comme le loyer, les assurances, l’énergie, etc. Aujourd’hui, leur budget contraint atteint les trois quarts de leurs revenus. Ils n’ont donc plus qu’un quart de ressources disponibles. »

E.T, propos de Olivier de Schutter, rapporteur spécial sur le droit de l’alimentation aux Nations unies, dans « La Croix » daté du 30 juillet 2010 en page 3 :
Article intitulé : Le monde n’a pas tiré les leçons des émeutes de la faim de 2008
« Il y a deux ans, il s’agissait en grande partie d’un phénomène de bulle spéculative sur les marchés à terme des matières premières agricoles. L’arrivée soudaine de fonds d’investissement avait débouché sur une flambée des cours. Cela avait conduit des opérateurs et des Etats à imposer des limites aux exportations, à stocker des marchandises sans les écouler, spéculant sut la hausse continue des prix des matières premières agricoles. Tous les ingrédients qui avaient conduit à cette spéculation demeurent présents. Rien n’a été fait pour mieux réguler les marchés, pour réduire la dépendance aux importations de denrées alimentaires, pour entraver l’extension des biocarburants au détriment des cultures vivrières, pour constituer des stocks d’urgence. C’est la ruée sur les terres arables de groupes privés étrangers. Ce type d’investissement ne va pas faire reculer la pauvreté. »

Catherine Sabbah, propos de Thierry Repentin président de l’Union sociale pour l’habitat dans « Les Echos » du 24 juin 2010 en page 34 :


Article intitulé : L’Anru II doit être lancée.
« J’ai constaté une précarisation accrue, avec une augmentation des loyers impayés de plus de trois mois de 13% entre 2008 et 2009 et les bailleurs prévoient la poursuite de cette tendance. Cette fragilité se ressent chez tous les locataires et dans une proportion encore plus grande chez les nouveaux entrants, dont 72% vivent avec moins de 1.129 euros par mois, ce chiffre incluant les prestations sociales et familiales.»

Marc Landré dans « Le Figaro » du 22 juin 2010 en page 21 :
Article intitulé : Le nombre de bénéficiaire du Revenu de Solidarité Active semble enfin décoller.
« Le nombre de bénéficiaire est reparti à la hausse en avril, à 1,777 million de foyers allocataires, soit une progression de 1,06%. En 11 mois, le nombre de bénéficiaire a augmenté de 51,5% même s’il reste éloigné de l’objectif à l’origine affiché par Martin Hirsch : un tiers de la « population cible » en bénéficie réellement aujourd’hui. « Beaucoup de personnes ont tardé à demander le RSA activité parce qu’elles ne savaient pas qu’elles y avaient droit, parce qu’elles ne voulaient pas se sentir stigmatisées» explique Marc-Philippe Daubresse. »

« La Croix » du 9 juin 2010 en page 11 :

Article intitulé : L’Union européenne se fixe un objectif de réduction de la pauvreté.

« L’UE a arrêté lundi un objectif commun inédit, sortir 20 millions de citoyens européens de la pauvreté ou de l’exclusion en dix ans et porter le taux d’emploi des 20-64 ans à 75%. 120 000 millions d’européens seraient dans une situation de pauvreté ou d’exclusion. »
Commentaire : Pour rappel, L’Union européenne compte 495 millions d'habitants et arrive en troisième position au classement mondial, derrière la Chine et l’Inde.
Commentaire : 120 millions de pauvres ou d’exclus sur une population de 495 millions, voilà le résultat de l’absence d’une Fédération Européenne.


Pierre-Antoine Delhommais dans « Le Monde » du 7 juin 2010 en page 18 :
Article intitulé : Lao-tseu a dit : « gare aux bulles spéculatives »

« Beaucoup craignaient qu'en cassant la croissance (le PIB des pays émergents est revenu de 8,3 % en 2007 à 2,3 % en 2009), la crise stoppe aussi la baisse, fulgurante, sans précédent dans l'histoire de l'humanité, de la pauvreté que le monde a connue depuis vingt ans. Qui se résume en quelques chiffres fournis il y a quelques semaines par la Banque mondiale (BM). Entre 1990 et 2005, le pourcentage de pauvres est passé de 42 % à 25 %. L'essentiel de ce recul est venu de la Chine communiste, grand vainqueur de la mondialisation libérale, où le taux de pauvreté a fondu de 60 % à 16 % (de 683 millions à 208 millions de personnes). La bonne nouvelle, c'est que, malgré la crise, cette augmentation du bien-être matériel, même infime, le passage du rien au presque rien, devrait se poursuivre. N'en déplaise à nos chers amis les décroissants, dont les conseils avisés d'Occidentaux confortablement logés et grassement nourris n'intéressent en vérité que très peu les dirigeants des pays émergents. Ces derniers, cela paraît incroyable et insensé, se soucient d'améliorer le sort misérable d'une partie de leurs populations, et ils veulent de la croissance, beaucoup de croissance. Le premier ministre indien s'est fixé un objectif de 10 %. Le Brésil vise plus de 6 %, ce qui permettrait d'ajouter quelques millions supplémentaires aux 31 millions de Brésiliens qui sont sortis, en sept ans, "d'une pauvreté abjecte" pour reprendre la formule du président Lula. Quant à la Chine, elle paraît bien partie (12 % au premier trimestre) pour dépasser les 10 %. »


Anne Michel dans « Le Monde » du 10 avril 2010 en page 12 :
Article intitulé : Des sociétés se préoccupent du surendettement des leurs salariés.
 « A la poste, entreprise de main d’œuvre, les petits salaires sont légion : 74 376 personnes, soit plus du quart des effectifs, gagnent entre 1 200 et 1 400 euros net par mois, et 9 358 autres, employés à temps partiel, moins de 1 200 euros par mois. De plus en plus d’agents, malgré une gestion rigoureuse (…), n’arrivent plus à boucler leur fin de mois, indique le rapport. Dans ce cas, on ne peut plus prévenir le risque et le service social se trouve démuni. Pour Emmanuel Bouriez, directeur adjoint de CMP Banque, le partenariat avec la direction nationale des activités sociales de La Poste constitue une réponse intelligente à la crise, et à la paupérisation des salariés les plus fragiles. Ceux que le moindre incident (perte de prestations familiales, diminution de revenus etc.) peut faire basculer dans le surendettement. » 

Clément Lacombe dans « Le Monde » du 10 avril 2010 en page 4 :
Article intitulé : Une grave crise alimentaire frappe l’est du Sahel.
 « L’ONG Oxfam estime que « 10 millions de personnes pourraient être victimes d’une grave crise alimentaire. » Alhousseini Bretaudeau, le secrétaire exécutif du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel, « La production de céréales dans le Sahel a atteint 16 millions de tonnes en 2009, pour des besoins estimés à 14 millions de tonnes. Le vrai problème, c’est la mauvaise circulation des denrées, qui crée des poches de populations sous-alimentées. » Bertrand Bachelier, président de la Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde (FARM), « Et pourtant, à la suite des émeutes de la faim, les pays riches avaient promis d’aider au développement de cultures vivrières dans le monde en débloquant 20 milliards d’euros en 2008, puis 23 milliards en 2009. Or ces sommes n’ont toujours pas été décaissées. » « Nous sommes en train de rater le coche, de réagir trop tard, juge un diplomate. Nous ne sommes déjà plus dans une logique de prévention mais d’atténuation de la crise. Cela ne servira à rien de se réveiller en juin quand les caméras de la BBC seront là. »

Isabelle Moreau dans « La Tribune » du 12 avril 2010 en page 6 :
Article intitulé : Le dossier des chômeurs en fin de droits continue de faire des remous.
" En 2010, Pôle emploi chiffre à un million le nombre de demandeurs d’emploi qui seront en fin de droits à l’Unedic."

Claire Guélaud dans "Le Monde" du 3 avril 2010 en page 10 :

Article intitulé : Depuis 2004, les inégalités se creusent au profit des plus hauts revenus.

" Le nombre des riches a explosé en France de 2004 à 2007, et cette très forte augmentation est allée de pair avec une explosion de leurs revenus. Il confirme ainsi le diagnostic d'une explosion des hauts revenus en France, posé dès l'été 2007 par Camille Landais, à l'époque chercheur à l'école d'économie de Paris. Mais contrairement à cet économiste, qui date à 1998 le début de ce phénomène, l'Insee fait de 2004 une année charnière. "Alors que les revenus d'activité n'ont progressé que de 11 % entre 2004 % et 2007 %, les revenus du patrimoine et les revenus exceptionnels ont connu des progressions beaucoup fortes", de 46 % et de 55 % respectivement, explique l'étude. Cette évolution est d'autant plus frappante qu'elle va de pair avec une stabilité des inégalités de niveau de vie pour 90 % de la population. Le niveau de vie rapporte le revenu disponible d'un ménage – la somme des revenus dont il dispose après paiement des impôts directs – au nombre d'unités de consommation, qui le composent. C'est par le haut que les inégalités se creusent depuis 2004, à travers l'augmentation des niveaux de vie des 5 % les plus aisés, tandis que la proportion de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté (908 euros mensuels) est passée, en un an, de 13,1 % à 13,4 %. Une hausse, non "statistiquement significative", qui porte à 8 millions le nombre de pauvres. La concentration est la règle. Les 10 % les plus riches reçoivent un quart des revenus d'activité déclarés, près des deux tiers des revenus du patrimoine et plus de quatre cinquièmes des revenus exceptionnels, constitués à près de 90 % par des plus-values de valeurs mobilières et à environ 10 % de gains de levée d'option perçus majoritairement par des cadres dirigeants. Au passage, l'Insee note que les revenus des plus riches sont imposés en moyenne à 20 % alors qu'"en appliquant le barème progressif de l'impôt sur le revenu" et les abattements, ils devraient l'être à 36 %. Les niches fiscales leur profitent."

"Les Echos" du 31 mars 2010 en page 24 :
Article intitulé : Frédéric Mitterrand débloque 100 millions d’euros pour la lecture.

«  100 millions d’euros par an pour la lecture d’ici à 2015 pour informatiser l’ensemble des bibliothèques et médiathèques des communes de plus de 20.000 habitants. »

Mon commentaire : Etant un fervent de la lecture sous toutes ses formes, je ne peux toutefois ne pas émettre la plus grande réserve devant l’utilisation de ces fonds alors que quantité de français n’ont plus rien. Dorénavant, j’aurai une pensée pour les SDF et les pauvres lorsque j’irai à la bibliothèque ou à la médiathèque.

Rémi Barroux dans « Le Monde » du 24 mars 2010 en page 13 :
Article intitulé : Chômeurs en fin de droits : l’épreuve de force continue entre le gouvernement et les syndicats.
« Aucune proposition concrète pour les quelques 360 000 chômeurs qui arriveront en fin d’indemnisation cette année et ne disposeront plus d’aucun revenu. »


Michel Waintrop dans « La Croix » du 17 mars 2010 en page 3 :
Article intitulé : Un ménage français sur deux a contracté au moins un crédit.
« La proportion des ménages de plus de 65 ans remboursant un crédit de consommation a crû (dépenses de la vie courante) régulièrement depuis le milieu des années 2000. »

Yves Bordenave dans « Le Monde » du 24 février 2010 en page 10 :
Article intitulé : Le malaise des adjoints de sécurité illustre les craintes de précarisation dans la police.
« Les adjoints de sécurité ont du vague à l’âme. Recrutés « sans condition de diplôme » pour cinq ans par la police nationale afin d’effectuer « un premier pas vers le métier de policier » - comme c’est écrit dans les annonces -, ces apprentis gardiens de la paix revêtus de l’uniforme réglementaire et armés comme leurs collègues, sont aujourd’hui en proie à la précarité. »


AFP dans « Les Echos » du 24 février 2010 en page 6 :
Article intitulé : 76 000 affaires transmises au médiateur en 2009.
Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République « « Je sens une société en tension et en usure psychique » « Avant, on était crevé au boulot, maintenant on est usé dans sa vie, on est tendu tout le temps ». Le rapport publié hier, insiste sur la nécessité pour les politiques de donner une voix à « la France des invisibles ». »


Yves de Kerdrel dans « Le Figaro » du 22 février 2010 en page 17 :
Article intitulé : Où est passé notre modèle social ?
« Et si nos politiques pensaient à la prochaine génération, plutôt qu’à la prochaine élection, ils constateraient que la question posée par ce système de retraites tient d’abord à l’incapacité de notre économie à maintenir des emplois, au-delà simplement de l’âge de 55 ans. Comment expliquer que 56% des Français (selon un sondage CSA réalisé en novembre dernier) estiment qu’il leur est possible de se retrouver SDF du jour au lendemain ? Il y a deux ans, ce chiffre était de 46%. Dans un cas comme dans l’autre, ce sentiment de précarité potentielle est stupéfiant. Comment est-ce possible que plus de la moitié de nos concitoyens se voient « sous un pont » alors que la France est le seul Etat qui consacre encore 36 à 37% de sa richesse à ce que l’on appelle « les transferts sociaux », soit cinq points de plus que les Etats du nord de l’Europe ? Notre pays est aussi celui où le sentiment de précarité au travail est le plus élevé au monde, avec un taux de 79% ! 100 000 salariés en contrat à durée indéterminée vivent aujourd’hui dans leur voiture, une caravane ou une cabane en bois de Meudon, n’est pas digne d’un pays qui se targue de son modèle social. A commencer par ce million de chômeurs qui va se retrouver cette année en fin de droits. Puisse « Le Quai de Ouistreham » livre de Florence Aubenas, ouvrir les yeux des experts qui restent en pâmoison devant le pacte social français. Vite ! Avant que la célèbre prophétie de Lincoln se réalise : « Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps. Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps. »


Françoise Fressoz et Cécile Prieur dans « Le Monde » du 22 février 2010 en page 11 :
Article intitulé : Jean-Paul Delevoye : « Je suis inquiet, le chacun pour soi a remplacé l’envie de vivre ensemble ».
« La société est en « grande tension nerveuse », estime le médiateur de la République, qui remet son rapport annuel mardi. « J’estime à 15 millions le nombre de personnes pour lesquelles les fins de mois se jouent à 50 ou 150 euros près ». »


Denis Peiron dans « La Croix » du 18 février 2010 en page 2 :
Article intitulé : Des aînés de plus en plus exposés à la précarité.
« Longtemps, elles sont restées « invisibles ». Les personnes âgées, par fierté, préféraient souffrir en silence ou, tout simplement, ne ressentaient pas le besoin de pousser la porte des organisations caritatives. Mais à en croire Didier Piard, le directeur de l’action sociale à la Croix-Rouge « quelque chose a craqué ». Les retraités représentent 15% des personnes venant solliciter une aide alimentaire ou un soutien financier pour régler un loyer, une facture d’électricité ou de gaz. Cette année-là (2007), 8,8% des femmes âgées de 60 à 74 ans vivaient au-dessous du seuil de pauvreté (60% du revenu médian, soit 908 euros pour une personne seule), contre 8,3% pour les hommes au-delà du même âge. Au-delà de 75 ans, ces chiffres grimpent à 14,3% pour les femmes et 8,9% pour les hommes. « La pauvreté des personnes âgées est bien moindre que celle des jeunes » relève néanmoins Didier Gélot, directeur général de l’Observatoire national de la pauvreté et l’exclusion sociale. »


Eric Le Boucher dans « Enjeux les Echos » de février 2010 en page 6 :
Article intitulé : Le recul de la liberté.

« La belle croissance laisse pour compte 600 millions de pauvres dans le monde avec moins de 1,25 dollars par jour. Et voilà qu’on lit que ma démocratie reflue, au lieu de s’imposer en parallèle avec la hausse de la richesse mondiale. La prospérité n’assure plus la liberté. »


Dans "Alternatives Economiques n°288" du 28 janvier 2010 en page 26 :
Article intitulé : Fracture énergétique.
«  Pas moins de 3,4 millions de ménages (13% de l’ensemble) sont considérés comme étant en situation de précarité énergétique en France. Ils consacrent un dixième ou plus de leur budget aux dépenses d’énergie, contre 5% en moyenne, indique un rapport remis au gouvernement par Philippe Pelletier, président du comité stratégique du Plan bâtiment Grenelle. 70% de ces ménages appartiennent au quart des foyers les plus défavorisés et 55% ont plus de 60 ans. Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre « La montée des charges énergétiques, mais aussi des loyers génèrent de profondes inégalités que ne compensent pas que partiellement les aides publiques ».


Gabriel Marc, ancien président du CCFD, dans "La Croix" du 19 janvier 2010 en page 27 :
Article intitulé : Le mépris des pauvres.
" Pourvu des liquidités reçues, le système, juste un peu dégraissé, reprend goût à ses anciennes pratiques. Plutôt que d'engager ses ressources rétablies pour financer l'investissement à long terme, il préfère le rendement immédiat du marché spéculatif pour se refaire du gras. Tant mieux pour les gagnants du jeu. Tant pis pour les autres : le chômage devient endémique, les salaires sont bloqués, sauf pour une minorité qui se les attribue jusqu'à l'invraisemblance, et les peuples de la pauvreté tirent la langue. La troisième crise est latente. C'est la crise alimentaire. Une personne sur cinq dans l'humanité ne mange pas à sa faim, ne dispose pas des calories nécessaires au maintien de son corps. Jusqu'à quand les peuples vont-ils courber l'échine sans rien dire face à l'arrogance des élites ?"


Anne Rodier et Adrien de Tricornot dans "Le Monde Economie" du 19 janvier 2010 en page 1 :
Article intitulé : Un million de chômeurs en fin de droits en 2010.
" Si rien n'est fait, 600 000 d'entre eux n'auront aucune aide de l'Etat. Les syndicats dénoncent un risque de paupérisation."

Valérie Demon dans « La Croix » du 8 janvier 2010 :
Article intitulé : L’Europe fait l’union contre la pauvreté.
« L’Union européenne et les Etats membres lancent pour 2010 l’Année de luette contre l’exclusion sociale. Il y a urgence, car 79 millions d’Européens vivent aujourd’hui au-dessous du seuil de pauvreté. »

 

 

 

 



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