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Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010
Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?
Comprendre :
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Laurence Boisseau dans « Les Echos » du 7 juillet 2011
Article intitulé : Non, le marché du carbone n’est pas mort…
« Selon une étude interne réalisée par la Commission européenne, le cours d’un quota de CO2 pourrait même perdre 10 euros par rapport aux estimations précédentes pour 2020. Créé il y a six ans, le marché européen des droits à polluer distribue chaque année plus de 2.000 milliards de quotas pour les industriels (sidérurgistes, électriciens, fabricants de pâte à papier, de verre, raffineurs et cimentiers…). Son but est de réduire de 20 % les émissions de gaz carbonique d’ici à 2020, mais les objectifs ont été fixés par rapport à 2005. Or, depuis, à cause de la récession, les émissions ont diminué et, aujourd’hui, les quotas sont quasiment équivalents aux émissions. A partir de 2013, ce marché va entrer dans la troisième phase de son fonctionnement : une partie des quotas d’émission ne seront plus distribués gratuitement aux entreprises du secteur électrique, mais mis aux enchères. Tous les ans, ils vont diminuer de 1,74 % », commente Emmanuel Fages, directeur de la recherche sur l’énergie en Europe à la Société Générale. Ce marché reste encore aujourd’hui le seul instrument de la politique climatique pour lutter contre le réchauffement de la planète. Bruxelles a même déclaré être prête à retirer entre 500 et 800 millions de tonnes de quotas si nécessaire pour que le prix de la tonne de CO2 ne s’effondre pas. La Commission européenne a fait de nombreux efforts pour rattraper son retard et inciter les acteurs à revenir sur les marchés réglementés plutôt que de conclure des opérations de gré à gré. »
Commentaire : Et si c’était le bon moment pour prendre une position ?
Jean-Jacques Mevel dans « Les Echos » du 14 avril 2011 :
Article intitulé : Bruxelles relance la taxe carbone
« ÉNERGIE La Commission Barroso prépare une belle empoignade fiscale : elle a dévoilé hier un projet de taxe carbone qui aurait pour effet d’augmenter le prix du gazole et du charbon, suscitant les foudres de Berlin, l’agacement de Londres et les réserves de Paris. La réforme, présentée comme indispensable pour mettre la fiscalité en accord avec la lutte contre le réchauffement climatique, vise surtout les carburants pour le transport et l’énergie fossile pour le chauffage. Le taux minimal de taxation s’appuierait sur deux paramètres. Les émissions de CO2 au prix de 20 euros la tonne, afin de réduire les rejets nocifs. Et le contenu énergétique pour favoriser les plus efficients (9,60 euros par gigajoule pour les carburants et 0,15 euro pour les combustibles). « Il s’agit d’encourager les énergies propres, d’aider les biocarburants et de réduire la dépendance créée par les importations de gazole importée », résume Algirdas Semeta, commissaire en charge de la fiscalité. L’unanimité des États membres et un vote conforme du Parlement européen seront nécessaires pour l’approuver, ce qui est loin d’être gagné, comme le reconnaît José Manuel Barroso. Le gazole et le fioul, actuellement peu taxés, le seraient davantage. Il en irait de même pour le charbon. La taxe minimum pour le gazole passerait de 330 euros par m3 à 412 euros en 2018, soit une hausse de 8 centimes d’euros par litre. Sur l’essence, elle resterait inchangée à 359 euros. L’objectif est une taxation minimale unique en Europe. Elle contraindrait à aligner les pays qui ont des droits d’accises faibles sur les carburants, comme le Luxembourg ou les pays d’Europe orientale qui s’approvisionnent en gazole russe. Les États qui sont au-dessus du plancher pourraient maintenir leur taxe inchangée, voire la réduire. »
Sylvain Cypel d
Grégoire Allix dans « Le Monde » du 10 mars 2011 :
Article intitulé : L'Europe hâte sa mue vers l'économie sans carbone
La stratégie climatique à 2050 recommande d'accélérer les baisses d'émission de CO2, sans nouvelles contraintes
« L'Europe devrait chercher à réduire ses émissions de CO2 de 25 % à l'horizon 2020, et non de 20 %, comme prévu dans le paquet énergie climat, estime la Commission européenne. Mieux : cet objectif devrait être réalisé par les Etats membres, essentiellement via des politiques domestiques, et non, comme actuellement, en usant pour un quart de mécanismes de compensation, tels l'achat de crédits carbone à l'étranger. »
Propos de Pascal Lamy, directeur général de l’OMC, recueillis par Laurent Chemineau dans "La Tribune" du 2 juin 2010 page 7 :
Article intitulé : Tant que le chômage ne diminuera pas, le danger protectionniste demeurera.
« Les paramètres de la croissance économique évoluent du point de vue géographique, au profit des pays émergents, et du point de vue de sa composition avec la montée du thème de la croissance soutenable, économe en ressources naturelles et moins émettrice de CO2. Ces évolutions modifient la gamme des activités économiques, des biens, des services, des échanges et des qualifications de la main d'oeuvre ce qui donnera lieu à des ajustements en matière d'emploi. »
Commentaire : Nous avons ici les prémices du rôle d’outil de compétitivité de la taxe carbone expliqué lors de mes conférences.
Dans « Les Echos » du 2 février 2010 page 8 :
Article intitulé : Taxe carbone : Bruxelles envisage 20 euros par tonne de CO2.
« L’objectif n’est pas d’augmenter les taxes, mais de les restructurer, afin de permettre aux consommateurs de réduire leur imposition en modifiant leur comportement.»
Commentaire : Souvenez-vous, lors de mes conférences j’explique « la consommation défiscalisée ».