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Raisonner en flux comptables ou en dynamique financière ?
8 décembre 2010
Et si l'évaluation des SICAV et FCP était fausse ?
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LETTRE AUX CALEDONIENS
Écrit et publié le 5 août 2009
Chers lecteurs,
Cela fait maintenant plusieurs années que je n’ai plus écrit dans la presse calédonienne.
Vu les événements actuels, j’ai décidé de reprendre la plume.
En mars 2009, je suis intervenu sur les ondes radios lors de la réunion du « Collectif pour l’emploi local ».
A cette occasion, et j’en remercie les organisateurs, j’ai pu dire ma foi dans le futur et surtout dans l’Avenir.
Quelle attitude paradoxale ce jour-là, alors que l’on ne parlait que de crise mondiale !
Pourquoi ai-je fait une distinction entre futur et Avenir ?
Pour moi le futur est vaste. Il est constitué d’un ensemble d’opportunités pour qui sait s’adapter.
Cette pensée qui peut paraître simpliste (voire Darwinienne) n’est viable qu’à une seule condition :
Toujours favoriser l’Avenir.
L’Avenir ?
L’Avenir est synonyme d’Etre Humain.
Il n’y a aucun Avenir dans les chiffres sans qu’il n’y en ait d’abord un pour les Etres Humains.
Ceux qui veulent transformer le futur en Avenir doivent toujours favoriser l’Etre Humain.
Ils doivent créer une « place » pour les personnes qui n’ont pas pu ou pas su s’adapter.
« Place » qui devra leur permettre de s’insérer totalement, et parfois dans le respect de leurs spécificités, dans l’avenir.
Ce besoin est d’autant plus primordial, qu’hier, l’économie ancienne laissait le temps à l’apprentissage des compétences.
Les compétences s’affinaient avec le temps.
A contrario d’aujourd’hui, où une large partie de la compétitivité repose non plus sur des compétences, mais sur l’acceptation de la violation du respect de principes moraux essentiels et primordiaux.
Plus le temps d’être compétent, il faut être compétitif.
La compétence est remplacée par des techniques fines de suivi du travail dans un cadre qui, bien souvent, fait fi de toutes relations ou qualités humaines.
Au contraire, ces dernières sont un frein à la compétitivité.
La crise que nous venons de connaître est là pour nous rappeler que lorsque ce n’est plus l’Homme qui fait l’économie et la finance, mais la finance qui fabrique l’économie en utilisant parfois l’Homme, l’Avenir ne sera fait que de violence.
Depuis maintenant presque 20 ans que je viens sur le territoire, je suis obligé de constater que ce qui a fait l’échec de pays européens est trop souvent copié par le « Caillou ».
Pourquoi les copier ?
Quel intérêt ?
Pour rappel, l’histoire du territoire européen est jalonnée de guerres (tous les 30 ou 40 ans) et de conflits parce que le futur « offert » au plus grand nombre n’était porteur d’aucun Avenir.
C’est bien pour mettre un terme à cela que l’Europe politique est née.
Malheureusement, pour l’instant, l’Europe politique n’étant pas encore au stade de la Fédération Européenne, elle n’a pas pu remplir, complètement sa mission du « plus jamais ça », du plus jamais de guerre.
Et dire qu’il y en a qui sont contre l’Europe !
Alors pourquoi certains calédoniens veulent-ils systématiquement reprendre les « recettes » et les « attitudes » qui aboutissent à des conflits réguliers ?
Trouvez-vous si enviable la situation Humaine de la France :
- Le Monde du 5 janvier 2009 : 1 % des Français ont été placé en
garde à vue en 2008.
- Nouvel Observateur du 24 juillet 2009 : Parents solos 1,8 million en France, un cinquième des foyers avec enfants, deux fois et demi de plus que fin des années 1960. 46 % vivent au-dessous du seuil de pauvreté, un tiers gagnent moins de 1000 €/mois, près de la moitié travaille à temps partiel, 38 % habitent un HLM, un tiers touche les
minima sociaux, un cinquième occupe un logement trop petit. 38 % d’enfants pauvres, 46 % en dessous du seuil de pauvreté, 2,9 millions d’enfants de moins de 25 ans concernés.
- Le Monde 5 juillet 2009 : 42 % des jeunes travailleurs de moins de 30 ans reçoivent une aide de leurs parents.
- Figaro du 6 mai 2009 : selon l’insee, un ménage sur deux dispose d’un revenu inférieur à 2260 euros par mois. 7 900 000 de personnes pauvres (880 euros par mois) soit 13 % de la population.
- La Croix du 20 février 2009 : 2 500 000 personnes ayant un logement en 2006 déclarent s’être retrouvées au moins une foi sans toit (une personne sur vingt). Elles représentent 5 % de la population
de 15 ans ou plus. 78 % ont alors été hébergées chez un tiers, 14 % dans un service d’hébergement, 11 % déclarent avoir dormi dans un lieu non prévu pour l’habitation.
Seulement 21 % des Français déclarent faire confiance aux autres. La
même question posée dans les pays scandinaves entraîne trois fois plus de réponses positives. WWW.cepremap.ens.fr Figaro économie 8 10 07
Avoir une vision du futur pour offrir une perspective d’Avenir tel est le rôle des hommes politiques au sein de l’Europe.
Souvenons-nous des paroles de Jean Monnet
« Rien n’est possible sans les Hommes, rien n’est durable sans les Institutions »
L’actualité rend plus que jamais évidente l’affirmation suivante :
L’avenir ne pourra se faire qu’en respectant, en priorité, l’Etre Humain.
L’avenir est la plus belle chose que nous puissions créer et léguer.
Que voulons nous faire du futur ?
Un Avenir ou des conflits.
En 2007, j’avais écrit dans mon article « Le Peuple le plus proche de l’Etre Humain » (voir SOCIOECOPOFI.com) mon respect des Peuples du Pacifique.
Aujourd’hui, je ne peux qu’être triste lorsque j’entends les
commentaires en Europe sur la situation actuelle en Nouvelle Calédonie.
C’est afin de participer en ces temps troublés à votre réflexion sur l’Avenir, que pendant plusieurs semaines, je soumettrai à votre réflexion soit une idée, soit un ancien article que vous pourrez juger à l’aune du temps passé et en tirer les enseignements nécessaires
Quel meilleur juge que le temps ?
Avec toute mon amitié.
Christian PIRE
SUJET DE RELEXION
Sociologie
Bâtir une économie nationale basée sur des économies régionales et communales respectueuses des spécificités humaines.
Pour ceux qui pensent que cette idée est utopique, je rappellerai simplement que le terme utopie est bien souvent utilisé par des personnes qui manquent de courage ou qui se distinguent par leur manque de réflexion. Suivre les autres même lorsque cela mène à la bêtise est toujours plus confortable que d’oser émettre des idées.
Economie
Depuis 20 ans que je viens sur le territoire pour y avoir le calme et le temps de réfléchir aux développements futurs qu’il faut mettre en place pour, enfin, asseoir le développement d’un pays sur l’épanouissement de ses citoyens. Je suis persuadé que la plus belle carte de la Calédonie est de devenir le plus grand centre de recherche
universitaire du monde.
La Calédonie peut devenir « Terre d’Avenir » en utilisant l’ensemble de ses particularités et de ses forces pour bâtir une société prospère.
Créer un territoire Bio-Ethique :
L'idée est de faire de la Calédonie (grande terre et/ou Iles Loyauté) une terre "naturelle".
Le fait de refuser par traité juridique et coutumier toutes techniques non naturelles ajoutera à l'image de "l'Ile la plus proche du paradis", l'image de "l'Ile la plus proche de l'Etre Humain".
Je suis certain qu'en termes de développement, cette décision sera à la base d'un afflux de capitaux et de travail dans les domaines de la recherche, de l'exploitation et de l'innovation biologique.
Où trouver une terre vierge et bien protégée.
Il faut que la Nouvelle Calédonie offre une terre d’accueil pour les spécialistes mondiaux (universités, centres de recherche privés..) des sciences de la vie, de la terre, de l’air et de la mer.
Dans ce cadre, il faudra prévoir une juste indemnité à tous les Calédoniens qui ont investi dans des activités non bio afin qu'ils mettent leur courage au service du bio.
SUIVI DE CET ARTICLE
Le Monde du 16 mai 2012 Christine Chaumeau: Les îles du Pacifique parient sur le " bio " Papeete Correspondante
L'Océanie veut renforcer ses filières agricoles pour assurer sa sécurité alimentaire
La première fois que le logo de la norme Bio Pasifika (un cocotier) a été appliqué sur les tubercules et les fruits produits par le lycée agricole de Houaïlou, en Nouvelle-Calédonie, c'était en juin 2011. Les représentants de la communauté du Pacifique pour la production biologique et le commerce équitable (Poetcom), qui viennent de se réunir à Papeete, en Polynésie française, espèrent désormais faire valider leur norme par des organismes certificateurs européens, afin d'ouvrir à l'exportation les productions de quelque 5 000 agriculteurs océaniens. Un peu moins de 30 000 hectares affichent aujourd'hui un label bio dans la région. Leurs exploitants tentent de vendre sur le marché mondial des productions de niche, comme le coco ou la vanille. Mais l'objectif est aussi d'offrir une meilleure alimentation aux 5 millions d'habitants des îles du Pacifique. Et une plus grande sécurité d'approvisionnement face au risque d'événements météorologiques extrêmes à répétition dus au changement climatique. " Nous devons développer une agriculture moins tributaire de l'extérieur, car, un jour, les bateaux et leurs cargaisons ne viendront plus jusqu'à nous. Il faut l'anticiper ", estime Clément Gandet, responsable du pôle végétal à la chambre d'agriculture de Nouvelle-Calédonie. Les îles Cook travaillent à une refonte complète de leur agriculture. " Dans le passé, les produits de nos plantations étaient destinés à la Nouvelle-Zélande. Les pesticides étaient subventionnés. Nous ne pensions pas à notre environnement. Aujourd'hui, nos eaux sont polluées ", constate le ministre adjoint de l'agriculture des îles, Kirirau Turepu. Techniques ancestrales Le pays offre désormais des formations " bio " aux exploitants. Et cherche à convaincre les consommateurs de modifier leurs habitudes alimentaires. En Polynésie française comme dans les îles Cook, la part de marché des producteurs locaux varie entre 9 % et 15 %.
Aujourd'hui, les produits importés ont supplanté le taro ou la pomme-cannelle dans les assiettes des consommateurs des pays les plus développés de la région. Dans les autres, " de nombreux agriculteurs ont recours à des méthodes biologiques sans le savoir ", constate Karen Mapusa, coordinatrice de Poetcom. Les techniques ancestrales de culture ont survécu. L'idée est de diffuser ces pratiques auprès de ceux qui les ont abandonnées. Le Vanuatu espère ainsi pouvoir bientôt classer une de ses îles " 100 % bio ".
Le Monde du 9 juillet 2010 en page ' : "La banque européenne d'investissement vient d'octroyer un prêt de 10 millions d'euros aux banques de Nouvelle-Calédonie pour favoriser la croissance verte. Ces crédits sont destinés aux entreprises de plus de 100 salariés. Elles bénéficieront de prêts à taux préférentiels."