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PAYS ARABES

 

Dans « Boursorama » du 15 septembre 2011

Article intitulé : Les pays du Golfe déterminés à lancer leur monnaie unique :
« Les monarchies du Golfe sont déterminées à se doter d'une monnaie unique, en dépit de la crise financière qui secoue le monde, a déclaré jeudi à Doha le gouverneur de la Banque centrale saoudienne (SAMA). Les Emirats arabes unis et Oman se sont retirés de ce projet. Le retrait émirati faisait suite à des réserves exprimés par ce pays sur le choix de Ryad comme siège de la future Banque centrale. Le lancement de la monnaie unique des pays du CCG --qui contrôlent 45% des réserves mondiales de brut-- était initialement prévu en 2010, L'échéance 2013 est désormais jugée comme la plus vraisemblable par divers analystes. »

                                                                                       
Raphaël Gutmann, professeur à l’ESG Management School, dans « Le Figaro » du 16 septembre 2011

Article intitulé : Ne pas négliger le rôle de la doctrine Bush dans les révoltes arabes
« Depuis plusieurs mois, les observateurs politiques tentent d’identifier les racines de la contestation qui bouleverse le monde arabe. L’ampleur et la force de ce mouvement ont été, pour la majorité d’entre nous, inattendues et imprévisibles. Face à cette incompréhension, de nombreux analystes se sont sentis obligés de trouver un détonateur à ces événements historiques. Les plus pressés ont cru le trouver avec l’immolation d’un jeune homme dans une ville obscure de province tunisienne, en décembre 2010. Le mécanisme menant à ces révoltes a été mis en marche plusieurs années auparavant dans une autre région de l’aire culturelle arabe. Il s’agit de la seconde guerre d’Irak, qui a abouti à l’éviction de l’archétype du dictateur arabe : Saddam Hussein. Or cette hypothèse nous amène à réévaluer le legs de l’intervention lancée en 2003 par les États-Unis. Toutefois, la guerre en Irak avait un autre objectif clairement énoncé, mais que la plupart des commentateurs pensaient n’être que de façade : le renversement des dictatures et la démocratisation d’un ensemble de pays, regroupé sous le nom de « Grand Moyen-Orient ». Lors de son discours prononcé le 26 février 2003 devant l’American Enterprise Institute, le président américain appelait ainsi à un remodelage politique de cette région afin de lutter contre la tyrannie, synonyme de menace terroriste et de déstabilisation. George W. Bush maniait un argument de poids, selon lequel les démocraties ont comme avantage de ne jamais se faire la guerre. Un Moyen-Orient démocratisé cesserait donc d’être un foyer de violences et de tensions, notamment en Israël et dans les « territoires », où les groupes radicaux palestiniens reçoivent le soutien financier, voire logistique, de plusieurs régimes autoritaires voisins. G.W. Bush et ses conseillers néoconservateurs soutenaient que la chute d’un tyran local enclencherait un « effet domino », en servant d’exemple pour que les autres peuples arabes se débarrassent à leur tour, et sans intervention directe étrangère, de leur dictateur respectif. L’éviction de Saddam Hussein devait jouer ce rôle de déclencheur. Avec du recul, cette stratégie a porté ses fruits. L’onde de choc aura, en fait, pris plus de sept ans pour se propager du centre irakien au reste de la région. Avant la guerre de 2003, les peuples arabes ne pouvaient imaginer se défaire des despotes qui les asservissaient. Mais le sort infligé à un dirigeant, que l’on croyait inamovible et inatteignable, a transformé de manière profonde, et dans la durée, le cadre mental de ces nations. » 


Commentaire : Rendre à César… Il est très rare de lire des articles qui prennent de la « hauteur ». Trop souvent, les articles ne font que traiter le sujet du moment, dans le « sens du vent » du moment sans accepter ou sans pouvoir réfléchir en dehors du « bien penser ». Faire un article sur ce thème, aujourd’hui, est preuve de qualité.

Jérôme Marin dans « La Tribune » du 16 septembre 2011

Article intitulé : À Wall Street, la bulle Internet se dégonfle
«  « Il y a un changement d'état d'esprit dans la Silicon Valley, explique Lou Kremer de Wedbush Securities. Les sociétés préfèrent rester focalisées sur leur croissance plutôt que de penser à l'optimisation de la valeur de leurs actions. En 1999, elles réalisaient leur introduction en Bourse après deux ou trois ans d'existence. Aujourd'hui, elles le font, en moyenne, au bout de dix ans. » L'euphorie qui régnait au printemps autour des valeurs technologiques semble être retombée. À Wall Street, l'action du réseau social destiné aux professionnels LinkedIn cote autour de 88 dollars, en recul par rapport à sa première clôture de la mi-mai, mais bien au-dessus de son prix d'introduction (45 dollars). La webradio Pandora, introduite à 16 dollars en juin, est tombée sous les 10 dollars. »


Commentaire : Le monde tourne, les réflexions avancent. « Les sociétés préfèrent rester focalisées sur leur croissance plutôt que de penser à l'optimisation de la valeur de leurs actions ». La valeur économique et le futur ont été choisis au détriment de la « furtivité » et de la« fictivité » de la valorisation boursière (valorisation comptable).

Pierre Prier, envoyé spécial à Riyad, dans « Le Figaro » du 10 février 2010 en page 6 :
Article intitulé : Une princesse saoudienne à l’avant-garde de la cause des femmes.
« On en peut pas permettre à des traditions de s’ossifier et de devenir des prescriptions religieuses au fil du temps »

 



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