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Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010
Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?
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D.D dans « Challenges » du 8 mars 2012
Article intitulé : La titrisation fait un retour discret
« Montrés du doigt lors de la crise des subprimes, ces tickets de créance redeviennent tendance. La Société générale a annoncé avoir cédé pour près de 700 millions d’euros de créances automobiles, divisées en plusieurs lots à destination d’acheteurs différents. Les banques, tenues de réduire leur bilan pour répondre aux normes comptables de Bâle III, ne peuvent pas faire autrement. « La réglementation est contreproductive, notre Eric Delannoy, fondateur de Weave. Les régulateurs voulaient limiter des instruments dont on jugeait qu’ils étaient néfastes, et paradoxalement, les nouvelles normes vont pousser à les remettre au goût du jour.» »
Commentaire : Pour répondre à des normes comptables, on recommence à transférer les risques. Rebelote ! Ces montages comptables font partis des situations (solutions) de sortie de crise…comptable. Mais transférer le risque comptable ne veut pas dire qu’on le traite, bien au contraire. Pourquoi la persistance de ce comportement ?
Anne drif dans « Les Echos » du 26 janvier 2012
Article intitulé : Très contestée, la titrisation redevient incontournable
« Les régulateurs voulaient l’éradiquer après la crise des produits « toxiques » immobiliers américains. Mais la titrisation, ou ce que les spécialistes sont désormais contraints d’évoquer sous le terme plus politiquement correct de « monétisation », est redevenue indispensable au financement de l’économie. Indispensable d’abord pour les banques, qui doivent trouver de la liquidité au jour le jour et peuvent utiliser cet outil comme garantie pour emprunter auprès de la BCE. « Obtenir du financement reste assez compliqué pour les banques. Le marché du financement en blanc est quasi fermé à cause des taux prohibitifs, expliquait Didier Harnois, responsable de la gestion des collatéraux à la Société Générale, aux Rencontres des Marchés de la dette et du change, la semaine dernière. La seule solution est de proposer un risque qui ne soit pas seulement lié à un nom bancaire, mais mélangé à celui d’un portefeuille de prêts. » Le refinancement sur les marchés via des obligations garanties par des prêts immobiliers (« covered bonds ») étant limité, la titrisation s’est révélée comme un mode d’accès à la liquidité essentielle pour les banques. C’est elle qui les a sauvé d’une nouvelle crise de liquidité, en leur donnant accès au refinancement de la BCE.La titrisation est devenue si incontournable que la présidence danoise de l’Union européenne compte élargir les réserves de liquidité, à d’autres produits titrisés (crédits immobiliers, etc.). Les contraintes de Bâle poussent aussi les banques à offrir de la titrisation aux entreprises plutôt que du crédit. Rexel a ainsi conclu un nouveau programme de titrisation de 500 millions d’euros en décembre dernier. « Apporter des lignes de liquidité par le biais de ces montages coûte moins cher aux banques que de prêter directement aux entreprises car les lignes ne sont pas tirées et pèsent donc plus faiblement sur le capital réglementaire de la banque, relève Frédérick Lacroix. En effet, selon l’approche standard, alors qu’un crédit classique à une société notée entre BBB et B va être pondéré de 100 % à 150 %, ces lignes de liquidité ne sont prises en compte dans le calcul du ratio de fonds propres que pour 50 %. » Les entreprises ont aussi plus besoin de la titrisation aujourd’hui que par le passé. « Nous employons la titrisation pour alléger les bilans. Face aux difficultés de financement, les entreprises l’utilisent pour diversifier leurs ressources », a corroboré Philippe Messager, le directeur des financements d’EDF et président de l’AFTE à ces rencontres. »
Commentaire : Ahurissant ! Et dire que nous sommes harcelés par les mêmes instances qui hier, devaient avouer leurs manquements et qui aujourd’hui replongent dans la fumisterie financière. Pour reprendre le propos guerrier de Monsieur Hervé de Carmoy en début de revue de presse : Qui doit-on abattre ? Les rentiers ou plutôt combattre les représentants de certaines institutions étatiques ? De nouveau, « La réflexion te gardera, la raison te protégera. »
Anne Drif dans « Les Echos » du 21 juin 2011
Article intitulé : Bâle III pousse les banques à relancer le « shadow banking »
« C’est l’un des paradoxes de la réforme de la régulation bancaire. Les nouvelles normes de Bâle III favorisent le « shadow banking » (finance parallèle peu ou pas régulée) et, plus précisément, la titrisation, cette technique de transferts de crédits en plein boom avant la crise financière. « Les besoins de financement de l’Europe seront considérables dans les années qui viennent, avec 1.000 milliards de dette qui doivent être refinancés dans les deux ans selon la BCE. Il est ainsi crucial qu’un marché plus solide et renforcé ait sa part aux côtés d’autres outils de financement, comme les prêts bancaires, les obligations sécurisées et les dépôts. » Bien que convalescente, la titrisation repart. Au premier trimestre, les banques européennes ont émis 114 milliards d’euros, le volume le plus significatif depuis dix ans après les années 2007 et 2009. L’an dernier, elles ont mené 382 milliards de transactions, plus que de 2000 à 2005. Parmi les actifs cédés par les banques, les prêts et obligations d’entreprises (CDO-CLO) qui avaient beaucoup souffert de la crise de 2008 dans leurs versions les plus complexes (CDO de CDO) ont été très actifs avec 29,6 milliards émis. La relance des CDO a été particulièrement forte sur les trois premiers mois de l’année, à 7,1 milliards , contre un rythme de 1 milliard seulement l’an dernier par trimestre. Aux Etats-Unis, les banques ont vendu pour 3,4 milliards de dollars de dette l’an dernier, plus que le double de 2009, relève de son côté Bloomberg. Dernier signe de ce retour en grâce, Morgan Stanley a bouclé un fonds CLO de 461 millions de dollars, confié à Apollo. En transférant du risque, ces transactions sont en outre un garde-fou aux crises futures. En 2002, une grave crise bancaire a été évitée grâce aux transferts sur les crédits aux entreprises. »En face des banques, les contreparties sont demandeuses. Les fonds souverains et les « family offices » viennent chercher du rendement, quand les assureurs et les institutionnels y trouvent aussi un moyen de diversifier leurs risques. « Certains investisseurs, tels que les ’family offices’ sont circonspects à l’égard des dettes bancaires, mais cherchent des capacités de rendement, souligne-t-il. Grâce aux économies de fonds propres, les banques peuvent leur offrir un rendement supplémentaire, soit de 12 à 15 % d’intérêts nets. En outre, alors que les ’hedge funds’, les plus à même de dégager de la performance, prennent des commissions de 2 à 20 % dès le premier euro investi, ces transactions gérées par des fonds fermés n’impliquent des frais qu’une fois le rendement réalisé. » Des intérêts convergents, qui assurent un solide futur à la titrisation. Ironie du sort, ce sont aussi parfois des intermédiaires qui ont été les plus agressifs en titrisation avec la création des SIV, tombées en quasi-faillite, comme celle de Cheyne Capital, sauvée par Goldman Sachs, qui s’en trouvent aujourd’hui les arrangeurs. »
Commentaire : Sans parole.
Julien Beauvieux dans « La Tribune » du 17 mars 2010 en page 26 :
Article intitulé : Redémarrage partiel de la titrisation immobilière commerciale américaine.
« Le marché secondaire américain des obligations titrisées adossées à des prêts immobiliers commerciaux (les « Commercial mortage backed securities », ou CMBS) poursuit son redressement. La prime de risque exigée par les investisseurs pour acquérir ces titres, dérivés de prêts octroyés pour financer des immeubles de bureaux ou des centres commerciaux, a baissé la semaine dernière à son plus bas niveau depuis août 2008, selon des données de Morgan Stanley. En offrant des liquidités bon marché aux acheteurs, la Fed avait pour objectif de doper le retour sur investissement de ces produits via un effet de levier. »
A. DR. dans « Les Echos » du 9 mars 2010 en page 27 :
Article intitulé : Les régulateurs veulent relancer la titrisation.
« Marche arrière. Quelques mois après avoir pointé du doigt le milieu de la titrisation, accusé d’avoir diffusé le risque des crédits immobiliers à risque américain et de propager la crise, le président du Conseil de stabilité financière (FSB), Mario Draghi, a appelé de ses veux une relance de ces transferts de crédits. En titrisant leurs prêts, les banques se libèrent de la capacité financière pour octroyer de nouveaux crédits. Les titres cédés seraient, désormais, plus transparents et moins complexes. Depuis l’été dernier, les régulateurs ont pourtant tenu un discours inverses. Ils ont multiplié les réglementations pour durcir l’exercice de ces transferts. A ce niveau d’émission (319 milliards d’euros en 2009), le marché a retrouvé ses capacités des années 20006 et 2007. De même aux Etats-Unis, plus de 1.000 milliards d’euros ont été émis de janvier à septembre 2009, plus qu’en 20008. »
Isabelle Ehrhat dans « Le Monde » du 5 octobre 2009 :
« Passé le cap des obligations spéculatives, ainsi que celui des titres « sécurisés » dont l’afflux n’arrive pas à assécher les abondantes liquidités dont disposent les investisseurs, c’est au tour de la titrisation d’effectuer un retour remarqué. Après une pause d’une année les produits complexes se vendent à nouveau. La titrisation consiste à transférer des risques liés à des crédits à une entité qui émet des obligations adossées à ces crédits. Un « transfert » général qui a posé bien des problèmes lors de la crise financière »