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Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010
Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?
Comprendre :
- la Mondialisation et l'Europe
- les cycles boursiers
- les cycles immobiliers
- l'économie et les cycles financiers
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Roger Pol-Droit dans « Les Echos » en date du 19 janvier 2011 :
Article intitulé : Quand un peuple se lève
« Moins d’un mois pour que vacille un pouvoir qui passait pour solide. Moins d’un jour pour qu’il s’évanouisse, comme un décor détruit. La Tunisie vient de donner au monde entier une grande leçon. Elle tient, pour l’essentiel, en quelques mots : n’oubliez pas ce que peut le peuple. On le croit assoupi, résigné ou terrorisé. Quand il se lève – résolu, courageux – rien ne semble lui résister. Le vrai mystère, évidemment, c’est le point de révolte, celui où tout bascule soudain, où l’action s’enclenche. Car le propre de l’insurrection est de paraître aussi bien impossible qu’inéluctable. Ce moment où chacun éprouve, par tout son être, que ça ne peut plus durer, Albert Camus l’a mis exemplairement en lumière, en 1951, dans « L’Homme révolté ». A ses yeux, la révolte n’est pas simplement lassitude, exaspération, patience perdue. Elle trace une frontière, restaure la dignité. Elle instaure surtout des valeurs positives, une représentation de la justice, de la liberté politique ou de l’humanité. Voilà ce que dit, sur la scène mondiale, le peuple de Tunisie. Que l’histoire n’est jamais entièrement écrite. Que le désir de servitude peut avoir une fin. Que les dictateurs sont des tigres en papier. Que le peuple existe, parle, pense et agit. Que la liberté, au prix du sang, se conquiert encore. Toutes choses que l’on a de plus en plus tendance à ne plus croire, à tenir pour des fables antiques ou de douces illusions. Les faire vivre de nouveau, avec cet éclat, ne manquera pas d’avoir une cascade de conséquences. Quels que soient les aléas de l’avenir, il faut saluer ceux qui donnent au monde cette leçon. »
Commentaire : Nous avons ici un cas du franchissement « politique » du Seuil sociologique d’acceptation. Tôt ou tard, l’Etre Humain se manifeste. L’oublier est une erreur. Il est vrai que le temps de latence est toujours très important. Car seule une très forte minorité ose dire non avant les autres. Les autres ne se posent pas de question du type :
Acceptation ou soumission ? Acceptation ou corruption par passivité coupable ? Acceptation ou collaboration coupable ? …Mais cela est loin de la finance, quoique … !
Jean-Marie Muller, philosophe, dans « La Croix » daté du 24 août 2010 en page 23 :
Article intitulé : Prôner la non-violence aux oppresseurs ?
« Pourquoi est-ce toujours aux opprimés que l’on conseille la non-violence ? Ne faudrait-il pas d’abord la prôner aux oppresseurs L’oppresseur porte la responsabilité première, primordiale, de la violence. »
Sophie Péters dans « La Tribune » du 9 juin 2010 en page 20 :
Article intitulé : Lettre ouverte aux perfectionnistes.
« La perfection est séduisante, le perfectionnisme tyrannique. A tel point que tous les perfectionnistes, n'arrivant jamais à être à la hauteur, traversent plus ou moins vaillamment des épisodes de profonds découragements. Nos exigences au lieu de nous soutenir nous fragilisent. Elles ne reconnaissent pas nos succès, partant du fait que ne pas réussir à 100 % c'est rater ! Aux perfectionnistes, il n'est pas donné de savoir relativiser, de prendre la vie sans gravité, de ne garder que des demi-succès et de savoir apprendre des défaites salvatrices. Bref, de voir la vie en couleurs. Epuisé dans sa quête obsessionnelle le « parfait en tout » est un candidat idéal pour le « burn out »... Or, comme le croit tout perfectionniste qui se respecte, renoncer à cette quête n'aboutit ni au laxisme ni à la médiocrité. Juste à apprendre à bien faire... à faire de son mieux. Pour être plus humain tout simplement. Et surtout plus souple, en bonne posture pour faire face aux chocs de l'époque. Nous sommes un entre-deux, mélange subtil de ce que nous savons réussir et rater. Alors gardons à l'esprit ce magnifique poème de Rudyard Kipling : « Si tu peux rencontrer triomphe après défaite et recevoir ces deux menteurs d'un même front... tu seras un homme mon fils. » « Oser, c'est perdre pied momentanément. Ne pas oser, c'est se perdre soi-même », Kierkegaard, philosophe. »
Elizabeth Badinter, philosophe, dans « Le Nouvel Economiste» du 3 novembre 2009 page 10 :
« On est perpétuellement dans l’instant alors que toute réflexion requiert du temps et aussi du doute. Or regardez les politiques, les journalistes, les gens amenés à s’exprimer publiquement : jamais personne ne les entend dire : « je ne sais pas » ni même, « donnez-moi le temps d’y réfléchir ». En encourageant cette instantanéité, Internet produit cet effet paradoxal : il nous ouvre l’univers, il nous permet de gagner l’espace, mais il est en train de nous faire perdre le temps et par là aussi de nous couper de l’histoire. Cette extension de l’espace au détriment de la profondeur de l’histoire nous a coupé de la conscience du passé, laquelle est pourtant absolument indispensable à la construction d’une société. Le politiquement correct est une forme de nivellement effrayante ; l’annihilation de la réflexion personnelle. La nécessité du consensus, de penser comme tout le monde est de plus en plus impérieuse, au point que la chose la plus difficile aujourd’hui, consiste à dire « non » et à être minoritaire. »