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Comme l’indique Annick Colybes dans « Les Echos » du 21 décembre 2009 en page 16 (voir Revue de presse SOCIOECOPOFI rubrique immobilier) : « La crise du logement est en réalité celle du logement abordable et elle concerne la grande majorité des Français. Apprendre que plus de 55% des ventes de logements neufs en 2009 ont été signées en « Scellier » n’est une bonne nouvelle que pour les promoteurs car les plafonds de loyers imposés aux candidats à la location sont dans la fourchette supérieure des loyers de marché. »
Les défiscalisations immobilières ne sont pas là pour répondre à un problème de logement. Elles sont là pour favoriser une profession et céder à son lobbying. Pour ceux qui me répondront par la négative en me précisant que ces lois favorisent l’emploi, je soumets cette question : est-il plus avantageux de favoriser un système inflationniste qui n’est accessible qu’à « la fourchette supérieure des loyers » ou plus avantageux d’éviter ce système inflationniste afin de rendre accessible à un plus grand nombre la propriété ?
Pour rappel, le droit à la propriété est un droit juridique explicitement décrit dans plusieurs textes de lois :
Art 17 Droits de l’homme (1789):
La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste indemnité. “La liberté de la propriété, la sûreté, la résistance à l’oppression.”
Art 1804 Code civil :
La propriété individuelle est la condition de la liberté et de l’indépendance de l’être humain, et ce faisant, un instrument de paix sociale 1958 : La Constitution dans son préambule lui donne une valeur constitutionnelle
Art 544 Code Civil :
Droit réel le plus complet essentiellement individuel. Les restrictions (démembrement, servitudes, indivision) sont exceptionnelles ou provisoires La défiscalisation immobilière dans sa mise en place crée une inflation des prix tant sur la construction que sur le terrain.
Cela sans parler des commissions prises par les vendeurs et des effets d’une politique d’urbanisation qui à ce stade devient plus une politique d’incarcération. Pour rappel, plus les prix immobiliers sont hauts, plus faible est la rentabilité.
De ce fait, les investisseurs avertis évitent les périodes de défiscalisation, pour leurs investissements longs termes en immobilier. Seuls les privés et les spéculateurs sont sur le marché à cette époque. Concernant le particulier qui investira dans un rêve à long terme, il deviendra malgré lui le dindon de la farce.
En effet, les avantages apparents de la défiscalisation cachent des prix gonflés par les investisseurs fiscaux. Lorsque l’on achète en défiscalisation, cette baisse de rentabilité locative est occultée par l’effet des avantages fiscaux, l’effet moutonnier, les taux très bas (et quand cela ne passe plus par l’allongement de la durée de crédit) et le fait qu’apparemment les prix du m2 augmentent mécaniquement.
Comme vous l’aurez compris ces avantages fiscaux sont mal venus puisqu’ils :
S’auto détruisent par les inflations qu’ils créent,
Détruisent un pouvoir de consommation sur plusieurs années.
Quant à la plus value à espérer, il faudra d’abord couvrir :
la sur-cote du neuf (et oui ! Tout comme sur votre voiture, sitôt achetée sitôt perdu, sauf pour ceux qui surfent sur la bulle),
l’inflation des prix due à la défiscalisation,
les commissions des vendeurs (entre 5 et 12% du prix) et le fait que lorsque l’on revendra, nous revendrons de l’ancien.
Tout cela sans parler du renversement de la courbe démographique et de la mise en place d’un plan d’urbanisation sociologique qui en assurant une meilleure distribution des villes et villages diminueront la demande.
Le 11 mars 2003, j’écrivais (voir rubrique économique sur SOCIOECOPOFI.COM) :
Pour ma part, je pense qu’il est primordial, dans une économie dépendante de la vitesse de rotation (consommation), que les charges fixes et notamment immobilières soient les plus faibles possibles.
Sachant que les achats immobiliers sont financés en grande partie par des emprunts bancaires, avec bien souvent un endettement maximum pour l’acquéreur, on obère et parfois on détruit son pouvoir d’achat sur plusieurs années (10 ou 20 ans) et cela en faveur de promoteurs, de marchands de biens ou de banques qui eux font du bénéfice court terme peu réinjecté.
Pour ma part, je pense qu’un des objectifs des responsables étatiques doit être de mettre en place un environnement de développement limitant le plus possible les flambées de l’immobilier. Sans cela, on retrouvera régulièrement le cycle dévastateur de l’immobilier qui « flambe » ne profitant qu’à un petit nombre de personnes, mais qui déstabilise la société et la consommation pendant plusieurs années.
Dans le système économique actuel, l’immobilier est une bombe à retardement.
Comme toutes les bombes, on se doit de la désamorcer à temps. Immobilier et répercussion sur notre vie privée La généralisation de la politique de concentration de l’activité économique ou commerciale se transforme vite en véritable galère. Rappelez-vous la raison pour laquelle on a construit des HLM, il y a quelques années.
Aujourd’hui, on refait la même erreur pour des raisons d’immigration économique non réfléchie.
Que va-t-il se passer et pourquoi les mairies s’évertuent-elles à construire dans tous les sens ?
Y a-t-il un maire qui réfléchit sur l’opportunité d’entrer en concurrence avec d’autres zones commerciales proche ?
Que va-t-il se passer lorsqu’il aura fait le « plein » d’habitants pour faire vivre sa zone et qu’il ne pourra plus réduire les surfaces minimales pour pouvoir construire – faute d’avoir déjà réduit cette surface en peau de chagrin -, que la concurrence sera telle que les magasins, ne faisant plus assez de bénéfices, devront licencier et que le balancier qui a créé la hausse se retournera à la baisse ?
Que va-t-il se passer dans le ghetto « nouvelle mode » qu’il a créé ?Messieurs les responsables étatiques, ne perdez pas de vue que vous devez anticiper sur le long terme les méfaits (inévitables) de vos différentes politiques à court terme. Il est de votre devoir d’adapter une stratégie de développement durable et non-déstabilisatrice en termes économiques et humains. Réfléchissez à la résultante, quelques dizaines d’années après (30 ans), des décisions qui ont amené à parquer des peuples différents, ayant des besoins différents dans certaines HLM.
Quel est le coût de la destruction des HLM pour recréer des espaces verts ?
Quel est le coût de la déstabilisation sociologique de générations entières ?
N’est-ce pas ce fait qui a favorisé le retour des instincts primaires et de zones de non-droit. ?
Que faut-il faire maintenant ?
Quelle est à votre avis la responsabilité des urbanistes ?
Existe-t-il une assurance responsabilité civile pour couvrir les dégâts causés ?
La meilleure assurance n’est-elle pas que les urbanistes (tout comme nous tous) arrêtent de réfléchir en gains à court terme au détriment du long terme ?
Fin article 2003
En effet, ce n’est pas en appauvrissant l’Etat (pertes fiscales) en faveur de la hausse des prix immobiliers que l’on favorise l’avenir. Non, on favorise quelques personnes ou quelques groupes travaillant dans le secteur immobilier au détriment du plus grand nombre. Pourquoi les politiciens s’évertuent-ils à concentrer les habitations sur le plus petit espace possible ?
Pourquoi les politiciens occultent-ils dans leur décision les critères de vie essentiels (l’espace, le transport etc…) ?
Pourquoi les politiciens continuent-ils à favoriser un système qui paupérise la majorité pour favoriser in fine quelques personnes ou groupes ?
N’est-ce pas ce parcage des citoyens qui favorise la délinquance ?
N’est-ce pas ce parcage qui crée et justifie les politiques répressives, les caméras et tout le tintouin sécuritaire ?
Les dérives de 40/45 sont-elles déjà oubliées ?
À quand l’arrêt total des cours d’histoire pour se refaire une « virginité » ?
N’est-ce pas ce parcage qui justifie le renforcement des techniques d’armements (contre les citoyens) et les techniques de surveillance ?
Et si tout cela était fait pour maîtriser les citoyens paupérisés pendant que les autres jouissent de leur « escroquerie » au nez et à la barbe des « paupérisés » ?
Quand les Etats vont-ils réagir à la main mise des grands groupes privés sur leurs décisions ?
Quel politicien actuel va émerger en véritable homme d’Etat ?
Je ne peux que prier pour que les paroles dites par Jean Gabin dans le film « Le Président » ne soient pas la réalité : « Assemblée où les partis ne sont plus que des syndicats d’intérêts. La politique devrait être une vocation, mais pour le plus grand nombre, elle est un métier. Un métier qui ne rapporte pas aussi vite que beaucoup le souhaiteraient et qui nécessite de grosses mises de fonds. Une campagne électorale coûte cher, mais pour certaines sociétés c’est un placement amortissable en quatre ans et pour peu que le protégé se hisse à la présidence du conseil alors là le placement devient inespéré. Les financiers d’autrefois achetaient des mines ceux d’aujourd’hui ont compris qu’il valait mieux régner à Matignon et que fabriquer un député coûtait moins cher.»
N’oublions pas : « Les camps de concentration humains ont toujours été précédés de camps de concentration économiques ». Réflexions Et si les décisions politiques étaient à la base d’une très grande partie de la délinquance ?
Allons-nous encore tolérer longtemps des enfants et des adultes mal-logés ou SDF ?
Et si tous ceux qui souffrent de la faim ne se « contentaient » plus d’aller aux Restos du coeur, à la Soupe populaire….mais se présentaient devant les cantines administratives de l’Etat et demandaient à faire appliquer les droits de l’Homme ?
Et si tous les mal-logés et les SDF de France montaient sur Paris ?
Pour rappel, ils sont plusieurs millions en France. Et si tous les mal-logés et les SDF Européens montaient à Bruxelles ?
Non………. impossible Bruxelles serait trop petit. Et si tous les mal-logés et les SDF Européens « envahissaient » la Belgique ?
La misère vécue seule a cela d’acceptable pour les autres qu’elle est silencieuse et « invisible ». Rendons la visible et les autres devront la rendre inacceptable. Gandhi a lancé la marche du sel…..qui lancera la marche européenne du « logement décent » vers Bruxelles ?
En ce qui me concerne, je pense que cette marche pourrait être le déclencheur de quantité de choses positives. Notamment de l’entraide de ceux qui en ont assez (c’est-à-dire de quasiment tout le monde) ce qui donnera aux hommes politiques européens la légitimité pour accélérer leurs actions. Actuellement, l’Europe a les pieds et poings liés par les réalités personnelles et nationales des politiciens. Cela quel que soit le pays. Seule la pression des peuples à Bruxelles donnera rapidement la légitimité à l’Europe de changer les choses.
Bonne année 2010
Christian Piré
Revue de presse concernant l'immobilier
Complément d'enquêtes émission d'Antenne 2 sur :
"Les nouveaux naufragés du logement" A regarder absolument.
Article intitulé : Sonnette d’alarme
« Depuis des années, l’urbanisation anarchique a installé durablement un paysage constitué de lotissements s’étalant à perte de vue, d’échangeurs routiers, de ronds-points en surnombre et de zones commerciales cubiques aux couleurs criardes. « Nos entrées de ville sont défigurées. Les mêmes enseignes, les mêmes vitrines.. L’uniforme sans qualité architecturale », n’hésitait pas à affirmer Jean-Paul Charié, député. Les ménages modestes, exclus des centres-ville devenus hors de prix, sont dépendants de la voiture et exposés aux chocs énergétiques. L’équivalent d’un département français est englouti par la ville tous les dix ans. Comment un élu peut-il facilement refuser un projet parasite si c’est par ailleurs une source de financement pour le budget communal ?...Et pourtant 36 681 communes en France en 2008 dont 92% comptent moins de 3 500 habitants. 200 000 hectares de terres agricoles disparaissent par jour entre 2006 et 2008 au profit de l’urbanisation.»
Article intitulé : Logement social : repenser la solidarité.
«Des populations souffrent, mais pour ne pas rencontrer les visages on en reste à des chiffres qui « gonflent », sourds au murmure de l’inquiétude ou au grondement de la colère. Par le jeu des investissements publics (transport, équipements culturels, sportifs), le prix du foncier explose dans les grandes agglomérations. Est-il raisonnable d’accepter comme une fatalité cet enrichissement sans cause comme d’énoncer le droit du logement sans que soit revisité le droit de propriété ? Sans justice ni cohérence, la recherche de la cohésion sociale est vaine. A force de tolérer les injustices, ne nous étonnons pas de cet individualisme qui fait perdre à notre société l’attachement à son unité. »
Article intitulé : Le dispositif Scellier déjà sur la sellette.
« Deux conséquences : d'abord, les logements neufs ne se louent pas facilement car ils sont trop nombreux et trop chers pour la majorité des locataires, ensuite les investisseurs ne peuvent compter sur la rentabilité promise. Le gouvernement aurait pu s'en préoccuper il y a bien longtemps. Tous les dispositifs fiscaux précédents ont abouti aux mêmes effets », estime Jean-Marie Ciuch, coauteur, avec Evelyne Colombani, de l'étude d'Immogroup Consulting. Ces dérives, connues, ont été maintes fois dénoncées. Mais, comparés à une carotte fiscale de 75.000 euros (une réduction d'impôts de 25 % de l'investissement plafonné à 300.000 euros), les reportages et les mises en garde des forums sur Internet ne pèsent pas lourd. Les candidats se bousculent et forment 65 % de la clientèle actuelle des promoteurs. Les investisseurs qui se font berner ne s'apercevront de leur erreur qu'au moment de chercher un locataire. Pour l'heure, peu d'immeubles « Scellier », vendus sur plan deux ans à l'avance, ont été livrés. Ce n'est pourtant pas sur les valeurs « de marché » réellement pratiquées, mais bien sûr ces fameux plafonds, que s'appuient certains vendeurs pour vanter la rentabilité promise aux acquéreurs. « Ils se décident sur ces chiffres et non en calculant un prix au mètre carré qu'ils obtiendraient après une simple division. En partant d'un loyer théorique trop élevé, les vendeurs font le calcul à l'envers, appliquent une rentabilité elle aussi théorique et aboutissent à un prix bien réel mais généralement trop élevé », regrette Olivier Boukobza, directeur du pôle immobilier logement de BNP Paribas Real Estate qui réalise lui aussi une bonne part de son chiffre d'affaires grâce au Scellier. C'est le premier effet inflationniste. Le second découle des pratiques des intermédiaires : dans certaines résidences, accédants à la propriété et investisseurs n'achètent pas au même tarif des appartements pourtant exactement semblables. Les premiers s'adressent à un bureau de vente traditionnel. Les seconds sont les proies (souvent consentantes) des réseaux de « vente debout » comme Liins (filiale du groupe Akerys), Omnium Finance ou de conseillers en gestion de patrimoine… ces machines à vendre auxquelles s'adressent les promoteurs pour écouler leur stock plus vite. « Même lorsque nous passons par le réseau "maison", nous devons rémunérer ses services à hauteur de 11 % du prix de vente, ce qui fait mécaniquement monter le prix du même pourcentage », s'énerve un promoteur, qui préfère le contact direct avec le client. Achetés trop cher, ces logements sont remis sur le marché locatif à des loyers trop élevés. »
Article intitulé : La Commission européenne veut élaborer une politique urbaine « durable ».
« Johannes Hahn, commissaire européen s’est dit favorable à ce que « La politique urbaine devienne une nouvelle cible de l’Union européenne ». Si l’Europe a une politique agricole commune depuis un demi-siècle, elle n’a jamais défini de politique urbaine. « Avant la fin de l’année, la Commission aura élaboré un document de politique urbaine, avec une vision de la ville européenne d’avenir, des exemples de bonnes pratiques, en abordant les questions de la forme urbaine, de la planification, des transports publics, des espaces verts, etc. », a précisé Monsieur Hahn devant la presse. »
Article : Le gouvernement va modifier le « Scellier ».
« Le constat alarmant dressé par une étude de la société d’expertise immobilières Immogroup Consulting pointant du doigt les risques liés au succès de l’investissement locatif « Scellier » n’aura pas tardé à faire réagir le gouvernement. « Les loyers présentés aux futurs acquéreurs (pour les inciter à acheter, parfois sans voir le logement) sont parfois trop élevés » Or, ce décrochage par rapport aux loyers de marché, et qui s’accroît encore du fait de la crise, augmente le risque pour les investisseurs de ne pouvoir louer les logements achetés, et donc de ne pas bénéficier des crédits d’impôts, entraînant des difficultés pour la minorité d’acheteurs ayant emprunté. « Plus de 170 communes sur le territoire desquelles on peut actuellement construire en Scellier sont sous surveillance. Ne pas déclasser certaines d’entre elles reviendrait à permettre la construction de logements en Scellier qui ne trouveraient pas preneur, ce qui conduirait à déséquilibrer le marché de l’immobilier de ces communes », a souligné Benoît Apparu, secrétaire d’Etat au logement. »
Yves Bordenave dans « Le Monde » du 24 février 2010 en page 10 :
Article intitulé : Le malaise des adjoints de sécurité illustre les craintes de précarisation dans la police.
« Les adjoints de sécurité ont du vague à l’âme. Recrutés « sans condition de diplôme » pour cinq ans par la police nationale afin d’effectuer « un premier pas vers le métier de policier » - comme c’est écrit dans les annonces -, ces apprentis gardiens de la paix revêtus de l’uniforme réglementaire et armés comme leurs collègues, sont aujourd’hui en proie à la précarité. »
AFP dans « Les Echos » du 24 février 2010 en page 6 :
Article intitulé : 76 000 affaires transmises au médiateur en 2009.
Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République « « Je sens une société en tension et en usure psychique » « Avant, on était crevé au boulot, maintenant on est usé dans sa vie, on est tendu tout le temps ». Le rapport publié hier, insiste sur la nécessité pour les politiques de donner une voix à « la France des invisibles ». »
Emmanuel Thibault, professeur à l’université de Perpignan et chercheur à l’Ecole d’économie de Toulouse, dans « Les Echos » du 19 février 2008 en page 17 :
Article intitulé : Laissons les prix immobiliers s’effondrer.
« Les aides personnelles (APL, ALF et ALS) sont devenues un instrument incontournable qui représente plus de 70% de l’ensemble des aides publiques versées dans le logement. Mais, ne nous y trompons pas, ce choix n’avantage en rien les locataires. Ce type d’aide n’est qu’une subvention déguisée faite aux propriétaires puisqu’il n’entraîne qu’une hausse de la demande qui conduit à une hausse des prix. Sur la période1973–2002, entre 50% et 80% des allocations logement perçues par les ménages auraient été absorbées par les augmentations de loyers et donc captée par les bailleurs ; sans agrandir le parc locatif. Agrandir ce parc est aussi l’objectif de l’amendement Scellier, introduit dans la loi de Finances rectificative de 2008 et censé remplacer à terme les lois Robien. Il permet une réduction d’impôt équivalente à 25 % du montant du prix du bien immobilier, sous réserve d’un engagement de location de neuf ans. Grâce à lui, les investisseurs peuvent donc acquérir un logement à un prix implicitement 25% moins cher que celui proposé à un primo-accédant ! Est-ce vraiment convenable ? La crise du logement est maintenant telle qu’il faut avoir le courage de mettre un terme aux aides personnelles et autres dispositifs législatifs qui confèrent au logement une sensationnelle valeur de refuge destinée aux investisseurs. Peuvent-ils en effet rêver mieux que d’un actif pour lequel l’Etat non seulement leur fait une ristourne de 25% à l’achat mais aussi leur garantit un rendement (le loyer) très élevé à l’aide de subventions déguisées ? La fin de ces aides permettra dans un premier temps aux prix de l’immobilier, artificiellement gonflés par les politiques publiques de logement, de s’effondrer d’au moins 30%. Seuls seront touchés les spéculateurs. Le simple propriétaire de sa résidence principale peut en effet être rassuré puisque cette chute ne l’affectera pas : s’il vendra son bien moins cher, il en rachètera un lui aussi moins cher. »
Sophie Sanchez, dans « La Tribune » du 2 février 2010 page 6 :
Article intitulé : Benoist Apparu (secrétaire d’Etat au logement) s’attelle aux logements vacants.
« La Fondation Abbé-Pierre rappelle que la crise du logement affecte 10 millions de Français. La vacance des logements est un vrai sujet puisqu’on estime de 1,8 à 2,5 millions le nombre de logements vacants»
Sophie Sanchez dans « La Tribune » du 1er février 2010 page 6 :
Article intitulé :La Fondation de l’Abbé-Pierre dénonce la politique du logement.
« La Fondation de l’Abbé-Pierre, qui présente son rapport, chiffre à 3,5 millions le nombre de personnes non ou très mal logées. En outre, l’accès au logement est aussi devenu « un exercice périlleux » pour trois millions de ménages, les locataires ou propriétaires, auxquels il faut ajouter 1,2 million de demandeurs de logements sociaux. « Pour accéder à la propriété, les nouveaux acquéreurs doivent s’endetter sur des périodes de plus en plus longues (dix-huit ans en moyenne en 2009 contre quatorze ans en 2001) et y consacrer une part croissante de leurs revenus (cinq à six années de revenus contre trois à trois et demie en 1996), relève le rapport. « Les ménages consacrent 26% de leurs ressources aux dépenses liées à l’habitation, contre 14% en 1988. » »
Isabelle Rey-Lefebvre, dans "Le Monde" du 26 janvier 2010 en page 3 :

Article intitulé : En France, la multiplication des centres commerciaux menace leur rentabilité.
« L’association Pocos, qui fédère 233 enseignes (Darty, la Fnac, André, Etam ou Zara), représentant à elles seules 35% de l’activité du commerce en France, s’inquiète de la prolifération de nouveaux centres commerciaux, tandis que la consommation ne cesse de faiblir. Pour les cinq prochaines années, l’association recense déjà 593 projets dits « structurants », qui modifient l’offre commerciale locale, cumulant 7,4 millions de mètres carrés, et faisant de la France le pays d’Europe le plus équipé, voire suréquipé. « C’est un non-sens économique et ces projets ne vont pas trouver leur rentabilité, d’autant que plus de 80% d’entre eux se situent en périphérie des villes, là où les consommateurs sont les moins présents » argumente M. Pazoumian. « La surproduction crée un phénomène de cannibalisation des commerces, fragilisant les emplacements, avec un risque, à terme, de créer surtout des friches commerciales ». »
Manuel Domergue, dans "Alternatives Economiques n°288" du 28 janvier 2010 en page 32 :

Article intitulé : Immobilier : Logement social : l’impossible équation.
" Pour sa première participation au congrès du monde HLM, en septembre dernier, Benoist Apparu, le secrétaire d’Etat au logement, a mis les pieds dans le plat : « J’observe qu’une majorité des logements sociaux sont construits dans des zones ayant peu ou pas de besoins locatifs et une minorité seulement le sont dans des zones tendues. Cette situation est inacceptable. »
Dans "Alternatives Economiques n°288" du 28 janvier 2010 en page 26 :
Article intitulé : Fracture énergétique.
« Pas moins de 3,4 millions de ménages (13% de l’ensemble) sont considérés comme étant en situation de précarité énergétique en France. Ils consacrent un dixième ou plus de leur budget aux dépenses d’énergie, contre 5% en moyenne, indique un rapport remis au gouvernement par Philippe Pelletier, président du comité stratégique du Plan bâtiment Grenelle. 70% de ces ménages appartiennent au quart des foyers les plus défavorisés et 55% ont plus de 60 ans. Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre « La montée des charges énergétiques, mais aussi des loyers génèrent de profondes inégalités que ne compensent pas que partiellement les aides publiques ».
François Vidal, dans "Les Echos" du 27 janvier 2010 en page 14 :

Article intitulé : Immobilier : le rebond n’est pas assuré.
" Le miracle n’a pas eu lieu ! Les mesures mises en place l’an dernier dans le cadre du plan de relance n’ont pas enrayé la chute du marché immobilier. Une chose est sûre, le parachute des dispositions d’urgence n’a pas permis d’installer les conditions d’un rebond. Du coup, on se demande si le pire n’est pas à venir, alors que les effets du plan de relance ne vont pas tarder à s’estomper. Les professionnels peuvent toujours se dire qu’il leur restera la mesure phare du plan de relance, le dispositif Scellier d’investissement locatif. C’est une bonne nouvelle pour les promoteurs. Ça l’est sans doute moins pour le logement en France. Car ce dispositif coûteux – 605 millions d’euros en 2009 de déduction fiscale – ne manquera pas, comme ses prédécesseurs, de donner lieu à des dérives tant en matière de localisation que de prix. »
Article intitulé : La dépendance fiscale croissante du marché immobilier français.
« Les parlementaires sont donc allés contre la volonté du gouvernement d’alléger ces mesures pour des problèmes de coût. Depuis 1984, et les premiers avantages à l’investissement locatif, les promoteurs ne peuvent décidément plus se passer d’adjuvants fiscaux, en doses de plus en plus fortes, pour vendre leurs programmes. Les premières années, les ventes aux investisseurs ne dépassaient pas 15% à 20% de la production, tandis qu’elles vont au-delà de 50% aujourd’hui. Et la qualité technique et environnementales n’est pas au rendez-vous, puisque Gilles Carrez estime que 20% des logements Robien-Scellier ne remplissent même pas les exigences de la réglementation thermique, en vigueur depuis 2005. On produit donc des logements trop chers pour des locataires, pas toujours bien situés et en totale contradiction avec les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement. Ce soutien artificiel au marché a, en outre, cassé le mouvement de baisse des prix des terrains, entamé en 2008, qui aurait permis d’abaisser le coût final des logements, pour les accédants comme pour les investisseurs, ce qui est, finalement, la meilleure aide au logement et la plus économe pour les ménages comme pour l’Etat. »