SOCIOECOPOFI
30 juillet 2010

AMF/REGULATEUR
Christèle Fradin dans « La Tribune » daté du 30 juillet 2010 en page 23 :
Article intitulé : Les régulateurs prônent davantage de transparence sur les marchés.
" Les banques ont lancé leur propre moteur de confrontation des ordres, en dehors de tout statut prévu par la directive. Cela parfois en toute transparence des intérêts à l'achat et à la vente, mais parfois en toute opacité. MIF a prévu des obligations en matière de transparence pour compenser les effets de cette concurrence nouvelle. La directive a aussi prévu des exemptions, notamment pour éviter à des gérants institutionnels d'avoir à subir un impact de marché provoqué par un ordre important. Mais elles sont aussi utilisées pour de petits ordres ! »
BANQUE/BOURSE
Jean-Pierre Rondeau, président de CIF-CGPC, dans H24Finance daté du 29 juillet 2010 :
Article intitulé : Un dernier coup de g... avant les vacances
" Oui, les banques sont immorales. Oui, Madame MERKEL a raison d’interdire les ventes à découvert quand elles ne sont que des opérations de spéculation et pas de couverture. Je veux oublier ses rodomontades et celles de notre président quand ils demandaient, il y a à peine quatre ans encore, que l’on impose moins de contraintes aux hedge funds pour « permettre à l’industrie financière européenne de rattraper son retard sur NY et surtout la GB » ! J’espère aussi que Mr OBAMA fera ce qu’il prétend. Et donc qu’une banque de dépôts US ne pourra plus faire d’opérations pour compte propre, même à travers une filiale. Car même quand elle joue avec ses propres fonds, elle met en péril les capitaux de ses clients en prenant le risque de disparaitre. Et si elle est sauvée, c’est avec l’argent du contribuable. D’autre part, elle joue aussi avec l’argent de ses clients en leur vendant des produits "pourris", dits garantis ou structurés et des hedge funds ou fonds alternatifs (je parle des non monétaires surtout, car l’on met en avant les seuls monétaires pour dire qu’il y a de bons hedge). Mais elle utilise aussi les mandats de gestion directe ou OPCVM pour faire tourner les portefeuilles. Le tout lui permet actuellement de rembourser les Etats pour ne pas être sous tutelle informelle et pour pouvoir payer des bonus.
Enfin, quand c’est une très grande banque, elle manipule les cours comme cela peut se constater presque toutes les fins d’après midi sur le CAC ou à Wall Street. Jamais je n’avais vu autant de mensonges que depuis 2007 : chez des gérants, analystes, agences de notations, patrons de banques et de sociétés de gestion, ministres aussi, etc. La bourse actuelle ne veut plus rien dire. En 2007/2008 (avant Lehmann) j’étais invité à déjeuner par des gérants qui me disaient qu’il « fallait y aller », « que c’était le moment ». Et parce que je démolissais leurs arguments de vente, je les voyais se décomposer et me dire à la fin du repas, pour ne pas paraître trop incompétents : « Tu sais, Jean-Pierre, à titre personnel, j’ai tout vendu ! ». Il aurait fallu que je vende un marché à mes clients (et eux aux leurs) auquel eux-mêmes ne croyaient plus. Combien de banquiers ont-ils donné instructions aux conseillers des guichets pressés de campagne de vente de produits pour les faire simplement alléger les portefeuilles ? Oui, les banquiers (je ne parle pas de mes anciens collègues de terrain) se conduisent actuellement comme des voyous et avec eux beaucoup des intervenants en Finance. Heureusement, il existe encore de bons professionnels souvent gérants et conseillers indépendants, mais aussi des salariés de réseaux pour résister aux sollicitations." *Les propos rédigés par Jean-Pierre Rondeau ne sont pas nécessairement partagés par H24Finance. Ils n'engagent que leur auteur. »
Yves de Kerdrel dans « Le Figaro » daté du 27 juillet 2010 en page 19 :
Article intitulé : Les banques vont bien, merci ! Maintenant, occupons-nous des Etats.
« Aussi rigoureux qu’a pu être cet audit (stress test), il s’agit avant tout d’un exercice de communication destiné à rassurer les investisseurs, à apaiser les banquiers eux-mêmes qui en sont venus à craindre de se prêter de l’argent entre eux et à montrer au monde entier le degré de sophistication de notre surveillance financière. Le problème, c’est que ces tests ont, en fait, le même degré de validité qu’un permis de conduire accordé par un examinateur aveugle, ivrogne, et ignorant lui-même le Code de la route. Car qui sont ces régulateurs qui ont accordé leur visa à 84 banques au bout de plusieurs semaines d’un suspense angoissant, sinon des institutions qui, jamais dans le passé, n’ont pu et n’ont su avertir des risque économiques, financiers ou boursiers qui s’apprêtaient à éclater. Jamais, on ne les a entendus dire une seule fois : attention aux produits dérivés, aux subprime ou à tel risque souverain. Ils n’ont jusqu’ici jamais rien vu, rien su, rien entendu. »
ECONOMIE
Elisa Perrigueur, propos de Jacques Bichot, professeur à l’université de Lyon III, dans « La Tribune » daté du 30 juillet 2010 en page 7 :
Article intitulé : Une réforme de justice serait plus efficace que des mesures policières.
« Vous êtes l'auteur d'une étude sur le coût de la criminalité et de la délinquance en France, que vous évaluez, pour la période juillet 2008-juin 2009, à 115 milliards d'euros, soit 5,6% du PIB. Ce chiffre est-il en augmentation ? Oui, il croît depuis douze ans, mais cela ne signifie pas pour autant que la délinquance augmente. Ce chiffre est en effet gonflé par des nouveaux coûts comme celui par exemple des investissements élevés dans les assurances, les dispositifs de sécurité... Paradoxalement, on constate que le coût de la délinquance en banlieue n'est pas le poste le plus élevé. La délinquance en cols blancs, qui intègre les faux, les délits financiers ou encore les fraudes aux prestations sociales a un coût bien supérieur, de l'ordre de 20 milliards d'euros par an. On constate une recrudescence des émeutes. Pour autant, les tensions y sont cycliques et n'augmentent pas : elles n'ont rien à voir avec les émeutes qu'on a connues par exemple en France dans les années 1950. Il y a surtout un effet de médiatisation. »
Rémy Prud’homme, économiste, dans « Les Echos » daté du 30 juillet 2010 en page 10 :
Article intitulé : Transports : pitié pour les finances publiques !
« La politique des transports repose tout entière sur l'impératif catégorique du report modal : moins de voitures et de camions, plus de trams et de trains. Cette politique a été conçue sans référence aux finances publiques. Notre politique des transports a en effet un coût pour nos finances publiques. Deux chiffres le résument. D'un côté, le transport routier représente pour les budgets publics un gain net d'environ 20 milliards d'euros chaque année (les taxes spécifiques s'élèvent à 36 milliards, les dépenses publiques pour les routes à 16 milliards). D'un autre côté, le transport ferroviaire et le transport public urbain ont pour les finances publiques un coût net d'environ 17 milliards (les transports publics locaux sont subventionnés à hauteur de 70 % et le train l'est à hauteur d'environ 50 % - les seuls salaires de la SNCF sont du même ordre de grandeur que les paiements des usagers). Bien sûr, cet argent public n'est pas complètement perdu. Il permettra aux riches, qui sont les principaux utilisateurs des TGV, de se déplacer plus rapidement et plus confortablement. Il économisera aussi quelques centaines de milliers de tonnes de CO2 par an - moins que ce que la Chine crache par heure (1 million de tonnes). Certes, il n'y a pas que les budgets publics dans la vie d'un pays. Mais il y a aussi les budgets publics et le malheur des temps veut que les prêteurs rechignent de plus en plus à les financer. La politique des transports de la France peut-elle être laissée aux seuls bien-pensants du politiquement correct ? »
FISCALITE
Pascal de Lima, économiste et maître de conférences à Sciences po, dans « Les Echos » daté du 27 juillet 2010 en page 8 :
Article intitulé : Les mythes de l’austérité fiscale.
« Fer de lance du combat pour l'austérité, les déficits publics sont souvent considérés comme quelque chose de négatif. Ces termes sophistiqués signifient… dépenser moins et prélever plus d'impôts. Il aurait eu une unanimité parfaite aussi pour dire combien il faudrait augmenter les fonds propres des banques… nonobstant les origines de la crise financière, qui, faut-il le rappeler, ne se trouvent pas dans la liquidité des banques, mais dans les marchés financiers secondaires de la renégociation permanente et sans limite. Le problème est que, généralement, les partisans traditionnels de la baisse des dépenses devraient prôner une baisse des impôts, puisque leur argument clef est l'incitation fiscale. La préoccupation collective et presque obsessionnelle aujourd'hui est celle de l'endettement des Etats, et des citoyens d'ailleurs, alors que l'endettement n'est que la conséquence. Car le problème réside dans le rapport entre, d'un côté, les taux d'intérêt nominaux, qui peuvent alourdir le poids de l'endettement mais dont la charge peut diminuer s'il existe un peu d'inflation, et, d'un autre côté, le taux de croissance économique. Les partisans de l'austérité fiscale font de la rigueur le maître mot de la résolution de tous les maux dont souffrent les pays développés et sous-estiment ce faisant la question des réformes structurelles et des politiques de relance par l'offre. Prenons garde à ne pas étouffer une économie qui peine à se relever, mais, au contraire, laissons-la respirer en lui apportant un peu d'oxygène. »
BAROMETRE DES TENDANCES ECONOMIQUES
Publicis Groupe relève ses objectifs pour 2010 dans « Le Figaro » du 30 juillet 2010 en page 26.
L’embellie économique semble se confirmer pour la zone euro dans « Les Echos » du 30 juillet 2010 en page 6.
Regain de confiance surprise pour l’économie européenne dans « Les Echos » du 30 juillet 2010 en page 1.
Scor confiant dans la réalisation de ses objectifs à fin 2010 dans « Les Echos » du 30 juillet 2010 en page 22.
BSkyB, dopé par la haute définition, vise les 10 millions de clients d’ici à la fin 2010 dans « Les Echos » du 30 juillet 2010 en page 19.
Legrand revoit ses objectifs à la hausse pour fin 2010 dans « Les Echos » du 30 juillet 2010 en page 30.
Les chimistes européens affichent leur confiance pour 2010 dans «Les Echos » du 30 juillet 2010 en page 16.
Volkswagen renoue avec des profits élevés dans « Les Echos » du 30 juillet 2010 en page 17.
Technicolor entrevoit une embellie pour fin 2010 dans « Les Echos » du 30 juillet 2010 en page 18.
Le chômage poursuit sa décrue en Allemagne à l’inverse de la France. Ecart qui s’explique par la démographie et des politiques différentes dans « La tribune » du 30 juillet 2010 en page 8.
2012/2013
Ingenico avance, confiant, vers l’objectif de 1 milliard d’euros de revenus en 2013 dans « Les Echos » du 30 juillet 2010 en page 18.
France Télecom assure aux actionnaires qu’ils percevront un dividende élevé pendant trois ans dans « Les Echos » du 30 juillet 2010 en page 18.
Prochaines conférences
Conférence SOCIOECOPOFI*
Paris, tous les jeudis à 19 heure.
Annecy, tous les mardis à 10 heure et à 19 heure ainsi que le premier samedi de chaque mois à 10 h.
*Socioecopofi : Analyser la SOCIOlogie pour en déduire les retombées ECOnomiques, afin de prévoir les décisions POlitique et anticiper les évolutions FInancières. Tels sont les objectifs de SOCIOECOPOFI.
Cotation revue en fonction des volumes
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REVUE DE PRESSE DU 29 JUILLET 2010
CHINE
G.G dans « Les Echos » du 27 juillet 2010 en page 5 :
Article intitulé : Les banques chinoises s’inquiètent de la solvabilité des collectivités locales.
« Un Etat central riche peut cacher des collectivités locales endettées. C'est ce qui semble être le cas en Chine, où l'on craint désormais que la mauvaise situation financière des régions représente un risque pour l'ensemble du secteur bancaire. Mardi, l'agence de presse Bloomberg, citant une source anonyme à la Commission chinoise pour la régulation bancaire, croyait savoir qu'environ 23 % des prêts que les banques chinoises ont accordés en 2009 à des organismes émanant des collectivités locales risquaient de ne pas être remboursés. C'est un total de 7.700 milliards de yuans (874 milliards d'euros) qui ont été indirectement prêtés, l'an dernier, aux collectivités - car ces dernières n'ont pas le droit de s'endetter et créent donc des véhicules financiers à cette fin. Si le chiffre de 23 % était confirmé, cela représenterait donc une perte potentielle de 200 milliards d'euros pour les banques chinoises. L'interrogation sur la solidité des prêts aux collectivités locales est en tout cas révélatrice de la fébrilité qui entoure le système financier chinois. Ce climat a en outre été alimenté par l'agence de notation Fitch qui a estimé, il y a deux semaines, que les banques chinoises avaient prêté plus encore que ne le laissent entendre les chiffres officiels. Elles auraient procédé à des titrisations, revendant à des investisseurs des produits financiers complexes visant à diluer le risque… et rappelant certains ingrédients de la crise des « subprimes ». Il reste que, comme le note Xu Bei, économiste chez Natixis, « l'innovation financière reste à des niveaux plus que raisonnables en Chine ». Surtout, l'Etat central, dont la dette représente environ 17 % du PIB, aurait probablement les moyens de remettre à flots les collectivités. D'après Standard Chartered, le niveau global de la dette publique en Chine tournerait autour de 80 % du PIB. Pas de quoi effrayer un Européen. »
Frédéric Lasserre, économiste à la Société Générale, dans « La Tribune » du 27 juillet 2010 en page 7 :
Article intitulé : Les gouvernants chinois pilotent leur siècle.
« Ce qui a changé c'est la perception de la Chine par le reste du monde. Durant les années 2000, le pays avait l'image de l'usine du monde, celle qui transformait les matières premières pour les réexporter sous forme de biens de consommation. On dit aujourd'hui que la Chine veut réorienter sa croissance économique. Mais c'est faux ; en fait, la Chine a toujours eu une optique de développement, et non de croissance. Les gouvernants chinois ne gèrent pas de la politique économique et de la croissance. Ils pilotent leur siècle, ils savent très bien que le 21ième siècle va être le leur, et ils s'organisent dans cette optique. Dans une économie de marché c'est le client qui est roi. C'est ce qui s'est passé avec les Etats-Unis durant un demi-siècle : les américains ont assis leur pouvoir sur le fait qu'ils étaient les premiers consommateurs du monde. Les marchés financiers leur font confiance, et supportent leur dette parce qu'ils sont les premiers et qu'on prête toujours à son plus gros client. La Chine a l'ambition de devenir le premier client du monde. Leur certitude d'y arriver repose sur leurs atouts. Ils ont un vrai problème en ce qui concerne les ressources physiques. C'est d'ailleurs pour cela qu'ils s'arc-boutent sur le Tibet, d'où proviennent les deux tiers des ressources en eau du pays. Ils ont une approche très rigide de la gestion des ressources, actuelles et à venir. Aujourd'hui, ils sont prêts à offrir des conditions financières extraordinaires aux pays qui en détiennent, notamment en Afrique, mais aussi à l'Iran, qui a du pétrole et du gaz. »
ECONOMIE
André Merlin, vice-président de l’institut Presage, dans « Les Echos » du 29 juillet 2010 en page 8 :
Article intitulé : Réhabiliter la productivité.
« Alfred Sauvy prenait soin de présenter la productivité sous ses deux aspects : l'aspect « récessif » (produire autant à moindre coût) et l'aspect « progressif » (produire plus à coût inchangé). Mais c'est parce qu'on ne s'intéresse qu'au dénominateur du ratio de productivité, et plus précisément au facteur travail ; en réalité, pour juger de la productivité, il faut regarder l'ensemble des facteurs de production et l'ensemble des produits. Philippe Lemoine, spécialiste de la grande distribution, explique à l'envi que pour un même chiffre d'affaires de 65.000 euros, un superstore Wall-Mart emploie 450 personnes contre 280 dans un hypermarché en France, mais que les stocks tournent 25 fois dans l'année aux Etats-Unis contre 10,5 fois en France : comme quoi il convient de raisonner sur la productivité globale des facteurs ! Comment faire comprendre que, face aux chemises, aux Tee-shirts et aux gadgets électroniques fabriqués en Chine, l'Europe ne s'en sortira que par la créativité, la mise sur le marché de l'inédit. C'est encore de la productivité : du temps gagné et des ressources dégagées pour la création de cette offre nouvelle. On le sait, et l'on souligne les mérites de la destruction créatrice vantée depuis Saint-Jean (« Si le grain ne meurt »…) et plus encore depuis Schumpeter, mais on fait tout pour la freiner. La raison ? Il nous faut, dit-on, accorder la priorité au rééquilibrage de nos finances. Soit. Mais les pays qui ont réussi sont ceux qui ont su conjuguer les deux approches (Suède en tête). Parce que, tout simplement, le triptyque productivité/innovation/croissance est le grand géniteur des recettes fiscales indispensables. On invoque souvent l'étroitesse des ressources financières, alors que nous sommes dans un pays où l'épargne liquide est extraordinairement développée ! »
Danièle Guinot dans « Le Figaro » du 29 juillet 2010 en page 25 :
Article intitulé : La France compte 60 millions de livrets A.
« Dix millions de livrets ont été ouverts depuis la généralisation de sa distribution, le 1er janvier 2009. Les encours des livrets A et bleus s’élevaient à 183,4 milliards d’euros, en hausse de 11%. »
REVUE DE PRESSE DU 28 JUILLET 2010
CHINE
Valérie Segond, propos de Bernard Ramanantsoa directeur général d’HEC Paris, dans « La Tribune » du 28 juillet 2010 en page 8 :
Article intitulé : Avec la Chine, capitalisme ne rime plus avec démocratie.
« Tout a changé, y compris pour les « business schools ». Il y a quinze ans, il n'y avait pas de grands acteurs dans ce domaine ni en Chine ni même à Hong Kong. Aujourd'hui, les écoles de la grande Chine sont très puissantes : grâce à des rémunérations élevées, elles attirent de très bons professeurs chinois et occidentaux et forment des étudiants de niveau équivalent aux nôtres. On ne peut plus débarquer dans la vie active avec l'idée que la Chine est un monde émergent, qui se développe grâce à des bas coûts de main-d'oeuvre et qui se satisfait de quelques années de retard sur le monde développé, car même dans des secteurs technologiques pointus, comme les télécoms, ils se révèlent de redoutables concurrents. C'est un pays qui a créé un modèle inédit, reposant sur un capitalisme poussé à son point extrême lié à un État très fort. Un élève d'HEC, futur dirigeant d'entreprise dans un contexte mondialisé doit impérativement intégrer la Chine dans son approche du monde, et connaître non seulement les Chinois, mais aussi leurs entreprises et leurs systèmes de décision. Sans oublier le mode de fonctionnement, y compris mental, de la Chine. »
IMMOBILIER
Jean-Yves Guérin dans « Le Figaro » du 28 juillet 2010 en page 27 :
Article intitulé : La SNCF investit 3 milliards dans le logement social.
« D’ici à 2016, sa filiale ICF construira 14 700 habitations HLM dont deux tiers en zone tendue. »
A. BO dans « Les Echos » du 28 juillet 2010 en page 22 :
Article intitulé : La construction de logements neufs de nouveau au point mort.
« La situation dans le secteur du bâtiment non résidentiel (bureaux, industrie, commerce, exploitation agricole, etc.) est encore plus préoccupante que dans celui du logement. »
Commentaire : J’achète.
INDE
A. B dans « Le Figaro » du 28 juillet 2010 en page 23 :
Article intitulé : L’Inde lutte contre une inflation à 10%.
« L’Inde, où la croissance pourrait dépasser 9% cette année, d’après le FMI, peine à juguler une inflation galopante, sujet de préoccupation numéro un, dans un pays où les trois quarts de la population vivent avec moins de 2 dollars par jour. Les hausses de salaires se multiplient dans les usines indiennes qui peinent à adapter l’offre à la demande, en raison d’un défaut chronique d’infrastructures. »
LIQUIDITE
R.R dans « Les Echos » du 28 juillet 2010 en page 24 :
Article intitulé : Bâle 3 : les marchés saluent un assouplissement des règles.
« En décembre, deux ratios étaient à l’étude pour mesurer la résistance des banques en cas de retraits massifs d’argent, l’un pendant trente jours, l’autre pendant un an. Ils sont tous les deux maintenus mais leur calibrage a été nettement modifié. Les hypothèses de fuite des dépôts sont moins dures et les actifs éligibles au calcul du ratio de liquidité ont été élargis. Il ne devrait pas en outre être appliqué avant 2018. »
Commentaire : Ne pas, ou peu, tenir compte de la possibilité du franchissement du seuil sociologique d’acceptation des baisses qui verrait une demande massive de retraits du jour au lendemain est totalement aberrant. La dernière crise est-elle déjà oubliée ! On le dirait. Place aux négociations dont les « Gogols » sont les épargnants. Pour rappel, la dernière crise n’a pas été une crise boursière, il n’y a pas eu d’augmentation significative des volumes. Elle n’a été qu’une crise du système de cotation qui est obsolète. Mais demain quand les investisseurs décideront de vendre en même temps par lassitude ? Comment l’Etat fera-t-il face ?
REVUE DE PRESSE DU 26 JUILLET 2010
COMPTABILITE
Benjamin Jullien dans « La Tribune » du 26 juillet 2010 en page 23 :
Article intitulé : Paris veut remettre la comptabilité au service de l’économie réelle.
« La comptabilité doit servir les intérêts de tous les acteurs de l’économie, et pas seulement ceux des investisseurs financiers. » C’est sur ce principe que Jérôme Haas compte fonder l’action de l’Autorité des normes comptables (ANC) qu’il préside. Pour lui, il faut modifier la gouvernance de l’IASB (« International Accounting Standards Board ») en faisant une place à toutes les parties prenantes, et notamment les entreprises et les organes de supervision, afin que la normalisation prenne bien en compte l’intérêt général. »
ECONOMIE
Sophie Gherardi dans « La Tribune » du 26 juillet 2010 en page 10 :
Article intitulé : Malentendus transatlantiques.
« En Europe, 70% des fonds qui irriguent l’appareil productif proviennent des banques. En Amérique, la proportion est inverse 80% des financements des entreprises sont apportés par le marché. Voilà pourquoi les Etats-Unis peuvent enregistrer sans broncher plus de 100 faillites de banques depuis le début de cette année. »
MATIERES PREMIERES
Christine Lejoux dans « La Tribune » du 26 juillet 2010 en page 13 :
Article intitulé : La pénurie des composants fait rage.
« « La demande des clients excède parfois nos propres capacités de production et celles du secteur tout entier », reconnaît Alain Dutheil, directeur général du fabriquant franco-italien de semi-conducteurs STMicroelectronics. « La reprise de la demande, depuis la fin du premier semestre 2009, est très forte, ce qui n’était absolument pas prévu. » »
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